Films 2018

Films 2018

Quasiment même introduction depuis 2013 : à l’heure des tops et flops cinématographiques, je publie plutôt mes émotions filmiques de 2018 (parce que je ne serais pas capable de classer les films).

Je simplifie les statistiques cette année :

152 films vus, revus, en salle ou à la maison. Chiffre correct.

C’est parti !

On ne change pas les bonnes habitudes, avec le fond du panier.

Un raccourci dans le temps

Tomb Raider

Kursk

Venom

Mortal Engines

Game Night

Cinquante nuances plus claires

Et les films qui m’ont marquée pour diverses raisons.

La romance homosexuelle dans laquelle tout le monde s’identifie :

Call me by your name

L’amour même à 70 ans :

L’échappée belle

La mère forte qui veut rendre justice à sa fille :

3 Billboards

Les comédies françaises de haut niveau :

Tout le monde debout

Le Grand Bain

Mauvaises herbes

Bécassine !

Je ne suis pas un homme facile

Le film français chou comme tout :

Pupille

Les petits films français qui ne payent pas de mine, mais très sympathiques :

Les étoiles restantes

L’amour flou

Roulez jeunesse

Le film qui fait danser :

Bohemian Rhapsody

Le petit film danois original :

The Guilty

Le film bourré de références pour les amateurs des années 80 :

Ready Player One

Le western pas comme les autres :

Hostiles

Pour les amis des bêtes et des chiens :

L’île aux chiens

Le film de super-héros qui secoue un peu le cocotier :

Avengers 4 – Première partie

Les films venus de nulle part et qui furent une bonne surprise :

Extinction

Upgrade

Une histoire d’androïdes et d’intelligence artificielle :

Zoe

Le documentaire qui vous révèle l’existence d’une grande dame :

RBG

Le film d’animation (avec beaucoup de cris dedans) :

Yéti et Cie

La bourgade anglaise touchante qui plonge dans les livres :

The Bookshop

Le film qui donne du galon à Lady Gaga :

A star is born

Hors catégorie

Les films chiants :

Lady Bird

Plaire, aimer et courir vite

La grosse déception :

Les animaux fantastiques 2

Le super-héros mi-figue, mi-raisin :

Aquaman

3 Billboards

3 Billboards : la puissance d’un film avec 3 panneaux !

3 BillboardsJ’avais très envie de voir 3 Billboards, la bande-annonce « rentre-dedans » m’avait bien plu, cette femme, Mildred, incarnée par Frances McDormand, envoyait la patate. Le côté cash m’avait conquise.

Et je n’ai pas été déçue ! 3 Billboards nous fait démarrer l’année cinématographique sur les chapeaux de roue avec un scénario d’une acidité et d’une noirceur à vous en faire brûler l’estomac de rire ! Car ne vous y méprenez pas, ce film est une comédie… très noire, emmenée par une Frances McDormand éclatante de talent et de seconds rôles (Woody Harrelson et Sam Rockwell) qui le sont tout autant. Tout le film est porté par la puissance phénoménale de l’actrice, la force de cette mère à jamais blessée par le meurtre non résolu de sa fille, qui a enfoui son chagrin au fin fond d’elle-même pour le faire ressortir en une boule de force et de colère. Le tout recraché avec humour. Splendide !

3 Billboards, les panneaux de la vengeance est une dramédie, dans le sens le plus sombre du terme. On rit par la franchise coup de poing et non censurée de Mildred, envoyant valser poésie et autre formule de politesse pour ne garder que l’essence même de sa blessure : des mots directs, froids, sans concession, francs et carrés. Et on rit de ses insultes pleines de non grâce, on rit avec une peine immense pour cette femme, on rit de cette rage acide. On rit… en étant aussi meurtri qu’elle par cette injustice, par ces questions sans réponses, par cette perte abominable. On supporte Mildred, son combat, son côté « brut de décoffrage », ses affronts, sa spontanéité, sa puissance qui a pris le dessus sur sa peur.

Martin McDonagh signe avec 3 Billboards un magnifique film, au rythme posé et qui laisse exploser tant d’émotions, tant de sujets. Parce qu’au-delà de l’histoire de cette femme, il y a cette Amérique raciste, homophobe, un peu bas de plafond. On aurait pu facilement tomber dans la facilité de ces clichés tant revus et rabâchés de l’Amérique profonde, de ces personnages stéréotypés, et pourtant ! On nous laisse croire que l’on nous mène gentiment dedans, pour mieux nous en sortir et nous coller dans la tronche d’autres raisonnements bien plus alambiqués.

3 Billboards, les panneaux de la vengeance c’est le film à ne pas manquer en ce début d’année si vous avez envie de vous faire un plaisir non dissimulé !

Sortie en salles le 17 Janvier 2018.

by missbobby