Lady Gaga

Les 21 et 22 mai, à Bercy, c’était au tour de Lady Gaga d’enflammer le public. Croyez-moi, il y a beaucoup de choses à dire, du bon, comme du moins bon.

La robe et le chapeau bougeaient comme une sorte de bête

 

Il faut savoir qu’en tant que psychologue ou tout autre intellectuel, le cas Gaga doit être super intéressant à analyser au vu de sa personnalité assez complexe. En tout cas, si j’en avais le temps et l’envie, c’est ce que je ferai, car elle a de nombreux travers. Assez confus tout ça, mais particulièrement captivant à regarder : mélange subtil d’auto-torture, de sexe, d’un manque de confiance en soi, ainsi que d’une quête de soi, de tristesse, de  mélancolie, de mal-être, d’un désir de reconnaissance et d’authenticité (elle a répété détester l’argent, comprendre qu’elle ne fait pas ce travail pour le chèque à la fin du mois), le tout emballé dans le personnage fantasque de Lady Gaga. C’est tout ce que j’ai pu voir en elle. Enfin bon, je suis là pour le concert et non pour faire un portrait.

Quand le show débute, vous êtes en face d’un écran-rideau qui cache la scène (et que vous retrouverez tout au long du spectacle en guise de changements de tenues, soit…souvent) avec des vidéos de la chanteuse et une musique électro digne de ce nom (elle devrait sortir un album avec exclusivement les interludes musicaux qui sont de très bons morceaux d’électro pure). Rien qu’avec ça, j’ai vu la touche Madonna, la suite n’a fait que confirmer : la voiture sur scène, les nombreuses références au sexe et à l’attribut masculin (bien que la Madone était plus orientée attribut féminin), la provocation. On ne cherche pas à remplacer Madonna, ce n’est pas possible, idem pour Michael Jackson qui est irremplaçable.

Passons. Elle a aussi ce côté, comment dire, choquant, du genre très mauvais goût : arrivé sur scène avec du faux sang sur la poitrine ou regarder une vidéo d’elle mangeant quelque chose qui ressemble à un organe ou un morceau de chair bien saignant, sympa non ? Mmmmhhh, on en mangerait ! Sans oublier sa vidéo tendance sado-masochiste-bête de foire à l’extrême. Quand je vous disais qu’il y a de quoi faire une analyse approfondie.

Bien sûr, il n’y a pas que des choses bizarres ou copiées. Parfois, il y a de l’émotion comme sur Speechless, où elle s’est arrêtée de chanter pour écouter le public à l’unisson. J’avoue que c’était un beau moment. Elle a versé quelques larmes en prime (réelles apparemment, car le lendemain, elle n’a pas recommencé). Elle nous a démontré ses prouesses vocales ainsi que ses qualités de chanteuses appréciables. Rare instant de mise à nu, gâché par le retour en fanfare de sa provocation, comme parler les fesses en l’air, montrer qu’elle aussi, elle en a dans le pantalon en utilisant ses awards en guise de pénis. Charmant. Bien dommage.

À part cela, Lady Gaga, c’est beaucoup (trop) de costumes : un changement toutes les deux voire toutes les chansons. Des chorégraphies que les filles reproduisent sur internet, de l’ambiance, un univers coloré, une histoire (celle du monster ball) narrée avec une évolution des décors. C’est aussi un partage avec son public, en faisant des efforts en français.

Pas la peine de préciser que nous attendions tous Bad Romance, chantée en dernier évidemment !

Lady Gaga reste un bon concert, c’est une artiste qui s’est un peu laissée dépasser par son personnage créé de toutes pièces, alors qu’elle a vraiment une voix et qu’elle peut réellement faire passer des émotions sans pour autant utiliser tous ses artifices.

Si vous l’avez raté, ouverture de la billetterie demain pour son concert en octobre ! Foncez !

Encore pour ces messieurs

La version plus critique, c’est là-bas.

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