Venom

Venom, en tournée stand up !

VenomIl est où le gentil toutou à sa mémère ? Il est où le gentil Venom ? Allez viens jouer Venom, va chercher la baballe ! Ah parce que vous pensiez voir un super-méchant, qui arrache les têtes en guise d’encas et qui fait du mal aux gentils ?! Vous vous trompez ! Parce que la version de Sony est très loin de la Nemesis de Spider-Man, très loin d’être méchant, très loin de tout en fait.

Qu’on fasse un film sur un vilain, soit. Ensuite, qu’on apprenne qu’il a été remonté pour qu’il y ait moins de violence et plus d’humour, bon… Ça commence à tiquer. Mais alors quand on voit le résultat… Au final, on se retrouve avec rien.

Un méchant gentil voire cabotin, pseudo humoriste à ses heures perdues et rabibocheur de couple. Eh bien c’est cool. Merci. Venom est chiant : pas chiant, long hein, chiant dans le sens il ne se passe rien, c’est ennuyeux, pas drôle, on sent effectivement qu’à la base, le film devait être plus violent. Ça n’a aucun intérêt pour le public. Vraiment aucun. Ça n’apporte rien. Le pauvre Tom Hardy est une mascarade à lui tout seul et Michelle Williams… Que fait-elle là-dedans ?! Les effets spéciaux sont souvent pas bons, surtout quand on décide de faire apparaître Venom et le visage d’Eddie Brock 2 en 1, une horreur visuelle. La scène de combat est un amas d’immondices illisibles. Je pensais que Michael Bay était le spécialiste des combats où on ne comprend rien à qui fait quoi. Bon bah apparemment Ruben Fleischer l’a dépassé haut la main. Ah c’est violent pour les yeux !

Vous allez regretter le Venom de Spider-Man 3, je vous le dis. Il n’y a rien à garder ! Ah si ! La deuxième scène post-générique, c’est tout. Qu’est-ce que je peux vous dire ? J’espère que les fans de comic books ne seront pas trop déçus… Euhm.

Sortie en salles le 10 Octobre 2018.

by missbobby
Blu-Ray Suite Française film michelle williams

Blu-Ray Suite Française film michelle williamsLes films sur la guerre ne m’ont jamais vraiment attirée, surtout les drames purs, hors du champ de bataille, qui tournent autour de la famille ou autre drame personnel. Alors quand j’ai lu le synopsis de Suite Française, je ne partais pas avec beaucoup de sympathie :

Été 1940. France. Dans l’attente de nouvelles de son mari prisonnier de guerre, Lucile Angellier mène une existence soumise sous l’oeil inquisiteur de sa belle-mère. L’arrivée de l’armée allemande dans leur village contraint les deux femmes à loger chez elles le lieutenant Bruno von Falk. Lucile tente de l’éviter mais ne peut bientôt plus ignorer l’attirance qu’elle éprouve pour l’officier…

Et finalement, j’ai été agréablement surprise. Suite Française va bien au-delà du drame en pleine seconde guerre mondiale, il remet en cause les idéaux de patries à travers les yeux d’un officier allemand et d’une charmante Française (campée par Michelle Williams, tout ce qu’il y a de plus Américaine). Saul Dibb a su créer une telle empathie pour ses protagonistes qu’il vous sera difficile de ne pas vous poser cette question : que ferai-je à sa place ? L’amour naissant entre deux camps rivaux, tenter de faire abstraction de la tragédie, que ce soit du côté français en acceptant ses sentiments pour une personne qui participe à un génocide, soutenant les valeurs d’un dictateur, répandant la terreur. Mais aussi du côté allemand, faire comprendre à l’autre que l’on ne partage pas les idées de son dirigeant, mais qu’on est obligé de les suivre, être contraint d’obéir et surtout, faire comprendre qu’on est de bonne foi et digne de confiance.

Mettez-vous à leur place. Les conventions, les croyances, le jugement, l’amour de son pays et la situation se mettent en travers. Suite Française esquisse avec beaucoup de grâce, de sensibilité et de retenue ces doutes dans ce contexte dramatique. Les acteurs sont sublimés par une réalisation et un jeu qui n’en font jamais de trop, une pure délicatesse. Le spectateur est pris à parti entre deux cœurs, entre deux nations, entre deux raisons, et il est tout aussi torturé que les personnages. Michelle Williams est tout en discrétion face à Matthias Schoenaerts qui explose en charisme (on craque pour sa dureté et son côté tendre). Kristin Scott Thomas n’est pas en reste en marâtre aussi solide qu’un roc, cachant avec son soin sa sensibilité.

Suite Française ne fait pas d’éclat, mais il s’apprécie telle une douce mélodie au piano.

Suite Française film Saul Dibb

Bonus :

  • Dans les coulisses du film
    • Le livre (6 minutes) : Le livre n’a jamais été ouvert en 60 ans. Il relatait très bien la peur et la panique durant la seconde guerre mondiale. Il a été très controversé car il « humanisait » les nazis en leur donnant une sensibilité, un côté humain, une famille…
    • Le casting (6 minutes) : Le réalisateur explique son choix pour les acteurs et les acteurs développent leur personnage.
    • Les décors (9 minutes) : Le réalisateur avait une volonté d’être le plus réaliste possible en utilisant que des décors naturels, en l’occurrence, dans un petit village près de la frontière belge, à Marville. Ils ont juste apporter quelques dates au village pour coller à l’époque. Tout a été recréé avec des accessoires nichés au marché aux puces à Paris, puis réutilisés de différentes manières.
    • Les costumes (7 minutes) : La difficulté était la recherche de réalisme tout en apportant une certaine beauté. Au nombre de figurants,il est facile de croire que certains détails ont été laissé de côté et pourtant, tous les figurants ont été minutieusement vérifiés.
  • Avant-première mondiale du film à Paris (13 minutes) : tapis rouge, photocall et intervention auprès du public.
  • La genèse du film (10 minutes) : Entretien avec Romain Brémond, producteur du film. Celui-ci prend le temps d’expliquer sa rencontre avec les filles et le petit-fils de l’auteur, Irène Némirovsky en racontant quelques anecdotes et son approche pour obtenir les droits du livre, face à la volonté des Américains de les avoir. Puis sur comment s’est-il débrouillé pour trouver l’équipe.
  • Entretien avec Olivier Philiponnat, biographie d’Irène Némirovsky (12 minutes) : Il raconte l’histoire de l’auteur de Suite Française, qu’elle a déjà eu un succès auparavant avec une première adaptation cinématographique, puis elle est tombée dans l’oubli, à cause de son apatride lors de la seconde guerre mondiale. Il développe avec beaucoup de détails son émouvante histoire, comment ses filles ont récupéré le livre, etc.

Sortie en vidéo le 02 septembre.

by missbobby
Miss Bobby_Suite Française

Miss Bobby_Suite FrançaiseLes films sur la guerre ne m’ont jamais vraiment attirée, surtout les drames purs, hors du champ de bataille, qui tournent autour de la famille ou autre drame personnel. Alors quand j’ai lu le synopsis de Suite Française, je ne partais pas avec beaucoup de sympathie :

Été 1940. France. Dans l’attente de nouvelles de son mari prisonnier de guerre, Lucile Angellier mène une existence soumise sous l’oeil inquisiteur de sa belle-mère. L’arrivée de l’armée allemande dans leur village contraint les deux femmes à loger chez elles le lieutenant Bruno von Falk. Lucile tente de l’éviter mais ne peut bientôt plus ignorer l’attirance qu’elle éprouve pour l’officier…

Et finalement, j’ai été agréablement surprise. Suite Française va bien au-delà du drame en pleine seconde guerre mondiale, il remet en cause les idéaux de patries à travers les yeux d’un officier allemand et d’une charmante Française (campée par Michelle Williams, tout ce qu’il y a de plus Américaine). Saul Dibb a su créer une telle empathie pour ses protagonistes qu’il vous sera difficile de ne pas vous poser cette question : que ferai-je à sa place ? L’amour naissant entre deux camps rivaux, tenter de faire abstraction de la tragédie, que ce soit du côté français en acceptant ses sentiments pour une personne qui participe à un génocide, soutenant les valeurs d’un dictateur, répandant la terreur. Mais aussi du côté allemand, faire comprendre à l’autre que l’on ne partage pas les idées de son dirigeant, mais qu’on est obligé de les suivre, être contraint d’obéir et surtout, faire comprendre qu’on est de bonne foi et digne de confiance.

Mettez-vous à leur place. Les conventions, les croyances, le jugement, l’amour de son pays et la situation se mettent en travers. Suite Française esquisse avec beaucoup de grâce, de sensibilité et de retenue ces doutes dans ce contexte dramatique. Les acteurs sont sublimés par une réalisation et un jeu qui n’en font jamais de trop, une pure délicatesse. Le spectateur est pris à parti entre deux cœurs, entre deux nations, entre deux raisons, et il est tout aussi torturé que les personnages. Michelle Williams est tout en discrétion face à Matthias Schoenaerts qui explose en charisme (on craque pour sa dureté et son côté tendre). Kristin Scott Thomas n’est pas en reste en marâtre aussi solide qu’un roc, cachant avec son soin sa sensibilité.

Suite Française ne fait pas d’éclat, mais il s’apprécie telle une douce mélodie au piano.

Sortie en salles le 18 mars.

by missbobby