Placebo_bercy 2016

Placebo est en pleine tournée anniversaire et le groupe nous faisait l’honneur de faire vibrer Bercy le 29 Novembre à renfort de chansons qui ont fait leur succès depuis 20 ans. Nous avons eu la chance de retrouver un groupe qui a changé, un Brian Molko différent, offrant plus de dynamisme et de joie au public, grande première pour eux.

Même si Placebo nous a habitués à être plutôt discret sur scène, il faut bien avouer que ce concert faisait la part belle au rire, à l’émotion et à l’inattendu. Pour moi, j’ai redécouvert la bande à Molko, grâce à lui d’ailleurs. Il avait l’air plus en paix avec lui-même, loin de ses démons, faisant place à homme qui discute plus avec son public, qui est drôle, détendu et qui profite de l’amour que lui donne ses fans. Et ça, un homme changé, qui se sent mieux, fait tout de suite la différence en spectacle, n’hésitant pas à emmener et réveiller la foule, et même à aller la saluer dans la fosse à la fin. Ça fait plaisir !

Placebo a offert 2h de show divisé en deux parties : une première plutôt mélancolique et une autre clairement énergique. Nous avons été ravis d’entendre des titres comme I Know, Soulmates never die, Twenty Years, Bitter End, Pure Morning, etc., des classiques qu’ils ont parfois choisi de réadapter.

Le groupe a vraiment offert un joli concert, sous le signe de la bonne humeur (et des frissons), qui, paradoxalement, s’est redonné une seconde jeunesse en sortant de son chapeau des vieux tubes ! L’un de leurs meilleurs concerts !

Miss Bobby_Placebo_Loud Like Love

Miss Bobby_Placebo_Loud Like Love

Je dédicace cet article à La Meilleure.

Elle l’attendait depuis longtemps La Meilleure ce 10 décembre. Elle n’avait pas pu les voir au Zenith 3 – 4 ans auparavant, alors là… Enfin Noël ! Et je ne sais pas vous, mais voir les yeux de sa maman qui brillent durant un concert, ça n’a pas de prix. Le 10 décembre – Palais Omnisport Paris Bercy – Nom de code : Placebo.

J’avais au préalable écrit une critique élogieuse de leur dernier album, Loud Like Love, laissant présager un Placebo nouveau aussi bien dans la musique, que dans la communication ou l’attitude du groupe. Cela s’est avéré sur scène.

Mais avant, parlons chansons. Je vous passe les mythiques Every me every you qui me prend aux tripes, Bitter End qui déchaîne tout le monde, Running up that hill, Special K. Rarement chantée (et ce n’est pas plus mal pour moi, vous allez comprendre) 20 Years revue qui m’a littéralement sciée sur place au point que je ne sais pas comment j’ai fait pour retenir mes larmes. Je ne l’écoute jamais et pour cause. La jouer en concert ce n’était pas très sympa les gars ! La grosse surprise est venue de Space Monkey, du genre à donner la chair de poule en version originale, mais c’est sans compter le nouveau brin de folie de Placebo. Tenez-vous bien, Space Monkey version… métal ! Métal soft certes, mais déroutant. Je me suis demandée si Brian Molko allait crier comme un métalleux. On n’en était pas loin.

Quelques chansons du nouvel album sont passées, pour n’en citer que quelques-unes Loud Like Love, Scene of the crime, Exit wounds et Too many friends à en donner des frissons. Mon seul grand regret : ne pas avoir eu la chance d’entendre Begin the end.

En ce qui concerne le groupe sur scène, ce fut une surprise. Les ayant découverts en concert lors de la sortie de Meds, période sombre pour Placebo, puis Battle for the sun, cela change du tout au tout. Ils sont plus dynamiques, ils communiquent plus avec le public (ce dernier était d’ailleurs endormi), plus de fantaisie, du jeu sur la fin de certains morceaux et puis fait très rare pour être noté, tellement rare que c’est la première fois que je vois ça, le large sourire de Molko. Et plutôt deux fois qu’une. C’est plaisant. Stefan Olsdal s’est enfin mis au français et c’était touchant. Steve Forrest… que dire ? A 300% derrière sa batterie, une motivation et une énergie qui lui ont fait perdre une de ses baguettes, pas de quoi se démonter pour autant.

Placebo 2013, propose du renouveau, de l’inattendu, plus d’émotions et d’énergie. Un groupe qu’on espère revoir comme ça dans l’optimisme.

J’oubliais, le 10 décembre, c’était aussi l’anniversaire de Monsieur Brian Molko.

Miss Bobby_Placebo_Loud Like Love

Miss Bobby_Loud Like Love_Placebo

Une pochette psychédélique, une première chanson éponyme, Loud Like Love, pleine de promesses, rythmée, haute en couleurs qui promet à ce nouvel album de Placebo, joie et bonheur. Ne vous fiez pas au regard enjôleur de cette chanson, elle n’est que chimère, le chant d’une sirène pour vous appâter dans les profondeurs abyssales et sombres de l’océan mélancolique.

Le 16 octobre, comme des millions de personnes, j’ai eu ma première écoute attentive de Loud Like Love (fort comme l’amour) et j’ai été piégée comme une victime sans défense. Je n’ai rien vu venir. J’avais eu quelques bribes avec la très bonne communication virale qui nous avait distillé quelques extrait d’une minute ici et là, mais rien d’assez consistant pour se faire une réelle opinion tout en étant suffisant pour susciter la curiosité deux semaines avant la sortie. On sentait venir un album différent pour ce Placebo nouveau : la création d’un compte Instagram pour partager l’enregistrement en studio, plus d’informations sur la page Facebook, bref, du très bon community management, permettant une plus grande proximité avec les fans, en somme, quelque chose de nouveau flottait dans l’air. Puis est arrivé le Too Many Friends, suivi de son clip complètement hors normes pour du Placebo. Les premières constations arrivent : une mélodie extrêmement travaillée, une mélancolie exacerbée, une vidéo pleine de sous-entendus créée avec la participation de l’auteur Bret Easton Ellis connu pour son côté plus que barré. Peu surprenant pour le groupe d’avoir fait appel à cet auteur torturé, concordance avec leur univers, apportant néanmoins du changement en matière de collaboration.

Découverte d’une seconde chanson, la fameuse Loud Like Love, plus fade, destinée au marché américain. S’installe alors le doute : à quoi faut-il s’attendre ? Loud Like Love n’est pas vraiment à la hauteur face à Too Many Friends renversante. Piège pour les américains ou pour les européens ? Effet de surprise ?

J’ai eu peur, j’ai eu des doutes jusqu’au 16 octobre. Un panel de mélodies plus travaillées et complexes les unes que les autres, la voix de Brian Molko douce déversant un flot de paroles obscures. J’aime ce côté doux amer qui se dégage de ce septième album, comme une impression d’espoir tiré vers le bas par la mélancolie. Chaque chanson apporte son lot d’émotions et de découvertes tant la musique est travaillée, et j’ai été submergée par les larmes à l’écoute de Begin the End, cette douceur, cette sensation d’amour, cette tristesse, à chaque écoute, elle me serre le cœur et me bouleverse. Suivie par Bosco, dernière chanson, troublante également, qui redonne un souffle, une lueur au bout du tunnel, un brin d’espoir dans la mélodie et quand on s’attarde sur les paroles, c’est une histoire différente qui nous ait racontée, comme une réalité édulcorée.

A chaque écoute, j’ai le même flots d’émotions.

Rendez-vous le 10 décembre à Bercy !

Si vous souhaitez découvrir ce superbe album : http://www.deezer.com/album/6900793

 

Je devais m’arrêter à trois parties, mais comme j’ai eu l’occasion d’aller voir Placebo une dernière fois hier soir et ça n’avait rien avoir avec samedi, j’étais obligée d’écrire un rectificatif. Promis, c’est la dernière !

Date du décès : 27 octobre 2009

Heure : 23h

Je n’avais pas le cœur à aller à ce concert, mauvaise journée, déception, vraiment pas la motivation. Nous sommes arrivées à 19h, je me suis placée dans la fosse, en face de Stefan, chacun son tour. Une seule première partie : Expatriate. J’ai bien ouvert mes écoutilles ce coup-ci et j’ai beaucoup aimé (toujours en train de baver devant Dave Molland, oui, j’ai fait des recherches plus poussées, enfin, Maxy surtout). Je pense aller les voir au Nouveau Casino parce que c’est vraiment un coup de cœur sonore et un groupe qui mérite d’être connu. Cette première partie m’a mise de bonne humeur qui est retombée à l’entracte. Brian va être chiant, ça risque d’être fade, j’étais chargée à bloc de vrais préjugés.

Le noir quasi complet s’abat sur la salle, tout comme le drap 5 minutes après. La musique retentie. La fosse saute dans une seule et même haleine (déjà pas mon truc d’être hystérique) me faisant me déplacer bien malgré moi. C’est de la folie ! For what it’s Worth terminé, le groupe enchaine avec Ashtray Heart. Et c’est reparti, la foule en délire. C’est vrai que c’est entrainant. Je passe petit à petit, avec les mouvements des gens, au troisième rang. Aaaahhh Stefan. Je resterai honnête en disant le majestueux Stefan : ça lui faisait plaisir qu’on chante, de l’émotion dans son regard, il souriait… Eh bien cela nous a fait plaisir aussi ! Brian est enfin sorti de son mutisme ! Mieux vaut tard que jamais ! Certes, c’était pour dire des conneries « ce soir, nous sommes sur les Champs Élysées, nous sortons d’une boite, défoncés… », euh ouais. Ma foi, si tu veux. Ceci n’est qu’un simple échantillon, mais il était un peu plus enjoué le garçon. Au moment où Stef’ a eu quelques problèmes en se mélangeant les pédales (c’est cas de le dire, celles à ses pieds), Molko s’est arrêté de chanter tout en continuant de jouer, le regardait et rigolait, se demandant ce qu’il se passait. Plutôt cocasse. Je passe Steve, je ne ferai que me répéter sur son très bon niveau.

J’ai ressenti beaucoup d’émotions que j’ai eu du mal à refouler (les larmes surtout), c’était vraiment magnifique. Me trouvant dans la ligne de mire des enceintes et par conséquent, du retour son de Stefan, j’entendais clairement chaque note, chaque accord, chaque modulation, idem pour la batterie, décuplant ainsi le frisson et la boule au ventre qui va avec.

Je suis ressortie satisfaite, souriante d’avoir revu enfin mon groupe favori tel que je l’ai connu. Et pour parfaire ma satisfaction, je suis allée à la séance de dédicaces d’Expatriate (j’ai pu apprécier la timidité de Dave) et la grande sympathie de Ben (le chanteur) qui m’a demandé comment j’allais au passage !

Ça fait du bien par où ça dépasse.

PS : j’aurais pu prendre de belles photos, mais la sécurité nous surveillait et j’ai eu une remontrance. Dommache!

by missbobby

 

Voici la fin de mon roman Placebien. Eh oui. Je suis un peu triste, car je revivais l’événement en même temps que je vous le racontais et ça me plaisait bien.

Alors le concert… J’ai un avis mitigé. Bien sûr, ce concert était sous le signe de Battle for the Sun (apparemment, sur le net, un mec a dit qu’il avait été voir leur concert en n’aimant pas leur dernier opus et donc, qu’il avait été déçu… euhm… comment lui dire ? Il s’attendait à ce qu’ils chantent en priorité Meds ou un autre album ?!), entrecoupé de Bitter End, Special K, Special Needs, Meds, Because I want you, Taste in Men (aaaaahhhhh Taste in Men…), Every You and Every Me, Twenty Years, j’en passe et des meilleures.

En premier lieu, j’ai été ému par certaines chansons Devil in the Details (bien que l’on entende mieux les chœurs en studio), Speak in Tongues m’a fait monter les larmes, Twenty Years, Bright Lights (magnifique avec ce jeu d’images en arrière-plan). Sauf que ce sont les titres en eux-mêmes qui me bouleversent et pas forcément leur interprétation qui manquait cruellement d’émotions. Merci à qui ? On se le demande hein !

Le son était plutôt mauvais, trop fort, mais apparemment ce sont les Zéniths qui sont configurés de la sorte. Point de vue performance, je n’ai rien trouvé à redire musicalement (je garde le paragraphe sur notre chanteur favori pour la fin). Gros coup de cœur pour Steve, le nouveau batteur : quelle puissance, très concentré, très bon niveau. Au moment des rappels, ultra souriant (je l’ai toujours vu comme ça sur les vidéos), les yeux qui pétillent, on sent qu’il est content d’être là. J’espère qu’il restera humble. Stefan, aaahhh le grand Stef’, vêtu de son costume flamboyant. Sérieux le jeune homme, très pro, qui se lâche, sourit et devient généreux avec le public. Égal à lui-même et ça, on aime !

Pour Brian… Je vais consacrer un passage entier, tête à claques oblige ! Cette prestation aurait plus déchiré grave (comme disent les djeuns) si Molko avait décidé de faire un effort, merde ! Monsieur a joué sa rock star, même pas bonjour, ni au revoir, quelques merci jetés à droite et à gauche, une remontrance pour la bagarre qui sévissait sous ses yeux (c’est le côté paternel qui est ressorti), puis un charmant « au moins vous connaissez mon nom » très cynique, et puis c’est tout ! Super sympa n’est-ce pas ?! Il avait l’air absent, je-m’en-foutiste, hautain, pas concentré. Était-ce le stress ? Je ne sais pas. Ce fut ma déception du show, le truc qui a gâché tout le reste. Il n’a pas fait passer les émotions. Je vous avouerai que j’étais très excitée par ce concert, ayant regardé beaucoup de vidéos de leur tournée des festivals cet été, constatant la bonne humeur du chanteur, son sourire. Bref, fausse joie.

Mais Placebo reste Placebo, une musicalité à faire fondre la banquise, une originalité sans cesse renouvelée. À ceux qui me diront que Battle for the Sun est nul, je leur répondrai d’une part, chacun ses goûts et lisez les magazines, internet, etc. Et d’autre part, nous sommes presque unanimes quant à la qualité de cet album. Ce groupe remuera toujours les opinions, ou tout noir ou tout blanc. À vous de choisir votre camp, moi j’ai choisi le mien et ce n’est pas demain la veille que j’en changerai !

PS : il paraît que je serai de nouveau au dernier concert au Zenith ce soir… paraît-il…

PS bis : pour la version plus soft du concert que j’ai vécu, c’est sur Pixiel !

À bientôt pour de nouvelles aventures !

by missbobby

 

C’est parti pour la deuxième partie ! J’ai vu qu’il y avait des impatientes, je ne les fais pas plus languir.

Après moins d’une heure d’attente et l’arrivée d’un autre photographe, on m’autorise enfin à entrer dans la cage aux lions. Quelle fierté de passer devant toute la première rangée du public, la poitrine bombée, le sourire aux lèvres. Pour une fois que je suis de l’autre côté de la barrière entre les fils, les mecs de la sécurité et les enceintes. Je profite de ce moment, je regarde le panorama que m’offre la salle, le vide des places qui disparait et les demoiselles qui attendent devant (peu de jeunes hommes en pôle position). Je discute avec le photographe et celui de Patrol que je connais, on déconne, je pose des questions, on me précise de faire attention aux cameramen ainsi qu’aux câbles sur le sol. À bien compter, nous serons que trois photographes, au moins, nous n’allons pas nous battre.

En pleine discussion, les lumières s’assombrissent, le public hurle, je sors en quatrième vitesse mon appareil et la première, première partie débute et c’est United aux commandes (déjà vu également en première partie de Depeche Mode il y a 3 ans). Je vous avouerai que j’étais plus focalisée sur les photos et les réglages, que sur la musique. Trois titres sans flash, c’est assez long, j’ai eu pleinement le temps de sortir mon appareil numérique personnel pour faire quelques clichés. Le temps écoulé, on nous propose gentiment la sortie. Je constate ce que les deux autres photographes font et je décide de faire pareil : je regarde ce que j’ai pris et ce n’est pas trop mal (vous constaterez par vous-même). J’attends sur le côté la fin, en essayant d’écouter (faut dire que j’ai la tête ailleurs). J’écris un petit sms à la Meilleure, entre deux mots, je lève la tête et qui passe devant moi, ni vu, ni connu je t’embrouille, accompagné d’un garde du corps ? Steve ! Oui, oui, le blondinet ultra tatoué, aussi grand que moi (même un peu plus petit je crois), tout fluet, en marcel, bonnet vissé sur la tête, la frange dépassant. Il est choupinou !

Fin de United. Pause pipi.

Je reviens, rebelote direct dans le couloir de la vie (ah bah oui, pas de la mort oh !). Papotage, déconnage, j’obtiens mon laissé passé pour toutes les soirées à l’Élysée Montmartre ainsi que pour les personnes qui m’accompagneront (c’est pas génial ça). Noir complet et c’est Expatriate qui prend la relève (première fois qu’il y a deux premières parties… ma foi). Je shoote autant que je peux, toujours en étant placé sur la gauche de la scène (en plus, je les vois arriver par la droite), limite j’ai mes habitudes !! Je passe de l’autre côté et là, OH punaise ! Musique s’il vous plait : « chabadabada chabadabada lalala… ». Waouh ! Le guitariste d’Expatriate ! Où est-ce que je signe ? Super mignon. En plus, il m’a repérée aussi, vois que je le bombarde et frime un peu. Assez marrant qu’il se prenne au jeu, me jetant quelques regards discrets. Je vous aurais bien dit que les photos parlent d’elles-mêmes, mais Dave (oui, j’ai fait des recherches) est mieux en vrai !

Retour à la case départ après les trois chansons, j’écoute plus concentrée ce coup-ci, la musique est bonne. Bye bye Expatriate ! Vous pouvez aller les voir prochainement au Nouveau Casino.

On attend. Je suis assez calme bizarrement, la pression est retombée vu que j’ai pris mes marques. On m’a précisé que la lumière sera bien meilleure pendant Placebo et par conséquent, meilleure visibilité. Ok.

Dernière fois que je rentre au pied de la scène. Le public est calme et je discute avec une fille qui n’ose pas prendre de photos parce qu’apparemment, Monsieur Molko aurait viré une personne utilisant le flash quelques jours auparavant au Zenith de Strasbourg. Charmant le garçon. Je lui indique qu’elle peut essayer sans le flash, Brian ne restera pas fixé sur elle.

L’audience se réveille enfin, il est presque 21h15, j’ai la bougeotte, l’appareil qui attend bien sagement autour de mon cou. Alllllleeeezzzzz !!! Et boum ! Noir, public en folie, j’allume l’appareil, musique douce face à ce grand… voile ? Drap ? Il s’abat sur le sol dans un nuage de lumières, les premières notes de For what it’s Worth retentissent, Brian et Stefan s’avancent. J’ai le cœur qui bat la chamade, les mains qui ne tremblent pas. Je shoote autant que je peux, je fais mes réglages rapidement parce que, comme prévu, il y a TROP de lumière ! Je m’arrête quelques secondes et je regarde Brian qui chante. Mon Dieu ! Je suis aux pieds du chanteur de mon groupe favori. Je me remets « au travail » mais j’ai eu le temps de voir que Molko était plutôt bien habillé, pas très bien coiffé, que son fard à paupières n’est pas vraiment noir. Dans un élan de rafales photographiques, Brian me regarde (j’ai gardé la photo qui est floue bien entendu. La seule où il me regarde en plus) et je remarque qu’il n’est pas là. Son regard est vide : aucune joie, aucun sourire, aucun pétillement. Serait-il stressé ? Je passe de l’autre côté, face à Stefan, très concentré. Qu’est-ce qu’il est grand et mince dans son costume à la Claude François. Il bouge beaucoup, trop, c’est flou ! Et là, panique à bord : mon appareil fait la mise au point, mais ne se déclenche plus. J’ai chaud. Tu vas y aller oui ?! Je tremble. Ok. Je souffle, je recule et il repart. Ouf ! Merci, j’ai perdu des secondes précieuses. Je continue les tours et détours. J’entrevois Steve qui se déchaine, pas facile de l’immortaliser.

La deuxième chanson se termine. Quoi ? Déjà ?! Je n’ai même pas eu le temps d’utiliser mon petit appareil. J’espère de tout cœur que ça soit trois titres au lieu de deux, mais non. Direction la sortie, je regarde Stefan en passant. Je ne sais pas si c’est parce que je n’ai pas vu le temps passé (à contrario des premières parties) ou si c’est parce que leurs chansons sont courtes, mais c’était beaucoup, beaucoup trop court.

On m’arrache mon badge (que je n’ai pas pu garder en souvenir), je range l’appareil et je file directement dans la fosse voire le reste du concert.

Après ce long article (j’avais prévenu que je détaillerais), suite et fin demain !

PS : les liens vous amènent directement à mes photos, sinon, c’est dans Mes Essais Créatifs, en haut!

by missbobby

 

Demain le grand jour : premier concert parisien de Placebo.

Niveau de stress : bas, mais pas inexistant (demain, il sera plus élevé).

Pourquoi ? Explication dans l’article qui sera consacré à cet événement (je ne vais pas qu’être spectatrice).

Vous ? On pensera à moi et on croisera les doigts.

by missbobby

 

Je me suis rendu compte d’un truc. Bientôt, je vais voir mon groupe préféré en concert, je vous ai publié quelques vidéos mais je ne vous ai même pas parlé de leur dernier album. Non, mais quelle honte franchement ! Je vous jure !

Pour ceux qui ont raté quelques wagons, je veux parler bien sûr de Battle for the Sun de Placebo, qui est sorti en juin (oui, je suis un peu en retard et alors ?) et que j’écoute depuis 4 mois.

Je vais essayer d’être objective, comme à mon habitude, même si je fais état de mon groupe favori. Il faut savoir que Placebo, durant ces trois ans d’absence, a failli disparaitre de nos lecteurs mp3. Dur. Pourquoi ? Eh bien drogues, alcool et très mauvaise entente avec Steve Hewitt, l’ancien batteur. Heureusement, Brian (Molko) et Stef (an Olsdal) ont fini par réagir ! Ouf ! Drogue et alcool bannis, et Steve aussi ! Il y a un an, ils se mettaient donc en quête d’un nouveau batteur et ils l’ont trouvé en la personne de Steve (encore un) Forrest : jeune blondinet de 23 ans, californien, sortant d’un groupe de rock peu connu américain. C’est ce qu’il s’appelle changer du tout au tout ! Ce petit batteur à la particularité d’avoir le torse et les bras entièrement tatoués, il semble très généreux avec son nouveau public et apprécie sa nouvelle notoriété comme si chaque seconde comptait. En tout cas, à en juger sur les vidéos, la tête blonde se donne à fond et ça fait plaisir.

C’est alors que Placebo renait de ses cendres et merci ! Non vraiment, j’insiste ! Mon Dieu, mais quel album ! Beaucoup plus jovial (mais pas trop, faut pas déconner non plus, c’est Placebo) que le très sombre Meds, d’excellentes mélodies, de très belles paroles, pour un résultat à vous donner la peau de poulet ! Plusieurs de leurs chansons regroupent cette gaieté et cette mélancolie, du coup, vous ne savez pas trop sur quel pied danser : vous avez envie de sourire et de danser et puis, d’un coup, elles vous font monter la larme à l’œil. Non, mais OH ! C’est quoi ce bordel ? Oui je suis mal polie, mais ce n’est pas sympa de jouer avec nos émotions messieurs ! Cet album est certainement l’un des meilleurs pour ne pas dire LE meilleur. Il n’y a que deux chansons que je n’aime pas : Kitty Litter et Happy you’re Gone, c’est un vrai miracle pour moi seulement deux !

Il faut impérativement vous le procurer (par des moyens légaux… oui je suis rabat-joie) !

Pour finir, je n’aurais qu’une chose à dire : vivement le 24 octobre (en espérant que j’arrive à faire passer mon appareil photo, car apparemment, c’est interdit au Zénith) !