Le grand bain

Grand plongeon réussi !

Le grand bainGilles Lellouche a sorti son plus beau maillot pour faire un très beau plongeon dans Le Grand Bain. Et quel plongeon ! 9/10 ! Très belle performance, très belle réalisation, une entrée dans l’eau fine et sans éclaboussures. Du sport de haut niveau.

L’acteur n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’il avait co-réalisé Narco avec Tristan Aurouet et avait participé à la réalisation d’un sketch des Infidèles. Mais là, c’est tout seul comme un grand qu’il s’est jeté à l’eau.  Je ne sais pas s’il faut lui dire merci ou chapeau, je propose les deux, pas de jaloux.

Le Grand Bain est l’histoire d’un groupe d’hommes qui font de la natation synchronisée et qui décide un jour de participer au championnat. Dit comme ça, cela peut paraître ridicule. Sauf que pas du tout. On suit ces hommes lambda, ces hommes cassés, fêlés, fatigués, dépressifs, voire un peu ratés, ces hommes qui sont passés à côté de leurs rêves et qui se sont perdus. Ces hommes qui vont trouver un refuge dans la natation synchronisée, en laissant de côté les préjugés sur la connotation très féminine de ce sport. On les a tous croisés ces hommes : ceux profondément blessés, terriblement sensibles, qui sous leur caractère bien trempé imprégné dans leur carapace se cache des hommes tous doux. Et Lellouche expose une très belle palette : Benoit Poelvoorde et son argent, Philippe Katerine grandiloquent d’excentricité et de douceur, Guillaume Canet chef d’entreprise, Jean-Hugues Anglade qui aurait voulu être un grand artiste, Mathieu Almaric bourré aux cocktails médicamenteux. Petit reproche : ne pas avoir plus développé les histoires de Felix Moati ainsi que d’Alban Ivanov et avoir relégué l’acteur Thamilchelvan Balasingham à un simple gag redondant pas utile.

Le reste, c’est du pur bonheur. Le Grand Bain n’est pas qu’une ode à l’homme éraflé, c’est aussi une belle exposition de femmes toutes aussi blessées par la vie, magistralement interprétées par Virginie Efira (j’aime toujours ce qu’elle dégage à l’écran) et Leïla Bekhti qui joue un rôle complètement à contre-emploi particulièrement drôle.

Gille Lellouche donne à son Grand Bain une piscine d’humour qui cache en sa profondeur beaucoup de sensibilité, sorte de petite chose fragile et forte à la fois. C’est aussi une réalisation travaillée et une très belle photographie. Il y a une vraie recherche de plans, pas prétentieux pour un sou.

Un grand oui, un grand film, une grande réussite.

Sortie en salles le 24 Octobre 2018.

by missbobby
BR_Nous trois ou rien film Kheiron

BR_Nous trois ou rien film KheironVous vous souvenez du meilleur pote de Kyan Khojandi dans Bref ? Le mec pervers ? Kheiron. Celui-là même qui fait de la scène et qui balance des bonnes grosses vannes au public (comme pas mal d’humoristes). Ça y est, vous l’avez replacé ? Bon, eh bien préparez-vous à être soufflé, le comique s’est mis à la réalisation avec son premier film Nous trois ou rien et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on ne l’attend absolument pas là ! Oubliez le mec décrit plus haut et attendez-vous à être surpris !

Kheiron a décidé d’exposer sur grand écran la vie de ses parents en interprétant en prime le rôle de son père. Dis comme ça, vos premiers préjugés vont s’orienter sur un comique qui réalise son premier film, il y a de fortes chances que ça soit une comédie populaire, écrite et filmée avec les pieds. Sauf qu’un public en partie de blogueurs n’offre pas une standing ovation à n’importe qui, de même que le public lors des avant-premières.

Et qu’est-ce qui raconte ce film alors ?

D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

Nous trois ou rien est un jeu d’équilibriste d’une grande finesse entre un humour très travaillé qui vous tire des fous rires avec une facilité déconcertante, une tendresse inouïe portée par un regard fort sur la famille, l’amour, qu’il soit fraternel ou via le couple formé par Hibat et Fereshteh, toujours plein de sincérité et de pudeur. Ou encore un torrent d’émotions par la réalité de la situation, le combat politique, les actions menées. Le film vous soulève d’allégresse par la cocasserie d’une famille nombreuse, les vannes que peuvent s’envoyer les frangins, cette cohésion familiale (aussi développée par les parents de Fereshteh) et puis votre cœur se serrera sur la dureté et la froideur des autorités emmenées par un gouvernement dictatorial.

Kheiron ne s’est pas contenté de retranscrire une histoire vraie, il a su conter celle de ses parents via les yeux d’un fils admiratif et d’un cinéaste professionnel, ne tombant jamais dans la facilité, s’octroyant des légèretés en faisant « travailler les copains » pour mieux tourner au ridicule le gouvernement en fonction à l’époque.

On ne peut que féliciter le résultat, traiter d’un sujet grave et fort, avec humilité, humour, dans un premier film, j’ai juste envie de dire : chapeau !

Bonus :

  • Bande-annonce
  • Module réactions

On aurait voulu, sur un si joli film, avoir beaucoup plus de bonus que les réactions du public et des blogueurs à la sortie des salles.

Sortie en vidéo le 09 Mars 2016.

by missbobby
Nous trois ou rien film Kheiron

Nous trois ou rien film KheironEn partenariat avec Gaumont, je vous propose un concours pour vous donner l’occasion d’aller découvrir la pépite de Kheiron : Nous trois ou rien. Si vous hésitez, jetez un œil à ma critique de Nous trois ou rien.

Synopsis

D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

Je mets en jeu 3×2 places à gagner pour Nous trois ou rien en répondant aux questions qui suivent. Vous avez jusqu’au 07 novembre pour participer.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

Doublez vos chances en rejoignant :

La page Facebook : https://www.facebook.com/MissBobbyD

Le compte Twitter : https://twitter.com/MissBobbyD

Ce jeu concours est maintenant terminé.

by missbobby
Nous trois ou rien film Kheiron

Nous trois ou rien film KheironVous vous souvenez du meilleur pote de Kyan Khojandi dans Bref ? Le mec pervers ? Kheiron. Celui-là même qui fait de la scène et qui balance des bonnes grosses vannes au public (comme pas mal d’humoristes). Ça y est, vous l’avez replacé ? Bon, eh bien préparez-vous à être soufflé, le comique s’est mis à la réalisation avec son premier film Nous trois ou rien et le moins que l’on puisse c’est qu’on ne l’attend absolument pas là ! Oubliez le mec décrit plus haut et attendez-vous à être surpris !

Kheiron a décidé d’exposer sur grand écran la vie de ses parents en interprétant en prime le rôle de son père. Dis comme ça, vos premiers préjugés vont s’orienter sur un comique qui réalise son premier film, il y a de fortes chances que ça soit une comédie populaire, écrite et filmée avec les pieds. Sauf qu’un public en partie de blogueurs n’offre pas une standing ovation à n’importe qui et j’étais ravie de me lever pour applaudir de bon cœur.

Et qu’est-ce qui raconte ce film alors ?

D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

Nous trois ou rien est un jeu d’équilibriste d’une grande finesse entre un humour très travaillé qui vous tire des fous rires avec une facilité déconcertante, une tendresse inouïe portée par un regard fort sur la famille, l’amour, qu’il soit fraternel ou via le couple formé par Hibat et Fereshteh, toujours plein de sincérité et de pudeur. Ou encore un torrent d’émotions par la réalité de la situation, le combat politique, les actions menées. Le film vous soulève d’allégresse par la cocasserie d’une famille nombreuse, les vannes que peuvent s’envoyer les frangins, cette cohésion familiale (aussi développée par les parents de Fereshteh) et puis votre cœur se serrera sur la dureté et la froideur des autorités emmenées par un gouvernement dictatorial.

Kheiron ne s’est pas contenté de retranscrire une histoire vraie, il a su conter celle de ses parents via les yeux d’un fils admiratif et d’un cinéaste professionnel, ne tombant jamais dans la facilité, s’octroyant des légèretés en faisant « travailler les copains » pour mieux tourner au ridicule le gouvernement en fonction à l’époque.

On ne peut que féliciter le résultat, traiter d’un sujet grave et fort, avec humilité, humour, dans un premier film, j’ai juste envie de dire : chapeau !

Sortie en salles le 04 novembre 2015.

http://www.imdb.com/title/tt4057632/?ref_=fn_al_tt_1

by missbobby
Miss Bobby_Cannes2015

Miss Bobby_Cannes2015

C’était un après-midi en semaine, Manureva m’appelle et me dit : « tu voudrais vivre une aventure un peu folle avec moi ? ». J’aime bien le mot aventure, il éveille l’excitation chez moi. Elle me demandait si je souhaitais partir avec elle le 24 mai, pour participer à la cérémonie de clôture du 68è Festival de Cannes (tout compris). Waouh ! Elle a l’art de gagner les concours.

C’est ainsi, que nous avons embarqué le 24 dans le TGV de 7h19, notre tenue spéciale « montée des marches » dans nos valises, direction la croisette. Ce ne fut pas une mince affaire de trouver une tenue adéquate : parce qu’on n’a pas forcément le budget pour aller avec (non Dior n’est pas accessible à tous) et puis surtout, il faut voir grand, glamour, chic. « Trop » ne fait pas partie du vocabulaire cannois.

Miss Bobby_Cannes2015

Je partais avec deux idées en tête : 1. Qui dit beau concours, dit star et qui dit star, dit lunettes de soleil et rien que les lunettes de soleil (pas toute nue non plus !). 2. Voir Jake Gyllenhaal de très très près. Je peux déjà vous spoiler la fin, nous n’avons pas vu mon mari. Au moins, j’étais au même endroit, en même moment et pas très loin, ce qui est toujours mieux que des kilomètres de séparation.

Miss Bobby_Cannes2015

Arrivées à 12h30 à Cannes, nous avons rejoint l’hôtel Gray D’Albion (excusez du peu), afin d’y déposer nos valises et rencontrer les autres gagnants ainsi que l’équipe de choc et de charme d’OCS (c’est eux qui offrait ce grand bonheur). Programme : accréditation temporaire et nominative pour la journée, donnant accès aux « coulisses », à l’arrière du palais et à notre déjeuner au bord de la mer à la plage des Palmes. La plus grande difficulté a été d’éviter les coups de soleil en soulevant la coupe de champagne durant l’apéro. Dur. Un déjeuner délicieux, autour de la bonne humeur. Vent de panique (non, je n’en fais pas de trop. Je vous l’ai dit, on en fait jamais de trop durant le festival) avec l’arrivée d’un énorme nuage gris et de la fraîcheur. Ce n’est pas un nuage qui va gâcher notre montée ! Ensuite, notre duo a fait un détour pour voir le palais vide, l’effervescence des passants, les fameux escabeaux, l’organisation (ça parait simple comme ça devant sa télé) et nous en avons profité pour faire une bise au jeune V., qui a vécu son premier festival comme blogueur et qui allait tenter de dénicher une invitation pour la cérémonie (tout le monde n’a pas notre chance). Il a réussi, pour ceux que ça intéresse, il est tellement débrouillard ce garçon ! Passage à la boutique officielle pour Manureva, faut dire que les cartables bleus distribués à la presse étaient très chouette. Fin de cette petite promenade avec le retour à l’hôtel et la découverte de notre chambre 4 étoiles. Petite frayeur : nos valises ont mis du temps à arriver dans notre chambre, nous faisant perdre de précieuses minutes qui auraient été utiles à nos coiffures. Ah oui, j’ai oublié de préciser, vous ne montez pas les marches quand bon vous semble. Vous avez un créneau horaire. Forcément, 15h30 à la chambre, nous devions être prêtes et présentes dans le lobby à 17h35. Nous avons pu seulement démarrer que vers 16h. Douche + lavage de cheveux + maquillage sophistiqué + tentative de coiffure sophistiquée + tenue + donner des coups de main à l’une et à l’autre, eh bien mine de rien, moins de 2h, c’est court pour se préparer.

Atteindre le tapis rouge

Vous allez sortir dehors, en tenue de soirée/gala/festival/de star, c’est votre première fois, vous êtes magnifique (si si, vous êtes beau quand même, plus qu’en temps normal). Le chemin jusqu’au palais est balisé, la police fait la circulation, il y a des voitures officielles qui arrivent en masse et l’entrée démarre au milieu de la rue (bien plus haut), c’est là qu’il faut montrer pour la première votre sésame, l’invitation. Juste avant ce passage, vous avez un paquet de personnes, essentiellement des femmes en tenue de soirée (de ce que j’ai vu, car vous ne pouvez pas vraiment vous attarder), avec des pancartes, vous demandant si vous n’avez pas une invitation en plus. Avec un peu de chance, on vous râlera dessus (mais j’y reviendrai dans un lance-flammes dédié). Des photographes (le genre de ceux qu’on croise en boite de nuit) nous ont arrêté pour nous prendre en photos. Cette impression d’être connu est exaltante, même si complètement erronée. Une fois le premier passage passé, nous avons marché jusqu’au second, plus près du palais, des gens accoudés aux barrières de sécurité vous regardent, là, on se dit qu’avoir une jolie démarche est un plus, même si on est personne. Deuxième passage. Nous approchons du palais qui est maintenant blindé de photographes, de monde et de gens. Nous n’entrons pas par le bout du tapis (il faut un billet orchestre), mais par l’entrée corbeille (c’est moins bien que l’orchestre, mais mieux que le balcon).

Miss Bobby_Cannes2015

Moment fatidique

Une fois le troisième passage, nous sommes arrivées doucement sur les marches, hésitantes, puis tout s’est enchaîné à une vitesse folle, au point qu’il est impossible de comprendre ce qu’il s’est passé : on a envie de profiter du moment, mais en même temps de prendre des tonnes de photos. Choses très compliquées pour deux raisons : les photographes, d’une rare gentillesse, qui nous somment de nous pousser (n’oublions pas, nous ne sommes rien du tout) et les pousseurs, ces mecs qui vous disent d’avancer, de ne pas rester dans le passage, de ne pas prendre de photos, de vous pousser, d’avancer, d’avancer, d’avancer. Hey ! Mais laissez-moi le temps d’en profiter bon sang ! Je ne le fais pas tous les jours ! C’est stressant (je ne vous dis pas ma tronche sur les photos). Nous avançons lentement, regardant la tonne de photographes criant et flashant, nous tentons de nous photographier en prenant quelques poses sympathiques et nous essayons d’atteindre le moins vite possible les fameuses 24 marches. Une fois l’escalier atteint, rebelote : pousseurs, tentatives de photos. Et en ce qui m’a parue durer 2 minutes et qui en a durer 10 (enfin je crois), nous étions en haut. Quoi ?! Déjà ?? Une fois dans le palais des festivals, j’ai constaté que le personnel était très poli. Le groupe nous attendait à l’entrée de la salle, nos premières réactions nous sont demandées : « je n’ai pas compris ce qui s’est passé tant c’était rapide. Nous avons essayé de prendre notre temps, mais les pousseurs sont stressants ». Voilà comment j’ai ressenti cette expérience hors normes. Une fois installées dans la salle, nous nous sommes rendues à l’évidence que nous ne verrons que Jake Gyllenhaal (et les autres) seulement de notre place, heureusement, nous étions du côté du jury.

La cérémonie de clôture

Autre moment fort : le début de la cérémonie, cette musique distinctive, le discours de Lambert Wilson, l’arrivée du jury et comprendre que cette année, nous ne la regarderons pas devant notre télévision. Émotions. Nous y sommes ! Nous avons pu remarquer que le jury s’ennuie, qu’en vrai, c’est beaucoup plus émouvant, j’ai failli pleurer avec le très beau discours de Vincent Lindon. Une fois la cérémonie terminée, chacun se félicite et s’embrasse, tout le monde part, les techniciens enlèvent le décor, le film de clôture, La Glace et le ciel est annoncé. À la fin de la projection, l’équipe du film est applaudit.

68è Festival de Cannes – Cérémonie de clôture

En attendant mon article, la cérémonie de clôture du 68è Festival de Cannes vue de l'intérieur. Mieux qu'à la télévision.

Posted by Miss Bobby on mercredi 27 mai 2015

Notre folle journée cannoise s’est terminée au Majestic, au restaurant La petite maison de Nicole, où certaines personnalités sont passées (Maïwenn, Michel Denisot, Leïla Bekhti, Emmanuelle Bercot) pendant que nous nous régalions de notre repas. C’est ici que le rêve s’est terminé, que le groupe s’est divisé et que nous avons remercié OCS pour cette formidable aventure. Nous avons rejoint quelques blogueurs fatigués par leur festival, nous avons tenté d’entrer à LA soirée sur le toit du Marriott, à défaut d’y avoir accédé, nous avons croisé Frances McDormand et Ariane Labed, nous avons pris l’ascenseur avec « l’adorable » Maïwenn aka la malpolie et Emmanuelle Bercot ou l’art d’être une personnalité connue et de te regarder de haut (elles ont certainement oublié qu’un jour, elles n’étaient rien. Elles sont encore loin d’atteindre George Clooney). Nous avons terminé en apothéose en soulageant nos pieds dans un bain chaud (merci les talons). Je vous passe la journée du lendemain, la « farandole de corn flakes » du petit déjeuner, la balade sur la plage, la bonne grosse glace, le cocktail sur une plage privé et le retour.

Un immense merci à Manureva de m’avoir choisie pour cette journée unique ainsi qu’à OCS pour ce très beau cadeau, l’organisation aux petits oignons, les autres participants ultra sympa et à Thierry et Géraldine, deux amours. Grâce à vous, je me suis senti star le temps d’une soirée !

by missbobby
Miss Bobby_En route !

Miss Bobby_En route !Il est de ces films d’animation dont on sait pertinemment qu’ils ne vont pas faire de grand bruit, qui ne vont pas exploser au box office et qu’on oubliera rapidement. En route ! malheureusement en fait partie. J’ai un léger problème, j’aurais dû vous écrire la critique rapidement, car depuis que j’ai vu le film, j’ai dormi et un peu oublié. C’est dire. Déjà, si vous pouvez, voyez-le en VO, je pense que certains jeux de mots se perdent dans la VF et pour le peu que j’avais entendu, elle ne semblait pas intéressante, pourtant je suis une fervente adepte de la VF dans les dessins animés.

Autre chose, de taille, la bande-annonce vous raconte une histoire totalement différente du scénario. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait de la publicité mensongère et ce ne sera pas la dernière, mais je ne vois pas l’intérêt, d’autant que les séquences vendues sont radicalement différentes.

En route, ce sont des extra-terrestres qui sont obligés de changer régulièrement de planète, car ils se font pourchasser par des « méchants » qui finissent toujours par détruire leur nouvel habitat. Et donc, la dernière planète où les Boovs décident de s’installer est… je vous le donne en mille : la nôtre ! Pas la peine de chercher des points de références cinématographiques, eux ne font pas dans la demi-mesure : ils débarquent, ils prennent les humains et les parquent tous dans une zone, pour mieux investir les villes. Pseudo District 9, mais à l’envers. C’est une prise de position étonnante, pas forcément la meilleure puisque les humains ont une manière de se rebeller de cet état qui leur est imposé en… ne se rebellant pas. Normal. Ensuite, c’est Tif qui part à la recherche de sa maman (enlevée par ces nouveaux habitants) et qui croise sur sa route Oh. S’ensuit un road trip entre découvertes des cultures et obstacles. Ça ne casse pas trois pattes à un canard.

En route ! ne réinvente pas le film d’animation aussi bien sur les graphismes que sur son scénario déjà vu, on retrouvera ici et là quelques touches humoristiques bien senties qui ne feront peut-être pas mouche en français. On ne peut s’empêcher de penser à Sheldon de Big Bang Theory, puisque c’est Jim Parsons qui double Oh. Je tiens tout de même à vous mentionner que si vous n’aimez pas Rihanna et ses chansons, vous risquez de subir le film qui est une publicité géante pour l’artiste qui prête sa voix à Tif et dont les tubes sont diffusés en boucle.

Sortie en salles le 15 avril.

by missbobby
Miss Bobby_L'Astragale

Miss Bobby_L'AstragalePetit précis : l’astragale est un os du pied, et c’est exactement ce petit os que va se briser Albertine (Leïla Bekhti), en s’échappant de prison. Julien (Reda Kateb) va alors la recueillir sur la route, la faire soigner et lui trouver une nouvelle identité pour continuer sa vie.

Ensuite, c’est 1h37 où Albertine se construit une nouvelle vie, mourant d’amour pour Julien qui n’est jamais là et dont elle ne sait pas grand chose, entrecroisé par les rares allers-venus dudit soupirant. Voilà. L’Astragale est entièrement tourné en noir et blanc, censé apporter du cachet, de l’émotion, inscrivant le film dans une époque. Pour le coup, visuellement, c’est joli, mais émotionnellement, on ne peut pas faire ressortir quelque chose qui n’existe pas à l’image. Rien ne se crée, tout se perd. Albertine est censée être consumée par son amour et sa passion, on ne ressent rien de tout ça, on le voit par les dialogues, mais on ne vit pas du tout sa détresse avec elle. Reda Kateb n’est à mon goût pas assez présent, et se laisse entraîner par le jeu de sa partenaire, lui qui très bon acteur à la base.

Brigitte Sy a fait le choix audacieux d’utiliser le noir et blanc, malheureusement gâché par la prestation de son actrice qui laisse à désirer, et un montage qui impose des temps morts trop souvent. Vu et rapidement oublié (d’autant plus si vous vous endormez devant).

J’aime à espérer qu’un jour Leïla Bekhti saura m’époustoufler par son jeu. Ça ne sera toujours pas avec L’Astragale.

Sortie en salles le 08 avril.

by missbobby

Miss Bobby_Avant-l'hiver

Avant l’hiver, ça tombe bien, c’est maintenant, enfin c’est surtout à la fin du mois. Un trio d’acteurs qui va sortir de sa monotonie.

Synopsis

Paul est un neurochirurgien de soixante ans. Quand on est marié à Lucie, le bonheur ne connaît jamais d’ombre. Mais un jour, des bouquets de roses commencent à être livrés anonymement chez eux au moment même où Lou, une jeune fille de vingt ans, ne cesse de croiser le chemin de Paul. Alors commencent à tomber les masques : les uns et les autres sont-ils vraiment ce qu’ils prétendent être ? La vie de Paul et Lucie est-elle celle dont ils avaient rêvé ? Qui ment et qui est vrai ? Est-il encore temps, juste avant l’hiver de la vie, d’oser révéler les non-dits et les secrets ? Où sont les monstres et qui sont les anges ?

Joli casting pour ce film de Philippe Claudel : Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas, Richard Berry, Leïla Bekhti.

Pour la sortie du film prévue le 27 novembre, je ne vous fais pas gagner 5 places, ni 10, mais bien 15×2 places ! Ne vous bousculez pas, il y en aura pour tout le monde !

Pour jouer, rien de bien compliqué, il vous suffit de répondre aux questions suivantes en vous aidant de la bande-annonce ci-dessous.

Vous avez jusqu’au 25 novembre pour jouer.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

[Vous pouvez aussi me suivre sur Facebook : https://www.facebook.com/MissBobbyD et sur Twitter : https://twitter.com/MissBobbyD]

Il y a des semaines qui se suivent et qui se ressemblent à peine et puis, il y a des semaines comme celle du 12 décembre, où je me dis que j’ai beaucoup de chance en espérant que cela continuera encore longtemps. Ainsi, mardi 13 au matin, je me suis levée avec le vent, la pluie et le froid, tout en essayant de percuter que j’allais voir A Dangerous Method et surtout que j’allais rencontrer David Cronenberg. Et puis, quand on vous dit que vous allez déjeuner jeudi 15 avec Guillaume Canet, Leïla Bekhti et Cédric Kahn (équipe d’Une Vie Meilleure), tout ça en une semaine, vous avez du mal à y croire. Vous me direz que pour certaines personnes, c’est leur quotidien et que plus rien ne les surprend. Ce n’est pas encore mon cas, je n’en suis pas du tout à ce stade.

Un jour, peut-être.

 

 

On sent qu'il est habitué aux photos pour regarder mon objectif.

 

En attendant, je profite de ma naïveté, de ma curiosité, de ma surprise et du plaisir que cela me procure de rencontrer des personnes avec du talent. Car avant tout, c’est cela qui m’intéresse, hormis le côté célèbre sur lequel je ne crache pas, ces personnes-là sont capables de performances que j’admire, plus particulièrement les acteurs (trices) qui arrivent à faire abstraction de leur personnalité pour s’imprégner complètement d’un rôle au point de me bluffer. Des personnes qui parlent de leur métier avec passion, qui exposent leur point de vue sur le propre film et qui du coup, vous fait ouvrir vos yeux sur de nouvelles perspectives.

Je profite à fond d’avoir des étoiles plein les yeux!

Joyeux Noël à tous!