Les Tribulations d’une caissière

Il faut avoir un minimum de sensibilité, de rêves et d’espoir pour aller voir ce film. Si vous êtes un/une pessimiste fini(e), si votre leitmotiv est « tirer plus la tronche pour qu’on ait plus pitié de moi », la vie est trop injuste, etc., ce film n’est pas fait pour vous et le cinéma en général non plus. Cependant, s’il y a un coeur qui bat là-bas dessous, alors vous ne pourrez qu’être touché pas Les Tribulations d’une Caissière.
Mi-conte, mi-réalité. La chaleur de l’amour face à la froideur des néons. Ce film, inspiré du blog, puis du livre « Les tribulations d’une Caissière », nous rapproche du quotidien des caissières (enfin, plutôt des hôtesses de caisse) de la grande distribution.
Une vie rythmée par les bips, les clients qui dépassent la limite du désagréable et une cadence digne d’un marathonien. C’est ainsi que nous suivons Solveig, un rayon de soleil chez Parody, qui encaisse tant bien que mal les réflexions désobligeantes des consommateurs (je la comprends).
Et puis un jour, la neige, la glissade et lui, Charles, celui dont on ose à peine rêver tant il sort d’un conte de fées. C’est beau, l’amour vole comme un flocon qui se pose sur le bout du nez.

Mais alors, qu’est-ce que j’en ai pensé?

Selon le réalisateur Pierre Rambaldi, il fallait créer un contraste entre ce qui se passe dans le supermarché et en dehors, le tout entouré de lumière. Pour le côté lumineux, c’est totalement réussi. Une très belle image, une douceur ambiante, c’est féérique. Le choix des acteurs est également pertinent : Déborah François et ses boucles blondes font qu’on ne peut rien lui refuser. Même en tant que femme, je tomberais volontiers amoureuse d’elle… bon, elle passe après Nicolas Giraud tout de même. Tout est dans le charme, le romantisme, un accro à l’art et aux mots. Un couple qui fonctionne.

Malgré mon retour vers l’adolescence, mon cœur allégé par cette romance fantasmée, j’aurais aimé un fossé plus creusé, plus de clients odieux et plus de froideur du côté de la grande distribution. Probablement la faute à Déborah François qui illumine même les lieux sans âme. On sent toutefois que le métier (oui, c’est un métier) de caissière n’est pas facile, qu’il faut se retenir pour ne pas répondre aux injures des clients. Je pense qu’il vous fait apprécier le moindre petit bonheur.

Allez voir le film pour rêver, un peu, et surtout, pour enfin considérer votre caissière qui a autant d’humour que vous.

PS : Et lisez Les Tribulations d’une caissière d’Anna Sam : bourré d’anecdotes, drôle et léger. Ça se lit comme on mange un petit pain.

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