Je devais m’arrêter à trois parties, mais comme j’ai eu l’occasion d’aller voir Placebo une dernière fois hier soir et ça n’avait rien avoir avec samedi, j’étais obligée d’écrire un rectificatif. Promis, c’est la dernière !

Date du décès : 27 octobre 2009

Heure : 23h

Je n’avais pas le cœur à aller à ce concert, mauvaise journée, déception, vraiment pas la motivation. Nous sommes arrivées à 19h, je me suis placée dans la fosse, en face de Stefan, chacun son tour. Une seule première partie : Expatriate. J’ai bien ouvert mes écoutilles ce coup-ci et j’ai beaucoup aimé (toujours en train de baver devant Dave Molland, oui, j’ai fait des recherches plus poussées, enfin, Maxy surtout). Je pense aller les voir au Nouveau Casino parce que c’est vraiment un coup de cœur sonore et un groupe qui mérite d’être connu. Cette première partie m’a mise de bonne humeur qui est retombée à l’entracte. Brian va être chiant, ça risque d’être fade, j’étais chargée à bloc de vrais préjugés.

Le noir quasi complet s’abat sur la salle, tout comme le drap 5 minutes après. La musique retentie. La fosse saute dans une seule et même haleine (déjà pas mon truc d’être hystérique) me faisant me déplacer bien malgré moi. C’est de la folie ! For what it’s Worth terminé, le groupe enchaine avec Ashtray Heart. Et c’est reparti, la foule en délire. C’est vrai que c’est entrainant. Je passe petit à petit, avec les mouvements des gens, au troisième rang. Aaaahhh Stefan. Je resterai honnête en disant le majestueux Stefan : ça lui faisait plaisir qu’on chante, de l’émotion dans son regard, il souriait… Eh bien cela nous a fait plaisir aussi ! Brian est enfin sorti de son mutisme ! Mieux vaut tard que jamais ! Certes, c’était pour dire des conneries « ce soir, nous sommes sur les Champs Élysées, nous sortons d’une boite, défoncés… », euh ouais. Ma foi, si tu veux. Ceci n’est qu’un simple échantillon, mais il était un peu plus enjoué le garçon. Au moment où Stef’ a eu quelques problèmes en se mélangeant les pédales (c’est cas de le dire, celles à ses pieds), Molko s’est arrêté de chanter tout en continuant de jouer, le regardait et rigolait, se demandant ce qu’il se passait. Plutôt cocasse. Je passe Steve, je ne ferai que me répéter sur son très bon niveau.

J’ai ressenti beaucoup d’émotions que j’ai eu du mal à refouler (les larmes surtout), c’était vraiment magnifique. Me trouvant dans la ligne de mire des enceintes et par conséquent, du retour son de Stefan, j’entendais clairement chaque note, chaque accord, chaque modulation, idem pour la batterie, décuplant ainsi le frisson et la boule au ventre qui va avec.

Je suis ressortie satisfaite, souriante d’avoir revu enfin mon groupe favori tel que je l’ai connu. Et pour parfaire ma satisfaction, je suis allée à la séance de dédicaces d’Expatriate (j’ai pu apprécier la timidité de Dave) et la grande sympathie de Ben (le chanteur) qui m’a demandé comment j’allais au passage !

Ça fait du bien par où ça dépasse.

PS : j’aurais pu prendre de belles photos, mais la sécurité nous surveillait et j’ai eu une remontrance. Dommache!

28 octobre 2009