sausage-party_film_seth rogen

sausage-party_film_seth rogenFaites tourner les serviettes, c’est la fête à la saucisse ! La bande à Seth Rogen (James Franco, Jonah Hill, Michael Cera, Danny McBride, etc.) s’offre un petit cadeau égoïste : tiens, si on faisait un film d’animation entre potes ?! Ah ouais, carrément, ça pourrait être super cool *avec la grosse voix de Seth Rogen*. De là est né de son esprit tordu de trentenaire bien trempé : Sausage Party. Si on connait un peu le bonhomme et ses copains malins, on se doute que le film qui se cache derrière ce titre n’a rien qui s’approche à de la finesse. On s’est planté ? Point du tout ! Quelle surprise !

Dans la même veine que C’est la fin, mais un peu moins que L’interview qui tue !, on retrouve la bonne grosse patte de Rogen, à la fois glamour et délicate. Dire que Sausage Party est tendancieux est un doux euphémisme. On plonge littéralement la tête la première dans le graveleux bien gras. Oubliez le subtil, le « fuck » s’accorde à tous les temps et à toutes les sauces, les sous-entendus sont bien entendus, sans même prendre la peine de faire dans le double sens. On y va cash et on assume jusqu’au bout… ou jusqu’au fond, c’est selon !

Positionné comme une comédie, Sausage Party a du mal à décrocher des rires, nous tirant parfois quelques sourires, mais rien de plus. Si, souvent des « rrrrroooo » et des « ah quand même, ils ont osé ». Ils ont tout osé : tout le monde y passe et il y en aura pour tout le monde et pour tous les goûts ! Même s’il est d’animation, le film est une vaste blague entre potes qui, sous couvert d’un dessin-animé, se sont éclatés à faire une « œuvre » pseudo débile (je rappelle quand même qu’on suit une saucisse et un pain à hot dog), où ils ont pu dire ouvertement plein de gros mots et plein de trucs à connotation pornographique (j’allais dire sexuelle, mais ce n’est pas assez). Et je ne vous parle même pas de la fin qui est un feu d’artifice complètement délirant et sans retenue (si toutefois il y avait de la retenue) !

Le film est interdit au moins de 12 ans, vu le langage, je serais montée à moins de 16 ans ! Évidemment, on évite de le montrer aux enfants hein !

Sortie en salles le 30 Novembre 2016.

http://www.imdb.com/title/tt1700841/?ref_=nv_sr_1

Miss Bobby_BR_The Interview

Miss Bobby_The Interview

À l’occasion de la sortie en vidéo de The Interview disponible en DVD, Blu-ray et VOD le 3 juin chez Sony Pictures Home Entertainment, je vous propose, devinez quoi ?! Un nouveau concours ! Bingo !

Synopsis

Un animateur de talk show et son producteur se retrouvent impliqués dans un complot meurtrier à l’échelle internationale.

Du coup, je vous propose de gagner :

1 DVD

Miss Bobby_DVD_The Interview

2 Blu-Ray

Miss Bobby_BR_The Interview

Il vous suffit de répondre aux questions qui suivent en vous aidant de la bande-annonce. Vous avez jusqu’au 16 juin pour participer.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

Doublez vos chances en rejoignant :

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Le compte Twitter : https://twitter.com/MissBobbyD

Ce jeu concours est maintenant terminé.

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by missbobby
Miss BobbyEvery thing will be fine

Miss BobbyEvery thing will be fineToute chose ira bien, oui, sauf pour le spectateur. En gros, le film s’étale sur 2h pour nous expliquer qu’à n’importe quel moment de la vie, nous aurons beau avoir des coups durs, à 30 ou à 40 ans, tout finira par s’arranger. Sur le papier, le thème est plutôt intéressant, à l’écran, en revanche l’idée s’envole, quelque part entre l’ennui, le manque d’émotions et le manque d’intérêt. Il y avait définitivement matière à travailler ce sujet différemment, mais Every Thing will be fine se perd en micros séquences inutiles (en longues aussi), où l’on passe notre temps à comprendre le but et les choix du réalisateur.

Choix étonnant, pas inintéressant, l’utilisation de la 3D dans un film qui à priori ne s’y prête pas. Probablement caprice artistique ou volonté de Wim Wenders de jouer avec un concept qui lui échappait. Narrativement parlant, nous sommes d’accord qu’elle ne sert strictement à rien (comme souvent), visuellement, il a accordé de l’attention sur la profondeur de champ et les plans, une réussite qui s’illustre surtout au début du film et qui fini par disparaître, oubliant même que le film est en 3D.

Le choix de James Franco. Autant il aime s’illustrer dans des œuvres indépendantes, avec plus ou moins de succès, encore plus qu’il a un capital sympathie indéniable et un certain talent (ou un talent certain), sauf que la mono expression à mi-chemin entre « ma beuh est super bonne au point que je ne peux ouvrir mes yeux qu’à 40% » et « deux mois que je me paie des insomnies », c’est irritant, et on a envie de le secouer ou de lui mettre une gifle.

L’histoire en elle-même est découpée en… bah en je ne sais pas trop quoi en fait. Succession de séquences longues où le propos n’est jamais clair, ne sachant pas où le film veut en venir, enchaînant les moments de vie, comme si on filmait votre quotidien, sauf que cela n’apporte rien à la narration. S’ajoute à cela des saynètes de quelques secondes à la Terrence Malik, contemplatives montrant des personnages continuant leur vie. Ok. Que doit-on comprendre ? Pendant que certains mènent leur vie tranquillement, ou qu’ils arrivent à surmonter un drame, ou que les difficultés s’enchaînent, la vie continue – ailleurs ?! Je vous avouerai que ce n’est absolument pas pertinent au visionnage, au point que l’idée vient seulement de surgir de mon esprit en écrivant ces lignes. Sur le coup, ce sont des apartés qui ne servent à rien et qui, encore, ne font rien avancer.

Enfin, les émotions. On est en droit d’attendre un torrent de larmes, voir une forte empathie pour les personnages lorsque le pire intervient, on veut avoir le cœur serré, se retenir de pleurer, parce que bon sang, c’est dur quoi ce qui leur arrive. Eh bien non ! La dureté de la vie coule sur nous telle la pluie sur un imperméable, et ça nous passe au-dessus royalement.

Every thing will be fine s’engage à retranscrire le quotidien dans son ennui et sa monotonie la plus totale, c’est réussi, imposant parfois des situations dramatiques complètement inutiles pour insuffler un dynamisme au récit qui aurait pu être apporter autrement. Le film image maladroitement les émotions et nous laisse insensible à un scénario qui devrait pourtant tous nous toucher, puisqu’il évoque tout simplement les cycles d’une vie.

Sortie en salles le 22 avril.

by missbobby
Miss Bobby_DVD_Palo Alto

Miss Bobby_DVD_Palo AltoDans la famille Coppola, je voudrais Gia, jeune réalisatrice de 27 ans, nièce de Sofia et qui signe avec Palo Alto son premier film. Il faut savoir que Palo Alto est à la base un recueil d’histoires écrites par James Franco inspirées des personnes qu’il a croisées lorsqu’il était encore au lycée, voulant montrer à quel point certains adolescents peuvent être dingues parfois. La folie n’a pas d’âge, puisque le film s’adapte très bien aux temps modernes.

Palo Alto vogue sur le cinéma de Sofia Coppola (que je n’aime pas, j’ai beau essayé et à chaque fois je m’ennuie), en un peu mieux. Il ne réinvente pas non plus le genre : des ados, des conneries, des mal-êtres, le tout filmé de manière contemplative, à la limite de ce qu’un hipster ferait s’il se mettait au cinéma, vous savez, filmer les comportements et les situations « marquantes », à part qu’il n’y a pas de caméra au poing et qu’elle n’utilise pas des filtres Instagram pour donner un côté « c’est trop bien d’être entre potes, prenons des photos rétro, car nous sommes beaux ». Ici la solitude – malgré les copains – ressort du propos, ils ne sont pas forcément beaux, mais une chose est sûre, c’est qu’ils sont tous paumés (vous me direz, un adolescent pas paumé, c’est louche) : les questionnements oscillent entre la quête identitaire, la définition de l’amour, le sexe vendu comme un produit bon marché et finalement, cette mélancolie jamais bien loin.

Palo Alto ne révolutionne rien que ce soit dans le fond ou dans la forme, il confirme que, oui, être un adolescent c’est chiant, compliqué, ingrat et que ce n’est pas du tout une période glorieuse.

Bonus :

– Making of de 30 minutes sur le choix du casting, la collaboration entre James Franco (aussi co-producteur et acteur) et Gia Coppola, notamment sur la difficulté de trouver un financement (même si on est petite-fille de). La mise à contribution de la famille et des contacts de l’entourage pour construire le casting, ainsi que les décors.

– Bande-annonce

Sortie en vidéo le 02 janvier.

Miss Bobby_C'est_la fin

Miss Bobby_C'est_la finC’est la fin est un joyeux foutoir réunissant une bande de potes comme on aimerait en avoir dans la vraie vie, ceux qui sont super cool. Maître mot du film : on se fait plaisir ! Et ça se ressent : ça parle de fin du monde, on invite des copains acteurs qui n’ont pas peur de casser leur image (je pense à Channing Tatum qui a eu tout mon respect grâce à sa scène mémorable). Mélange complètement déluré entre comédie, action et horreur, servi par un casting aux oignons : Seth Rogen, Jonah Hill, James Franco, Danny McBride, Jay Baruchel et Craig Robinson (et plein de guests).

En ce qui concerne les bonus du DVD :

– Commentaires de Seth Rogen et Evan Goldberg

– Filmer ses amis (la difficulté et à la fois le plaisir de travailler avec ses potes, l’improvisation, garder une certaine discipline tout en restant cool)

– C’est le marketing

     – Le bêtisier du marketing

     – Aziz hante Craig

     – Les confessions de James et Danny

     – La confession de Jonah

     – Les confessions de Seth et Jay

     – L’équipe

     – Première bande-annonce

Sortie dans les bacs le 19 février.