Festival du cinéma américain de Deauville 2014 – Jour 9

Avant dernier jour. Alors, après un jour comme le huitième, je ne m’attendais pas à des folies, encore plus avec ce parfum de fin dans l’air et la fatigue qui finissait par guider mes pas. Du coup, je suis restée sur un film et demi : Infinitely Polar Bear et Things people do.

Retour sur Infinitely Polar Bear :

En voilà un autre qui se révèle dans le film indépendant, c’est Mark Ruffalo. Non seulement ça lui va bien, mais en plus il sort une palette qui lui sied à ravir. Un film centré sur la bipolarité (je ne suis pas sûre que le thème ait déjà eu un traitement cinématographique). Un film à la fois dur et touchant, mettant les émotions des personnages et les nôtres à rude épreuve, oscillant entre joie et tristesse. Mark Ruffalo ne fait pas qu’un simple exercice de style en nous prouvant qu’il peut interpréter un personnage malade, il nous délivre une performance (en collaboration avec le réalisateur) en nous faisant vivre son calvaire et celui de sa famille. Infinitely Polar Bear est une pépite fragile, à manier avec dextérité qui trouvera refuge chez les plus sensibles.

Retour sur Things people do :

Mon tweet avait été d’une rare clarté : le film aurait dû s’appeler « Things people DON’T do » vu ce qu’il se passe durant les 40 premières minutes du film. Après je n’ai pas survécu. J’avais le choix entre m’endormir ou partir, j’ai choisi la deuxième solution. 40 minutes où l’on voit que la famille fauchée a une très belle piscine, où le mari très porté, non pas sur la boisson, mais sur la droiture des faits, cache à sa femme qu’il est au chômage. Et c’est seulement à la fin de ces 40 minutes qu’une chose arrive, toujours dans cette lenteur proche du coma. Je n’ai pas pour habitude de partir, mais l’affrontement entre l’endormissement et moi-même devenait insupportable.

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