Ce soir, je déconnais avec la Meilleure sur deux titres de films qui vont sortir : Saw 6 et Saw 7 ! Vous avouerez que c’est drôle, surtout pour du gore. Avec cette saga, me revient toujours cette question : pourquoi ? On m’a convaincue tant bien que mal d’aller voir Saw 3 lors de sa sortie : « mais j’aime pas les films d’horreuuuuureu ! » « tu verras, c’est pas trop gore ». Mmmhhh… arrivée devant le guichet, je vois écrit « Saw 3, interdit au moins de 18 ans ». Euh…comment ça interdit au moins de 18 ans ?! Les gars ? C’est une blague ? La vache ! J’en ai bavé avec ce film, j’ai failli faire une syncope. J’ai voulu sortir de la salle (chose que j’aurais dû faire) mais on m’a demandé de rester, on m’a prêté un lecteur MP3 dans lequel j’ai mis le volume au plus fort pour ne plus entendre les cris et j’ai fermé les yeux. Quand je vous dis que je ne supporte pas l’horreur, y a une raison ! Le mieux que j’ai pu faire c’est les Scream et Souviens-toi l’été dernier. C’est tout.

Pour en revenir à mon interrogation sur la saucisse et la saussette : pourquoi les gens vont voir ce genre de film ? Où les scénaristes puisent-ils leurs idées ? À quoi ça sert ? Quelle est la satisfaction ?

Je vous remets dans le contexte : le Tueur au Puzzle aime faire souffrir (ça, on avait bien compris), mais il a la particularité de fabriquer des mécanismes abracadabrantesques pour piéger ses victimes. En gros, soit vous vous libérez, soit vous mourrez. Mais vous n’en sortez pas indemne ou un choix s’impose à vous. C’est selon. Évidemment, le 3, celui que j’ai vu, c’était la protégée du Tueur qui sévissait et sa devise n’était pas la même : tu meurs ou tu meurs. Au moins, ce n’est pas compliqué et c’est radical.

Ce que je n’assimile toujours pas, c’est que dans le peu que j’ai vu et les questions que j’ai posées après, il n’y a pas d’histoire. C’est de la torture pure et dure, de la boucherie de bas étage (existe-t-il une boucherie de luxe ?). Je ne vois absolument pas l‘intérêt. Et j’aimerai vraiment que l’on m’explique ce qui pousse le spectateur à aller s’asseoir dans un fauteuil pour regarder un enchainement de massacres plus machiavéliques les uns que les autres. Comment les scénaristes (et les réalisateurs, faut être deux dans l’histoire) peuvent-ils pondre des trucs pareil (j’allais dire merde, mais je me suis retenue) ? Parce qu’à mon avis, ils ne sont pas nets pour aller chercher ce genre de concepts.

Si quelqu’un à la réponse, je suis preneuse. J’attends vos lumières chers lecteurs !

PS : j’ai cherché une image pas dégoûtante à vous mettre du film (sans pour autant mettre une affiche toute aussi ragoûtante), pas facile. Du coup, j’ai préféré l’humour, qui me convient mieux !

30 août 2009