Paddington 2

Paddington 2 : le sandwich à la marmelade toujours à la mode !

Paddington 2L’ours anglais accro aux sandwichs à la marmelade d’orange est de retour. Qu’est-ce qu’il y a à dire sur Paddington 2 ? A vrai dire, pas beaucoup de choses, il est impossible de le détester tellement il est mignon sous ses airs maladroits, on a toujours envie de lui faire un gros câlin et de glisser nos doigts dans sa belle fourrure. C’est Paddington quoi ! On ne peut que l’aimer ! Le retrouver dans cette suite est un réel plaisir non dissimulé, nous transportant dans une histoire très farfelue où Hugh Grant est un comédien voleur très imbu de sa personne. Dans un autre rôle complètement à contre-emploi, celui de Brendan Gleeson, armoire peu commode (oh le jeu de mots !) qui cache un cœur aussi tendre que de la crème ! On se régale de découvrir l’acteur dans un rôle très burlesque, loin de ses rôles romantiques. Paddington 2 nous offre une grande mascarade où la prison prend des airs… comment dire ? Arf ! Vous verrez par vous-mêmes ! N’oubliez pas que Paddington est là pour vous émerveiller, on est embarqué dans cette douce absurdité qui réveille notre âme d’enfant.

Paddington 2 nous emmène dans une aventure rocambolesque sucrée avec cet arrière goût de marmelade d’orange, douce comme un bonbon, un petit plaisir tout doux ! C’est rythmé, il y a une séquence incroyable qui nous plonge dans un livre pop up, c’est terriblement bien réalisé et plein d’émotions ! Et puis ce Londres intemporel, cette vie de quartier so british, moi j’adore !

Qu’on soit grand ou petit, on va voir Paddington 2 avec son sandwich à la marmelade sous le chapeau et on va papoter du film devant une tasse de thé bien chaude et des scones !

Sortie en salles le 06 Décembre 2017.

Assassin's Creed_film

Assassin's Creed_filmJe l’attendais avec beaucoup d’impatience cette adaptation du jeu vidéo Assassin’s Creed. Je ne cache plus mon amour pour le jeu (dont la qualité s’est dégradée) et j’en espérais beaucoup de cette version cinématographique. A-t-elle été à la hauteur de mes espérances ? Est-ce une énième adaptation ratée ?

C’est avec énormément d’attention que j’ai regardé l’Assassin’s Creed de Justin Kurzel, guettant les rapprochements, les oublis, les fautes par rapport au jeu, tout en essayant d’apprécier pleinement cette immersion. À mon sens, c’est un film qui plaira aux joueurs, habitués de la franchise. Ils apprécieront de retrouver tous les codes qui ont fait le succès du jeu : tranche d’Histoire grâce à l’Inquisition espagnole, rapprochement avec les coutumes des assassins, parkour sur les toits, lames et saut de la foi. Ce dernier peut porter à débat : le premier n’étant pas abouti jusqu’à son point final (vous comprendrez en le voyant), les amateurs trouveront le choix frustrant quand les cinéphiles se porteront sur le côté réaliste de l’exercice. En même temps, le saut de la foi, bien que réel dans sa réalisation, difficilement faisable pour le commun des mortels, il était tout à fait possible de le pousser jusqu’au bout, personne n’aurait été choqué ! Cette petite infortune mise à part, les scènes de combat ne sont pas claires, bougent dans tous les sens et il m’est souvent arrivé de ne pas me retrouver, me demandant qui faisait quoi, où les personnages se positionnaient dans l’action. Des scènes qui auraient mérité une caméra moins tremblante au vu de la qualité des chorégraphies particulièrement recherchées. Tant qu’on est dans les regrets, l’ancêtre Aguilar, n’est pas détaillé, en effet, nous n’apprenons rien à son sujet, quand le jeu prenait le temps de nous expliquer les histoires d’Altaïr ou encore Ezio. En même temps, il aurait certainement fallu un film de 3h pour arriver à tout caser.

Malgré les petites bévues qui ne gâchent en rien le plaisir, j’ai été émerveillée par les paysages grandioses soulignés par le vol de l’aigle et une bande-originale superbe. J’en ai eu des frissons et ce sont ces séquences qui m’ont le plus rapprochée avec le jeu, certainement grâce à la beauté des images que l’on retrouve dans les deux formats. Certains reprocheront l’Animus sous forme d’un bras mécanique, mais comme l’expliquait Michael Fassbender, s’ils avaient gardé l’original, à savoir une table où le personnage s’allonge, cela aurait manqué de dynamisme à l’image. Et c’est vrai que la machine telle qu’on la voit dans le film en parallèle avec l’action du passé donne plus d’énergie au film.

Même s’il n’est pas forcément évident à première vue, le choix de Michael Fassbender pour le rôle de Callum/Aguilar est vraiment bon, l’acteur s’imprègne vraiment de cet univers si particulier et fusionne lui aussi avec ces personnages. Le jeu de Marion Cotillard est passe partout et manque de nuances, et Jeremy Irons n’aurait pas volé un peu plus de cruauté. Tout cela n’est que détail et n’enlève en rien au plaisir que j’ai pris à retrouver à l’écran cet univers que j’aime beaucoup lorsque je joue à Assassin’s Creed. Les cinéphiles auront peut-être un peu de mal à se familiariser au scénario complexe (l’histoire des assassins et des Templiers, le rôle de la société Abstergo, les tenants et les aboutissants des Templiers envers les assassins), toutefois, ils apprécieront le soin apporter à la réalisation de Kurzel. Les joueurs qui se demanderont à quel jeu de la franchise le film fait-il référence, c’est une toute nouvelle histoire qui s’inspire du premier opus et de Brotherhood. Je pense qu’ils ne seront pas déçus.

Sortie en salles le 21 Décembre 2016.

http://www.imdb.com/title/tt2094766/?ref_=nv_sr_1

Miss Bobby_Calvary

Miss Bobby_CalvaryL’Irlande, son côté sauvage, ses petites villes paumées, ses habitants qui le sont tout autant. C’est tout ça Calvary.

Accepter son destin ou fuir ? Chercher à comprendre ou fuir ? Se résigner ? C’est à peu près toutes les choses qui doivent passer dans la tête de ce prêtre, Père James Lavelle, une fois qu’une personne de cette bourgade irlandaise lui ait annoncé qu’elle allait le tuer d’ici une semaine. Il y a comme une fatalité dans l’air ambiant.

Ce qui m’a le plus touchée dans Calvary, ce sont justement ces gens. Cette facilité à être hypocrite, à critiquer, à juger tout en ayant eux-mêmes de gros problèmes à régler. Et ce prêtre qui s’évertue à leur tendre la main, ne reçoit rien en retour que désobligeance et mépris. L’homme est un prédateur terrible pour lui-même. Faire face à son destin en continuant sa vie, en aimant son métier, en apportant du soutien aux autres, en sachant et en approuvant l’inévitable, en laissant couler l’indifférence et le misérabilisme moral d’autrui.

Calvary est le contraste entre la noirceur profonde ancrée dans chacun et cette envie de donner malgré la fatalité. L’égoïsme et l’altruisme. Les préjugés et la réalité.

Sortie en salles le 26 novembre.