Everything, Everything

Everything, everything_filmJe vous propose un exercice si vous comptez aller voir ce film. Il est préférable de le faire avant d’y aller :

Asseyez-vous, respirez, détendez-vous et fermez les yeux. Voilà. On se relaxe. Maintenant, allez chercher tout au fond de vous la jeune fille de 15 ans. Si, elle est là-bas au fond, je la vois. Voilà. Laissez-la ressortir, laissez ressortir sa tendre naïveté, son innocence, son romantisme et son côté fleur bleue exacerbé. Ça y est ? Elle est là ? Vous êtes prêts à aller voir Everything, Everything. Sans elle, ça va être sacrément compliqué d’appréhender le film, à moins que sous vos traits de trentenaire (quarantenaire et plus) se cache cette jeune fille… C’est possible après tout.

Everything, Everything ressemble à Nos étoiles contraires, sent comme Nos étoiles contraires, est bâti comme Nos étoiles contraires, mais alors, ça n’en a pas du tout le goût ! Mais alors pas du tout. Le film de Stella Meghie est un pur concentré de stéréotypes cinématographiques associés à ce genre de film. Du 100% pur jus auquel on aurait ajouté trop de flotte dedans ! Tout est hyper conditionné : les plans nets, légèrement halés par le soleil (et l’amour. Oui, parce que l’amour, ça hâle l’atmosphère, vous ferez gaffe la prochaine fois que vous serez avec votre moitié, ça saute aux yeux), la réalisation est d’une telle mièvrerie que ça colle aux doigts, des émotions que même quand tu regardes la reproduction d’une huître sur National Geographic t’es plus ému. Une histoire PRESQUE courue d’avance. Presque car il y a quand même un twist hein, qui arrive à 10 minutes de la fin et qui est particulièrement mal traité (super). Ça ne rattrape malheureusement pas la teneur en peu de fruits du film. Les acteurs… *sifflotement*. Si vous vous concentrez un peu, vous verrez que Nick Robinson (le minet) ressemble à… roulements de tambours… Ansel Elgort (c’est marrant, où est-ce que je l’ai vu lui ? Ah oui ! Nos étoiles contraires). La demoiselle, Amandla Stenberg, fort mignonne au demeurant, ne dégage pas grand chose, tout comme son partenaire. Il en va de même pour les personnages secondaires. On épargne personne tant qu’à faire. On peut tout de même apprécier le choix d’un couple mixte. ET-C’EST-TOUT. Je ne parle pas de la pop pour ados branchés et romantiques en guise de bande originale (pas envie).

Everything, Everything n’arrive même pas à l’orteil de Nos étoiles contraires, auquel on ne peut s’empêcher de comparer : pour l’histoire, pour les personnages, pour ses codes. Il ne réveille aucune empathie, ni émotions auprès du spectateur. MAIS, si tu as 15 ans, voire un peu moins et à la limite, un peu plus, là d’accord, ça devrait te plaire ! Parce que c’est mimi tout plein, parce que coeur avec les doigts, parce que tu vas kiffer la musique, parce que le mec est trop craquounet/style pseudo rebelle-mais-j’en-suis-pas-un, parce que l’amour et les premiers émois c’est trop beau, et même que ça donne des papillons dans le ventre (ça fait des guillis, c’est rigolo).

Sortie en salles le 21 Juin 2017.

PS : Cet article n’a pas été sponsorisé par Nos étoiles contraires.

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