CEFF 2015 – Hors de portée

Miss Bobby_Hors de portéeQuand t’es dans le désert, depuis trop longtemps, ton film devient un enfer et c’est vraiment embêtant. On a beau gratter, on ne peut pas gagner à tous les coups et clairement, avec Hors de portée, on perd son temps. Mince Michael, qu’est-ce que t’as été faire là-dedans ?

Dès les premières minutes, ça sentait le roussi, un je-ne-sais-quoi de vide qui planait dans l’air sous-couvert de dialogues qui laissaient présager des répliques à faire passer un enfant de 5 ans pour un génie. Une virée dans le désert pour aller chasser l’ours, qui va se transformer en chasse à l’homme. Enfin, ça, c’est ce qu’on nous vend sur le papier. Catégorisé comme thriller, je m’attendais à un suspense haletant, où Michael Douglas, animé par le vice et le jeu, traquerait le pauvre Jeremy Irvine, dans un acharnement sans merci, lui faisant vivre un enfer sur terre. Eh bah c’est raté ! Madec (Douglas) quand il traque le gibier, il l’épuise tout en le suivant tranquillement en super 4×4/maison roulante/5 pièces tout compris avec hall d’entrée. Vas-y cours Forrest Ben, moi je te regarde et je me prends un petit cocktail en attendant. Attendez ! Laissez au spectateur le temps de reprendre son souffle, c’est trop haletant. Sinon, le soleil ça brûle la peau (c’est dommage, j’avais oublié ma crème solaire) et l’eau s’assèche, à défaut de mouiller. C’est ballot.

Peau brûlée : 100%

Cloques et lèvres séchées : 100%

Vives émotions : 0%

Jeu d’acteur : -50% (pour le coup, il a été soldé)

Et le moment aggravant du film, c’est quand une partie de la salle s’est mise à rire, pas parce que c’était drôle, juste car les dialogues et certaines séquences étaient affligeants. Entre facilité, absurdité et ridicule, Hors de portée est une traque au temps, soit on accroche sur le concept de l’usure, retranscrit par un flot d’émotions aussi vif qu’un squelette d’animal mort entre deux touffes d’herbes sèches, soit on prend son mal en patience, en espérant un sursaut qui pourrait rattraper le film. Irvine n’a pas compris comment il fallait interprété la peur et l’épuisement, et Douglas… là je ne sais pas ce qui lui a pris.

Vous l’aurez compris la chasse, c’est mieux en forêt et durant la nuit ! Dans le désert, en étant sur-équipé et sans vraiment avoir de quoi se cacher ou de s’amuser pour le suspense, on s’embête.

Pas de date de sortie pour le moment.

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