Le parc des merveilles

Le parc des merveilles

Fadasse le parc d’attractions !

Avec un nom pareil, on est en droit de s’attendre à un parc d’attractions qui en jette, féerique, Disneyland puissance 1 000. Pourtant, Le parc des Merveilles sonne plutôt comme un ballon à l’abandon que l’on regarde lentement se dégonfler.

Si vous aimez les films d’animation, l’humour et que la bande-annonce vous avez intrigués (pas au point d’être séduit), il y a de fortes chances pour que vous soyez très vite déçus. Le film est tellement plan-plan. L’installation est longue, mais longue et puis, une fois dans le vif du sujet… Eh bien on s’ennuie (pour rester polie) ! Voire on s’en fiche ! L’humour n’est jamais frappant, ni jamais vraiment là donc pas de quoi décocher quelques rires. L’histoire joue sur la corde sensible, sans nous faire éprouver une réelle émotion. Le parc des Merveilles n’est pas ahurissant, donc votre rêverie ne sera pas franchement titillée. La morale est touchante, mais pas de quoi construire un film dessus. L’adulte que vous êtes risque de décrocher rapidement.

En revanche, votre mini-moi pourrait plus accrocher, se poser des questions. On ne va pas se mentir, je n’ai pas non plus entendu des rires de la part des petits. Ils étaient relativement attentifs et questionneurs pour certains.

Emmenez-les et à la limite, prévoyez une sieste pour vous !

Sortie en salles le 03 Avril 2019.

by missbobby
Miss Bobby_Sous les jupes_des filles

Miss Bobby_Sous les jupes_des fillesLa bande-annonce diffusée au Showeb était très juteuse et m’avait donné envie de voir le film. Je l’attendais avec impatience. Alors, quand Cliff m’a envoyée en tant que reporter, j’ai tout de suite dit oui.

La femme d’aujourd’hui. Pas assez mis en avant au cinéma et peu de films lui sont consacrés. Il y a eu Les Gazelles, il y a maintenant Sous les jupes des filles.

Elle est mystérieuse, incontrôlable et énigmatique la femme contemporaine. Les hommes sont un peu perdus, ils ont du mal à la comprendre. Du coup, les rapports sont changés, on ne se comprend plus. Bref, c’est le bordel. C’est ce qu’a voulu mettre en avant Audrey Dana avec son premier film : les rapports compliqués (je suis sûre que vous avez déjà entendu dire que c’était compliqué). Le film partait avec un énorme potentiel : un casting féminin magnifique, des actrices de tout âge, pour des spectatrices (et teurs, car c’est aussi un film qui parlera aux hommes), une sorte de petit précis de la femme du 21ème siècle, histoire de n’oublier personne. Un sujet qui mérite qu’on s’attarde dessus (encore plus lorsque c’est une femme qui en parle).

Il y avait tout pour que le feu prenne. Mais voilà, c’est également le talon d’Achille du film : tout, je dirais même trop. Trop de personnages, avec tous des histoires qui mériteraient d’être traitées une par une. Chacune a sa personnalité, sa réalité, ses peurs, ses doutes, ses problèmes, sa manière de voir la vie… l’amour. Dans chacune d’elles, on peut y trouver un peu de nous, même beaucoup. Mais le temps manque. À peine se dit-on : « tiens, on dirait moi, c’est exactement pareil » que l’on passe au personnage suivant avec de la frustration. Nous n’avons pas le temps de comprendre, d’analyser et surtout, de nous identifier. J’aurais voulu m’attendrir, ressentir, prendre le temps d’encaisser leurs aléas.

Les actrices sont superbes, aucune d’entre elles ne tire la couverture à elle, elles apportent leurs lots d’émotions et d’explosions, de subtilité et de beauté. Les hommes ne sont pas en reste, plutôt au second plan, tout en apportant cette passion dévorante chez les femmes. C’est un peu le sujet en même temps.

Pour résumer, Sous les jupes des filles est un aperçu de la femme moderne qui mériterait vraiment d’être creusé.

Retrouvez l’article originel sur le blog Les Chroniques de Cliffhanger.

Sortie en salles le 04 juin

by missbobby