Miss Bobby_Magic_in the Moonlight

Miss Bobby_Magic_in the MoonlightComme chaque année, un peu comme Pâques, Noël et Hanouka, nous avons notre film de Woody Allen, il n’y a que la date qui change. Je ne sais pas s’il a décidé de servir un bon film une fois sur deux, l’année dernière, Blue Jasmine faisait son petit effet par une Cate Blanchett admirable.

Et là, avec son Magic in the Moonlight, Woody Allen s’est planté. Bon, bah, on ne peut pas réussir à tous les coups, il n’est plus tout jeune, mais personne ne l’oblige à produire tous les ans (à moins que ?).

Magie à la lumière de la lune… ouhhh mystère. Oui, enfin… Pas vraiment. Il y avait de quoi faire pourtant : deux beaux acteurs (Emma Stone et Colin Firth, très bien placé sur l’échelle de Manish), une histoire somme toute intéressante :

Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.

Mais alors pourquoi plantage il y a eu ? On partait sur 1h38 de film, pas de quoi s’inquiéter, cependant, deux acteurs mal dirigés, des rebondissements inexistants, l’humour à la Allen quasiment absent, une intrigue finalement pas prenante et ennuyeuse, parfois étirée, et patatra dans les escaliers ! On se retrouve à cligner trop de fois des yeux, à bailler et à trouver le temps long, trop long. Et puis à la fin, ça se réveille, un peu, mais pas assez pour nous sortir de notre léthargie.

Du coup, l’année prochaine, on peut s’attendre à une réussite ?

Sortie en salles le 22 octobre

by missbobby
Miss Bobby_Jessica_Chastain_Deauville

Niveau régularité, je commence bien : la fatigue a pris le dessus et je n’ai pas pu vous écrire ce premier jour de festival déjà plein de surprises.

Il faut que vous sachiez que le premier jour, vous ne commencez pas direct dans le jus, c’est le même principe qu’à Cannes (pour ceux qui connaissent ou même regardent) : vous débarquez (après plusieurs heures de route pour ma part), vous allez récupérer votre précieuse accréditation, puis vous attendez patiemment l’ouverture du bureau de presse pour aller quémander une invitation pour la soirée d’ouverture (ou pour les prochains jours, le film en compétition accompagné de ses invités). Grosse chance pour nous, nous avons récupéré l’invitation pour l’ouverture avec l’avant-première du nouveau film de Woody Allen, Magic in the Moonlight.

Nous avons été découvrir les fameuses planches et cabines que je voyais pour la toute première fois, nous nous sommes dirigés vers le grand hôtel Royal afin de voir si un des distributeurs était là, chou blanc, mais pas tant que ça, car sur le chemin du « retour », nous avons croisé cette merveilleuse beauté naturelle qui a pris le temps de nous signer des autographes et prendre la pose pour des photos :

Miss Bobby_Jessica_Chastain_Deauville

Et j’ai eu une seconde première fois : une photo avec Jessica Chastain. Et à quelques pas de là, Freddie Highmore déambulé tranquillement dans la rue.

Après une brève sieste, l’heure de sortir la robe de soirée pour fouler le tapis rouge (côté invités) est arrivée. Une nouvelle première fois et c’est très agréable d’être du bon côté. De plus, nous avons eu la chance de voir arriver le jury et certains invités en nous positionnant tranquillement sur le trottoir face au Centre International de Deauville. Pas de foule, quelques personnes disciplinées et des personnalités qui ont su jouer le jeu des photos.

En salle, comprenant ma chance de découvrir le monde merveilleux des festivals et surtout du Festival de Deauville, les hommages se sont enchaînés : Lauren Bacall, Robin Williams et l’invitée du jour, Jessica Chastain.

Retour sur Magic in the Moonlight :

La fatigue n’aidant pas, je n’ai pas du tout apprécier ce Woody Allen, moi qui aime plutôt bien ce que fait en général le réalisateur à lunettes. Le scénario est incroyablement long pour un contenu maigre, rendant le film sans substance et qui s’étire au possible sur une intrigue tenant sur un post-it. Quant aux acteurs, Colin Firth et Emma Stone, Woody Allen a – à mon sens – complètement raté sa direction d’acteurs. Magic in the Moonlight est tout sauf magique.

Miss Bobby_Un week-end_à Paris

Miss Bobby_Un week-end_à ParisAutant commencé directement par LE point négatif : le conflit générationnel. J’ai bientôt trente ans, le couple court sur sa soixantaine, il m’est difficile d’avoir les mêmes réflexions :

– mariés depuis 30 ans

– remise en question de son couple

– bilan sur sa vie

– les accomplissements

– les regrets

A la limite, le bilan j’en ai fait un il n’y a pas si longtemps, un très gros, je peux comprendre. D’ailleurs, que ça soit clair, j’ai compris tout le message du film, ça ne m’a pas laissé insensible, néanmoins, je ne le vois pas au meilleur moment, il me manque 30 ans de plus et un couple bien ancré dans la routine depuis des lustres.

C’est inquiétant si à leur âge j’en viens à me poser ce type de questions, les grosses questions existentielles qui peuvent remettre toute une vie ou un mariage en cause. Et puis faire se questionnement loin de chez soi (ils viennent d’Angleterre), c’est traître : on se laisse emporter par la ville, le voyage et en même temps, tout ressort au grand jour, en étant éloigné du quotidien et de ses habitudes. Je le comprends très bien pour l’avoir vécu. On ne revient pas totalement indemne d’un voyage.

J’aime cette image de Paris que donnent les réalisateurs étrangers, d’autant plus lorsqu’ils y mêlent un brin d’amour (une pensée pour Woody Allen et son Minuit à Paris), ils arrivent à me donner cette envie de visiter la capitale.

Au-delà du souci de génération, Un week-end à Paris est intéressant par la remise en cause du couple après trente ans de vie commune, la routine qui a pris la place de la passion, le degré d’amour que chacun porte à l’autre, les défauts qui ont remplacé les qualités, les compliments évaporés par les reproches.

Il suffit d’un rien pour tout faire voler en éclats.

Je terminerai par une phrase qu’on m’a souvent répétée et qui correspond assez bien au film :

Dans un couple, il y en a toujours un qui aime plus que l’autre.

Sortie en salles le 05 mars

Gardez un œil ouvert, les comptes rendus de la rencontre avec le réalisateur Roger Michell et l’actrice Lindsay Duncan sont à venir.

C’est une belle publicité touristique qui donne envie de visiter encore et encore Paris. Les tours opérateurs devraient demander à Woody Allen pour la réalisation de leur publicité !

Le petit réalisateur à lunettes donne une vision de notre capitale très avantageuse, tellement bien filmé que j’ai envie de l’observer dans les moindres recoins, même sous la pluie.

Ce film est une ode au romantisme, aux choses belles et simples. L’opposition du riche, du futile, aux rues pavées de Montmartre sur des airs de Cole Porter. Allen retranscrit à sa juste valeur le Paris que nous aimons (je me doute bien que dans plusieurs arrondissements, certains préfèrent le luxe et le guindé, aux petites ruelles où il est difficile de marcher avec des Louboutin). On s’assoit dans son fauteuil molletonné pour débuter la visite qui commence par une séquence de prises de vue des quatre coins de Paris. On se laisse gentiment bercer.

Je ne vais pas vous raconter le film, ça serait vous gâcher la pointe de fantastique que Woody Allen s’est autorisé. Surprenant venant de sa part, mais absolument tentant pour nous autres petites gens qui vivons dans ce millénaire.

Côté acteurs, quasiment rien à dire. Owen Wilson qui ose sortir de sa comédie burlesque donne un personnage avec du fond, charismatique et très cultivé. Rachel McAdams est absolument détestable en future épouse, Marion Cotillard (que je n’affectionne pas) est exquise.

Pour la controverse, Carla Bruni S. ne sert à rien. J’espère une seule chose que les journalistes ne l’estampilleront pas « actrice », déjà que chanteuse chuchoteuse, c’est limite, mais actrice, par pitié, NON !

Hormis cette petite faute de goût que l’on pardonnera au réalisateur, le film se laisse vivre et nous surprend par l’apparition de personnages auxquels on ne s’attend pas, d’un autre temps.

Minuit à Paris se regarde sans modération, un voyage très français délicatement réalisé par le New-Yorkais.

PS : Et l’article que j’ai écrit sur le concert de Cocoon à l’Olympia.

by missbobby