Le Grinch

Le Grinch

Le petit bonhomme vert va nous envahir !

Avant l’arrivée dans toutes les bonnes chaumières du gros bonhomme rouge, le maigrichon Grinch, vert et tout doux va d’abord débarquer en salle histoire de réveiller votre esprit de Noël enfoui sous le réchauffement climatique, sous la disparition massive de la faune (et de la flore), des trumperies, des gilets jaunes et autres joyeusetés dont on nous bourre le crâne en ce moment.

On ne finit pas l’année sans un petit dessin-animé (et sans un Star Wars, ce qui n’est pas plus mal) et c’est non pas Disney qui s’y colle, mais Universal avec l’abominable Grinch. Quelle saloperie !

C’est mignon tout plein. Vous arrivez dans l’univers coloré des Chous (déjà, quand on s’appelle comme ça, on démarre avec un gros bonus sympathie), où Noël est une affaire sérieuse. J’avoue, moi qui ai un peu perdu foi en cette fête, ça m’a redonné envie de m’y mettre, mais pas dans la demi-mesure.

Sinon, on connaît tous plus ou moins l’histoire du Grinch même s’il ne fait pas partie de notre culture : un Chou vert, sans cœur, froid et grincheux, dont l’objectif est de voler Noël. On sait très bien où l’on met les pieds et où on va (c’est un dessin-animé, ne l’oublions pas). C’est drôle, pas au point de rire aux éclats (SAUF aux apparitions du bouquetin, on m’a perdue !), c’est beau toute cette magie de Noël, c’est divertissant, je voudrais un chien comme Max aussi.

Le Grinch ne fera pas partie de ces films d’animation inoubliables, néanmoins, il aura le mérite de nous faire passer un bon moment en famille en cette fin 2018 peu glorieuse.

Sortie en salles le 28 Novembre 2018.

by missbobby
Miss Bobby_Astérix DDD_DVD

Miss Bobby_Astérix DDD_DVDSi vous ne connaissez pas cet album d’Astérix, pas de panique… Moi non plus. Heureusement qu’Alexandre Astier a décidé de dépoussiérer ce tome oublié d’Uderzo et Goscinny. Si vous n’avez pas vu la bande-annonce, ni entendu parler du film, sachez qu’il s’agit bien d’un film d’animation et non d’un film en prises de vue réelles. Rendons à César ce qui lui appartient (pour la blague, c’est fait).

Première chose : Astérix le domaine des Dieux est en images de synthèse. Ça peut paraître rebutant à première vue (j’étais la première sceptique), mais en fait, quand on se rend compte que l’univers d’Astérix est bien présent, on s’habitue à l’effet 3D. D’ailleurs, je n’ai pas eu l’occasion de le voir avec des lunettes 3D, cependant, on voit clairement en 2D qu’il y a eu du travail sur certains effets et sur la profondeur de champ pour optimiser la 3D. Donc l’image de synthèse approuvée pour une série de dessins animés en dessins traditionnels très ancrée dans le patrimoine français. J’aime beaucoup l’effet de texture. Le tissu du pantalon d’Obélix en est un très bon exemple.

Deuxième chose : Alexandre Astier y a mis de sa touche personnelle si spécifique, en grande partie dans les dialogues, les références (King Kong, Le Seigneur des anneaux, voire même dans la politique. Amusez-vous à les repérer) et en ajustant le scénario (en collaboration avec Louis Clichy) pour lui donner une dimension plus cinématographique, plus soutenue. Les gags sont parfois prévisibles, mais n’en restent pas moins jouissifs. Il aurait pu d’ailleurs pousser le bouchon un peu plus loin (Maurice – Double réf.) dans l’humour, élément majeur et attendu avec Asterix et Astier. On ne va pas lui en vouloir, il y a tout de même des perles qui me font mourir de rire (même après un second visionnage).

Troisième chose : LE casting. Particulièrement travaillé et bien choisi. Déjà, pour les amateurs du dessin animé originel, sachez que Roger Carel a accepté de sortir de sa retraite pour reprendre le doublage d’Astérix ! Et ça, c’est tout bonnement génial : ça donne un petit côté nostalgique, tout en faisant un lien avec les vieux dessins animés. Toute façon, je ne vois pas qui d’autre pourrait faire Astérix à part Roger Carel. C’est un monument. L’idée de génie, qui vaudrait un dessin animé rien qu’à lui seul, c’est Duplicatha (l’esclave) et la voix qui lui est associée : Laurent Lafitte. Comment vous dire ? Le personnage, la voix, le langage et la diction, du pur bonheur en boîte ! Duplicatha se suffit à lui-même pour le comique. Rien que d’y penser, j’en ri toute seule. Florence Foresti sied à merveille à Bonemine, Astier joue très bien son rôle de centurion, Elie Semoun est parfait en légionnaire casse-pieds, Lorànt Deutsch s’habille très bien de l’architecte Anglaigus, clin d’oeil à Alain Chabat en lui accordant le doublage du sénateur Prospectus, etc, etc. Des voix qui nous sont toutes familières et que l’on prend plaisir à reconnaître.

En définitive, Astérix – Le domaine des Dieux est un mélange de traditionnel par l’histoire, l’univers d’Uderzo et Goscinny, et de contemporain avec la touche d’Alexandre Astier. Si on n’avait qu’une chose à demander : à quand une adaptation rajeunie des 12 travaux d’Astérix, à mon sens le meilleur album et le meilleur dessin animé des aventures d’Astérix ? Allez-y je suis incollable dessus.

Miss Bobby_Asterix DDD_DVD

Bonus :

– Interview Alexandre Astier et Louis Clichy (16 minutes) : La naissance du projet, volonté de créer un film en 3D à la base. Pourquoi le choix s’est orienté sur Le domaine des dieux ? Comment adapte-t-on une bande-dessinée autant ancrée dans le patrimoine, notamment en appuyant le travail sur les dialogues et les enjeux. Qu’est-ce qui a été ajouté par rapport aux dessins de base (texturisation par exemple) ? Comment gérer un aussi gros budget ? L’équipe a dû faire des choix, car chaque prise de position graphique a un coût. Cette partie des suppléments développe vraiment l’envergure du projet dans le paysage français, se rapprochant beaucoup plus des méthodes américaines.

– Astérix le domaine des dieux : Les voix (6 minutes) : quelques images sur l’enregistrement des voix et la manière de travailler plutôt inhabituelle.

– Scènes coupées (8 minutes) : 4 scènes,  dont 2 alternatives non terminées, façon croquis – storyboard.

– Bande-annonce

– Teaser

Sortie en vidéo le 31 mars.

by missbobby
Miss Bobby_Blu-Ray_Elle l'adore

Miss Bobby_Blu-Ray_Elle l'adoreJusqu’où seriez-vous prêt à aller par fascination et adulation ? C’est la question à laquelle répond Elle l’adore, premier film de Jeanne Herry, fille de.

Pour les fans absolus, et même les moins fans, il y a toujours un moment où on peut se demander ce qu’on pourrait faire par « amour » pour notre idole. Je laisse de côté se marier et avoir des enfants (ça, ça me paraît logique), mais si les choses devaient se compliquer ? Comme Vincent Lacroix, grand chanteur français qui va faire appel à Muriel, sa plus grande fan, pour l’aider à se débarrasser d’un cadavre. Jeanne Herry a réussi avec Elle l’adore à créer une empathie entre le spectateur et son personnage féminin, car c’est bien elle le centre de cette histoire. Imaginez, Johnny se pointe chez vous un soir pour vous demander un service très délicat (je vous rassure, Jonnie n’a tué personne) ? Vous l’aideriez, espérant avoir la reconnaissance éternelle, forçant son admiration (inversement des rôles) ou vous n’en feriez rien, laissant passer votre chance d’intégrer une bonne fois pour toute la vie de l’idole des jeunes ? Bah oui, vous feriez comme Muriel, vous diriez oui, pensant mettre les deux pieds dans la vie de celui qui tapisse vos murs, au lieu de cela, vous mettriez vos deux pieds dans les ennuis.

Elle l’adore arrive à faire évoluer ses personnages et à renverser la vapeur, les qualités devenant des défauts, les défauts se transformant en atout, le chanteur descend de son piédestal, passant du rang d’icone à celui de simple mortel. La chute est rude. Sandrine Kiberlain aveuglée par la fascination, l’illusion, la naïveté incarne une fan dévouée et désespérément sous le charme. Laurent Lafitte s’installe confortablement dans son rôle de chanteur sûr de lui, parfois odieux, donnant parfaitement le change face à la police et à son public en revêtant un masque à la fois d’hypocrite, de mythomane et d’innocent. Un drame intelligent, construit avec finesse, où chacun finira par exposer sa part de faiblesse (même les très bons personnages secondaires incarnés par Pascal Demolon et Olivia Côte).

Bonus :

– Making of

– Bêtisier

– Commentaire audio

– Teaser

Sortie en vidéo le 03 février.

by missbobby
Miss Bobby_Papa ou maman

Miss Bobby_Papa ou mamanSi tu as vu la bande-annonce de Papa ou maman et que tu doutes, que tu te dis que c’est une comédie française qui paraît débile, qui dévoile tout dans sa bande-annonce et que ça a l’air naze, je t’arrête tout de suite : TU TE PLANTES LAMENTABLEMENT (carrément !). Laisse-moi t’expliquer pourquoi :

1. Le duo Foïs – Lafitte. Comment t’expliquer que tu vas te pisser dessus du début à la fin avec ce duo d’acteurs qui assume à la fois le trash, tout en repoussant les limites de l’acceptable ?!

2. Le scénario. Fallait y penser quand même : chacun voulant mener sa petite vie et faire son bonhomme de chemin, faut bien que l’un des deux gère les enfants. Et quitte à ce que ça soit la guerre, autant y aller franco ! Qui arrivera à se débarrasser de la garde des enfants ?

3. L’écriture. Tu prends Ted, tu y ajoutes une histoire peu probable de parents qui divorcent et qui font tout leur possible pour refiler la garde des enfants à l’autre. Tu secoues bien et tu obtiens des séquences absolument exquises de drôlerie, de finesse (enfin je me comprends) dans les vannes, de trashouille délectable, de simplicité aussi fortes que des « patounettes » (mettant ces parents au même niveau que le spectateur. Avouez qu’il vous arrive de sortir des expressions ringardes vous aussi ?!).

4. La réalisation. Super dynamique, enchaînant les gags (qui sont particulièrement nombreux, repoussant crescendo la limite), laissant peu de répit au public. Moi, ça me va très bien. Et tu verras, on en redemande, en fait, on est aussi vicieux que ces parents frappés du ciboulot. Ah si ! Car je ne sais pas qui sont les pires : eux qui pourrissent la vie de leurs enfants ou nous qui sommes à deux doigts de les encourager dans leur bêtise !

Si je résume bien  : si tu ne ressors pas de Papa ou maman en ayant eu les larmes aux yeux à force de rire et en ayant garder en tête des expressions et des vannes, franchement… je te propose le divorce !

J’ajoute au passage que nous avons eu la chance d’avoir la présence de l’équipe (Marina Foïs, Laurent Lafitte et Martin Bourboulon, le réalisateur) qui a pris le temps de répondre à nos questions. Ce moment fut tout aussi hilarant que le film. Comme quoi le duo marche aussi très bien dans le réel (en même temps, ils se connaissent depuis longtemps), nous offrant un florilège de vannes à chaque réponse. Nous avons appris au passage que la part belle a été faite à l’improvisation et que chacun a assumé pleinement les séquences, poussant le vice assez loin, rabattant le caquet à d’éventuels rabat-joie qui pourraient dire que le film est absurde. Justement, il ne l’est pas du tout, car tout est assumé jusqu’au bout, passant parfois dans la caricature (la bonne hein, pas la mauvaise) et ça c’est formidable.

Miss Bobby_Papa ou maman

J’avais oublié mon appareil photo.

Sortie en salles le 04 février.

by missbobby
Miss Bobby_Astérix - Le domaine des Dieux

Miss Bobby_Astérix - Le domaine des DieuxSi vous ne connaissez pas cet album d’Astérix, pas de panique… Moi non plus. Heureusement qu’Alexandre Astier a décidé de dépoussiérer ce tome oublié d’Uderzo et Goscinny. Si vous n’avez pas vu la bande-annonce, ni entendu parler du film, sachez qu’il s’agit bien d’un film d’animation et non d’un film en prises de vue réelles. Rendons à César ce qui lui appartient (pour la blague, c’est fait).

Première chose : Astérix le domaine des Dieux est en images de synthèse. Ça peut paraître rebutant à première vue (j’étais la première sceptique quand j’ai vu les premières images en début d’année), mais en fait, quand on se rend compte que l’univers d’Astérix est bien présent, on s’habitue à l’effet 3D. D’ailleurs, je n’ai pas eu l’occasion de le voir avec des lunettes 3D, cependant, on voit clairement en 2D qu’il y a eu du travail sur certains effets et sur la profondeur de champ pour optimiser la 3D. Vous me direz ! Donc l’image de synthèse approuvée pour une série de dessins animés en dessins traditionnels très ancrée dans le patrimoine français. J’aime beaucoup l’effet de texture. Le tissu du pantalon d’Obélix en est un très bon exemple.

Deuxième chose : Alexandre Astier y a mis de sa touche personnelle si spécifique, en grande partie dans les dialogues, les références (King Kong, Le Seigneur des anneaux, voire même dans la politique. Amusez-vous à les repérer) et en ajustant le scénario (en collaboration avec Louis Clichy) pour lui donner une dimension plus cinématographique, plus soutenue. Les gags sont parfois prévisibles, mais n’en restent pas moins jouissifs. Il aurait pu d’ailleurs pousser le bouchon un peu plus loin (Maurice – Double réf.) dans l’humour, élément majeur et attendu avec Asterix et Astier. On ne va pas lui en vouloir, il y a tout de même des perles qui me font mourir de rire (même après un second visionnage).

Troisième chose : LE casting. Particulièrement travaillé et bien choisi. Déjà, pour les amateurs du dessin animé originel, sachez que Roger Carel a accepté de sortir de sa retraite pour reprendre le doublage d’Astérix ! Et ça, c’est tout bonnement génial : ça donne un petit côté nostalgique, tout en faisant un lien avec les vieux dessins animés. Toute façon, je ne vois pas qui d’autre pourrait faire Astérix à part Roger Carel. C’est un monument. L’idée de génie, qui vaudrait un dessin animé rien qu’à lui seul, c’est Duplicatha (l’esclave) et la voix qui lui est associée : Laurent Lafitte. Comment vous dire ? Le personnage, la voix, le langage et la diction, du pur bonheur en boîte ! Duplicatha se suffit à lui-même pour le comique. Rien que d’y penser, j’en ri toute seule. Florence Foresti sied à merveille à Bonemine, Astier joue très bien son rôle de centurion, Elie Semoun est parfait en légionnaire casse-pieds, Lorànt Deutsch s’habille très bien de l’architecte Anglaigus, clin d’oeil à Alain Chabat en lui accordant le doublage du sénateur Prospectus, etc, etc. Des voix qui nous sont toutes familières et que l’on prend plaisir à reconnaître.

En définitive, Astérix – Le domaine des Dieux est un mélange de traditionnel par l’histoire, l’univers d’Uderzo et Goscinny, et de contemporain avec la touche d’Alexandre Astier. Si on n’avait qu’une chose à demander : à quand une adaptation rajeunie des 12 travaux d’Astérix, à mon sens le meilleur album et le meilleur dessin animé des aventures d’Astérix ? Allez-y je suis incollable dessus.

Sortie en salles le 26 novembre.

Miss Bobby_Blu-Ray Duo_d'escrocs

Miss Bobby_Blu-Ray Duo_d'escrocsDuo d’escrocs, le film du dimanche soir, voire après-midi, qui laisse le cerveau se reposer, qui laisse d’ailleurs tout se reposer. On est tenté de regarder, parce que bon, Pierce Brosnan et Emma Thompson, deux figures très sympathiques du cinéma et puis, personnellement, j’adore l’accent anglais de Thompson (et ses frasques aussi). Seulement voilà, même pour un film du dimanche après-midi, on aurait pu s’attendre à de l’humour bien plus travaillé au lieu d’une succession de clichés !

Duo d’escrocs n’est pas un film qui vous marquera. Même moi qui viens de le voir, j’ai du mal à orienter ma réflexion, tout simplement parce que le film ne m’a pas inspirée. C’est vraiment banal, un couple de divorcés proche de la retraite qui va mettre leurs dissonances de côté afin de s’improviser petits escrocs aux grands cœur. Un scénario qui tient sur un post-it, des séquences vues et revues partant vers la niaiserie.

Egalement au casting, Louise Bourgoin et Laurent Lafitte qui entrent eux aussi dans la case cliché. On se demande d’ailleurs ce que Lafitte a été faire là-dedans quand on le sait capable de travailler sur des rôles bien plus pointus.

Vous l’aurez compris, il y a certes pire dans les films dits « repose cerveau », mais on était en droit d’en attendre un peu plus avec Emma Thompson et Pierce Brosnan à l’affiche. À ce propos, l’image de Brosnan en prend un coup (surtout si vous avez vu The November Man) : rhumatismes, trouillard, peur du vertige, en pré-retraite. Mouais. Qu’il n’aille pas tomber trop souvent dans ce genre de rôle (même si l’âge aidant).

Bonus :

– Making of

– Bande-annonce

Les bonus sont assez maigres pour une version Blu-Ray. Déception.

Sortie en vidéo le 12 novembre