Joyeux bordel_film

Noël, Joyeux NoëlJoyeux bordel_film ! Avec Joyeux Bordel, on est loin de l’ambiance de La Compagnie Créole, mais plutôt dans le pseudo déglingo. Le film est présenté comme le nouveau Projet X, la grosse teuf de fin d’année qui vire au grand n’importe quoi et où tout le monde se retrouve à poils. Il y a de l’idée, certes, mais on n’en est pas à cramer des arbres dans la rue !

Joyeux Bordel c’est la fête de fin d’année au bureau qui va partir en sucette, ça, c’est ce qu’on nous vend sur le papier. En vrai, c’est effectivement une grosse fête, qui part en sucette, non, avec de « l’action » autour. Ouais, pour la fête au village, il faudra repasser ! Grossomodo, Joyeux Bordel est censé être une comédie, je dis bien censé, car dans le fond elle n’a rien de drôle. Quelques sourires éparses sur des phrases un peu trop osées, mais pas de quoi se décoller la mâchoire. À part une comédie et une teuf ratées, qu’est-ce qu’on a d’autre ? Eh bien un semblant d’enjeux à la noix : le mec à impressionner pour sauver la boîte versus le mec qu’il faut retrouver parce que c’est le personnage principal. D’accord, mais encore ? Bah c’est tout ! Il y a des objets lourds jetés par les fenêtres, comme toute bonne fête qui se respecte, casser des trucs, mettre le feu quelque part et avoir des gens trop alcoolisés. Vous ajoutez à cela Jennifer Aniston en patronne pas commode du tout et vous obtiendrez Joyeux Bordel, un film qui ne porte pas bien son titre, qui ne cache pas une once de fun, qui vient caresser du bout des doigts Projet X et qui pense être le film de fin d’année qui va tout envoyer… Alors que pas du tout !

En bref, rien de joyeux dans tout ce bordel !

Sortie en salles le 21 Décembre 2016.

http://www.imdb.com/title/tt1711525/?ref_=fn_al_tt_2

Miss Bobby_DVD_This is where I leave you

Miss Bobby_DVD_This is where I leave youThis is where I leave you n’a pas profité d’une sortie en salles, ce qui est dommage, car pour un film porté sur la famille, avec une tendance à la discussion ainsi qu’à la remise en cause, je l’ai trouvé intéressant.

C’est typiquement le genre de film qui ne fait pas d’éclat, mais où certains y trouveront leur compte (comme moi). Une fratrie de quatre membres et leur mère doivent se retrouver ensemble durant sept jours pour commémorer la mort du père, une occasion de se revoir, de se disputer, de faire le point.

This is where I leave you est sans prétention, se focalisant uniquement sur les personnages et leurs relations. Les acteurs ont été relativement bien choisi, apportant une cohérence familiale et dégageant réellement quelque chose à l’écran, sorte de fluidité. J’avoue que ceux qui sont célibataires auront du mal à s’identifier, mais ceux en couple, qui ont des problèmes pourront y trouver leur compte.

Bonus :

– Un petit supplément entièrement consacré au personnage Rabbin Charles Grodner et de son hilarant interprète Ben Schwartz.

Sortie en vidéo depuis le 27 mai.

by missbobby
Miss Bobby_Comment tuer son boss 2

Miss Bobby_Comment tuer son boss 2Honnêtement les gars, on aurait pu s’arrêter au premier, ce n’était pas du tout nécessaire d’en rajouter une couche, qui plus est, moins bonne que le premier. Non, vraiment, j’insiste.

Bon, eh bien, on prend les mêmes et on recommence, un cran en-dessous (de la ceinture). Sauf qu’au lieu de vouloir tuer leur patron respectif, ils optent pour le kidnap(p)ing, malheureusement, ils ne sont pas devenus intelligents entre temps et ça en devient agaçant, d’autant que sur le trio, il n’y en a qu’un qui porte le cerveau (personne ne porte la culotte). Alors lui est fatigué d’écouter le niveau spectaculaire de stupidité de ses potes, mais imaginez le spectateur ! Si on n’aime pas l’humour qui frôle les pâquerettes, on est définitivement mal barré. Ce qui fut mon cas. Il y a des blagounettes marrantes, je le conçois, mais la voix aiguë de Charlie Day me tapait tout le temps sur le système (entre la sienne et celle de Jay Baruchel, mon cœur balance), surtout qu’il a un débit rapide et il parle tout le temps. Comment tuer Charlie Day ? Par pitié, faites-le taire ! Ce qui m’embête, c’est que j’ai un capital sympathie pour Jason Bateman et Jason Sudeikis, et j’aimerais bien les voir dans un autre registre que la comédie pour ados retardés de 40 ans.

À défaut du trio, les points forts du film sont à mon sens Jennifer Aniston qui est méga sexy (et qui dit un nombre incalculable de choses que seuls les sites pornos peuvent se permettre), Kevin Spacey : si Frank Underwood (son personnage dans House of Cards) se retrouvait en taule et devenait un homme moins respectable, je pense qu’on obtiendrait son personnage dans ce film. Un régal. Chris Pine… J’avoue que lorsque cette gueule d’ange s’essaie à l’autodérision assumée (comme dans Into the Woods, j’y reviendrai dans ma future critique), voire au débile, il me fait rire, justement car il casse cette image très lisse et ce côté très propret collés à son visage de minet. Enfin, Christoph Waltz, je pense qu’il pourrait lire le bottin que ça me suffirait.

En gros, vous êtes amateur d’humour un peu trop lourd, des voix haut perché, de la débilité profonde (on reste loin de Dumb et Dumber De quand même) et de certaines figures du cinéma qui ne se prennent pas au sérieux ? Alors Comment tuer son boss 2 est fait pour vous. Disons que si vos fêtes de fin d’année sont moroses, le film fera l’affaire.

Sortie en salles le 24 décembre.