Conférence de presse - Retour de Mary Poppins

Pour célébrer le retour de la super nounou, l’équipe du film a fait le déplacement à Paris pour boire une tasse de thé une conférence presse. Retrouvez Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, le réalisateur Rob Marshall et le producteur John DeLuca. N’oubliez pas la critique du film Le Retour de Mary Poppins.

LA CRÉATION DU FILM

Rob Marshall, le réalisateur, a voulu rester proche du premier film, car celui-ci est très important pour les gens. Cette suite a donc été un réel défi intimidant pour lui, d’une part, car il est fan de Mary Poppins et d’autre part, car cela lui tenait à cœur de réaliser Le retour de Mary Poppins, tout en sachant que la barre était très haute. C’est Pour lui, cela a été un vrai travail d’équilibre. Il voulait à la fois rendre hommage au film tout en ayant une nouvelle histoire. Ils se sont tournées vers les livres de Pamela L. Travers pour commencer à trouver leur chemin. Les livres ont été rédigé lors de l’époque de la Grande Dépression à Londres, ce fut une grande clé pour eux. Ils leur semblait de placer l’histoire dans cette époque, ce qui, en plus, semblait d’actualité. C’est comme comprendre les difficultés de cette ère, plutôt sombre. Pour atteindre l’équilibre, Marshall a su trouver des moments spécifiques et stratégiques pour rendre hommage au premier volet. Quant au producteur John DeLuca, il trouve que ce sont ces petits clin d’oeil qui rendent la chose encore plus amusante pour le public. Même s’ils ne le voient pas la première fois, ils le verront la deuxième fois. Ils souhaitaient proposer un antidote au stress, pour tout le monde. Les gens sont aujourd’hui insensibles à la violence et au cynisme du monde et ils voulaient chasser les nuages noirs en faisant renaître Mary Poppins. C’est une lumière en ces temps difficiles.

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LE RÔLE DE MARY POPPINS

Pour ce rôle mythique, Emily Blunt a trouvé très excitant d’endosser le costume de Mary Poppins malgré son inquiétude face au côté iconique du rôle interprété par Julie Andrews. Elle a senti qu’une grande responsabilité reposait sur ses épaules et a tout de même dit oui ! Elle a réussi avec le réalisateur à faire ressortir l’excentricité du personnage qui prône dans les livres, tout en gardant de l’élégance. Blunt savait que Marshall allait y mettre tout son cœur et que le film ne serait pas une simple version 2018. Elle a été séduite par le scénario de David Magee, mélange entre magie et complexité. Il est vrai que Poppins, dans cette version, est à la fois terre à terre et extraordinaire, légère et insolente. L’inquiétude a donc fait place à l’excitation. Pour la petite anecdote, l’actrice a d’ailleurs gardé un des parapluies du film comme souvenir.

SUR LES CHANSONS

John DeLuca n’a pas voulu reprendre les standards comme Supercalifragilitic, ils voulaient créer une nouvelle comédie musicale, autre que celle que nous connaissons déjà tous. L’équipe voulait une nouvelle version, avec de nouvelles chansons. Et Rob Marshall d’ajouter qu’ils ne voulaient pas faire du réchauffé, surtout en moins bien. Emily Blunt a tenu à préciser qu’il y a eu plusieurs versions pour les chansons. Elles ont toutes eu un « costume » différent, de la composition au moment où elles ont été enregistrées. Ce fut un vrai travail d’équipe et d’écoute. Parfois, des titres n’ont pas été changés du tout, mais sa première chanson par exemple a eu 3 ou 4 versions, la première chanson de Lin-Manuel a eu 7 ou 8 versions. Il faut du temps et de la patience avant de pouvoir atteindre la chanson parfaite. Lin-Manuel Miranda de renchérir que les chansons ont été testées un certain nombre de fois, dans différentes versions jusqu’à ce qu’elles soient parfaites. Selon Rob Marshall, c’est aussi Emily et Lin qui les ont inspirés au fur et à mesure des répétitions et du tournage parce qu’ils sont presque partis de zéro. C’est un travail de trois ans. Ils ont travaillé sur le film depuis 2015.

Conférence de presse - Retour de Mary Poppins

SUR DICK VON DYKE

Lin-Manuel Miranda : « Dick a plus d’énergie à 92 ans que je n’en ai jamais eu dans ma vie. C’est de la caféine humaine. Il a tourné sa scène sur deux jours et je pense que tout le monde sera d’accord avec moi pour dire que les moments les plus magiques du tournage sont ceux-ci. C’était une connexion directe avec le premier film. Il complète l’arc de la première histoire. Il est magique et plus vivant que n’importe qui quand vous êtes dans la même pièce que lui. C’est un vrai talent. »

Rob Marshall : « Pour moi, c’est un rêve qui est devenu réalité parce que c’était mon héros. Vous savez, l’avoir avec nous sur le plateau était une chose tellement surréaliste. Il a joué dans le premier film il y a 54 ans . 54 ans ! Sur le plateau, il m’a attrapé la main et ma dit « je sens le même esprit sur le plateau qu’il y avait sur le premier film ». Cela signifiait tellement pour moi. Dans le film, il délivre un joli monologue aux enfants sur le fait de nourrir les oiseaux avec une musique en fond. Nous l’avons stratégiquement placé à cet endroit et je me souviens que je ne pouvais pas lui dire « coupé » parce que j’avais le souffle coupé. Je pense que la boucle est bouclée. Il incarne à lui seul le message du film. Il trouve l’enfant qui vit en lui et aborde la vie ainsi. C’était magique. »

Retour de Mary Poppins - Dick Von Dyke

SUR LE TOURNAGE

Pour Lin-Manuel Miranda, les scènes avec Meryl Streep ont été les plus drôles à tourner. Elle avait un numéro absurde et il la regardait émerveillé, interpréter cela comme un vaudeville. Elle joue un personnage délicieux avec cet accent dont on ne sait d’où il vient. Elle avait toujours cet air malicieux qu’on lui connait et que tout le monde adore. 

Selon le producteur John DeLuca, la scène la plus drôle fut avec le petit garçon qui joue le rôle de Georgie dans le film. Il n’avait jamais joué la comédie avant. Il n’avait pas conscience de certaines choses comme se restreindre ou faire semblant, il laissait ses pulsions parler et cela donnait un super truc. Ils ont fait ce que les enfants auraient fait dans la vie, de manière simple et naturelle. C’était très agréable pour Emily et lui de voir cette fraîcheur et cette innocence de ce jeune enfant. Les choses qui l’ont fait rire aussi sont les choses qui ne faisaient pas du tout rire Emily. Comme être suspendue dans les airs en étant effrayée…

Traduit par L’Ecran Pop.

Merci à toute l’équipe de Disney et Heaven.

Le retour de Mary Poppins

Le retour de Mary Poppins

65 ans après et pas une ride !

Parce que les confitures actuelles ne sont bonnes que si elles sont faites dans les vieux chaudrons, pour remettre aux goûts de jour, rafraîchir l’image ainsi que les effets et pour offrir la possibilité aux nouvelles générations la magie que nos parents ont reçue : la plus célèbre des nounous (pas Fran Drescher hein) descend à nouveau du ciel (comme le Père Noël) dans Le retour de Mary Poppins.

Pour dépoussiérer la légende, Julie Andrews et ses traits tous doux ont été remplacés par ceux un peu plus froids, mais tout aussi chics d’Emily Blunt qui incarne une Poppins plus sèche, plus coincée, mais ayant toujours un tour dans son sac pour faire rêver petits et grands. L’illustre Dick Van Dyke qui nous chantait Chem Cheminée a plus ou moins fait place (je dis plus ou moins car vous devriez quand même croiser son large sourire) à un grand talent habitué du théâtre et des comédies musicales à Broadway, Lin-Manuel Miranda.

Pourquoi aller voir Le retour de Mary Poppins ?

  • Vous n’aimez pas les vieux films et n’avez pas envie de voir la première version.
  • Vous souhaitez faire découvrir à vos enfants une version plus récente, plus colorée, plus… « à la pointe des effets spéciaux ».
  • Vous aimeriez comparer les deux versions…

Si vous faites partie du troisième cas, sachez que ce retour/suite cache un peu son jeu. Si vous avez vu il y a longtemps la version avec Andrews, vos souvenirs sont assez brumeux pour ne pas faire de liens. En revanche, si comme moi, vous replongez dans Mary Poppins (pour désembrumer votre mémoire justement) juste après avoir vu son retour, vous verrez que c’est une suite qui cache un remake. On ne va pas se mentir, si beaucoup de séquences ont été revues et corrigées, elles restent cependant fortement similaires. Alors, on y apporte une continuité avec les enfants Banks progéniture du Michael Banks (lui-même enfant dans le premier… vous me suivez ?). Le ramoneur n’est plus, il est falotier (un allumeur de réverbères), le monsieur mort de rire collé au plafond a laissé sa place à Meryl Streep sens dessus dessous, etc. Il y a des différences mélangées à pas mal de similitudes.

Résultats des courses : Le retour de Mary Poppins reste toujours aussi magique, mais trop long, il lui manque un je-ne-sais-quoi de naïveté et de tendresse qu’apportait Julie Andrews et qui manque à Emily Blunt (malgré sa superbe performance), le superfragilimachin s’est envolé pour faire dans le luminomagifantastique. L’émotion m’a parfois agrippée à la gorge, parce qu’il était difficile de rester insensible face à des scènes calibrées pour, toutefois, il m’a manqué de la sensibilité le reste du temps. Loin d’être un mauvais film, Le retour de Mary Poppins ne surprend pas, il est parfait pour aller se faire une toile en famille au son des musiques de Noël.

Sortie en salles le 19 Décembre 2018.

Miss Bobby_Dans l'ombre de_Mary

Miss Bobby_Dans l'ombre de_MaryDans l’ombre de Mary est un film venu du pays de Mickey qui raconte l’histoire de Walt Disney ayant mis 20 ans pour obtenir les droits de Mary Poppins. Comme ça, avec cette simple phrase, je suis sûre que cela ne vous donne pas envie. Me trompe-je ? Et pourtant, si vous saviez le petit bijou qui se cache derrière ce titre (normal qu’il se cache, vu qu’il est dans l’ombre…euhm).

La claque ! Tellement grosse que le responsable, en sortant de la projo, m’a dit en me regardant qu’il aurait peut-être dû prévoir des mouchoirs dans la salle. Mince ! Je devais avoir les yeux sacrément bouffis !

Que d’émotions ! Le film oscille entre flashbacks sur l’enfance de Pamela Lyndon Travers (P.L. Travers), l’auteur de Mary Poppins, et la correction sur le scénario du film qu’elle effectue aux studios Disney. Au fur et à mesure du travail sur l’histoire, les séquences sur son enfance apportent un complément d’explications sur la création de Mary Poppins.

Alors évidemment, au pays de Disney, tout est enjolivé, magnifié (on peut accessoirement tomber d’une falaise sans se faire mal), le personnage de Walt Disney est donc plus doux (on m’a dit dans l’oreillette qu’il ne ressemble pas à ce qu’était réellement le créateur de Mickey). La fin est également divergente de ce que fut la réalité, mais je n’en dirai pas davantage.

Concernant les acteurs, les seconds rôles sont brillants, apportant de la substance à l’histoire. Tom Hanks, recalé au second plan, fait son travail en campant Walt Disney.Le film repose surtout sur les « frêles » épaules d’Emma Thompson qui, ne mâchons pas nos mots, est remarquable, se balançant entre froideur et droiture agaçantes pour parfois passer dans l’émotion qui prend aux tripes. Encore une qui m’a soufflée par son talent.

Dans l’ombre de Mary est définitivement un film qu’on prend plaisir à revoir.

Sortie en salles le 05 mars.