La promesse d’une vie

Miss Bobby_La promesse d'une vieVoilà un petit nouveau arrivé sur la scène des réalisateurs, après avoir bien roulé sa bosse en tant qu’acteur : Russell Crowe et son premier film, La promesse d’une vie.

Pour sa première réalisation, Crowe a choisi de s’inspirer d’une histoire vraie, et c’est souvent les histoires vraies qui sont les plus surréalistes :

La Promesse d’une vie est une épopée d’aventures se déroulant en 1919, 4 ans après la terrible bataille des Dardanelles, dans la péninsule de Gallipoli. Un paysan australien, Joshua Connor se rend en Turquie à la recherche de ses trois fils portés disparus. Malgré les barrages de la bureaucratie militaire, sa détermination ne fléchit pas. Il est d’abord aidé par la belle Ayshe, la propriétaire de l’hôtel dans lequel il séjourne à Constantinople, puis par un officier turc ayant combattu contre ses fils. Pour découvrir la vérité et enfin trouver la paix intérieure, Joshua, accompagné du Commandant Hasan, est contraint de sillonner un pays ravagé par la guerre où la frontière entre le Bien et le Mal n’est plus si nette et l’ennemi si clairement identifiable.

Long parcours que cet homme a décidé d’entreprendre suite à la mort de sa femme : retrouver ses trois fils partis en guerre et reconstruire leur histoire dès leur départ du foyer familial. Un périple qui mènera Joshua en Turquie, allant de porte en porte pour trouver des pistes, mettant parfois sa vie en danger dans un pays en révolte.

En plus de la casquette de réalisateur, Russell Crowe s’est octroyé le premier rôle, épousant avec force et subtilité ses émotions, ne tombant jamais dans le surjeu. À la fois sincère et honnête, il exprime beaucoup de choses en ne faisant que peu d’éclat, tout en retenue. Le seul bémol est Olga Kurylenko, qui bien que très charismatique, n’arrive toujours pas à sortir son épingle du jeu, orientant son personnage sur une fausse fragilité, alors qu’elle est forte et sûre d’elle. Cela dit, cette différence crée un contraste avec l’imposant Russell, mais rangeant leur interprétation sur une inégalité. Peut-être aurait-elle dû pousser son jeu dans une direction, plutôt que dans plusieurs.

L’histoire souffre parfois de quelques longueurs, toutefois, Crowe n’est pas tombé dans la facilité et a pris beaucoup de soin à mettre en place les décors et les détails d’Une promesse d’une vie. Même si sa direction d’acteurs pêche sur Olga, elle n’en reste pas moins poignante avec les seconds rôles, laissant dégager des séquences bouleversantes d’émotions (à moins d’être vraiment insensible).

La promesse d’une vie ne s’inscrit pas dans la perfection, mais il a le mérite d’avoir un contenu travaillé, des partis pris pour éveiller le spectateur et suivre avec beaucoup d’intention et de passion cette promesse prise par ce père.

Sortie en salles le 15 avril.

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