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Junket

Ce n’est pas le féminin de junkie, ni une nouvelle drogue, encore moins une insulte. Ce n’est pas non plus un nouveau vêtement à la mode. C’est beaucoup plus « glamour ».
Définition : « méthode utilisée pour promouvoir la sortie d’un nouveau film. Marathon d’interviews à la chaîne, généralement sis dans un endroit de rêve, entre les protagonistes du film et la presse du monde entier ». [I]
Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un livre ! Si, si, je vous jure ! Il m’arrive parfois d’ouvrir ce truc épais, écrit petit, avec plein de pages et une couverture aguicheuse que l’on appelle bouquin ! Certes, pas souvent, mais bon. La Meilleure, grande lectrice invétérée et érudite de surcroit (elle pourrait participer à Qui veut gagner des Millions, tellement elle est intelligente. Et je ne dis pas ça car c’est La Meilleure, loin de moi cette idée), inscrite à la bibliothèque locale, dévorant les livres comme moi j’engloutis les séries jusqu’à ce que mort s’ensuive, a eu la bonne idée de me conseiller celui-ci. Elle m’a bien vendu le truc, faut dire que le sujet est alléchant : Hollywood !
En guise de préambule : Juliette Michaud, a été pendant 10 ans, correspondante à Hollywood pour le magazine Studio. Elle relate donc cette partie de sa vie au milieu des étoiles.
Junket se lie d’une traite, quand un livre me plait, je préfère prendre mon temps que de l’avaler tout cru ! Digestion facilitée, tous les nutritionnistes vous le diront ! C’est très bien écrit, dans un langage simple et bien tourné, ponctué d’humour, à la portée du lecteur lambda. 267 pages où l’on ne s’ennuie pas ! Juliette nous raconte sa nouvelle vie d’américaine, fraichement expatriée à Los Angeles. Elle nous développe tout : les excès des Américains, sa relation avec le Cow-boy, acteur de seconde zone qui tente désespérément de percer, ses rencontres avec les stars aussi bien au quotidien que pendant ses interviews, les attachés de presse, la poudre aux yeux, le mythe du rêve américain.
 
 
Je me suis permis de comparer Hollywood à une star : c’est très beau de loin, voire parfait, cela brille de mille feux. Et quand on s’approche, on se rend compte finalement que ce n’est qu’une très grosse couche de fond de teint pour masquer les défauts et les rides.
Juliette n’y va pas de main morte, cassant cette image dorée que l’on nous jette, narrant ses junkets auprès d’acteurs et d’actrices prestigieux. Passé le sublime, la monotonie s’installe, trainant les pieds pour se rendre dans des hôtels de luxe où l’attendent une pléiade de journalistes étrangers, tous là pour la même chose : essayer de poser une question à la vedette. Et il faut ruser ! Les tables comptent à peu près 10 journalistes, 20 minutes, chacun tentant de glisser sa question (stupide parfois). Elle s’hasarde à attirer l’œil du « talent » (comme ils disent là-bas), de lui soutirer un p’tit truc en plus, faisant souvent la queue pour récupérer sa photo avec lui (quelques privilèges d’être journaliste).
Nous apprenons aussi qu’il y a de la star au mètre carré dans le coin : au supermarché, à la salle de gym, dans la rue, en footing, en voiture, etc, etc. NB pour moi-même : envisager un séjour dans la Cité des Anges. On voit que certains artistes sont très sympas, d’autres non, plutôt froid, qui ne joue pas le jeu. On distingue quand ça sent le faux, l’hollywoodien aseptisé (cher aux américains), la fadeur, tout comme on remarque l’authenticité, l’humilité, parfois trop rare de ceux qui sortent du moule !
J’ai retenu de ce livre, c’est que malgré la chute du mythe de la starification, l’envers du décor, le plâtre pour cacher les fissures et bien, j’ai quand même rêvé ! Eh ouais ! D’un côté, c’est plus la vie américaine qui l’attaque, que le monde du cinéma en lui-même. C’est la facilité de vie, où tout est prémâché et régurgité. Mais au final, c’est comme tout, on s’y habitue !
À lire absolument pour vous évader de votre train-train parisien !
PS : elle nous dévoile un flirt avec un acteur connu (qu’elle surnomme comme cela d’ailleurs, pour garder l’anonymat). Avec le peu de détails qu’elle donne ainsi que mon investigation poussée, j’ai réussi à soulever le mystère sur l’identité de cet acteur. Effectivement, elle ne s’emmerde pas ! Mais j’ai été déçue de savoir qu’il avait cette personnalité dans la vie de tous les jours. Je ne vous dévoilerai bien sûr pas qui il est. Je ne veux pas gâcher la curiosité qu’elle nous inflige. Lisez le livre et cherchez !
Juliette MICHAUD Junket
 
[I]. MICHAUD Juliette, Junket, Sonatine Editions, 2008

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Saucisse d’horreur

Ce soir, je déconnais avec la Meilleure sur deux titres de films qui vont sortir : Saw 6 et Saw 7 ! Vous avouerez que c’est drôle, surtout pour du gore. Avec cette saga, me revient toujours cette question : pourquoi ? On m’a convaincue tant bien que mal d’aller voir Saw 3 lors de sa sortie : « mais j’aime pas les films d’horreuuuuureu ! » « tu verras, c’est pas trop gore ». Mmmhhh… arrivée devant le guichet, je vois écrit « Saw 3, interdit au moins de 18 ans ». Euh…comment ça interdit au moins de 18 ans ?! Les gars ? C’est une blague ? La vache ! J’en ai bavé avec ce film, j’ai failli faire une syncope. J’ai voulu sortir de la salle (chose que j’aurais dû faire) mais on m’a demandé de rester, on m’a prêté un lecteur MP3 dans lequel j’ai mis le volume au plus fort pour ne plus entendre les cris et j’ai fermé les yeux. Quand je vous dis que je ne supporte pas l’horreur, y a une raison ! Le mieux que j’ai pu faire c’est les Scream et Souviens-toi l’été dernier. C’est tout.
Pour en revenir à mon interrogation sur la saucisse et la saussette : pourquoi les gens vont voir ce genre de film ? Où les scénaristes puisent-ils leurs idées ? À quoi ça sert ? Quelle est la satisfaction ?
Je vous remets dans le contexte : le Tueur au Puzzle aime faire souffrir (ça, on avait bien compris), mais il a la particularité de fabriquer des mécanismes abracadabrantesques pour piéger ses victimes. En gros, soit vous vous libérez, soit vous mourrez. Mais vous n’en sortez pas indemne ou un choix s’impose à vous. C’est selon. Évidemment, le 3, celui que j’ai vu, c’était la protégée du Tueur qui sévissait et sa devise n’était pas la même : tu meurs ou tu meurs. Au moins, ce n’est pas compliqué et c’est radical.
Ce que je n’assimile toujours pas, c’est que dans le peu que j’ai vu et les questions que j’ai posées après, il n’y a pas d’histoire. C’est de la torture pure et dure, de la boucherie de bas étage (existe-t-il une boucherie de luxe ?). Je ne vois absolument pas l‘intérêt. Et j’aimerai vraiment que l’on m’explique ce qui pousse le spectateur à aller s’asseoir dans un fauteuil pour regarder un enchainement de massacres plus machiavéliques les uns que les autres. Comment les scénaristes (et les réalisateurs, faut être deux dans l’histoire) peuvent-ils pondre des trucs pareil (j’allais dire merde, mais je me suis retenue) ? Parce qu’à mon avis, ils ne sont pas nets pour aller chercher ce genre de concepts.
Si quelqu’un à la réponse, je suis preneuse. J’attends vos lumières chers lecteurs !
PS : j’ai cherché une image pas dégoûtante à vous mettre du film (sans pour autant mettre une affiche toute aussi ragoûtante), pas facile. Du coup, j’ai préféré l’humour, qui me convient mieux !
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Là-Haut (« sur la montagneuuu »)

Jeudi soir, je suis enfin allée voir Là-Haut avec Mc Indian. Je pense que cet article sera court sachant ce que j’ai à dire !
Alors, difficile de faire une critique négative des Pixar. En fait, ce n’est pas possible ! Alors, il serait judicieux que je commence par l’histoire pour ceux qui vivaient sur autre planète au moment de sa sortie ou qui ont décidé de s’improviser ermite.
Carl Fredricksen, charmant pépé, vit seul dans sa maison colorée parmi les immeubles. Par un accès de colère et sous la pression des promoteurs pour racheter/raser sa maison, il fait un geste impardonnable qui va le mener direct en maison de retraite. Refusant cette échéance, durant la nuit, il accroche des milliers de ballons gonflés à l’hélium à sa cheminée pour ainsi partir à l’aventure, avec sa maison, dans des contrées plus exotiques.
Je ne vous expliquerai pas le pourquoi du comment de sa décision, le mieux, vous déplacer ! 
Pixar frappe fort… encore ! Nous avons eu le privilège de le voir en 3D numérique, je ne vous raconte pas le résultat. Le graphisme est magnifique, l’histoire est émouvante, recherchée, on ne s’ennuie pas une seule seconde, le scénario est rythmé, les décors somptueux, les personnages terriblement attachants. Un vrai bijou.
 
Je vous le conseille sans hésiter.
PS : référence au titre, là-bas.
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Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé

Je suis une grande fan d’Harry Potter, j’ai lu les 7 tomes et vu les 6 films. Aujourd’hui, je suis allée regarder le dernier volet : Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé.
Bon.
Bon.
Bon.
Déçue.
Il faut savoir, c’est que les films n’ont jamais égalé les livres. Impossible. Beaucoup trop d’informations, J.K. Rowling a cette manière de vous faire rêver, ce que les réalisateurs n’ont pas vraiment réussi jusqu’à maintenant. Autant Harry Potter et l’Ordre du Phénix m’avait beaucoup plu, autant celui-là, franchement…  Pourtant, c’est le même réalisateur David Yates, c’est aussi lui qui fera le dernier tome en deux films.
Pour ma part, le film est un peu long, il y a des choses inutiles à l’histoire, il n’y a qu’une scène « spectaculaire » alors que j’étais habituée à bien mieux. C’est plan-plan, le jeu des acteurs est assez mauvais : Emma Watson (Hermione) n’ira pas loin à mon avis et je ne vous parle même pas de Bonnie Wright (Ginny), juste catastrophique. Les décors restent magnifiques, il n’y a rien à ajouter. La réalisation était correcte (je ne suis pas spécialiste) mais rien de monumental.
Je suis donc déçue par le scénario, les dialogues pas fameux et les acteurs. Certes, je n’avais pas relu le bouquin, mais d’après mes souvenirs, il y avait plus de matière et d’histoire.
Il aurait été judicieux de scinder aussi ce film. J’espère qu’une chose pour Harry Potter et les Reliques de la Mort, que le monsieur ne va pas les rater ! Et je sais de quoi je parle. Sinon, même connaissant la fin de celui-ci, je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. Merde quoi ! Ron qui meurt (dédi’ à M.G.) !!
Pour finir, j’ai testé un nouveau cinoche, à Torcy. Eh bah. Je n’y retournerai plus : un entracte de 10 minutes pendant le film, j’ai halluciné ! Les 5 premières minutes avec un son horriblement fort et mauvais (de la part du projectionniste), j’ai dû me lever pour aller râler !
Je peux vous dire que mon prochain film sera le suivant, avec l’indien qui est revenu de sa terre promise :
 
Bye bye les gens
PS : j’ai voulu faire un brin d’humour dans le titre, en mettant Harry Potter et sa braguette magique, mais je me suis ravisée. Pas sûre que la blagounette soit au goût de tout le monde !
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