L’Exercice de l’Etat

… français, qu’on soit bien d’accord. J’en vois venir avec leur gros sabots, film français, politique, on est mal barré! Ok, alors je vous arrête tout de suite et je vous réponds de la plus délicate des manières : NON! On est même plutôt bien barré j’ai envie de dire.

Dans le contenu, on suit le ministre des transports dans sa vie quotidienne. Faire face à une tragédie lors d’un accident de car avec des adolescents, le tir au pigeon avec les autres ministres, les réformes, etc. Si vous pensiez que pour être ministre, il suffisait de mettre les doigts dans le nez, je vous le redis : eh bien NON! Bertrand Saint-Jean (Olivier Gourmet) essaie de se faire une personnalité tout en ayant des convictions. Pas facile. Un ministre qui se bat pour ses idées et pour tenter de les faire passer, pas facile non plus. En gros, s’imposer tout en se faisant marcher sur les pieds, il faut avoir les épaules pour. Vous allez me dire comme dans tous les métiers, toutefois, en politique, si on peut se tirer dans les pattes, c’est bien aussi.

Ici, pas de parti pris (merci). On suit le quotidien de Bertrand qui n’est pas vraiment crédible aux yeux des autres et aux nôtres. Attention, je parle du personnage et de son caractère! Ce n’est pas une critique. On est loin des ministres charismatiques, des meneurs d’opinions. Du coup, on est surpris (on se doutait que la politique française était aux antipodes d’Alice au pays des Merveilles, mais tout de même).

Les acteurs sont bien imprégnés de leur rôle. Aux côtés d’Olivier Gourmet, Michel Blanc qui joue le chef de cabinet et Zabou Breitman.

Si vous êtes intéressés par la politique (ou pas), vous vous déplacerez en salle. On n’y va pas pour rire, mais pour constater, et en plus, on ne s’ennuie pas!

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Un commentaire

  1. Je ne comprends pas bien la phrase « Bertrand qui n’est pas vraiment crédible aux yeux des autres et aux nôtres ». Je dirais que ça nous montre à voir la schizophrénie nécessaire entre le « rôle à jouer » (pour l’opinion, la presse, etc.) et le « fond humain » du personnage (visible dans ses moments de solitude – ou bien quand il se « laisse aller » et qu’il n’est plus « en représentation ».
    On va voir ce film pour constater, d’accord. Et ensuite, en tirer quelles conclusions?
    (s) Ta d loi du cine, « squatter » chez Dasola

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