[TEST JEU] God of War PlayStation 4

Kratos et son fils sont dans une forêt…

Je me souviens, j’avais à peine 20 ans lorsque j’ai joué au premier opus sur PlayStation 2. J’ai découvert Kratos, le protagoniste, empli de rage et assoiffé de vengeance. J’ai suivi sa quête destructrice divine pendant laquelle il a massacré tous les dieux du panthéon grec à travers les 3 jeux. C’est donc avec une certaine curiosité et une joie non dissimulée que je m’empressais de retrouver Kratos, mon héros de jeux vidéo, celui dans lequel j’ai pu me retrouver un peu à l’époque. Sauf qu’entre temps j’ai vieilli, grandi, mûri. Je suis moins irréfléchi, plus prudent et sage. Et, à ma plus grande surprise, j’ai découvert un Kratos… moins irréfléchi, plus prudent et plus sage.

Kratos, qui avait massacré sa famille en Grèce, se retrouve désormais dans un pays nordique, où il a pu se refaire une vie, se remarier et fonder une famille à nouveau. Sauf qu’avec la mort de sa femme, lui et son fils Atreus doivent assouvir sa dernière volonté : répandre ses cendres au point le plus haut des neufs royaumes. S’ensuit une quête au cours de laquelle nos héros vont apprendre à se connaître et à accepter leur passé et leur avenir tout en rencontrant et en combattant des divinités et des monstres issus de la mythologie scandinave. Ma principale inquiétude fut que le jeu soit plus lent, plus psychologique, moins grandiose et spectaculaire que les précédents. Et oui, il est plus psychologique, mais il n’a rien à envier à ses grands frères. Les décors sont sublimes, les affrontements toujours aussi dantesques. Trolls, dragons, géants, l’impression de taille est excellente.

God of War

J’avais aussi peur que la présence d’Atreus, enfant d’une dizaine d’années, ne rende le jeu que comme une mission d’escorte sans fin, qu’il ne gêne plus qu’il n’aide. Or, c’est tout le contraire. Ses armes, armures et pouvoirs (tout comme ceux de Kratos) sont customisables, et il est très utile avec son arc et ses différentes variétés de flèches lors des combats et des puzzles. On retrouve clairement la même dynamique entre Kratos et Atreus qu’on a pu apprécier entre Joel et Ellie dans The Last Of Us.

God of War

Kratos, quant à lui, a troqué ses deux Lames du Chaos contre une hache nommée Leviathan. Et même si les Lames manquent au début, la hache est superbe. Capable d’être lancée et rappelée – à la manière du marteau de Thor dont il est clairement inspiré – on ne se lasse jamais du son, de l’effet de poids et des vibrations de la manette. Les combats sont enivrants, même si les animations des exécutions sont les mêmes pour chaque type d’ennemi. Et c’est toujours jouissif de planter sa hache dans le crâne d’un troll avant d’envoyer l’obélisque qu’il transporte directement sur sa tête. Les ennemis sont assez diverses, du fantassin de base aux trolls, orques et dragons qui sont terrifiants ! La carte est assez grande car elle se déploie sur plusieurs des royaumes de la mythologie scandinave dont Helheim, Midgard ou encore Alfheim. Et naturellement, chaque royaume a son style, son ambiance. Helheim, le royaume glacé des enfers. Midgard, avec ses lacs et montagnes et prairies. Alfheim, le royaume des elfes sylvestres. Sans être un monde ouvert, il y a largement de quoi faire en quêtes secondaires et trésors à collectionner. Atreus spontanément demandera si l’on va explorer ou alors continuer avec la mission dès que l’on s’approche d’une zone inconnue ou nouvelle.

God of War

Visuellement, le jeu est une claque, les couleurs sont vibrantes et riches. Les décors forestiers m’ont rappelé Horizon Zero Dawn par ses couleurs saturées et verdoyantes. On sent presque le vent glacial de Helheim nous geler les os, ou encore le soleil d’Alfheim nous caresser la joue lors des promenades dans les forêts. La musique inspire, que ce soit lors des combats où les chœurs s’élèvent ou lors des moments plus calmes et que les flûtes sifflent poétiquement. Les effets sonores sont fantastiques et les cris des ennemis donnent la chair de poule.

God of War

Il faudra une petite trentaine d’heures pour finir la trame principale et on comptera entre soixante et quatre-vingt dix heures pour les plus exigeants. C’est une belle aventure, une aventure qui humanise un demi-dieu à la recherche du pardon. C’est une belle histoire, une histoire d’un père et de son fils et de comment ils apprennent à s’aimer.

Andrew

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