3 Billboards

3 Billboards : la puissance d’un film avec 3 panneaux !

3 BillboardsJ’avais très envie de voir 3 Billboards, la bande-annonce « rentre-dedans » m’avait bien plu, cette femme, Mildred, incarnée par Frances McDormand, envoyait la patate. Le côté cash m’avait conquise.

Et je n’ai pas été déçue ! 3 Billboards nous fait démarrer l’année cinématographique sur les chapeaux de roue avec un scénario d’une acidité et d’une noirceur à vous en faire brûler l’estomac de rire ! Car ne vous y méprenez pas, ce film est une comédie… très noire, emmenée par une Frances McDormand éclatante de talent et de seconds rôles (Woody Harrelson et Sam Rockwell) qui le sont tout autant. Tout le film est porté par la puissance phénoménale de l’actrice, la force de cette mère à jamais blessée par le meurtre non résolu de sa fille, qui a enfoui son chagrin au fin fond d’elle-même pour le faire ressortir en une boule de force et de colère. Le tout recraché avec humour. Splendide !

3 Billboards, les panneaux de la vengeance est une dramédie, dans le sens le plus sombre du terme. On rit par la franchise coup de poing et non censurée de Mildred, envoyant valser poésie et autre formule de politesse pour ne garder que l’essence même de sa blessure : des mots directs, froids, sans concession, francs et carrés. Et on rit de ses insultes pleines de non grâce, on rit avec une peine immense pour cette femme, on rit de cette rage acide. On rit… en étant aussi meurtri qu’elle par cette injustice, par ces questions sans réponses, par cette perte abominable. On supporte Mildred, son combat, son côté « brut de décoffrage », ses affronts, sa spontanéité, sa puissance qui a pris le dessus sur sa peur.

Martin McDonagh signe avec 3 Billboards un magnifique film, au rythme posé et qui laisse exploser tant d’émotions, tant de sujets. Parce qu’au-delà de l’histoire de cette femme, il y a cette Amérique raciste, homophobe, un peu bas de plafond. On aurait pu facilement tomber dans la facilité de ces clichés tant revus et rabâchés de l’Amérique profonde, de ces personnages stéréotypés, et pourtant ! On nous laisse croire que l’on nous mène gentiment dedans, pour mieux nous en sortir et nous coller dans la tronche d’autres raisonnements bien plus alambiqués.

3 Billboards, les panneaux de la vengeance c’est le film à ne pas manquer en ce début d’année si vous avez envie de vous faire un plaisir non dissimulé !

Sortie en salles le 17 Janvier 2018.

by missbobby
Digging for fire_film

Digging for fire_filmCreusons ensemble mes biens chers frères et sœurs. Plus nous serons nombreux et plus ça sera rigolo. Moui.

Replaçons un peu le contexte, un couple, avec un enfant en bas âge, récupère pour le week-end une superbe maison. Tim, le mari (Jake Johnson) trouve un os et un pistolet en fouillant dans les recoins du jardin. Sa femme, Lee (Rosemarie DeWitt), lui dit de laisser tomber et de ne pas creuser davantage. On ne sait trop pourquoi, elle décide d’aller passer le week-end chez ses parents, avec son gosse et laisse sa moitié s’occuper des taxes dans cette baraque.

Hormis le fait que ça se regarde et qu’il y a Orlando Bloom, concrètement, quel est l’objectif du film ? On peut penser qu’elle s’exile pour respirer un peu de sa vie de famille… C’est suggérer. Entre donner des cours de yoga, s’occuper de ses deux enfants (enfin… le vrai et son mari, mais c’est pareil), des tâches ménagères, on suppose que bon, un peu de repos au calme ne lui fera pas de mal. Son mari profite de son absence pour retourner creuser son trou. La chasse aux trésors continue, déterminé à voir si l’os appartient à quelqu’un ou quelque chose. Il fait même appel à des copains, pour venir manger un barbecue et accessoirement leur faire part de sa découverte ! Trop cool ! Du coup les copains (Sam Rockwell entre autres), ont apporté des copines super charmantes (Brie Larson et Anna Kendrick) et tout se beau monde va s’amuser et … Je vous le donne en mille ! Creuser ! De découvertes en découvertes je vous dis !

Si on devait nous aussi creuser pour en déduire une métaphore : doit-on explorer des zones inconnues pour redynamiser son existence, en l’occurrence, en envisageant de succomber à la tentation ? Cela ferait exploser les fondations du couple bien établi tout ça pour se sentir « revivre ». Le couple creuse en espérant trouver de nouvelles choses ? Je ne vais pas vous parler de la fin en vous révélant ce qu’on découvre dans le trou, au sens propre comme au figuré.

Digging for fire n’est malheureusement pas un film indépendant marquant, il expose un bout de vie sur un week-end d’un couple banal un peu trop installé dans sa routine. On va dire qu’une soirée où vous êtes seul et un peu curieux, le film fera l’affaire. Vous vous ne amuserez pas, vous ne vous ennuierez pas non plus.

En VOD et téléchargement définitif depuis le 21 Mars 2016.

http://www.imdb.com/title/tt3704416/?ref_=nv_sr_1

by missbobby

Je ne vais pas être très originale, j’ai approuvé la critique : juste décevant.

L’effet de découverte étant passé, cet opus s’attarde sur le personnage de Tony Stark, son état de santé qui dégringole, ses sentiments vis-à-vis de Pepper, son arrogance grandissante, ses problèmes de père (daddy issues comme Barney aime le dire dans How I met Your Mother). L’armure de fer est reléguée au plan de pitrerie (voir la scène d’anniversaire, drôle, mais pathétique), bref, on la voit moins.

Je me faisais une joie de voir Scarlett Johansson en version rousse et moulée dans sa combinaison (et ses superbes robes, rien à dire là-dessus), à quoi elle sert ? À rien ! Tout comme Samuel L. Jackson (il passait par là, il a vu de la lumière chez Stark, le soi-disant héros, pas le designer). Les méchants sont super méchants, ‘tention ! Un Sam Rockwell (plus convaincant dans d’autres rôles de méchant) tout en lunettes, costard et nerfs, quant à Mickey Rourke, tatoué, crados et russe pour l’occasion. Ils m’ont fait tellement peur devant ma crème glacée…euhm. Vraiment pas concluant, d’autant qu’on sait dès le passage très « fouetté » de Whiplash (Rourke), comment va se passer le reste du film. Je ne vais pas vous en dire plus là-dessus, si vous êtes curieux, vous vous déplacerez en salles.

En conclusion, eh bien, je me suis surprise à bâiller pendant le film. C’est un film sur Tony Stark avec plein de personnages secondaires qui n’ont rien à faire dans le coin, y compris Iron Man. On vient voir un film sur un super-héros, pas sur le type qui l’incarne. C’est comme Spiderman, on veut de l’homme-araignée et pas les ¾ du film sur Peter Parker !

Comme j’ai profité de la semaine à 3,50€ chez UGC, je suis aussi allée voir Kick Ass. Je vous en parle très vite.

by missbobby