Miss Bobby_Blu-Ray Au-delà de nos rêves

Miss Bobby_Blu-Ray Au-delà de nos rêvesVoir un film qui est sorti en 1998 avec Robin Williams, ça pince toujours un peu le cœur, encore plus lorsque le film en question est Au-delà de nos rêves et qu’il ressort en Blu-Ray.

Au-delà de nos rêves est un film pour ceux qui croient en l’Amour, le vrai, le puissant, celui qui va bien au-delà de la mort, qui surmonte les gros obstacles et qui montre comment on reconnaît un couple fusionnel. Quand deux personnes sont faites pour être ensemble, l’univers pourra s’interposer entre-elles, elles finiront toujours par se retrouver. C’est comme ça dans une vie, puis dans la prochaine et dans la suivante, etc. Elles n’ont plus besoin de mots pour se comprendre et sont liées, jusque dans la mort. C’est beau et fort.

Hormis un message sur l’amour transcendant toutes les barrières que ce soit la dépression, la mort, la réincarnation, Au-delà de nos rêves instaure un univers particulièrement coloré à travers le reflet de la peinture, laissant se dégager une douce poésie mêlant l’art, l’amour et la fantaisie.

Robin Williams reste égal à ce qu’il était, chaleureux, entier, partageant ses émotions avec beaucoup de cœur, relayant au second plan le jeu des autres acteurs, notamment celui de Cuba Gooding Jr. et Annabella Sciorra.

Seul grand intérêt de cette ressortie en blu-ray est de permettre à ceux qui ne le connaissaient pas de découvrir Au-delà de nos rêves (comme moi). Il n’y a aucun bonus et la qualité de l’image s’approche plus de celle d’un DVD,

Sortie en Blu-Ray le 03 mars.

Miss Bobby_Blu-Ray Respire

Miss Bobby_Blu-Ray RespireC’est un conte pour adolescentes : trouver la meilleure amie qui nous fera vivre de grandes aventures, qui nous prendra telle qu’on est et qu’on admirera plus que tout. Seulement voilà, tous les contes ne sont pas de fées. Elles sont sûres d’elles, elles émanent quelque chose d’indestructible et d’insaisissable, elles attirent l’œil des garçons par leur confiance, les autres filles veulent être comme elle. Telle une sirène, elle envoûte et vous embarquera très bas dans les bas-fonds sans même que vous vous en rendiez compte. Et elle vous y laissera, un boulet au pied au cas où vous seriez tenté de remonter à la surface.

C’est ce qu’a raconté Mélanie Laurent avec son second film Respire, cette amitié qui donne des ailes et qui vous détruit, pour laquelle vous seriez prêt à tout par pure naïveté, aveuglé par votre passion. Un titre tout en nuance pour un sujet qui touche beaucoup plus de personnes qu’on ne le croie. Cette amitié qui vous donne l’impression de respirer à pleins poumons et finalement, qui vous étouffe, tuant à petit feu tout brin de gaieté qu’il vous reste. Un film puissant, jouant avec subtilité sur les cordes, emprisonnant sa victime comme elle emprisonne le spectateur dans ce tourbillon d’émotions vertigineux.

Mélanie Laurent nous laisse comme son héroïne, Charlie, perplexes, partagés, naïfs et plus que tout, elle nous insuffle cette capacité à pardonner. Pardonner le mal-être, pardonner les écarts, parce qu’au fond, cette destruction ne peut avoir qu’une origine, un être ne peut pas être profondément destructeur envers les autres, non ? Elle nous pousse à rejeter nos limites toujours plus loin, à nous endurcir, à subir. Quoi donc ? L’amitié malsaine, la sexualité chamboulée, l’amour incompris, les doutes, les peurs… soi-même.

Les actrices (Joséphine Japy et Lou de Laâge) illuminent l’écran par leur beauté, qu’elle soit sauvage ou inoffensive, par leur talent de jeunes premières et par ce je-ne-sais-quoi de pureté.

Respire, c’est essayer de comprendre que l’on peut se perdre, très vite, mais surtout, c’est ne pas oublier de se retrouver. Chacun y verra son interprétation.

Miss Bobby_Respire

Bonus :

– Entretiens avec Mélanie Laurent, Joséphine Japy et Lou de Laâge : Les deux actrices expliquent le caractère de leur personnage respectif et leur amitié passionnelle. Elles abordent leur expérience du lycée et de la perversion.

Les deux actrices et la réalisatrice sont parties en week-end à la campagne pour explorer le scénario, le travail à faire tout en passant un très bon moment. Mélanie Laurent a voulu, avec ce week-end, créer un lien entre Lou de Laâge et Joséphine Japy, afin de faire ressortir l’amitié, qu’elle soit plus réaliste à l’écran.

Mélanie Laurent parle du roman Respire qu’elle a lu il y a 15 ans et qui est revenu comme une évidence. De la fascination que nous pouvons développer pour une personne et la souffrance que nous pouvons endurer par amour. Pourquoi ces personnalités très confiantes font si peur ? L’atmosphère qui se dégage du lycée, cette enceinte où les jeunes y sont 80% du temps, le microcosme qui y vit. Elle a voulu faire un éloge de la faiblesse en rendant la parole à ces victimes, en espérant réveiller les mentalités.

– Bande-annonce

Sortie en vidéo le 25 mars.

Miss Bobby_Blu-Ray Une Nouvelle amie

Miss Bobby_Blu-Ray Une Nouvelle amieLa femme, sujet o combien complexe à traiter et à déchiffrer, sensible qui peut très vite se vexer à la moindre contrariété, que ce soit au cinéma ou dans la vie (et je sais de quoi je parle). François Ozon l’a bien compris depuis un moment en la mettant plusieurs fois en avant dans ses films et il en rajoute une couche en adaptant la nouvelle A new girlfriend (qu’il s’était amusé à adapter en court métrage). Et pour enfoncer le clou, il a choisi un acteur des plus virils, adoré du public féminin, aux antipodes de la féminité : Romain Duris. Résultat : plus que réussi.

J’ai toujours eu cette méfiance avec les films d’Ozon, une fois sur deux je n’aime pas, du coup, grosse crainte avec celui-ci. C’était non-fondé et ça me rassure.

Avant tout, et cela n’engage que moi, Une nouvelle amie honore la femme dans ce qu’il y a de plus pur, de plus profond, de plus émotionnel tout ça retranscrit à travers le corps et l’esprit d’un homme. C’en est incroyablement troublant et terriblement émouvant. Romain Duris laisse tomber les masques pour faire ressortir sa part de féminité et bien au-delà. On le regarde de la tête aux pieds, au fond de ses yeux, de son regard, et on n’y voit qu’une femme, oubliant totalement l’homme et l’acteur.

Mais ce n’est pas tout, le film n’est pas qu’une ode à la femme, à la féminité, c’est aussi une histoire d’identité en tant que soi dans la société en assumant sa différence, son originalité, en repoussant ses doutes et ses peurs vis-à-vis du regard des autres. Également d’identité sexuelle, essayer de comprendre les changements quand ils ne sont pas « logiques » ou pas naturels par rapport à ce qu’on suivait dès le départ. Accepter les bifurcations que nous opérons avec nous-mêmes, ce qui demande une grosse remise en question.

Une nouvelle amie c’est prendre conscience de son identité, face aux autres et face à soi-même. Se libérer des clichés et des conventions trop ancrés dans la société. Accepter l’amour et l’amitié différemment. Se sentir femme, dans un corps d’homme, dans un corps de femme, dans la tête d’un homme, dans la tête d’une femme.

Le film fera certainement jaser avec cette histoire stupide de genre et de parentalité peu ordinaire. N’ayant pas l’esprit étriqué, j’ai laissé l’émotion parler d’elle-même par la justesse de la sensibilité de Romain Duris (qui était une évidence pour ce rôle) et la délicate réalisation de François Ozon.

Miss Bobby_Blu-ray Une nouvelle amie

Bonus (85 minutes) :

– Making of : Transformation de Romain Duris en actrice. Essais maquillage, coiffure, prothèses et démarche. Préparation minutieuse des scènes, des décors et des raccords, la difficulté de tourner avec un bébé.

– Scènes coupées

– Entretien avec Anaïs Demoustier : explications sur le casting et le travail sur son personnage de Claire, beaucoup plus complexe et mystérieux qu’il n’y paraît. Le travail avec François Ozon, un réalisateur plein de malice. Elle nous dévoile beaucoup d’enthousiasme pour un tournage et film qui l’ont passionnée.

– Entretien avec Romain Duris : pourquoi a-t-il choisi ce rôle, comment a-t-il appréhender sa transformation radicale, ses références, l’analyse du personnage de David et l’impact de ce rôle sur sa vie.

– Entretien avec Virginia : le travail sur le maquillage, la place de Virginia en tant que femme. Comment s’est passé le tournage et le travail avec François Ozon.

– Essais costumes et lumière

– Essais pour l’amazone

– Projets d’affiches : les premières affiches autour de la transformation sont vraiment superbes.

– Bande-annonce

Note : prenez le temps de regarder Romain Duris en Virginia durant et entre les prises, l’importance qu’il accorde notamment à son vernis à ongles, la beauté de ses mains et sa gestuelle, au point d’en devenir un automatisme. Il aime admirer ses mains vernies, les mettre en valeur, ses jambes également. Ce sont des détails qui font toute la différence et qui son absolument fascinants.

Sortie en vidéo le 11 mars

Miss Bobby_DHD_Gone Girl

Miss Bobby_DHD_Gone GirlUne fois n’est pas coutume, je ne vous propose pas un test Blu-Ray ou DVD, mais un DHD. Késako ? Une copie Digitale du film et en Haute Définition. Très simple de fonctionnement, il vous suffit d’avoir un compte sur iTunes Store et il vous suffira soit d’acheter le film, soit comme moi, d’entrer un code. Le film sera disponible sur tous vos supports : ordinateur, téléphone, tablette ou télévision connectée. En gros, vous pourrez le visionner n’importe où, seul dans les transports ou chez des amis. Pratique non ?

La grande question étant : faut-il lire le livre avant de voir le film ? Mon conseil : lisez le livre après, pour avoir l’entière surprise au cinéma, sachant que le livre vous apportera de la matière en plus.

Gone Girl aurait pu partir sur l’histoire d’un couple : de la rencontre, à leur évolution, en passant par les coups durs jusqu’à ce moment fatal où la femme disparaît, les soupçons se portant sur le mari. C’était sans compter sur le livre Les Apparences de Gillian Flynn et l’homme derrière la caméra qui n’a absolument plus rien à prouver : David Fincher. À eux deux, ils ont réussi à mener le spectateur par le bout du nez, le laissant s’installer tranquillement dans ses questionnements, puis en l’extirpant violemment pour ensuite lui replonger la tête dedans. Oui, l’expérience est particulière, mais croyez-moi, elle vaut le détour, et plutôt deux fois qu’une.

La prouesse de ce film formidable, vient avant tout de l’histoire, qui, reconnaissons-le, est propre à Gillian Flynn, nous portant dans le machiavélisme, la tromperie et qui nous malmène autant qu’elle malmène Nick Dunne, divinement interprété par Ben Affleck qui sort depuis quelques temps de sa coquille de jeune premier lisse. Quand à cette femme, bafouée, Amy, remarquablement jouée par Rosamund Pike, impeccable de bout en bout, offrant une palette de jeu éblouissante. S’ajoute à cette histoire pesante, à ces acteurs bien au-delà des limites, un réalisateur qui – selon les retours, car je n’ai pas lu le livre – a su retranscrire le rythme et le découpage du livre. Ce n’est pas donné à tout le monde d’adapter fidèlement une oeuvre papier. Il n’y a rien à redire : tout est calibré, détaillé, pensé, rythmé pour vous faire cogiter.

Dans une autre perspective que Mommy, vous vous sentirez mal pendant le film, vous serez surpris, parfois choqués, vous vous demanderez jusqu’où ça ira…

Ne soyez pas frileux lorsque vous verrez que Gone Girl dure 2h29, vous ne les verrez pas passer.

En plus sur le DHD :

Il n’y a pas de bonus contrairement à un DVD ou à un Blu-Ray, mais la qualité d’image est aussi bonne que celle d’un Blu-Ray, vous avez néanmoins accès au film en anglais ou français, avec un paquet de sous-titres. Egalement, la version du film avec les commentaires de David Fincher, un onglet « équipe du film » pointant sur la filmographie des deux acteurs principaux, des deux secondaires et du réalisateur (et vous proposant de télécharger légalement leurs films respectifs) et enfin, une dernière section qui vous dirigera vers les produits associés.

Disponible en DHD depuis le 08 février et en Blu-Ray et DVD depuis le 11 février.

Je vous mets une petite photo du Buzz kit que j’ai reçu pour l’occasion, accompagné d’une charmante lettre d’Amy me racontant à quel point la Saint Valentin est une fête hypocrite, où chacun fait semblant. Elle, elle préfère une bonne bouteille de vin (du Chardonnay), des chocolats Pierre Hermé, un bon film (Gone Girl) à regarder avec des amies ou seule, tout en griffonnant dans son journal intime.

Miss Bobby_Buzz Kit_Gone Girl