En général, je ne parle pas des films que j’ai vu et qui sont à l’affiche depuis plus d’une semaine. Je fais une exception à la règle pour Drive, gros coup de cœur.

J’ai vu le film en tête à tête avec moi-même dimanche dernier à l’UGC de Bercy, pendant que les couples se léchaient la poire sous le soleil de Bercy Village. J’ai préféré déguster Ryan Gosling avec délectation (lui lécher la poire était plus difficile, d’autant que c’est Eva Mendes qui s’en charge. Grrrrr).

Par où commencer?

Cette lenteur tout au long du film qui ressort de la réalisation, des mouvements posés du Driver (Ryan Gosling), son attitude nonchalante.

Une bande originale extraordinaire dont tout le monde tombe amoureux, puissante et voluptueuse.

Irene (Carey Mulligan) tout en douceur, finesse, touchante, délicate.

Une ambiance lourde, calme, qui peut mettre mal à l’aise en opposition avec ce romantisme effleuré, comme un baiser volé. Et finalement, pour un rendu assez poétique.

Des mots parfois, des regards souvent et des sourires qui en disent long et qui se suffisent. Ni plus, ni moins.

Ryan Gosling toujours aussi brillant pour qui la monotonie faciale dérangera, mais pour laquelle j’ai senti une grande puissance, s’accordant parfaitement avec l’ambiance. Je tiens à préciser que je n’ai pas pu m’empêcher de sourire à ses rictus. Je sais, ça fait midinette, mais je suis sûre que je ne suis pas la seule (même certains mecs ont dû sourire).

J’ai tout de même deux points négatifs :

La violence rude, brute, non dissimulée, pas forcément nécessaire. Étant une âme sensible, je n’ai pas supporté.

Le manque de courses la nuit. L’histoire veut que le Driver soit cascadeur le jour et chauffeur la nuit pour les malfrats. Malheureusement, ce n’est pas assez exploité, malgré une belle scène de course poursuite.

Qu’on ne s’y m’éprenne pas, le film est aux antipodes de la franchise Fast & furious. Il y a très peu d’action.

Pour ma part, le film rejoindra ma maigre collection de DVDs.

20 octobre 2011