Interstellar

Miss Bobby_Christopher_NolanJ’affectionne tout particulièrement Christopher Nolan (et son frère Jonathan), le duo a toujours réussi à me fasciner, à me prendre la tête dans le bon sens du terme, me scotchant à mon siège aussi bien visuellement que par la qualité de leurs histoires (ne serait-ce aussi par le travail de Jonathan Nolan sur l’excellente série Person of Interest qui se renouvelle constamment). Alors, pour tout ça, je n’allais pas déroger à la règle et passer à côté d’Interstellar. Et une fois encore, il m’a laissée par terre, à bout de souffle.

Difficile d’entrer dans le vif du sujet tant les thèmes sont nombreux et ont chacun leur importance. Tout d’abord la famille, trouver le courage de la quitter au nom de l’humanité sans espoir de retour. Quitter une famille, un foyer raccroché à des repères. Vous ne vous êtes jamais mis à la place d’un astronaute en vous posant cette question : comment réagiriez-vous en étant loin de votre planète ? Quand vous voyagez à l’étranger, il reste ce repère geographique que s’il vous arrive quelque chose, vous aurez toujours un moyen de revenir chez vous, la Terre vous reliant. Mais lorsque vous êtes astronaute, les moyens de retour deviennent déjà plus compliqués, et plus rien ne vous raccroche à votre foyer, même pas le fait d’être sur la même planète. Et je ne parle même pas de changer de galaxie. Souvent je me la pose avec ce genre de film et je ressens un grand effroi. Si vous ajoutez à cela le temps qui ne s’écoule pas de la même manière, il y a de quoi se sentir angoissé. Ça tombe bien, c’est ce que j’ai ressenti devant Interstellar, ainsi qu’une profonde tristesse face à cet immense sacrifice de ce père de famille qui ne verra pas ses enfants grandir, magistralement interprété par l’illustre Matthew McConaughey, sans oublier la belle part féminine avec Anne Hathaway et Jessica Chastain, ajoutant en sensibilité et finesse.

Interstellar cale aussi son récit sur l’évolution scientifique et humaine, repoussant loin les croyances, les connaissances actuelles pour aller au-delà, d’ailleurs de quel au-delà s’agit-il ? À vous de vous faire votre propre opinion. Comme souvent avec les films de Nolan, une relecture est souvent nécessaire pour appréhender les moindres détails, les moindres subtilités. Le petit reproche qu’on pourrait lui faire serait les termes très techniques destinés aux meilleurs scientifiques (mécanique quantique bonjour), mais c’est à mon sens son seul défaut. Le voyage visuel et cosmique est époustouflant, la bande originale signée Hans Zimmer est magnifique, parfois envoûtante souvent oppressante, les acteurs délivrent un jeu terriblement réaliste.

D’aucuns diront que Gravity peut aller se rhabiller, l’idée m’a aussi traversé l’esprit, mais ne comparez pas un film de survie entre un astronaute et l’immensité du vide intersidéral, et Interstellar où il n’est justement pas question de solitude.

Vous l’aurez compris, amateurs de grands voyages, qu’ils soient aventureux ou spirituels, Interstellar est une épopée qui vous coupera à coup sûr le souffle.

Bonus références à Avengers et Inception (entre autres).

PS : Je n’ai pas parlé de tous les thèmes, car je ne peux pas, le mieux étant d’aller le voir, vous comprendrez par vous-mêmes.

Sortie en salles le 05 novembre

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