Divines_film

Divines_filmDivines, c’est un plongeon direct au cœur de la cité, au cœur du monde de deux adolescentes, qui vont choisir, l’une plus que l’autre, une direction à prendre pour s’en sortir. C’est surtout le reflet d’une dualité palpable et constante : entre rébellion et acceptation, entre âme d’enfant et féminité, entre rires et pleurs, entre raison et soif d’exister.

La comédienne, Oulaya Amamra, véritable découverte du film, interprète avec brio une jeune femme révoltée, en proie à des désirs de richesse, de respect et surtout d’évasion d’un monde où elle n’est pas considérée, où elle se sent rabaissée. Pour atteindre son paradis de réussite, celui qu’elle appelle « money, money, money » elle va choisir une route sinueuse, et entraîner avec elle sa meilleure amie Maimouna. Ces deux comédiennes font d’ailleurs la principale force du film : un film déchaîné, passionné et au final saisissant. La façon de filmer laisse d’ailleurs transparaître ce côté brute et insaisissable des personnages.

On peut cependant regretter certains clichés propres aux cités, aux trafics de drogue et l’image que l’on peut s’en faire. Certaines scènes sont téléphonées et enlèvent malheureusement une partie de la naïveté qui émane des personnages. Le film, construit sur la base de climax, ne peut que mal se terminer, et nous en sommes convaincus tout au long du film. Sous fond de haine sociale, le sujet de Divines est sans doute déjà traité et donne un sentiment de déjà-vu.

Mais la fraîcheur des actrices et le rythme soutenu du film ne nous permettent pas de nous lasser ou de nous poser la question sur le coup. Alternant moments de rire, de grâce et de tendresse avec un climat pesant, indéniablement grave et perturbant, la réalisatrice réussi le pari d’happer son public, qui attend avec angoisse le dénouement inévitable. Le public s’attache à ces personnages tourmentés et tourmentant pour, au final, rester scotché par une scène finale intense et puissante !

Laurie

Sortie en salles depuis le 31 Août 2016.

http://www.imdb.com/title/tt4730986/?ref_=nv_sr_2

Les enquêtes du départment V-Délivrance_film

Les enquêtes du départment V-Délivrance_filmNotre duo de détectives danois préféré est de retour ! Délivrance est le troisième chapitre des aventures de Carl Mørck et Assad, le tandem en charge des Enquêtes du Département V. Mêmes acteurs, même type d’enquête bien sombre typique des polars du nord de l’Europe (cette fois un psychopathe qui s’en prend aux enfants), mais nouveau réalisateur aux commandes de cette adaptation du roman favori des fans de la saga de Jussi Adler-Olsen.

J’avais plutôt aimé les deux premiers films tirés des deux premiers livres de la série (qui en compte six aujourd’hui) et ce, malgré leurs imperfections. Les enquêtes étaient haletantes, les personnages intéressants, la dynamique du duo Nikolaj Lie Kass et Fares Fares fonctionnait à merveille, l’ambiance était sombre, comme si Millenium rencontrait Seven… Bref, Profanation et Misécorde étaient globalement réussis même s’ils auraient pu l’être davantage. Pour cela, il aurait fallu que l’ensemble fasse plus film et moins série policière (mais le haut du panier de la série cela dit) et que les protagonistes soient un plus approfondis, comme ils le sont dans les romans notamment, d’autant qu’ils ont un réel capital sympathie auprès du public. Cependant, sur deux heures de film, difficile de condenser des livres aussi riches et des sacrifices doivent être faits.

Avec ce troisième volet, on peut dire que la saga progresse sur ses qualités, mais qu’elle piétine un peu dans ses défauts. En gros, on retrouve les mêmes réussites associées aux mêmes manquements. Sur le plan cinématographique, Délivrance est clairement plus abouti que ses prédécesseurs. Mieux réalisé, plus intense, plus ambitieux, plus spectaculaire, beaucoup plus noir et torturé aussi, ce nouveau film est pour l’instant le meilleur des trois opus. Seul ennui, les mêmes défauts sont toujours présents, comme si la franchise n’arrivait pas à passer ce dernier cap pour être parfaite, trop coincée dans son format (équivalent à une série, mais avec des épisodes de 2h au lieu de 45 minutes), ce qui l’empêche d’étoffer certains points par manque de temps. Ses défauts sont toujours ce petit côté « télévisuel » dans l’écriture et la réalisation (même s’il est moins prononcé) et des personnages que l’on aimerait voir être explorés plus en profondeur. Ils sont tellement plus complexes dans les livres, que ça en devient frustrant au cinéma de les voir si peu fouillés.

Finalement, on pourrait presque se réjouir que ces défauts soient toujours là, parce qu’au moins la franchise garde une marge de progression et qui sait, le quatrième sera peut-être encore meilleur à son tour !

Sortie en e-cinéma le 05 Mai 2016.

http://www.imdb.com/title/tt4088268/?ref_=fn_al_tt_1

by missbobby
Digging for fire_film

Digging for fire_filmCreusons ensemble mes biens chers frères et sœurs. Plus nous serons nombreux et plus ça sera rigolo. Moui.

Replaçons un peu le contexte, un couple, avec un enfant en bas âge, récupère pour le week-end une superbe maison. Tim, le mari (Jake Johnson) trouve un os et un pistolet en fouillant dans les recoins du jardin. Sa femme, Lee (Rosemarie DeWitt), lui dit de laisser tomber et de ne pas creuser davantage. On ne sait trop pourquoi, elle décide d’aller passer le week-end chez ses parents, avec son gosse et laisse sa moitié s’occuper des taxes dans cette baraque.

Hormis le fait que ça se regarde et qu’il y a Orlando Bloom, concrètement, quel est l’objectif du film ? On peut penser qu’elle s’exile pour respirer un peu de sa vie de famille… C’est suggérer. Entre donner des cours de yoga, s’occuper de ses deux enfants (enfin… le vrai et son mari, mais c’est pareil), des tâches ménagères, on suppose que bon, un peu de repos au calme ne lui fera pas de mal. Son mari profite de son absence pour retourner creuser son trou. La chasse aux trésors continue, déterminé à voir si l’os appartient à quelqu’un ou quelque chose. Il fait même appel à des copains, pour venir manger un barbecue et accessoirement leur faire part de sa découverte ! Trop cool ! Du coup les copains (Sam Rockwell entre autres), ont apporté des copines super charmantes (Brie Larson et Anna Kendrick) et tout se beau monde va s’amuser et … Je vous le donne en mille ! Creuser ! De découvertes en découvertes je vous dis !

Si on devait nous aussi creuser pour en déduire une métaphore : doit-on explorer des zones inconnues pour redynamiser son existence, en l’occurrence, en envisageant de succomber à la tentation ? Cela ferait exploser les fondations du couple bien établi tout ça pour se sentir « revivre ». Le couple creuse en espérant trouver de nouvelles choses ? Je ne vais pas vous parler de la fin en vous révélant ce qu’on découvre dans le trou, au sens propre comme au figuré.

Digging for fire n’est malheureusement pas un film indépendant marquant, il expose un bout de vie sur un week-end d’un couple banal un peu trop installé dans sa routine. On va dire qu’une soirée où vous êtes seul et un peu curieux, le film fera l’affaire. Vous vous ne amuserez pas, vous ne vous ennuierez pas non plus.

En VOD et téléchargement définitif depuis le 21 Mars 2016.

http://www.imdb.com/title/tt3704416/?ref_=nv_sr_1

by missbobby
Hardcore Henry_film

Hardcore Henry_filmHardcore Henry est le premier jeu du réalisateur russe Ilya Naishuller, un FPS (First Person Shoot) boosté aux hormones, bien gras, pour les bonhommes quoi !

Et pourtant, moi jeune fille frêle et fragile (euhm), je me suis laissé tenter, vous savez qu’un bon jeu d’action de temps en temps ne fait pas de mal, ça défoule. Pour les amateurs du genre, sachez qu’en 1h34, vous aurez bouclé l’opus, non sans quelques menues difficultés. En effet, Hardcore Henry regorge d’imagination pour assouvir votre envie de baston : tout ce qui peut tuer, trancher, couper, enfin pas faire du bien, passera entre vos mains. Vous avez beau être à moitié bionique, ça ne suffira pas pour en découdre avec les méchants. J’ai forcément pensé à Deus Ex en ténébreux refait de partout.  Le petit Henry défonce de la brute non stop, 1h34 à tuer dans tous les sens, partout et dans toutes les situations : à pieds, à moto, en bus, en courant, en sautant, en voiture Simone, et ça c’est formidable !

Henry, l’ami qui vous veut moyennement du bien, se réveille avec un bras et une jambe en moins, se faisant greffer de la machinerie par sa femme (Haley Bennett) et bien sûr, ne se souvient de rien. Autant le jeu est du pur combat qui ne vous laissera pas un moment pour souffler, autant côté scénario, il faudra repasser. Le jour où celui-ci a été développé, les scénaristes (Ilya Naishuller et Will Stewart) ne devaient qu’avoir une petite taille de post-it… Liste de courses : penser à en acheter des plus gros ! La mission du garçon : sauvez sa femme. Et-c’est-tout ! De qui ? D’un blondinet beaucoup trop peroxydé, aux pouvoirs acquis par je ne sais quel miracle, aux desseins très flous (on va dire qu’il veut faire comme Cortex, conquérir le monde, c’est pas mal ça, tous les méchants ont à peu près tous ce point commun). Voilà. 1h34 à courir et dézinguer pour une nana. Y a un mec en costume moulant rouge qui a fait ça dernièrement et c’était quand même plus fun.

Niveau graphismes, ils sont très réussis, tout en prises de vue réelles, on s’y croirait ! On regrettera que pour un FPS, la caméra bouge beaucoup trop, faisant perdre notre orientation. Les scènes de combat rapproché avec plusieurs personnages finiront par vous perdre régulièrement. J’ai eu souvent du mal à resituer l’action. Les moments de répit sont trop rares, ne laissant finalement aucune place à du suspense et ne permettant pas d’installer des enjeux. Entre deux castagnes, votre compagnon d’infortune, Jimmy (sous les traits de Sharlto Copley) vous donnera un petit coup de main. Précisons que le personnage est très mal exploité et en roue libre. Bonus qui ne sert à rien : deux minutes énigmatiques de Tim Roth. Pourquoi ? Comment ? Hors jeu !

Même si Hardcore Henry est visuellement travaillé, bien que brouillon sur sa jouabilité, il fait référence à de nombreux jeux comme Call of Duty, Deus Ex (il y en a d’autres aussi), et qu’il ravira les amateurs d’action pure. Le jeu, enfin le film, le jeu ? Argh je ne sais plus ! On va continuer à dire que c’est un jeu hein, souffre d’un scénario et d’un but inexistants. On lui reconnaîtra une bande-originale plutôt sympathique et entraînante, et avoir eu le culot d’être entièrement tourné à la première personne.

Ah si, c’était bien un film !

Sortie en salles le 13 Avril 2016.

http://www.imdb.com/title/tt3072482/?ref_=nv_sr_1

by missbobby
Demolition_film

Demolition_filmParfois il faut du temps pour comprendre la place d’une personne dans notre vie, pour comprendre qu’on peut être tellement démoli de l’intérieur par sa perte que rien ne sort, pour comprendre qu’on l’aimait beaucoup plus que l’on croyait. C’est ce qui se passe dans la tête de Davis après la mort de sa femme. Il ne percute pas.

Jean-Marc Vallée met en scène un toujours aussi brillant Jake Gyllenhaal dans le chagrin. Un chagrin qui ne sort pas, mais qui va devoir démolir la personne qu’il s’est forgé pour pouvoir sortir. C’est le sujet de Demolition, un titre qui prend plusieurs sens. Cette histoire touchante développe un personnage dont la vie est millimétrée et ancrée dans une routine, au point qu’il en a oublié l’essentiel : vivre. Et vivre, ça passe par regarder autour de soi, faire attention aux détails, ne pas forcément toujours remettre à plus tard et puis c’est aimer, sans attendre que cela soit trop tard pour le faire.

La démolition s’exprime physiquement, Davis se prend d’une lubie pour tout détruire et voir ce qu’il y a à l’intérieur des objets. Sorte d’exutoire inconscient à sa vie bien propre et rangée, il finit par tout détruire, être poussiéreux (lui si consciencieux physiquement à ne rien laisser dépasser, même pas un poil) et par conséquent, par démonter tout ce qui lui passe sous la main. En plus de casser tout ce qui est matériel, il fait exploser au passage son image, sa personne qu’il s’est construit auprès de sa femme, comme si c’est elle qui avait forgé l’homme qu’il est, sans vraiment lui laisser de choix. L’homme se démolit petit à petit pour mieux appréhender sa personnalité, son entourage, sa conception de l’environnement.

Jean-Marc Vallée crée un film métaphorique et visuel où la démolition s’exprime à tous les niveaux dans son Demolition. L’expression du deuil par le déni est, à contrario de son thème, construite doucement, démolissant lentement son protagoniste. Doit-on répéter que Jake Gyllenhaal brille pour sa prestation (et son physique… euhm) ? Non ! Il n’a plus rien à prouver. Ses échanges avec Naomi Watts et le jeune Judah Lewis y sont touchants et sincères. Pour ma part, j’ai été troublée de voir Davis sortir de sa coquille, se réveiller et percuter que dans un couple, il n’y a pas que des mauvais côtés.

Sortie en salles le 06 Avril 2016.

http://www.imdb.com/title/tt1172049/?ref_=nv_sr_1

by missbobby
Miss Bobby_Ted 2

Miss Bobby_Ted 2Il s’est fait désirer cet ours en peluche ! De longues années à attendre son retour et enfin il sort de sa léthargie. Que vaut cette nouvelle aventure de Ted ? Grosse déception ? Ennui mortel ?

Ennui ne rime certainement pas avec la peluche la plus trash du cinéma. Par logique, la surprise ne faisant plus effet, Seth MacFarlane a dû tabler sur un scénario plus travaillé que sur la simple relation fusionnelle entre John et sa peluche parlante. Ted veut avoir un enfant avec sa blonde, et il lui faudra passer par la justice afin de se faire définir des droits en tant que personne et non être considéré comme un simple meuble.

Scénario différent, mais toujours la même recette (ç’eut été dommage de la changer, elle est tellement bonne) : toujours plus trash, toujours plus référencé. Certains gags ont fait mouche dans le premier film, MacFarlane a su combler les fans en les réutilisant tout en les remaniant. Merci mec, mon cœur en mousse fut comblé ! Giovanni Ribisi est de retour ! En même temps, s’il n’avait pas été là, il aurait manqué une bonne part comique. Lui aussi revient avec ses références du premier Ted (pour ma plus grande joie).

Qu’est-ce qui arrête la mauvaise graine MacFarlane ? Rien ! Il se moque outrageusement du physique de son actrice (Amanda Seyfried), joue avec l’actualité dramatique comme avec un bilboquet (même la France y a le droit), et le pire, c’est que c’est drôle, car osé ! S’est-il à un moment posé la question du politiquement correct ? Possible. Mais là où beaucoup se contentent d’effleurer l’incorrect, l’assumant du bout des lèvres, lui met les deux pieds dans le plat, et c’est à mon sens une des grosses qualités de Ted : Seth MacFarlane repousse les limites du trash et les assume. Il se fait plaisir, ça se sent et nous prenons notre pied !

Ted 2 n’est pas aussi surprenant que le premier, forcément, on a compris la blague de l’ours en peluche qui parle, il est toutefois plus trash, moins correct, plus assumé et jouant plus avec les codes actuels. J’ai ri aux éclats bon nombre de fois et je prendrai plaisir à le revoir. Toute façon, vous connaissez mon objectivité avec Ted, quasi nulle. Je suis sûre que si le premier vous avez plu, celui-là aussi.

Sortie en salles le 05 août.

by missbobby
Miss Bobby_Blu-Ray Fast and furious 7

Miss Bobby_Blu-Ray Fast and furious 7Et voilà. Paul Walker a fait chauffé une dernière fois sa Toyota Supra et nous a offert un dernier tour de piste à la hauteur de nos attentes, à en laisser du caoutchouc collé sur le bitume. Ce Fast and Furious 7 s’envole par l’humour, des situations encore plus dingues que l’opus précédent et une grosse couche de mélancolie.

Fast and Furious 7 c’est comme se faire un gros kiff, soit on assume, soit ce n’est pas la peine d’essayer si c’est pour ne pas apprécier à sa juste valeur le délire dans sa globalité. James Wan, habitué à faire des films qui font peur (comme Conjuring, pour ne citer que celui-ci) a su servir du 300% jouissif en barres. Mon seul et unique bémol, c’est qu’il est UN TOUT PETIT PEU moins barré que le sixième qui m’avait laissée pantoise beaucoup plus de fois. Mais je chipote, parce que cela ne m’a pas empêché de sortir des « oh pu**** ». James Wan apporte une réalisation plus léchée, notamment dans les prises de vue sur les combats avec son effet de renversement qui est tout bonnement génial, suivant la courbe engagée par la chute d’un corps, accentuant le côté « waouh » (j’avoue qu’en choix de mots, j’ai fait mieux). Certaines répliques méritent d’être cultes, vous savez, c’est typiquement le genre de phrase qu’on aimerait sortir au mec ou à la nana qui joue avec vos nerfs, et que sur le moment, on ne trouve pas. Faudrait que je les apprenne, pour ne pas être prise au dépourvu.

À part ça, Fast and Furious 7, c’est toujours du bon gros son, un casting qu’on adore retrouver, des voitures à donner une syncope à votre compte en banque et à vous brûler la rétine tant elles sont belles, des fesses et des bikinis dignes d’un clip de rap qui fera baver votre chéri, Dwayne Johnson hilarant, et un superbe hommage à Paul Walker qui vous fera tirer une larme.

J’aimerai que la saga s’arrête-là, car comme le dit si bien Dom (Vin Diesel) : « ça ne sera plus jamais pareil ». Moi j’ai pris un plaisir à peine coupable avec ce septième volet (comme avec les autres, mon objectivité vole en éclats avec les Fast), je pense que vous aussi vous allez prendre votre pied.

Miss Bobby_Fast and furious 7

Bonus :

Une sacrée pelleté de bonus qui vous immergera totalement dans le film, où les cascades et les séquences les plus mémorables sont expliquées, des bonus particulièrement intéressants et impressionnants de par leur contenu. On se rend à quel point tout est vrai.

– Scènes coupées (6 minutes) : 4 scènes.

– À propos de Fast (31 minutes) : Passionnant. James Wan présente face caméra et via une table numérique, la manière dont il a construit son film et ses séquences. Quelle touche il a voulu apporter à la franchise pour se différencier des précédents opus. Ce segment est à mi-chemin entre un making of et un reportage. Les acteurs interviennent pour expliquer eux aussi des scènes ainsi que la perception de leur personnage.

– Retour à la case départ (12 minutes) : Un making of court et très complet regroupant aussi bien l’essence de la franchise que l’arrivée des nouveaux acteurs, leur apport, en finissant par un hommage à Paul Walker.

– Voitures volantes (6 minutes) : Toujours plus gros. Toute la séquence du saut en parachute des voitures expliquée. Impressionnant !

– L’occasion fait le larron (7 minutes) : Encore un autre segment explicatif des cascades, notamment comment faire roules vite les voitures, plus la scène du bus. On se rend compte à quel point cela demande de la précision. Tout est vrai !!

– Saut de tour en tour (7 minutes) : Ne jamais dire non à l’impossible et toujours repousser les limites pour aller plus loin. La réalisation de cette scène monumentale.

– Dans la bagarre :
* Hobbs contre Shaw (3 minutes) : Deux personnalités, deux styles de combat.
* Combat de filles (3 minutes) : Ronda Rousey a beaucoup aidé Michelle Rodriguez. Tout en robe et talons !
* Dom contre Shaw (3 minutes) : Grosse tension sur ce combat.
* Tej entre en action (2 minutes) : Utiliser les capacités de … que l’acteur connaissait.

– Les voitures du film (11 minutes) : Chaque personnage a une voiture qui lui ait dédiée, représentant son caractère. Certains bolides n’étaient même pas terminés pour le film.

– Race Wars (7 minutes) : Une volonté de revenir là où tout a débuté, avec les fans, sur la race wars

– Vidéoclip officiel de « See you again »

– Le making of de Fast & Furious supercharged (9 minutes) : La construction de l’attraction pour le parc Universal Studios. Les acteurs et l’équipe de réalisation de l’attraction expliquent le travail sur celle-ci, mais à aucun moment on peut voir le résultat et on ne comprend pas en quoi elle consistera. Dommage.

Sortie en vidéo le 04 août.

by missbobby
Miss Bobby_Blu-Ray If you love me

Miss Bobby_Blu-Ray If you love meLe sexe, parlons-en. C’est vrai que dans les films on ne parle jamais des travers sexuels du couple, ni des problèmes conjugaux à travers la problématique des relations intimes. Il y a bien 50 nuances de Grey qui a tenté de nous faire aimer le sado-masochisme. Peut-être que cette pratique est trop banalisée pour nous faire sourciller. Pourtant il y a tellement de choses que nous ignorons, par exemple, avec If you love me, j’ai découvert la lacrimophilie ou encore la somnophilie, des pratiques que l’on appelle paraphilie (pratique sexuelle peu traditionnelle) .

Vous allez vous découvrir de nouvelles passions !

À travers l’incompréhension sexuelle du couple, Josh Lawson appuie sur les soucis de communication qui pourrissent les couples, car c’est bien là le réel problème : se sentir assez confiant et libre de parler avec son conjoint afin de faire en sorte d’améliorer les choses, de trouver un terrain d’entente. Le manque de communication engendre les non-dits, alimentent les doutes, les tracas, et c’est comme ça qu’on se retrouve à faire des thérapies de couple/à se séparer/à divorcer, parce qu’on n’aura pas osé parler avec son conjoint et que celui-ci n’aura pas pris le temps de nous écouter. C’est bête.

If you love me met en exergue le manque de communication à travers le prisme de la sexualité, car s’il y a bien un autre sujet délicat qui peut causer des torts, c’est bien l’intimité, un couple qui n’est pas sur la même longueur d’ondes et qui, pareil, ne peut pas en parler, court droit dans le mur. Même si le film se penche sur des pratiques peu communes pour illustrer son propos, il n’en reste pas moins que le sujet est universel.

Si vous êtes en couple, vous serez forcément sensible à ce film particulier, si vous êtes célibataire, vous serez peut-être tenté par la nouveauté ou vous réfléchirez sur vos erreurs passées ou celles qu’il ne faut pas commettre. Prenez If you love me à la légère, comme une comédie d’un certain genre, mais qui fait passer un message sous-jacent assez important.

Bonus :

– Making of (24 minutes)

– Bande-annonce

– En blu-ray

Sortie en vidéo depuis le 22 juillet.

by missbobby
Miss Bobby_DVD_A trois on y va

Miss Bobby_DVD_A trois on y vaJ’ai cherché une belle phrase d’accroche, quelque chose qui rime ou quelque chose de poétique pour démarrer cette critique de ce film qui m’a poignardé le cœur, mais je n’ai pas trouvé. J’ai, je pense, les mots pour vous décrire À trois on y va, mais je n’ai rien pour l’amorcer. Alors tout sortira, peut-être de manière brouillonne, peut-être en désordre.

À trois on y va, le nouveau film de Jérôme Bonnell est un triangle amoureux plus particulier que les autres : un couple se trompe avec la même femme.

C’est une comédie romantico-mélancolique, à la fois douce et terriblement amère, une spirale de passion et d’amour qui aspire, piégeant quiconque s’y aventura, surtout les plus naïfs. Mélodie, celle dont le cœur s’est involontairement immiscé entre ce couple, s’est perdue dans une chimère, la pire de toute : l’espoir que. Un jour, peut-être. Elle est éperdument amoureuse de Charlotte, envisageant tout avec elle et attendant quelque chose qui ne viendra peut-être jamais. Et de l’autre côté, il y a Micha (en couple avec Charlotte donc), qui voit sa copine s’éloigner, cette copine qui a toujours été insaisissable, énigmatique, et qui va lui aussi se tourner vers Mélodie. Micha reste indéniablement accroché à Charlotte, Charlotte ne peut pas se défaire de Micha, et Mélodie bien qu’ayant un cœur assez gros pour accueillir deux personnes, bien qu’elle apporte bonheur et réconfort, bien qu’elle se donne corps et âme, Mélodie souffre et se perd lentement.

C’est difficile de s’abandonner à quelqu’un qui ne s’abandonne pas totalement à vous, de faire des choix, de se défaire d’une vie de couple pas si heureuse, qui ne se raccroche plus à grand chose, mais qui perdure par sécurité et habitudes. C’est difficile d’être fort, de prendre des décisions : rester ou s’éloigner ? Être heureux ou malheureux ? Se séparer ou continuer l’air de rien, gardant ses œillères bien fixées.

C’est à celui qui fera le premier pas vers le changement, qui se sacrifiera, vers une certaine liberté, la liberté et le courage de recommencer ailleurs et de tourner la page. Pour être heureux il faut savoir passer par la souffrance du manque, de la distance, de la rupture, de la nouveauté, de l’inattendu, passer outre la naïveté que tout va bien en apparence et que fuir ne réglera rien.

Jérôme Bonnell signe un film drôle, innocent, sensible, tendre, naïf, parfois enfantin, parfois plein de grâce pour de jeunes adultes qui apprennent l’amour au jeu du hasard. Une réalisation douce et épurée, l’utilisation de gros plans pour accentuer la proximité et l’identification, intégrant complètement le spectateur à l’histoire. Trois acteurs attachants pour trois personnages bien distincts.

Certains se reconnaîtront dans ces sentiments qui explosent, dans ce tiraillement et dans cette souffrance qui gangrène tout.

J’avoue en relisant ma critique que c’est un peu embrouillé, mais elle représente bien la confusion des sentiments.

Bonus :

– Quatuor (court-métrage) (10 minutes) : en noir et blanc et muet, où le bruit de la pellicule qui tourne est omniprésent. Ce court-métrage raconte l’histoire d’un homme qui trompe sa femme sous son nez, pendant qu’un ami couvre le bruit en jouant des instruments. C’est très burlesque, exagéré, façon Chaplin mal exécuté, voire grotesque.

– Bande-annonce

Sortie en vidéo le 05 août.

by missbobby