J’ai eu la chance de voir Super 8 un bon mois avant sa sortie.

Je ne vais pas vous répéter les choses qui reviennent à chaque fois concernant le film, notamment que ça ressemble à E.T., aux Goonies, etc. Les autres le font mieux que moi. J’y suis allée avec mes yeux curieux et je dirais même, vierges, car à vrai dire, je n’ai quasiment jamais regardé ce type de film (ouais, je sais, honte sur moi). Mais c’est parce que cela n’est pas vraiment mon truc. Bref, tout ça pour dire, j’y suis allée sans préjugés.

J’ai envie de commencer par les acteurs pour une fois et répéter ce qui a déjà été dit : ils sont vraiment très bons. Elle Fanning qu’on ne présente plus est tout simplement bluffante et ce talentueux jeune homme, Joel Courtney arrive à sortir une telle émotion qu’il est difficile de ne pas pleurer, le tout mené par des seconds rôles amusants. On retiendra aussi le jeu de Kyle Chandler, grand habitué du petit écran et qui joue un père policier plutôt absent pour son fils (mais ayant des responsabilités envers la population), sans tomber dans le surjeu. Gros point donc pour le casting qui vous laissera pantois avec des acteurs qui n’ont pas encore la majorité et qui peuvent se mesurer à de grosses pointures.

Côté réalisation, Monsieur J.J. Abrams n’y va pas avec le dos de la cuillère. Une scène de train époustouflante qui aura su me tirer un « ouf » à la fin de la séquence (pour reprendre ma respiration). Limite on sentait le souffle du train dans la salle. Une réalisation fluide, une photographie travaillée, des références que les plus jeunes auront du mal à comprendre et un retour dans les années 80 qui nous rend indubitablement nostalgiques. Gardez bien les yeux ouverts (ne faites pas comme mon comparse de Filmgeek qui a eu la chance de le voir une deuxième fois et qui s’est malencontreusement assoupi. R. si tu me lis…), le réalisateur a truffé le film de clins d’oeil (il est préférable d’en connaitre un minimum sur lui, ça aide).

Enfin, le scénario ne sort pas des sentiers battus, c’est du déjà vu, n’ayons pas peur de le dire. Mais à l’heure où les suites de films se suivent et se ressemblent, on accueille d’un bon œil cette petite pépite produite par Steven Spielberg, qui nous replonge dans nos films d’enfance, dans nos croyances en un autre monde. Aspirez cette bouffée d’air et ne vous arrêtez pas au casting peu connu, ça serait dommage de passer à côté d’acteurs talentueux ainsi que d’un film divertissant et bien construit. Vous ne vous ennuierez pas, promis!

PS : Restez bien après la fin, ça serait dommage de rater ce qu’il y a pendant le générique!

5 juillet 2011