Green Book

Green book

Une bouffée de fraîcheur !

Quand on découvre la bande-annonce ou le film tout simplement, le ton, l’histoire, et qu’on prend le temps de vérifier le réalisateur de Green Book. On s’arrête un instant, on s’interroge sur sa correction optique, des fois qu’on aurait un problème, et on relit plusieurs fois : oui, c’est bien Peter Farrelly – le mec derrière Mary à tout prix, L’Amour extra large, fou d’Irène et j’en passe – qui a réalisé Green Book ! Qu’est-ce qui s’est passé dans sa tête ? Quelque chose de bien apparemment et on ne va pas s’en plaindre.

Green Book était le film calibré pour me plaire, le genre d’oeuvre qui fait du bien, qu’on appréhende avec naïveté et un plaisir non-dissimulé (quand d’autres crieront à la facilité et à la niaiserie, chacun son truc). J’ai adoré Green Book ! Un vrai petit bonheur en ce début d’année (en plus de Bienvenue à Marwen), intelligent, brillamment interprété. Vous en sortez en vous disant : ça fait du bien !

Avec Green Book, on sait d’avance où l’on va et on y va avec plaisir : un road trip dans l’Amérique profonde durant les années 60 où le musicien riche et noir se fait conduire par un blanc italien new-yorkais. Le monde à l’envers ! Une virée sur fond de ségrégation, où chacun revisitera ses jugements tout en se faisant remettre à sa place. Un voyage plein d’émotions, de questionnements, de révolte et d’humour accompagné des plus beaux paysages américains. Si vous vous demandez le rapport entre le film et le titre, la réponse se trouve dans le film (et elle est loin d’être sympathique). Mise en garde : vous risquez et de swinguer et d’avoir faim en voyant tout ce que mange Viggo Mortensen !

Mahershala Ali continue sa prodigieuse ascension en démontrant qu’il est un acteur formidable pouvant revêtir n’importe quel rôle, quant à Viggo Mortensen, a-t-on encore besoin d’évoquer son talent ?! Green Book a amplement mérité ses 3 Golden Globes, on lui souhaite quelques récompenses également aux Oscar.

Payez-vous un aller-retour pour Green Book, émotions et dépaysement garantis !

Sortie en salles le 23 Janvier 2018.

by missbobby
Miss Bobby_Ma vie pour la tienne

Miss Bobby_Triple AllianceVirgile et moi sommes allées voir Triple Alliance pour une soirée entre filles. Du coup, c’est elle qui a eu la lourde tâche d’en faire la critique :

Réalisateur le plus larmoyant d’Hollywood, après N’oublie jamais et Ma vie pour la tienne, Nick Cassavetes range au placard les amours impossibles et les enfants malades pour s’attaquer au nouveau bon filon du cinéma : le girl power. Avec Triple Alliance, Cassavetes s’inscrit dans la droite lignée de Mes meilleures amies, Bachelorette, et autres Flingueuses, qui porte un regard désabusé sur les femmes d’aujourd’hui, qui n’ont pas besoin d’hommes dans leur vie.

Triple Alliance n’est donc pas tant un film sur une vengeance envers un homme adultère, qu’un film sur l’amitié et l’entraide féminine. La comédie romantique, mise en scène de manière trompeuse au début, est totalement tournée en dérision : comme si Cassavetes faisait un pied de nez à sa filmographie passée…

Que la femme n’a pas forcément besoin d’un homme pour être heureuse, cela aurait presque pu être le sujet du film, si ce n’est pour les dénouements des trois héroïnes, qui cherchent à donner autant d’issues possibles que de femmes spectatrices. Ainsi le scénario reste de bout en bout sur du très convenu : aucune surprise à l’horizon. Mais est-ce que l’on en demande plus à ce genre de film ?

Reproche majeur, le film souffre de son casting mi-figue mi-raisin et de ses portraits de personnages caricaturaux : même s’il s’agit d’un clin d’œil voulu par Cassevetes (on en doute), cela frise le supportable. Côté féminin, si on apprécie Cameron Diaz, sorte de Mary à tout prix devenue grande, désabusée et Leslie Mann, désopilante dans son rôle d’épouse trompée désemparée; on regrette la fadasse Kate Upton (malgré sa plastique impeccable), génération Y personnifiée, ou la parachutée Nicki Minaj.

Côté masculin, on assiste au match Nikolaj Coster-Waldau, le blond, serial trompeur sur tous les plans contre le brun Taylor Kinney qui joue le frangin sympa, architecte/maçon. Le businessman crapuleux contre le retour aux vraies valeurs, on aura connu plus subtil !

Malgré ces impairs, si on ne reste pas trop regardant(e), on réussit à se laisser prendre au jeu. Le film sait jouer des bons ressorts comiques et reste une franche partie de rigolades.

Virgile

Sortie en salles le 18 juin

by missbobby