Festival du cinéma américain de Deauville 2014 – Jour 5

Comme diraient les anglo-saxons : « What a day ! » (quelle journée !). Ce jour du 09 septembre 2014 restera gravé dans ma mémoire et pour très longtemps. D’ailleurs, je pense le fêter chaque année, il aura son propre anniversaire. Que sait-il passé pour que ce jour soit autant marquant (si vous n’avez pas jeté un oeil à la page Facebook ou à Twitter) ?

Reprenons depuis le début : ça s’est passé en 1984… pas non plus depuis le commencement. Ma journée a démarré tardivement, préférant sauter la projection de The Better Angels (à raison, quand on voit les retours) pour débuter par la conférence de presse de monsieur Ray Liotta. Et c’est là que cette journée a pris un tournant important dans mon catalogue de souvenirs. Ray Liotta est quelqu’un de très cool et en plus de très drôle. Lors de la conférence il n’a d’ailleurs pas hésité de mentionner à la traductrice sa capacité de mémorisation en plaignant son mari. Liotta a été très touchant en précisant que le moment qui a été le plus difficile pour lui fut durant le tournage du film Les Affranchis, il a perdu sa mère et le film lui a permis de tenir le coup. Il a également précisé que la plupart des rôles qu’il a joué sont des hommes durs, de poigne, complètement à l’opposé de son caractère doux et pas du tout bagarreur. Et clou du spectacle – et c’est là que j’entre en jeu malgré moi – en train de répondre tranquillement à une question, monsieur Ray Liotta n’a pas hésité à se tourner vers moi pour me préciser à quel point il adorait mon tatouage. J’aime autant vous dire que lorsque vous recevez un tel compliment d’un acteur de son envergure, vous ne savez plus quoi dire à part merci et vous virez rouge pivoine. J’en suis restée pantoise et tous mes petits camarades aussi. Le genre de chose qui ne s’oublie pas. Ray Liotta aura rendu mon festival définitivement inoubliable. A moins que Pierce Brosnan ne me fasse un compliment à son tour lors de la table ronde de vendredi matin. Je me rends compte que j’ai peut-être oublié de vous mentionner ce détail. J’en reparlerai.

Miss Bobby_Ray_Liotta_Deauville 2014

La journée s’est poursuivie avec la projection de The Good Lie, d’une heureuse pause gourmande pour partager du cidre rosé ainsi qu’une gaufre. Petit arrêt plage pour enfoncer ses pieds dans le sable et retour au Centre International de Deauville (plus communément appelé le CID) pour l’hommage à Ray Liotta évidemment, suivi du film Alex of Venice. Nous étions très bien placés pour apprécier l’incroyable discours d’introduction de Vincent Lindon déclarant son amour à Henry Hill sans concession, avec beaucoup d’humour et de tendresse. De loin, le meilleur discours du festival.

Retour sur The Good Lie :

En voilà une découverte qui fait du bien. Un film tiré d’une histoire vraie dont les acteurs ont eux-mêmes vécu l’histoire. Comment des enfants soudanais réussissent à survivre à la guerre, puis à s’envoler aux Etats-Unis à l’âge adulte pour atteindre un meilleur niveau de vie. C’est incroyablement touchant, sincère, humble, sans chichis, exposant des valeurs fortes comme la famille, l’honnêteté, le partage et le sacrifice. On voit ces enfants essayant d’échapper aux balles, à la maladie, au deuil, puis vient ce contraste formidable entre la vie américaine et les difficultés à s’adapter à des choses très simples, comme téléphoner, dormir, allumer la lumière. Le spectateur se prend de plein fouet les « valeurs » modernes face à celles ancrées dans les racines et qu’il nous arrive de perdre de vue.

Retour sur Alex of Venice :

Ca partait bien pourtant : il y avait ce je ne sais quoi de rétro dans la couleur qui fleurait bon le petit film indépendant sympathique, plein d’émotions… Eh bah non ! Gros plantage ! Ca fleurait surtout la grosse sieste et l’ennui. Hormis Don Johnson finalement peu présent à l’écran, le reste… Ouais, voyez comme je suis inspirée ! C’est un tout petit morceau de vie dans l’existence débordante d’Alex. Tout petit morceau où l’on ne ressent aucune empathie (j’aurais bien voulu pourtant), aucune tristesse, rien. En fait, on dirait un mauvais film de vacances. Très utile pour vous préparer à aller dormir cela dit.

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Un commentaire

  1. en fait …le Vincent L. c’est sur je te le laisse volontier .
    je prends note pour The Good Lie

    merci

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