L’Astragale

Miss Bobby_L'AstragalePetit précis : l’astragale est un os du pied, et c’est exactement ce petit os que va se briser Albertine (Leïla Bekhti), en s’échappant de prison. Julien (Reda Kateb) va alors la recueillir sur la route, la faire soigner et lui trouver une nouvelle identité pour continuer sa vie.

Ensuite, c’est 1h37 où Albertine se construit une nouvelle vie, mourant d’amour pour Julien qui n’est jamais là et dont elle ne sait pas grand chose, entrecroisé par les rares allers-venus dudit soupirant. Voilà. L’Astragale est entièrement tourné en noir et blanc, censé apporter du cachet, de l’émotion, inscrivant le film dans une époque. Pour le coup, visuellement, c’est joli, mais émotionnellement, on ne peut pas faire ressortir quelque chose qui n’existe pas à l’image. Rien ne se crée, tout se perd. Albertine est censée être consumée par son amour et sa passion, on ne ressent rien de tout ça, on le voit par les dialogues, mais on ne vit pas du tout sa détresse avec elle. Reda Kateb n’est à mon goût pas assez présent, et se laisse entraîner par le jeu de sa partenaire, lui qui très bon acteur à la base.

Brigitte Sy a fait le choix audacieux d’utiliser le noir et blanc, malheureusement gâché par la prestation de son actrice qui laisse à désirer, et un montage qui impose des temps morts trop souvent. Vu et rapidement oublié (d’autant plus si vous vous endormez devant).

J’aime à espérer qu’un jour Leïla Bekhti saura m’époustoufler par son jeu. Ça ne sera toujours pas avec L’Astragale.

Sortie en salles le 08 avril.

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