Miss Bobby_DVD_Love is strange Love is strange : L’amour est étrange… En voilà un titre très équivoque. En tout cas, ce n’est rien de le dire. Enfin, je ne suis pas là pour parler d’amour (je ne passe pas mon bac philo), mais bien pour parler de ce petit film au grand cœur.

L’amour à un certain âge. L’amour après plusieurs années de vie commune. L’amour entre deux hommes. L’amour face aux obstacles. L’amour face à la famille. Cela résume bien Love is strange. C’est fou ce qu’un couple (ou deux êtres) peut parfois endurer pour rester ensemble. C’est fou, pas surréaliste, mais c’est beau. Le film teste la solidité de ce couple d’homosexuels très justement joué par Alfred Molina et John Lithgow, qui dégagent une rare sensibilité ainsi qu’une proximité, complicité qui font qu’on y croit tout de suite. Un couple qui a connu ses déboires, mais qui reste soudé malgré tout.

Love is strange prouve que dans les moments durs, la famille est toujours là, mais sous quelles conditions ? Qu’il faut savoir faire de grosses concessions pour faire perdurer les liens amoureux, pour espérer des améliorations au quotidien. C’est un film qui souffre parfois de longueurs, tout en délivrant un message essentiel et terriblement tendre : les obstacles, les aléas, les fautes, l’entourage sont rien quand on a l’amour qui nous unit. C’est cette force qui permet de tenir.

Bonus :

– Making of (22 minutes) : making of sur la manière de travailler d’Ira Sachs, qui a voulu s’inspirer de Maurice Pialat. Les acteurs principaux se succèdent devant la caméra pour développer leur personnage, le fait de faire un film indépendant sur la longévité de ce couple ? Comment appréhender une longue relation homosexuelle ? Est-elle la même qu’une hétérosexuelle ? Qu’a voulu montrer le réalisateur. Aussi voit-on toute la bonne humeur qui régnait sur le tournage, la proximité entre John Lithgow et Alfred Molina, qui s’est ressentie à l’écran.

– Bandes-annonce

Sortie en vidéo le 24 juin.

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Miss Bobby_Applesauce

Miss Bobby_Applesauce Un titre qui donne faim, un peu comme la cranberry sauce. Qu’est-ce que l’applesauce ? De la compote de pommes et un mot argotique qui désigne « merde ». Ça démarre bien !

Si Woody Allen avait eu un fils, ç’aurait été Onur Tukel, réalisateur d’Applesauce, en un peu plus trashouille et plus funky certainement. Dans la tambouille d’Onur, on suit deux couples proche quarantaine, qui sont amis de longue date, plutôt épanouis. Un soir, ce qui va n’être qu’une simple anecdote qui s’est déroulée des années auparavant et racontée autour d’un dîner, va se transformer en grain de sable qui va enrayer complètement cette machine bien huilée.

Applesauce dépeint les tromperies et autres problèmes de couple avec un humour particulièrement grinçant et corrosif, où les vérités fusent sur fond d’humour noir et de paranoïa, chacun y allant de sa petite révélation, à sa petite vengeance. Onur Tukel  s’est mis en scène dans la peau d’un homme marié new-yorkais dont la vie et le mariage basculent suite à une banale anecdote. Pour apporter autant de réalisme et de sincérité, le réalisateur a mis beaucoup de sa personnalité et des moments qui lui sont arrivés dans son second long-métrage. Il a également ajouté beaucoup d’autodérision à son personnage, voulant casser l’image arrogante qui pouvait ressortir en portant trois casquettes : réalisateur, scénariste et acteur.

Oscillant entre comédie noire, drame avec une légère pincée d’horreur (toute légère), s’immisçant dans ces vies tel un voyeuriste, Applesauce fait partie des rares bons films vus durant ce quatrième Champs Elysées Film Festival. On espère qu’il trouvera un distributeur français.

Pas de date de sortie pour le moment.

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Miss Bobby_Vice Versa J’avais un peu peur à la lecture du pitch de Vice Versa, comment faire un film d’animation centré sur les émotions présentes dans le cerveau d’une jeune adolescente pubère ? Pari gonflé. Néanmoins, tout le monde s’accordera à dire que c’est une réussite.

Une vraie prouesse que de vous faire réfléchir durant le film en vous faisant poser des questions sur vos propres émotions et vos réactions cérébrales. Il vous arrivera sans doute de décrocher quelques secondes pour faire la corrélation entre ce qui se passe à l’écran et votre cerveau. C’est là que je me suis dit que l’imagination des créateurs était débordante pour réussir à imager des sensations et des réactions non palpables, comme la création de souvenirs, l’abstraction, le déjà-vu, etc.

Vice Versa, pour ne pas perdre le spectateur, crée des ponts entre les émotions cognitives (?) et le résultat externe sur la jeune fille. Sinon, nous aurions été vite perdus. Mais le film ne s’arrête pas là : si le sujet aurait pu être ennuyeux ou tourner très vite en rond, Vice Versa a su faire ressortir beaucoup d’émotions et de franches rigolades.

Je sais que je manque d’arguments sur ce film, alors que je l’ai beaucoup aimé, comme tout le monde. Encore une facétie de mon cerveau. Qu’est-ce qui se passe quand l’inspiration manque à l’appel ? Les cinq émotions sont en panique et se creusent les méninges (ou les miennes) pour trouver une idée ?

Les créateurs de Là-Haut nous sortent avec Vice Versa un petit bijou d’originalité et de créativité.

Sortie en salles le 17 juin.

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Miss Bobby_Logo_Les nouveaux héros

Miss Bobby_Logo_Les nouveaux héros

À l’occasion de la sortie du film d’animation Les Nouveaux héros le 24 juin en Blu-Ray 3D, Blu-Ray, DVD et VOD, je mets en ligne un nouveau concours.

Synopsis

Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax, un robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et la population de l’infâme Yokai…

2 DVD du film Les Nouveaux Héros sont à gagner

Miss Bobby_DVD_Les nouveaux héros

Il vous suffit de répondre aux questions qui suivent. Vous avez jusqu’au 1er juillet.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

Doublez vos chances en rejoignant :

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JC réservé à la France métropolitaine

Ce jeu concours est maintenant terminé.

©2015 Disney

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Miss Bobby_Sebastián Silva Nasty Baby…

En cinq minutes d’intro, Nasty Baby démarre sur un mec gay en couple qui reçoit un galeriste pour lui présenter son projet qui va s’appeler Nasty Baby et qui le mettra en scène mimant le bébé, gestuel et bruits compris. Puis dans sa démonstration, le générique de quelques secondes vous saute dessus en mode clip de rap, NASTY BABY qui clignote et répété avec une grosse voix grave. Euh… qu’est-ce que c’est que ça ?? Là, déjà, l’inquiétude s’est lue sur nos visages de blogueurs : ça ne sent pas bon. En gros, Sebastián Silva, le réalisateur, a sorti sa caméra, a choisi quelques acteurs et a reconstitué sa vie à peu de choses près, à savoir : je suis en couple avec mon mec, je vis à Brooklyn, on essaie d’avoir un enfant grâce à ma meilleure amie Polly, et j’ai un voisin de quartier ultra chiant qui me réveille tous les matins à 7h. Dur, d’autant que mes journées sont difficiles, j’essaie de monter mon projet Nasty Baby. Voilà voilà.

Il faut vraiment aimer le genre « chronique quotidienne » destinée essentiellement à l’entourage du réalisateur et à ceux qui arriveront à entrer dans le film (ce qui ne fut pas mon cas). Parce que bon, sorti de la vie de hipster à Brooklyn, homo, en couple et désireux d’avoir un enfant avec sa meilleure amie, avec un voisin qu’on a envie d’égorger, il est difficile en tant que spectateur de se raccrocher à quelque chose. Le seul « meuble » à sauver, c’est Kristen Wiig qui sort son épingle du jeu (ou son jeu de l’épingle), qui apporte sensibilité, sympathie et empathie, là où les autres acteurs n’apportent aucune émotion. Se voulant indépendant, Nasty Baby se la joue pseudo cool en apportant un projet artistique fumeux sur la représentation du Moi adulte apposée sur la figure du Moi bébé, dans le but de… de je ne sais pas en fait. Freddy (Sebastián Silva) s’est engagé dans ce projet qu’il modifie continuellement, sans vraiment comprendre ce qu’il souhaite en ressortir (nous non plus). Personnellement, j’y ai vu quelqu’un qui cherche une sorte de but et un prétexte pour dire « je travaille, si si, je t’assure » alors que pas du tout !

Bref, Nasty Baby, c’est bien, si vous-même vous vivez le trip « je filme ma vie, mes potes et mes emmerdes pour en pondre un long-métrage », sinon, on passe son chemin. Merci.

Pas de date de sortie pour le moment.

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Miss Bobby_Stinking heaven

Miss Bobby_Stinking heaven Le paradis n’est certainement pas dans Stinking Heaven, l’enfer à la limite, je dirais même les tréfonds de l’enfer. Lors du dernier festival de Deauville, Nathan Silver nous avait gratifié de son premier film Uncertain Terms d’un ennui total, il réitère l’exercice deux crans au-dessus, enfin au-dessous. L’échelle de la médiocrité à donc un nom, plutôt un seuil : Stinking Heaven.

Dès les premières secondes, le film s’octroie un format 4:3 à la définition plus que mauvaise (délibérée) qui laissent les vidéos tournées dans mon enfance pour de vrais chefs d’œuvre. Un grain tellement gros que si les Nokia 3310 avaient été dotés de caméra, on aurait eu ce résultat. Voyez un peu le niveau.

Le choix de la qualité 80’s passablement digéré, passons au « contenu »… Alors là, autant si l’esthétisme laisse l’œil abattu, autant le scénario vous laissera pour mort sur votre siège. Encéphalogramme plat.

Lisez un peu le synopsis pour voir :

Un couple de jeunes mariés, Jim et Lucy (Keith Poulson, Derag Campbell), sont les pionniers d’une communauté qui prône les bienfaits d’une vie ascétique dans une banlieue du New Jersey. Les membres du groupe se nourrissent, se lavent et travaillent tous ensemble, tout en préparant du ‘thé sain fait maison’ qu’ils vendent dans leur van. Malgré les disputes et les problèmes individuels, Jim et Lucy ont réussi à créer un véritable havre de paix pour ce groupe de marginaux. Une harmonie qui va être perturbée par l’arrivée inattendue d’Ann (Hannah Gross), ancienne droguée et ex-petite amie d’un des membres de la communauté. Sa présence provoquera chez les membres des crises de paranoïa, des rechutes, et parfois même, la mort.

Définition de l’ascétisme (selon Larousse) : Vie rude et austère, où l’on se prive des plaisirs matériels. Effort visant à la perfection spirituelle par une discipline constante de vie. Manière de vivre de quelqu’un qui s’impose certaines privations.

Cela peut vous paraître très flou comme concept, mais je peux au moins vous dire quelques rares choses sur ce qui se passe dans cette œuvre fabuleuse (je peux vous révéler des séquences, croyez-moi qu’il y a un gros pourcentage de chances pour que vous l’évitiez, sauf si vous ne jurez que par ce type de film qui dépasse l’expérimental pour aller s’écraser dans le vide abyssal du cinéma, là où certains films ne sont que des réalisations abstraites ultra fadasses). Comment expliquer le contenu sachant que je ne l’ai suivi que d’un œil ?! C’est une communauté qui vit sous le même toit où chacun, à tour de rôle, reconstitue le traumatisme qui l’a conduit au mal-être. Ces reconstitutions sont filmées, se passent au sein de la communauté et permettent d’exorciser les démons. Entre temps, il se passe des choses entre eux, des pseudos drames, des pétages de plomb. Absolument passionnant.

Avec Stinking Heaven, le principe de l’ascèse reste toujours aussi flou. On ne comprend pas vraiment l’intérêt d’un tel objet filmique, ni son but. On s’ennuie ferme, on subit et on se rend compte que 1h10 de film peut être très long. Si vous envisagez ce type de vie, si vous souhaitez vous documenter dessus, si l’analyse comportementale en communauté ascétique vous intéresse, si vous faites un mémoire sur pourquoi certains réalisateurs s’acharnent à créer ce type de film, voire, si vous avez besoin d’une sieste, alors courez voir Stinking Heaven. Sinon, pas la peine de vous faire du mal pour rien.

Pas de date de sortie pour le moment.

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Miss Bobby_Franny

Miss Bobby_Franny C’est l’histoire d’un philanthrope en mal d’amour. Richard Gere laisse de côté son charme légendaire pour incarner Franny, un homme brisé par un terrible accident, terriblement seul, et incroyablement altruiste.

Franny brille par son personnage et l’interprétation de son acteur principal, plus que par le contenu de son scénario bien trop planplan. En effet, le script de base devait comporter des drames afin de donner du caractère et du rythme à ce film, mais Gere a préféré proposer des changements au réalisateur allant dans un déroulement linéaire, et plat rendant le film inconsistant, parfois ennuyeux, sans grand intérêt.

Néanmoins, là où il m’a particulièrement touchée, c’est dans le caractère de Franny, ressentant un mal profond et une grande solitude dans sa forteresse, qui revêt son plus beau masque d’homme enthousiaste, optimiste, heureux de vivre, et généreux, alors qu’il n’en est rien. Il se sent bien qu’en étant entouré et en donnant, soit de sa personne, soit sa fortune.

D’aucuns penseront qu’il achète l’amour des gens en leur offrant cadeaux sur cadeaux, que son omniprésence est fatigante. Elle l’est, il ne faut cependant y voir qu’un moyen de lutter contre le vide interne. C’est en cela que Franny souffre, à chercher une perfection dans le regard des autres : celui qui aide, celui sur qui on peut compter, qui apporte beaucoup que ce soit physiquement, émotionnellement, voire matériellement parlant. Il donne sans compter, souhaitant se rendre indispensable, inoubliable. Il veut avoir un impact et ne pas être oublié. Dans sa quête d’irréprochabilité, en retenant ses propres émotions pour privilégier celles des autres, il lui arrive d’exploser : le perfectionnisme émotionnel à un coût, il ronge de l’intérieur. S’excusant mille fois juste après, par culpabilité et parce qu’il n’envisage pas une seule seconde de faire souffrir ceux qui croisent sa vie.

Franny n’est pas parfait, il manque de consistance, d’enjeux et de rebondissements, mais sa force réside dans son personnage et l’interprétation de Richard Gere (un défaut aussi puisque c’est à cause de lui si le film ne s’envole pas).

Pas de date de sortie pour le moment.

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Miss Bobby_Hors de portée

Miss Bobby_Hors de portée Quand t’es dans le désert, depuis trop longtemps, ton film devient un enfer et c’est vraiment embêtant. On a beau gratter, on ne peut pas gagner à tous les coups et clairement, avec Hors de portée, on perd son temps. Mince Michael, qu’est-ce que t’as été faire là-dedans ?

Dès les premières minutes, ça sentait le roussi, un je-ne-sais-quoi de vide qui planait dans l’air sous-couvert de dialogues qui laissaient présager des répliques à faire passer un enfant de 5 ans pour un génie. Une virée dans le désert pour aller chasser l’ours, qui va se transformer en chasse à l’homme. Enfin, ça, c’est ce qu’on nous vend sur le papier. Catégorisé comme thriller, je m’attendais à un suspense haletant, où Michael Douglas, animé par le vice et le jeu, traquerait le pauvre Jeremy Irvine, dans un acharnement sans merci, lui faisant vivre un enfer sur terre. Eh bah c’est raté ! Madec (Douglas) quand il traque le gibier, il l’épuise tout en le suivant tranquillement en super 4×4/maison roulante/5 pièces tout compris avec hall d’entrée. Vas-y cours Forrest Ben, moi je te regarde et je me prends un petit cocktail en attendant. Attendez ! Laissez au spectateur le temps de reprendre son souffle, c’est trop haletant. Sinon, le soleil ça brûle la peau (c’est dommage, j’avais oublié ma crème solaire) et l’eau s’assèche, à défaut de mouiller. C’est ballot.

Peau brûlée : 100%

Cloques et lèvres séchées : 100%

Vives émotions : 0%

Jeu d’acteur : -50% (pour le coup, il a été soldé)

Et le moment aggravant du film, c’est quand une partie de la salle s’est mise à rire, pas parce que c’était drôle, juste car les dialogues et certaines séquences étaient affligeants. Entre facilité, absurdité et ridicule, Hors de portée est une traque au temps, soit on accroche sur le concept de l’usure, retranscrit par un flot d’émotions aussi vif qu’un squelette d’animal mort entre deux touffes d’herbes sèches, soit on prend son mal en patience, en espérant un sursaut qui pourrait rattraper le film. Irvine n’a pas compris comment il fallait interprété la peur et l’épuisement, et Douglas… là je ne sais pas ce qui lui a pris.

Vous l’aurez compris la chasse, c’est mieux en forêt et durant la nuit ! Dans le désert, en étant sur-équipé et sans vraiment avoir de quoi se cacher ou de s’amuser pour le suspense, on s’embête.

Pas de date de sortie pour le moment.

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Miss Bobby_The road within

Miss Bobby_The road within Autant le film d’ouverture de ce Champs Élysées Film Festival était quand même pas terrible, autant ce premier film de la compétition est un petit bijou de film indépendant. Un sujet assez compliqué traité avec beaucoup de légèreté et d’humour.

The Road Within traite des handicaps psychologiques, trois en particulier : le syndrome Gilles de la Tourette, l’anorexie et les T.O.C., chez les adolescents. Un thème qui pourrait refroidir rien qu’à la lecture du synopsis ou qui peut vite tourner au drame, aux clichés. Et c’est là où Gren Wells accouche d’un long-métrage frais, divertissant, particulièrement drôle, un brin naïf, tendre et interprété avec brio par trois jeunes acteurs pas méconnus du grand écran : Dev Patel (Slumdog Millionaire, Indian Palace), Zoë Kravitz (Mad Max Fury Road, Divergente) et le rôle principal tenue par la gueule d’ange Robert Sheehan (Killing Bono).

Road trip physique et psychique, ne tombant pas dans la facilité, The road within ne cherche pas à résoudre, préférant montrer, appréhender, et faire sauter les préjugés qui s’accrochent telle une vilaine petite saleté à un maniaque de la propreté. On suit paisiblement, parfois gravement et souvent en riant ce chemin sinueux et tortueux de l’esprit qui fait rage chez ces personnages riches en défauts, mais terriblement attachants, laissant transparaître des failles, des troubles et des comportements difficiles à gérer, à analyser, à guérir. Des caractères joués avec beaucoup de justesse et de talent, auxquels on se prend très vite de compassion, ressentant une forte empathie, qu’elle soit comique ou plus grave,

The Road Within est sans prétention, il brille par l’interprétation de ses acteurs, Dev Patel est admirable, balançant entre une profonde sensibilité et ses troubles qui peuvent virer à l’extrême, le rendant souvent très drôle. J’ai été vraiment touchée par son regard, la souffrance qu’on pouvait y lire parfois. Idem pour Robert Sheehan, nous gratifiant de jurons plus originaux les uns que les autres, néanmoins très brut dans ses gestes, s’approchant au mieux de la réalité. Il n’y a que Zoë Kravitz qui m’a le moins touchée.

The Road Within est une jolie découverte, surprenante, sensible, grave et très drôle qui a réussi à m’accaparer.

Pas de date de sortie pour le moment, j’espère que vous aurez la chance de découvrir cette petite pépite en salles.

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