Vinyl de HBO : Un disque qui s’enraye

Vinyl scorsese jaggerVinyl est l’une des séries les plus attendues en 2016, il faut dire que sur le papier, la série est ultra alléchante : produite par Martin Scorsese et Mike Jagger, Vinyl, c’est la série qui promet de vous introduire dans le rock’n’roll des années 70, au cour du sexe, de la drogue et d’une musique enivrante, directement dans le monde de l’édition musicale. Au travers de son héros Richie (le charismatique Bobby Cannavale), vous plongerez dans le rock à la recherche de la perle rare tout en tentant de sauver votre peau. La bande-annonce vend du rêve, un rythme effréné et la vie de ce producteur qui défile à 300 à l’heure…

Enfin ça, c’est le rêve qu’on m’a vendu, ultra prometteur, qui allait me booster tel une ligne de cocaïne qui serait venue tapisser mes cloisons nasales. En vrai, le visionnage (sur des chaises) du pilote (de deux heures) de Vinyl m’a plus fait me sentir comme un chanteur à la retraite au dos coincé.

Scorsese a voulu faire une sorte de « super-série » jouant clairement dans la cour du cinéma. Et en effet, Vinyl est beau, Vinyl est très cinématographique, trop justement, glissant hors des sentiers de la série tel qu’on a l’habitude de la consommer. Une réalisation léchée, des plans précis et recherchés qui lui donnent des faux-airs de long métrage tel que le réalisateur de renom sait les faire.

Vinyl HBO Scorses Jagger

Mais ce n’est pas tout. Un pilote doit accrocher, or en 2h, j’ai tout sauf accroché ! Deux heures où les flashbacks sont confus et passablement marqués (il faut être attentif à la coupe de cheveux de Richie), où l’histoire est tellement développée que le rythme qui est censé être imposé par l’apologie « sexe, drogue et rock’n’roll » en prend un sacré coup. J’avais envie de me retrouver à genoux d’épuisement, me dire « c’était cool, dépravé, complètement dingue ! ». Eh bien non. Pour être honnête, je me suis ennuyé. Peut-être que les autres épisodes seront plus digestes que ce pilote trop long et confus.

Finalement, à l’issue du pilote, on a l’impression d’avoir vu un film en soi, avec un début et une fin. Sauf qu’on attend d’un pilote de série, qu’il nous donne envie de voir la suite, pas qu’il s’impose comme une œuvre à part entière.

Vinyl est diffusé tous les lundis à partir de ce soir, en H+24 sur OCS City à 20h55 et disponible dans les offres CANAL.

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2 commentaires

  1. Tiens il n’y a pas que moi qui ai beaucoup de mal à accrocher. Je pense qu’il manque quelque chose à cette série mais je ne saurais dire quoi. En tout cas après 4 épisodes, je vais peut-être m’arrêter là.

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