Triple Alliance

Miss Bobby_Triple AllianceVirgile et moi sommes allées voir Triple Alliance pour une soirée entre filles. Du coup, c’est elle qui a eu la lourde tâche d’en faire la critique :

Réalisateur le plus larmoyant d’Hollywood, après N’oublie jamais et Ma vie pour la tienne, Nick Cassavetes range au placard les amours impossibles et les enfants malades pour s’attaquer au nouveau bon filon du cinéma : le girl power. Avec Triple Alliance, Cassavetes s’inscrit dans la droite lignée de Mes meilleures amies, Bachelorette, et autres Flingueuses, qui porte un regard désabusé sur les femmes d’aujourd’hui, qui n’ont pas besoin d’hommes dans leur vie.

Triple Alliance n’est donc pas tant un film sur une vengeance envers un homme adultère, qu’un film sur l’amitié et l’entraide féminine. La comédie romantique, mise en scène de manière trompeuse au début, est totalement tournée en dérision : comme si Cassavetes faisait un pied de nez à sa filmographie passée…

Que la femme n’a pas forcément besoin d’un homme pour être heureuse, cela aurait presque pu être le sujet du film, si ce n’est pour les dénouements des trois héroïnes, qui cherchent à donner autant d’issues possibles que de femmes spectatrices. Ainsi le scénario reste de bout en bout sur du très convenu : aucune surprise à l’horizon. Mais est-ce que l’on en demande plus à ce genre de film ?

Reproche majeur, le film souffre de son casting mi-figue mi-raisin et de ses portraits de personnages caricaturaux : même s’il s’agit d’un clin d’œil voulu par Cassevetes (on en doute), cela frise le supportable. Côté féminin, si on apprécie Cameron Diaz, sorte de Mary à tout prix devenue grande, désabusée et Leslie Mann, désopilante dans son rôle d’épouse trompée désemparée; on regrette la fadasse Kate Upton (malgré sa plastique impeccable), génération Y personnifiée, ou la parachutée Nicki Minaj.

Côté masculin, on assiste au match Nikolaj Coster-Waldau, le blond, serial trompeur sur tous les plans contre le brun Taylor Kinney qui joue le frangin sympa, architecte/maçon. Le businessman crapuleux contre le retour aux vraies valeurs, on aura connu plus subtil !

Malgré ces impairs, si on ne reste pas trop regardant(e), on réussit à se laisser prendre au jeu. Le film sait jouer des bons ressorts comiques et reste une franche partie de rigolades.

Virgile

Sortie en salles le 18 juin

Rendez-vous sur Hellocoton !

2 commentaires

  1. Merci pour la critique ,je vais aller le voir demain ,il a l’air pas trop mal.

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Required fields are marked *

*

Scroll To Top