Venom

Venom, en tournée stand up !

VenomIl est où le gentil toutou à sa mémère ? Il est où le gentil Venom ? Allez viens jouer Venom, va chercher la baballe ! Ah parce que vous pensiez voir un super-méchant, qui arrache les têtes en guise d’encas et qui fait du mal aux gentils ?! Vous vous trompez ! Parce que la version de Sony est très loin de la Nemesis de Spider-Man, très loin d’être méchant, très loin de tout en fait.

Qu’on fasse un film sur un vilain, soit. Ensuite, qu’on apprenne qu’il a été remonté pour qu’il y ait moins de violence et plus d’humour, bon… Ça commence à tiquer. Mais alors quand on voit le résultat… Au final, on se retrouve avec rien.

Un méchant gentil voire cabotin, pseudo humoriste à ses heures perdues et rabibocheur de couple. Eh bien c’est cool. Merci. Venom est chiant : pas chiant, long hein, chiant dans le sens il ne se passe rien, c’est ennuyeux, pas drôle, on sent effectivement qu’à la base, le film devait être plus violent. Ça n’a aucun intérêt pour le public. Vraiment aucun. Ça n’apporte rien. Le pauvre Tom Hardy est une mascarade à lui tout seul et Michelle Williams… Que fait-elle là-dedans ?! Les effets spéciaux sont souvent pas bons, surtout quand on décide de faire apparaître Venom et le visage d’Eddie Brock 2 en 1, une horreur visuelle. La scène de combat est un amas d’immondices illisibles. Je pensais que Michael Bay était le spécialiste des combats où on ne comprend rien à qui fait quoi. Bon bah apparemment Ruben Fleischer l’a dépassé haut la main. Ah c’est violent pour les yeux !

Vous allez regretter le Venom de Spider-Man 3, je vous le dis. Il n’y a rien à garder ! Ah si ! La deuxième scène post-générique, c’est tout. Qu’est-ce que je peux vous dire ? J’espère que les fans de comic books ne seront pas trop déçus… Euhm.

Sortie en salles le 10 Octobre 2018.

by missbobby
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C’est aujourd’hui que sort le fameux casque PlayStation VR. Attirée par l’idée de tester la réalité virtuelle selon Sony, je vous propose donc de partager mon ressenti pour ceux qui seraient tentés d’investir.

La réalité virtuelle, c’est le truc à la mode en ce moment. Fraîchement débarqué au cinéma (j’aurais dû aussi vous en parler), l’expérience immersive arrive enfin dans les jeux vidéo et à porter de tous, car rappelons-le, ce type de casque ne date pas d’hier, mais rien n’était arrivé dans le commerce. C’est chose faite.

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Après une bonne heure d’attente, je n’ai testé qu’une seule démo, celle de Batman Arkham VR. Rien d’extraordinaire sur le jeu : vous enfilez la combinaison de Batman, vous testez ses gadgets et vous descendez dans la batcave. Pour l’immersion, rien à dire : un miroir vous permet de constater que vous incarner bien le héros chauve-souris, la liberté de mouvement, miroir de vos propres gestes. C’est rigolo, on s’amuse avec les gadgets en appuyant sur les gâchettes des PlayStation Move et j’ai même eu le vertige en descendant lentement dans le vide vers la batcave. À partir du moment où j’ai le vertige, j’appelle ça une expérience réussie.

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Des joueurs se sont amusés sur des jeux de tirs comme Farpoint ou sur des jeux d’horreur comme Until Dawn. À voir les vidéos, ça avait l’air plutôt immersif. Je me suis tout de même renseigné sur Rise of the Tomb Raider, étant fan, cela m’intriguait et à ma grande déception, en VR, c’est un simple jeu de « point and click » (tout vous est mâché, vous cliquez sur les objets qui entourent le personnage pour le faire progresser, rien de palpitant donc pour un Tomb Raider).

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En définitive, choisissez bien les jeux dans lesquels vous allez investir, s’ils valent vraiment le coup en réalité virtuelle. Renseignez-vous également sur la durée de vie des jeux. Sinon avec le PlayStation VR, vous aurez de quoi vous faire de belles frayeurs et passer quelques heures à jouer en immersion, tranquillement chez vous.

by missbobby
Digging for fire_film

Digging for fire_filmCreusons ensemble mes biens chers frères et sœurs. Plus nous serons nombreux et plus ça sera rigolo. Moui.

Replaçons un peu le contexte, un couple, avec un enfant en bas âge, récupère pour le week-end une superbe maison. Tim, le mari (Jake Johnson) trouve un os et un pistolet en fouillant dans les recoins du jardin. Sa femme, Lee (Rosemarie DeWitt), lui dit de laisser tomber et de ne pas creuser davantage. On ne sait trop pourquoi, elle décide d’aller passer le week-end chez ses parents, avec son gosse et laisse sa moitié s’occuper des taxes dans cette baraque.

Hormis le fait que ça se regarde et qu’il y a Orlando Bloom, concrètement, quel est l’objectif du film ? On peut penser qu’elle s’exile pour respirer un peu de sa vie de famille… C’est suggérer. Entre donner des cours de yoga, s’occuper de ses deux enfants (enfin… le vrai et son mari, mais c’est pareil), des tâches ménagères, on suppose que bon, un peu de repos au calme ne lui fera pas de mal. Son mari profite de son absence pour retourner creuser son trou. La chasse aux trésors continue, déterminé à voir si l’os appartient à quelqu’un ou quelque chose. Il fait même appel à des copains, pour venir manger un barbecue et accessoirement leur faire part de sa découverte ! Trop cool ! Du coup les copains (Sam Rockwell entre autres), ont apporté des copines super charmantes (Brie Larson et Anna Kendrick) et tout se beau monde va s’amuser et … Je vous le donne en mille ! Creuser ! De découvertes en découvertes je vous dis !

Si on devait nous aussi creuser pour en déduire une métaphore : doit-on explorer des zones inconnues pour redynamiser son existence, en l’occurrence, en envisageant de succomber à la tentation ? Cela ferait exploser les fondations du couple bien établi tout ça pour se sentir « revivre ». Le couple creuse en espérant trouver de nouvelles choses ? Je ne vais pas vous parler de la fin en vous révélant ce qu’on découvre dans le trou, au sens propre comme au figuré.

Digging for fire n’est malheureusement pas un film indépendant marquant, il expose un bout de vie sur un week-end d’un couple banal un peu trop installé dans sa routine. On va dire qu’une soirée où vous êtes seul et un peu curieux, le film fera l’affaire. Vous vous ne amuserez pas, vous ne vous ennuierez pas non plus.

En VOD et téléchargement définitif depuis le 21 Mars 2016.

http://www.imdb.com/title/tt3704416/?ref_=nv_sr_1

by missbobby
The diary of a teenage girl_film_kristen wiig

The diary of a teenage girl_film_kristen wiigLe film aurait dû s’appeler « Journal d’une ado ayant le feu aux fesses ». En même temps, je peux la comprendre, goûter aux plaisirs à deux avec comme partenaire de jeu Alexander Skarsgård, même avec la moustache, il y a de quoi s’accrocher telle une moule à son rocher.

Pour vous résumer un peu l’OVNI, Minnie perd sa virginité par une belle journée ensoleillée dans une chambre 70’s (l’époque du film), enroulée dans une moumoute avec Monroe, le compagnon de sa mère – qui a perdu ses dents de vampire depuis, mais pas son potentiel ultra sexy. Suite à ce moment fatidique du passage « chez les grands », la demoiselle est assoiffée de sexe, n’a qu’une hâte retrouver son blondinet de plus de 30 ans, tout en essayant de ne pas tomber éperdument amoureuse. Compliqués les ados !

The diary of a teenage girl est comme son nom l’indique, un journal intime visuel d’une ado dont la mère (Kristen Wiig) préfère se tapisser les narines de poudre magique pour se donner une image populaire, au lieu de s’occuper vraiment de ses deux filles. Elle appose par des mots et des dessins ses envies de galipettes, l’image qu’elle a d’elle-même, comment les autres la perçoivent ou comment les garçons la jugent face à une expérience sexuelle qui grandit trop vite.

Les dessins virevoltent dans les prises de vue réelles au fur et à mesure de ses ressentis donnant une dynamique poétique au film. Au fond, The diary of a teenage girl ne raconte rien de phénoménal, si ce n’est la sexualité d’une jeune fille banale, qui se cherche parfois et qui tente de combler l’absence d’attention d’une mère qui n’existe qu’à travers l’œil des hommes. Plutôt sympathique si vous aimez les petits films indépendants.

Sortie en VOD et en téléchargement définitif depuis le 21 Mars 2016.

http://www.imdb.com/title/tt3172532/?ref_=nv_sr_1

by missbobby
Miss Bobby_To write love on her arms

Miss Bobby_To write love on her armsTo write love on her arms sort directement dans la collection OVNI chez Sony, ce n’est peut-être pas plus mal vu l’inégalité du film.

Ce petit film indépendant s’inspire de la véritable histoire de Renee Yohe, dépressive et droguée, qui a mené un combat pour s’en sortir. Un de ses amis, Jamie Tworkowski, a fini par raconter son histoire et créer une association pour aider les jeunes dans la même situation qu’elle, association qui a donné le titre au film.

To write love on her arms se veut onirique au premier abord, voulant montrer le personnage principal, Renee, vivant sa bipolarité au quotidien, grâce à des effets visuels imaginatifs. C’est beau, mais mal construit, peu travaillé. On ne cerne que trop mal si cette imagination est le fruit de Renee, qui s’y cache dedans et qui rêve continuellement éveillée pour rendre sa vie plus jolie, ou est-ce une volonté du réalisateur, Nathan Frankowski, d’ajouter cette couche lyrique pour imager les phases de bipolarité de son personnage ? Le film nous perd dès le début en jouant sur ces codes visuels : c’est bien joli, mais que devons-nous comprendre ? Au-delà d’une introduction centrée brièvement sur la bipolarité, nous entrons sans transition dans la dépression, la drogue et l’alcool. Nous n’apprendrons que bien plus tard comment intervient ce changement radical. Ici, encore, le choix de passer du coq à l’âne n’est pas des plus judicieux, laissant le spectateur sur le carreau un petit moment, en train de se torturer l’esprit sur le pourquoi du comment.

Bien que pas dénué d’intérêt, le film peine à faire éclater en émotions son sujet pourtant lourd. Kat Dennings est parfois touchante sans être bouleversante dans ce rôle de malade et les acteurs qui l’entourent n’arrivent pas à briller par le jeu. To write love on her arms aurait pu nous toucher et avoir beaucoup de profondeur, pour nous embarquer dans les tourments de Renee.

Miss Bobby_To write love on her arms

Bonus

– Scènes supplémentaires (18 minutes) : 18 scènes

– Le making of du film (25 minutes)

– La musique du film (6 minutes) : la musique permet de faire des pauses dans la réalité. L’importance de la musique dans la vie de Renee comme échappatoire à ses pensées.

– Premier aperçu (3 minutes) : la création à partir de l’histoire vraie de Renee Yohe.

– Profil des personnages (11 minutes) : les cinq acteurs parlent de leur personnage respectif.

– Blogs de scène (3 minutes) : Renee Yohe, Jamie Tworkowski, Travie McCoy et Rachael Yamagata s’expriment dans de courtes vidéos durant le tournage du film.

Sortie en VOD depuis le 20 mai.

by missbobby
Miss Bobby_Dangerous Housewife

Miss Bobby_Dangerous HousewifeAutant Témoin à louer restait sympathique dans le genre film divertissant pour reposer ses neurones, autant Dangerous housewife, qui sort en OVNI, n’est pas loin de s’enterrer la tête la première. Parce que bon, Témoin à louer, je l’ai regardé sans trop de problème, mais celui-ci, je peine.

Je commence par où ?

Allez, soyons fous, les acteurs. En tête de liste, Katherine Heigl et Patrick Wilson, deux comédiens qui ne font plus grand chose et qui n’ont jamais explosé pour leur talent. Malheureusement, ce n’est pas avec Dangerous Housewife que cela va s’arranger où l’émotion et le jeu sont aussi vifs que le fond d’une eau trouble infestée de crocodiles en pleine Amazonie. Jordana (Punky) Brewster n’a, elle non plus, jamais brillée devant la caméra, heureusement pour elle, elle joue le rôle de la quiche, délicieuse par ses formes, mais ultra fadasse sur le fond. Et pour clore ce festival, Kevin McKidd, connu notamment pour son rôle dans Grey’s Anatomy, revêtant l’habit du drogué écossais au cerveau carbonisé par la métamphétamine (la peau aussi, eurk) et qui est obligé d’utiliser à outrance des mimiques pour montrer à l’image à quel point la drogue, c’est mal.

Sur le scénario, une femme ultra psycho-rigide qui dort entre son mari et son livre créé avec amour « Nos Objectifs » où tout y réfléchit, construit, calculé (la maison, le jardin parfait, le mari, les enfants, les futures vacances de rêve, même les prochaines relations intimes, etc.). Alors forcément, quand son mari, ultra patient et frustré, décide de jouer au docteur avec la nouvelle employée sexy – « Punky » Brewster – et que madame l’apprend, ni une, ni deux : elle lui propose de la tuer, tout bonnement. On ne brise pas une réputation de famille parfaite si durement acquise aussi facilement. Je pense que sur la papier, une femme raide comme un bâton, aussi froide qu’Alcatraz, qui n’a aucun scrupule à se salir avec du sang, ça aurait pu être sympa, encore aurait-il fallu ne pas verser dans la pseudo comédie de bas étage, et s’orienter vers des acteurs plus compétents. J’aurais bien vu Dangerous Housewife traité comme une comédie horrifique, touchant du bout des doigts The Voices, ou assumant carrément le côté série B. Enfin, je ne sais pas, prendre un vrai parti pris et pas une vague comédie noire où finalement rien en ressort, si ce n’est une réaction stérile face à ce néant émotionnel.

Bonus « attention, j’instaure le suspense subtilement » : la musique. Elle est particulièrement gênante, ce mélange entre « j’ai envie de faire peur, mais pas trop, car ce n’est pas un film qui fait peur, car il y a Patrick Wilson et Katherine Heigl, figures de la comédie (euhm), donc je mets une musique un peu joyeuse, mais un peu angoissante quand même ». Bonjour le résultat !

Je vais m’arrêter de refaire le portrait de Dangerous Housewife.

Bonus

– Scènes supplémentaires (7 minutes) : 2 scènes

– Boucherie en banlieue : le tournage de Dangerous Housewife (9 minutes)

– Films-annonces

Sortie en VOD le 13 mai.

by missbobby
Miss Bobby_Témoin à louer

Miss Bobby_Témoin à louerTémoin à louer fait partie de ces films qui ne sortiront pas au cinéma en France, mais que Sony sort directement en VOD (ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas bons pour autant), et qu’ils appellent les OVNI : Objets VOD Non Identifiés. Ce sont des titres inédits disponibles exclusivement en VOD et en téléchargement définitif. Vous allez revoir passer le mot OVNI dans les semaines à venir, car Témoin à louer n’est pas le seul que j’ai en stock. Il n’empêche que c’est bien pratique, vous avez du contenu inédit sans bouger de votre canapé.

Témoin à louer est une comédie pour les potes sur l’amitié, parce qu’on parle toujours des personnes malheureuses en amour, mais en amitié, ça existe aussi. Prenez Doug (Josh Gad), il a l’air sympathique, il a de l’argent, il va se marier à une belle blonde (Kaley Cuoco, Penny dans The Big Bang Theory), mais pas un seul ami à inviter à son mariage et pire, pas de meilleur ami pour être témoin. Imaginez la réputation de mec cool qui s’envole.

Témoin à louer n’est pas le film de l’année, on ne va pas se le cacher. C’est un film qu’il faut regarder pour débrancher son cerveau et qui divertit. Les personnages sont particulièrement clichés (on s’en doutait un peu) et les situations comiques s’apparentent parfois à des gags bon marché. On ne va pas trop en demander. Personnellement, j’ai toujours eu de l’affection pour Josh Gad, il a un bon capital sympathie. Bonus référence pour la dernière réplique de Jorge Garcia (faisant justement un rappel à la série Lost).

Bonus :

– Sélectionner les scènes commentées par le réalisateur Jeremy Garelick et Josh Gad

– Scènes supplémentaires (21 minutes) : 15 scènes

– Coupé au montage (14 minutes) : 5 scènes

– Réplique-O-rama (14 minutes) : des alternatives à plusieurs scènes autour de l’improvisation

– Entrez dans la chapelle de l’amour (6 minutes) : les membres de l’équipe se succèdent devant la caméra pour raconter de vraies anecdotes de mariage qu’ils ont pu vivre

– Clip musical : « Can you do this » de Aloe Bacc

– Films-annonces

Sortie en VOD le 29 avril.

by missbobby