DVD_7 jours pas plus

7 jours pas plus ou l’art du couchsurfing !

DVD_7 jours pas plus7 jours pas plus, c’est le film qui est passé totalement inaperçu, au point que j’ai cru que c’était une sortie directe en vidéo. Point du tout, il est passé sur nos écrans fin Août. Pour sa sortie en vidéo, j’ai mis le nez dedans sans connaître le synopsis, juste en sachant qu’il y avait Alexandra Lamy et Benoît Poelvoorde. L’association ainsi que la jaquette m’ont fait un peu peur. Et puis le film démarre, on voit l’intervention d’un Indien qui ne parle pas du tout le français, faire face à un Poelvoorde particulièrement austère et là, on se dit : ça y est ! Encore une comédie à la Clavier, bien grasse du chapeau, qui va nous balancer ses clichés tels des sceaux de peinture sur une toile blanche. Et advienne que pourra.

Et en fait… Non ! 7 jours pas plus n’est pas un ramassis de préjugés (même s’il y en a quelques-uns), ce n’est pas non plus un comique de bas étage qui va dézinguer l’étranger à coups de gros sabots, et ce n’est pas non plus une amourette mièvre. En fait, 7 jours pas plus est une bonne petite surprise. Pas de quoi être inoubliable à vie, mais une histoire pleine de mélancolie et de solitude causées par une grosse blessure qui a fait des dégâts. Ce sont la naïveté ainsi que le sourire de Pito Bash qui vont venir lentement, avec fragilité et innocence, remuer tout ça. Tout déplacer. La petite trace de doigt non voulue au maniaque qui va lui apprendre à arrêter de la faire disparaître.

7 jours pas plus, c’est mignon, c’est touchant, c’est aussi un peu convenu. Ce n’est pas ce que l’on croit et des petits films français sans prétention, parfois, quand ils sont aussi sympa que celui-ci, ça fait du bien.

Sorti en vidéo depuis le 03 Janvier 2018.

by missbobby
DVD_My life directed by nicolas winding refn_film

DVD_My life directed by nicolas winding refn_filmJe ne sais pas vous, mais vous ne vous êtes jamais demandé ce que ça fait d’être la compagne ou le compagnon d’une star ? Surtout quand vous n’êtes pas connu. C’est tout le sujet du documentaire de Liv Corfixen, femme du réalisateur Nicolas Winding Refn, dont la notoriété a emmergé après le succès de Drive. Et pour compliquer la chose, le film nous embarque au moment du tournage d’Only God Forgives. Une immersion en pleine tempête.

Il n’y a pas besoin d’être un grand cinéaste, d’avoir un scénario en béton (voir pas du tout) pour faire un film, bon en plus. Liv Corfixen et son My life directed by Nicolas Winding Refn en est la preuve. Un sujet particulièrement intéressant, même passionnant, filmé simplement avec une caméra, sans prétention, sans filtre, au cœur de l’intimité du couple. La réalisatrice réussit à exposer, avec une certaine tendresse et inquiétude, son mari dans la tourmente de son tournage. Elle accompagne le panel d’émotions, plutôt instable de Refn, qui accepte la création de sa femme malgré l’image qu’il reflète. La combinaison de l’art et l’amour. Beaucoup de compagnes ou compagnons de personnalités célèbres devraient faire ça, en jouant le jeu à fond. Il est vrai que le public a, la plupart du temps, une image erronée du cinéma et de ses acteurs (dans le sens large). Souvent idéalisée, il n’imagine pas que le processus créatif est semé d’embuches, compliqué et qu’il déploie un nombre incalculable de doutes. Corfixen ne nous montre qu’un homme avec des projets ambitieux. Nicolas Winding Refn n’est pas Dieu, il ne lui suffit pas de claquer des doigts pour pondre un film et plus que tout, elle l’a pris à une période charnière de sa vie : en plein succès après Drive et attendu au tournant sur sa prochaine œuvre.

Le résultat serait aussi intéressant avec un réalisateur comme Steven Spielberg ? Pas sûr, mais mes idées reçues me font penser que le réalisateur n’a peut-être plus les craintes que ressent Refn… En tout cas, si la curiosité vous titille de découvrir qui se cache derrière Nicolas Winding Refn à travers les yeux de sa femme, je vous encourage à regarder My Directed By Nicolas Winding Refn : pour le sujet et pour ce qu’il s’en dégage.

Retrouvez le compte rendu de la rencontre avec Liv Corfixen et Nicolas Winding Refn.

Sortie en vidéo et VOD le 27 Avril 2016.

by missbobby
DVD_Le goût des merveilles_Virginie Efira

DVD_Le goût des merveilles_Virginie EfiraJ’aime ces petits films discrets, qui souffrent de préjugés (malheureusement) à cause de leur titre, casting ou leur provenance, et qui regorgent de bonnes choses, tel un fruit sucré et juteux. J’avais regardé la bande-annonce, faut dire qu’avec un titre qui invite autant à la beauté, ma curiosité avait été titillée.

Le Goût des merveilles est un conte moderne où la différence n’est pas synonyme de handicap, elle est même érigée comme un atout, il suffit juste de la percevoir comme telle. Un vent de fraîcheur qui pousse les autres à voir le monde différemment, à s’arrêter sur les détails et à appréhender la vie comme la nature sait si bien nous l’offrir tous les jours. Pourquoi se divertir avec des technologies quand dehors un spectacle nous est offert gratuitement ? Vous me direz, encore faut-il avoir l’environnement pour et c’est vrai que le film offre des paysages de campagne absolument exquis : les vergers, les fleurs des champs, les arbres, la maison. Des décors naturels (la Drôme provençale) retranscrits à l’image par l’œil d’Eric Besnard, le réalisateur, qui pose une caméra délicate sur un plan de travail fariné, une maison dont on imagine le parquet qui craque, des champs qui feraient presque ressortir l’odeur des fleurs. Il nous invite à nous allonger dans l’herbe juste pour regarder et respirer.

Le Goût des merveilles ou le goût des choses simples : le film de Besnard déborde de sincérité, de naïveté, d’honnêteté, de simplicité, de sensibilité à travers le personnage de Pierre. Atteint du syndrome d’Asperger, Pierre, enfermé dans sa bulle pour se protéger de son hyper-sensibilité, n’a pas de filtre avec autrui. Il ne connaît pas le mensonge, s’arrête sur les détails que le monde a à offrir et que nous oublions de regarder, et n’a pas la perception du second degré (entre autres). Benjamin Lavernhe l’incarne avec énormément de tendresse et de justesse. C’est d’autant surprenant, car j’avais découvert cet acteur dans Radiostars dans un rôle aux antipodes de celui-ci, et j’ai appris par là même qu’il faisait partie de la Comédie Française. On comprend mieux pourquoi avec ce personnage. Il en fait passer tant avec si peu. Il m’a terriblement touchée. Et puis, il y a Virginie Efira, qui fait ressortir à Louise aussi bien de la force que de la fragilité. Une beauté naturelle à l’image de celle dont elle s’occupe, fraîche et délicate.

Le Goût des merveilles est un film qui parle de différences sans l’air de rien, une ode à la nature, à la beauté, à l’amour et au bonheur simple. Un film qui fait du bien, qui donne une grande bouffée d’air et qui, peut-être, vous permettra de ré-ouvrir les yeux.

À mon grand regret, le DVD n’a pas de bonus.

Sortie en vidéo le 19 Avril 2016.

by missbobby
DVD Sorcerer_William Friedkin

DVD Sorcerer_William FriedkinSouvent quand je découvre des vieux films ou d’autres qui datent d’une vingtaine d’années, je me dis que j’ai la surprise à 30 ans sonnés de découvrir des œuvres que beaucoup ont découvert il y a longtemps. Je dis ça pour deux raisons : la première, c’est que si je les avais découvert il y a longtemps, je n’aurais pas eu l’analyse et le recul nécessaire pour les appréhender à leur juste valeur. La deuxième, c’est qu’à leur du numérique et de l’utilisation à outrance d’effets spéciaux, il est absolument fascinant de découvrir qu’il y a plus de 35 ans en arrière (voire plus), il était possible de réaliser des films incroyables, qui dégagent bien plus que des films d’aujourd’hui. Je me rends compte qu’il n’y a pas d’âge et qu’il n’est jamais trop tard pour apprécier de vieux films, même si on a été « formé » sur du moderne.

J’ai donc découvert avec du retard, Le convoi de la peur de William Friedkin qui est ressorti sous le titre Sorcerer et j’ai été soufflée. Dans une ère où l’effet spécial est surconsommé, Friedkin s’est contenté de recréer pour donner plus de réalisme et d’authenticité, n’utilisant aucun effet. En voyant le résultat, on ne peut qu’être en admiration.

Là où certains s’inquièteront de savoir comment il est possible de faire un film sur un convoi, je leur dirais qu’il y a bien un mec qui a fait un film palpitant avec un camion qui colle au train d’une voiture (pour info, je parle de Duel et ce n’était que Spielberg). Friedkin vous tiendra en haleine, sur le fil du rasoir, où la moindre pierre, la moindre embûche peut être fatale. Résisterez-vous à l’envie de vous ronger les ongles ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, oui, il y a bien Bruno Cremer (alias Maigret), complètement convaincant dans son rôle d’homme secret.

Je ne peux que vous inviter à découvrir Sorcerer, il comblera votre cœur de cinéphile et vous époustouflera autant par le scénario que par la réalisation.

Retrouvez la folle masterclass de William Friedkin lors de son passage à Paris.

DVD_Sorcerer film_William Friedkin

Bonus :

  • Sorcerers, Conversation entre William Friedkin et Nicolas Winding Refn (1h14) : 1h14 absolument passionnantes entre les deux réalisateurs. Deux générations qui s’expliquent sur le cinéma et sur la construction du Sorcerer, depuis l’idée jusqu’à sa ressortie en salles cette année en France. Refn travaille son entretien en posant des questions du point de vue du metteur en scène. Tout y passe : la genèse, la production, le budget, le changement de casting, le tournage, le montage, la musique, la distribution, la ressortie par La Rabbia. Une évolution complète sur Sorcerer. De plus, Refn pousse Friedkin dans ses retranchements pour exposer la sensibilité du réalisateur sur l’échec du film lors de sa sortie en salles, on sent clairement une tension entre-eux, ce qui déplaît beaucoup à Friedkin de devoir ressasser le passé. En plus d’un film incroyable, ce supplément vaut à lui seul l’achat du DVD ou du Blu-Ray.
  • Métaphysique de la peur par Philippe Rouyer (25 minutes) : le critique donne sa perception du film et de la peur .
  • William Friedkin sur le tournage de Sorcerer : document d’archives (6 minutes) : quelques minutes muettes sur le tournage du film.
  • Bande-annonce originale/bande-annonce française
  • Galerie de projets d’affiches

Sortie en vidéo le 02 décembre 2015.

DVD_Mustang film

DVD_Mustang filmLes cinéphiles et les blogueurs ont beaucoup parlé de cette pépite qu’est Mustang, sélectionnée aux Oscars pour représenter la France (et oui, c’est un film turc). Raté au cinéma et découvert en DVD, que vaut le film de Deniz Gamze Ergüven ?

Mustang est un petit film avec un gros moteur en-dessous (désolée) et un concentré de sensibilité. Traiter de l’émancipation de la femme dans un pays où elles sont cloisonnées par les règles et les traditions, sans jamais tomber dans la facilité, le pathos et en apportant une certaine légèreté, n’est pas une mince affaire. Emporter par cinq jeunes actrices, aussi belles que talentueuses, gratifiant le film d’un vent de fraîcheur, de naïveté et d’authenticité. Elles aspirent à l’Amour, devenir des femmes indépendantes et accomplies. Seulement, être vues à s’amuser sagement avec des garçons, c’est très mal perçu. Promises à aller à l’école et à grandir comme des jeunes filles normales, leur grand-mère et leur oncle vont les enfermer, pour les « conditionner » à être de futures femmes au foyer et à être mariées rapidement.

La réalisatrice montre à l’écran les conditions de ces filles/femmes avec subtilité, tout en exprimant la dureté de la société turque, sans concession, où les « on-dit », les rumeurs prennent une place importante dans le village. On ne peut qu’être spectateur de la situation, inutiles face aux traditions et ses règles bien trop ancrées. Chacune se battra à sa manière pour se sortir de cette maison, devenue une prison.

Malgré mon manque d’inspiration pour vous parler de ce très beau film, je vous invite à ouvrir vos horizons pour accueillir Mustang, la beauté qu’il s’en dégage via cette jeunesse, cette sincérité du jeu d’acteur (ou plutôt d’actrices) et cette innocence. Mustang est mélange entre gravité et légèreté, drames et éclats de rire.

Bonus :

  • Rencontre avec Deniz Gamze Ergüven _ Olivier Père (14 minutes)
  • Court-métrage Bir Damla Su (Une goutte d’eau) (18 minutes)
  • Bande-annonce

Sorti en vidéo depuis le 21 octobre.

by missbobby
DVD LOVE ROSIE Lily Collins

DVD LOVE ROSIE Lily CollinsBienvenus dans la vie de Rosie. Une vie toute tracée, toute mignonne et qui n’attend plus que sa fraîcheur pour être vécue avec élan. Elle et son meilleur ami de toujours, Alex (coucou Sam Claflin) se connaissent par coeur depuis la plus tendre enfance, sont amoureux l’un de l’autre, mais ne le savent pas (sinon, il n’y aurait pas de film) et comptent partir étudier à Boston. Seulement voilà, la vie n’est jamais faite comme on l’entend : une capote mal utilisée et 9 mois plus tard, adieu Boston !

Si je m’attendais à ça !? La bande-annonce me l’avait bien caché. Je partais avec l’idée d’un film romantique « on s’aime, on ne se le dit pas, on se sépare, mais je te rejoins, parce que je t’aime », eh bien non ! Love, Rosie s’intéresse au cas : si vous êtes faits pour être ensemble, la vie aura beau vous séparer, elle fera toujours en sorte de vous réunir à un moment ou à un autre. Rosie et Alex se séparent, se retrouvent, se mettent en couple, se marient chacun de leur côté. Vient-on chercher plus avec le film ? Pas vraiment. C’est un peu convenu, c’est mignon, l’amour c’est bête parfois, la vie parait mal faite, mais ça se regarde.

Love, Rosie fait son travail, il doit bien fonctionner après une rupture, vous savez, quand on a envie de se faire du mal en regardant du romantisme à outrance à renfort de Ben & Jerry. Sinon, on se prendra à rêvasser qu’avoir Sam Claflin comme mec, ça doit être plutôt sympa (oui bon bah ça va hein).

À regarder un dimanche soir ou en hiver.

Bonus :

  • Sur le tournage (4 minutes)
  • Interview des acteurs : Lily Collins (13 minutes) et Sam Claflin (12 minutes)
  • Clip musical (4 minutes)
  • Bandes-annonces
  • Lien Internet

Sortie en vidéo le 04 novembre 2015.

by missbobby
DVD_Adaline_Blake Lively

DVD_Adaline_Blake LivelyAdaline, une romance qui vous fera certainement penser à Benjamin Button.

La belle et délicate Adaline a eu un accident de voiture à 29 ans, accident peu commun qui provoquera chez elle une réaction des plus étranges : son corps arrêtera de vieillir, la laissant aussi fraîche qu’à l’aube de ses 30 ans.

Comment vivre lorsque physiquement on ne vieillit plus ? Face aux yeux des autres, et face à sa famille. Trouver des excuses contre des interrogations sur cette jeunesse éternelle. Et puis, lorsqu’on a eu un enfant avant, accepter que celui-ci grandisse et paraisse plus vieux que nous. Impossible d’expliquer une histoire aussi extraordinaire sans être prise pour une folle ou considérée comme un monstre de foire.

Blake Lively dégage une beauté hors du temps, traversant les époques et les modes comme si elle embrassait chacune d’elles, le sourire aux lèvres, la délicatesse de son jeu et son charisme sont tels une caresse, une douceur, faisant dégager à Adaline à la fois fragilité, sensibilité, caractère. À l’image, Lively est élégante, gracieuse, rayonnante, un vrai plaisir.

Harrison Ford n’a qu’un trop petit rôle, et c’est bien dommage, l’échange entre son personnage et celui d’Adaline est des plus troublants, ajoutant un cachet nostalgique, et débordant sur les regrets. Il y est aussi très sensible, se laissant envahir par les souvenirs, les « si » la vie s’était déroulée autrement.

Adaline n’est pas parfait, le scénario s’octroie plusieurs facilités, où le spectateur se doute de l’enchainement de certaines séquences, perdant en surprise. Il n’en reste pas moins un joli film, que l’on prend plaisir à découvrir.

Bonus :

  • Une romance éternelle (28 minutes) : Une reconstitution très précise des époques dans les décors et les villes. Idem avec les costumes en utilisant beaucoup le vintage, tout en gardant une cohérence avec les séquences actuelles, mêlant aussi des pièces d’antan, comme si Adaline n’avait pas voulu se séparer de sa garde-robe et continuait de s’habiller avec en l’adaptant. Développement sur les quatre acteurs, leur choix et leur interprétation (Blake Lively, Harrison Ford, Michiel Huisman et Ellen Burstyn).
  • Des styles et des époques (17 minutes) : Segment conté par la voix off du film, reprenant en partie ce qui a été dit dans le supplément précédent sur les costumes, les décors, la retranscription, le maquillage, etc.
  • Qui est Anthony Ingruber, le Harrison Ford jeune ? (8 minutes) : Il a fallu trouvé un acteur ressemblant à Harrison Ford et qui soit jeune. Le réalisateur l’a découvert sur Internet où Anthony Ingruber, jeune acteur, a posté des vidéos de lui imitant justement Ford !

Sortie en vidéo le 16 septembre.

DVD_Les optimistes film

DVD_Les optimistes filmVoilà un documentaire que je ne peux que vous inviter à voir, de ceux qui redonnent foi et qui vous laissent avec le sourire.

Les Optimistes (qui portent drôlement bien leur nom) est une équipe norvégienne féminine senior de volley-ball. La plus jeune canaille à 66 ans et la plus vieille flirte avec les 100 du haut de ses 98 ans. Des femmes qui ne se sont pas laissées abattre par la vieillesse, les rhumatismes, la maladie et qui continuent d’être actives en faisant notamment du sport. Ce documentaire de Gunhild Westhagen Magnor les suit dans leur entrainement régulier, parfois dans leur quotidien et dans leur décision d’affronter une autre équipe. N’allez pas croire qu’elles s’entraînent juste pour le plaisir, elles ont cette volonté de fer que l’on retrouve dans les championnats. Quand une équipe senior masculine de Suède accepte de les rencontrer lors d’un match, elles vont tout faire pour se mettre à leur niveau, chercher des sponsors et créer une équipe du tonnerre.

Les Optimistes est d’une tendresse inouïe, ces femmes toutes plus belles et énergiques les unes que les autres sont bouleversantes de simplicité, refusant la vieillesse comme une fatalité. Elles sont un exemple pour les spectateurs que vieillir ne rime pas avec grabataire et sénile. Chacune apporte un torrent d’émotions que ce soit dans la solitude, la maladie, le couple, les aléas qui surviennent à cet âge, les activités pour occuper les journées. J’ai eu un gros coup de cœur pour Goro, la doyenne, un visage lumineux, combattive, ultra active et des yeux qui laissent transparaître tant de belles choses.

Si vous avez peur de vieillir ou si vous avez juste envie de vous sentir bien, regardez Les Optimistes, c’est revigorant et euphorisant.

Bonus :

  • Interview de la réalisatrice Gunhild Westhagen Magnor (8 minutes) : Elle évoque sa perception de la vieillesse, comment lui est venu ce projet. L’optimisme qui se dégage de cet âge et que c’est un sujet qui touche tout le monde.
  • Interview de Serge Guérin, sociologue(17 minutes) : Également auteur d’un livre sur la génération senior. Il expose la vieillesse d’un point de vue social ainsi que l’appréhension de l’environnement par cette génération.
  • Scènes coupées : 6 scènes
  • Bande-annonce

Sortie en vidéo le 01 septembre.

by missbobby
DVD Taxi Téhéran Jafar Panahi

DVD Taxi Téhéran Jafar PanahiParfois il n’y a pas besoin de faire des films particulièrement compliqués pour faire passer un message fort, en l’occurrence comment vit-on en Iran ?

Pour replacer le contexte, Jafar Panahi, le réalisateur a été emprisonné suite à sa participation à des manifestations contre le régime iranien, ses films ont toujours fait polémique, mettant en exergue la condition de la femme dans son pays. Depuis, il a interdiction de filmer et de sortir de l’Iran. Ou comment relativiser sur le cinéma en France. Il y a de quoi se poser un paquet de questions sur certaines démarches artistiques. Bref, là n’est pas le propos. Panahi ne s’est pas laissé abattre pour autant et a voulu dresser un portrait de son pays à travers la pellicule et c’est là qu’est née l’idée ingénieuse de Taxi Téhéran : il s’est glissé dans la peau d’un chauffeur de taxi, dans lequel il a disposé trois petites caméras qu’il contrôle manuellement. Pendant 1h20 les passagers se succèdent, apportant leur lot de contrariétés, de questionnements personnels se rapportant à des problématiques sociétales bien plus importantes.

En effet, les personnes qui vont et viennent dans le taxi du réalisateur concrétisent un problème relatif à l’Iran, que ce soit au niveau culturel sur l’importation cinématographique, que sur la condition de la femme, sur ses mésaventures, sur les droits, Jafar Panahi fait passer le message subtilement sur les conditions de vie iraniennes, en y intégrant une certaine légèreté. En plus de son message, le réalisateur arrive à faire passer avec Taxi Téhéran beaucoup d’authenticité, on ne sait pas vraiment si ce sont des acteurs ou de vraies personnalités, toutefois, je me suis dit qu’autant d’événements si particuliers, cela me paraissait peu probable que cela arrive. Je me suis donc renseigné sur l’organisation du tournage, Panahi a demandé à sa famille et des amis d’endosser les rôles pour rester discret auprès des autorités, à mon sens, cela ajoute du cachet à son film, on ne sent pas le jeu d’acteur, ni la recherche de la perfection, bien au contraire.

L’ingéniosité de la réalisation, la proximité, les personnages, la fine limite entre fiction, documentaire et réalité font de Taxi Téhéran un voyage vers l’Iran touchant, perturbant et à la fois grave sur les conditions de vie et les interdictions.

Bonus :

  • Remise de l’Ours d’or
  • Bande-annonce

Sortie en vidéo le 18 août.

by missbobby
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