Festival du cinéma américain de Deauville – Jour 4

Un début incertain pour cette nouvelle belle journée de festival avec Uncertain Terms. Un bon plat de moules-frites, car mine de rien, on est en Normandie. La bonne surprise du jour (j’essaie de vous en avoir une tous les jours, je suis trop sympa) : nous avons fait une petite photo de groupe avec l’illustre John McTiernan (le papa – entre autres – de John McLaine). Immense fierté. D’ailleurs, après mon baptême du feu avec Jessica Chastain, les selfies avec les stars s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Pour percuter ce qui venait de nous arriver, première glace du festival sous la chaleur et retrempage de pieds (toujours sous la chaleur). Nous avons enchaîné avec le documentaire The Go-Go Boys, pour finir avec l’hommage à John McTiernan suivi de la projection de Camp X-Ray avec Kristen Stewart en militaire.

Miss Bobby_John_McTiernan_Deauville 2014

Retour sur Uncertain Terms :

J’ai remercié que cette projection soit matinale tant le film était d’un ennui profond. J’ai toujours été fascinée par les films courts (1h15) qui donnent l’impression de durer 2h30. Encore plus lorsqu’il faut lutter pour ne pas s’endormir. Sinon, concrètement, hormis un jeu d’acteur inexistant, les micros séquences – vide de sens et d’émotions – s’enchaînent comme un mauvais film amateur tourné dans les bois et monté avec les pieds (voire pas monté du tout). Sans raccord, sans lien, sans, quoi !

Retour sur The Go-Go Boys :

Au moins, je me coucherai moins bête ce soir, n’ayant jamais eu vent de l’existence de la Cannon, grosse société de production créée par des Israëliens. Le documentaire raconte leur ascension, leurs films, leurs échecs, jusqu’à leur faillite. Une histoire touchante (même si j’ai eu une petite baisse de régime au milieu) qui montre l’acharnement de ces deux cousins pour atteindre le succès, entre-coupé d’extraits de films et d’interviews de Menahem Golan et Yoram Globus (ainsi que d’acteurs et collaborateurs). À voir si vous ne souhaitez pas mourir idiot.

Retour sur Camp X-Ray :

Il y a du bon et du moins bon. Je vais commencer par le négatif : le jeu de Kristen Stewart ne dévie que très peu de la saga Twilight (on a compris qu’elle aimait être « mal à l’aise »), le film a souffert d’une demi heure en trop finissant par nous faire tourner en rond, cela dit, est-ce que c’est un choix du réalisateur ? Nous faire ressentir la redondance de la vie des militaires à Guantanamo ? Possible. Le positif s’oriente sur la relation entre elle et le détenu Ali, sa sensibilité à lui et finalement, sa souffrance qu’ils ont en commun pour des raisons différentes. En fait, il n’y aurait pas eu cette longueur/lenteur, j’aurais vraiment beaucoup plus apprécié le film.

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3 commentaires

  1. Mais c’est malheureux que de prendre en compte QUE Twilight. Soit on fait un parallèle sur la carrière entière (éventuellement avec un film du même genre) soit on en fait pas mais Kristen Stewart va au delà de Twilight. Elle a fait énormément de film, plus d’une trentaine en même pas 25 ans et certains se focalisent uniquement sur Twilight alors qu’avant comme après y’a eu du bon. ‘le jeu de Kristen Stewart ne dévie que de très peu de la saga’ en d’autre terme vous comparez une ado dans une bouse cinématographique avec une gardienne de prison dans un film indépendant psychologique. Ça ne peut clairement pas être considéré comme constructif. Navré de vous le dire mais c’est beaucoup trop léger et ça manque d’investissement. Il faut faire attention au cliché parce que là pour le coup c’est injuste.

    • Je pense être en droit d’exprimer mes opinions comme je l’entends. Qu’elles vous plaisent ou non. Dans ce film, elle ne m’a rien fait ressentir et tant mieux pour vous si ce n’est pas votre cas. Je n’ai pour l’instant, pas trouvé d’intérêt à son jeu (et je ne demande qu’à être surprise).
      J’aime beaucoup votre « c’est trop léger et ça manque d’investissement », si ce que j’écris ne vous plait pas, ne lisez pas. Je ne vous en voudrai pas !

    • Sans faire de polemique, que la bloggeuse prenne en compte Twilight , c’est son choix, à mon sens il s’agit d un film exemplaire qui résume toute la panoplie de sentiments degagés par l’actrice .
      Qu’on apprecie ou pas , elle obtient pour ma part le meme effet celle d’une femme blasée , pour qui il est normal d’etre à l’ecran . alors j’entends deja  » des exemples » citons au hasard In the Land of women ( tps de presence à l’ecran allez …15 minutes ) , le sublime Into the wild ( again 15 min ) et pour donner un autre film mettons plus « serieux » Sur la route » …meme regard lointain, meme intonation ( ou non intonation ) meme regard de chien battus, je ne vois pas d’evolution. Ce n’est pourtant pas une actice que je ne supporte pas, j’ai trouvé qu’elle avait tout a fait sa place dans Sils Maria ou The runaways …pour citer des films plus recents.

      alors jeune actrice oui, une longue carrière de qq apparitions souvent en second role oui, qu’elle poursuive sa lancée et on verra 🙂

      les films c’est comme la bouffe : ce n’est pas en soit mauvais, c’est  » JE n’aime pas »

      maintenant Bobby , merci de me faire re-connaitre John McTiernan …pour moi il etait artistiquement mort depuis l’ere des Pyramides !pas été subjuguée par le Die Hard 4

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