
Je n’ai que trois films d’Eastwood à mon actif (pour le moment et avec celui-ci) et c’est celui que j’ai préféré. Au-Delà est sans prétention. Touchant. Simple. Le jeu des acteurs est très bon (mention spéciale au jeune garçon, George McLaren). J’aime ce type de films où tout est abordé avec sincérité et justesse. J’ai pleuré (ça devient une coutume chez moi) par la réalité qui frappe de plein fouet les personnages. Elle n’arrive pas qu’aux autres. Et comment faire pour continuer de vivre avec elle ?
Ce film est beau, il ouvre des questions sur l’au-delà (je n’ai pas attendu de le voir pour les avoir). Le sujet a été très bien traité et n’a pas divagué dans le surnaturel de bas étage et ça, j’apprécie. C’est délicat de parler des esprits sans passer dans le vulgaire. Eastwood l’a considéré à sa juste valeur, sans tomber dans le mélo (je fais confiance à certains pour me dire le contraire).
J’aurais souhaité que la fin soit un peu plus longue, plus poussée (dans les critiques ciné que j’ai lu rapidement, elle est remise en cause. Vous verrez pourquoi. Clint Eastwood n’a pas le droit de se permettre ce genre de « fantaisie » ? Oh lala, toujours à vouloir chercher la petite bête).
Je finirai par ceci : je pense que beaucoup de personnes vont rester très perplexes quant au sujet. Sachez une chose, si vous ne l’avez pas vécu, ne mettez pas en doute la parole de ceux qui l’ont vécu ou ne les prenez pas pour des fous. D’une part, ça se serait juger et d’autre part, trop de choses nous dépassent pour affirmer avec exactitude l’existence ou la non-existence des choses.
Merci Clint pour ce très beau film.

