Miss Bobby_Blu-Ray A toute_épreuve

Miss Bobby_Blu-Ray A toute_épreuveA toute épreuve, un film avec des djeuns, pour les djeuns, mais pas que. Si vous êtes nostalgiques de votre adolescence, que vous aussi vous donneriez tout pour repasser le bac, car c’était vachement plus facile en comparaison de la vie d’adulte, je pense que le film pourrait vous plaire. En tout cas, contre toute attente (il y a quand même La Fouine dedans), il m’avait plu lors de sa sortie cinéma.

A toute épreuve est une bonne comédie à la française, s’octroyant de bons gags (qui ne fonctionnent que la première fois malheureusement, en les revoyant, la « magie » du comique ne marche plus), plutôt rythmée, s’inspirant des bandes-dessinées pour les personnages (le geek, le copain naïf, la fille super canon, l’intello de service, la brute, etc).

C’est en regardant les bonus que j’ai réalisé que c’était Antoine Blossier le réalisateur, dont le premier film n’est autre que La Traque, petit film de genre avec des sangliers mutants qui avait le mérite d’être un parti pris osé. Pour son nouveau film, le budget est plus conséquent, le casting plus pointu (Marc Lavoine, Thomas Soliveres qui fait son petit bout de chemin depuis Intouchables et que j’aime beaucoup), le scénario bien plus travaillé. Pour l’avoir rencontré à l’époque de La Traque, je suis plutôt contente de l’évolution et qu’il ait pu obtenir plus de moyens.

A toute épreuve n’est pas seulement qu’un film sur la meilleure technique pour voler les sujets du bac, c’est également la vie lycéenne à l’heure des réseaux sociaux et des jeux vidéos. Film rythmé et drôle qui ne demande qu’à être vu, A toute épreuve avait une bonne surprise et je suis sûre, il ne manquera pas de vous faire rire.

Bonus :

– Commentaire audio de Antoine Blossier et Thomas Soliveres

– Making of

– Bêtisier

– Scènes coupées commentées par Antoine Blossier

– Teaser et bande-annonces

Sortie en vidéo le 19 novembre

by Miss Bobby

J’ai vu il y a déjà deux semaines le film La Traque (sortie le 13 juillet) qui raconte comment des chasseurs, après avoir constaté la mort inhabituelle de cerfs (jetés dans les barrières électriques), vont traquer dans la forêt le mal qui ronge ces animaux, à savoir, des sangliers. Ces derniers ayant eu au fil des années quelques modifications génétiques causées par l’usine d’engrais exploitée par cette même famille de chasseurs.

Je suis assez partagée sur ce film pour diverses raisons.

Tout d’abord, c’est un film de genre et n’étant pas du tout friande de cette catégorie de films, je ne peux décemment pas opérer une comparaison. Par conséquent, je ne peux pas être objective dans ma subjectivité.

J’appréhendais avant le visionnage, car je suis ce qu’on appelle une âme sensible : les films gores, les perles horrifiques et compagnie, ce n’est pas possible pour moi. Du coup, on me vend du sanglier mutant, croqueur de chasseurs, forcément, je pensais qu’il y allait avoir du ketchup partout. Heureusement pour moi, ce ne fut pas le cas. D’ailleurs, je m’attendais à ressentir plus de peur, de suspense, d’angoisse, à devoir me cacher les yeux régulièrement (autant y aller franco). Eh bien non, on sursaute tout de même plusieurs fois, mais ça s’arrête là.

Je n’ai pas trouvé le choix des acteurs pertinent ou alors, ils n’y mettaient vraiment pas du leur. Bérénice Bejo est assez mauvaise (est-elle une bonne actrice à la base ? La question se pose là) ainsi que les autres acteurs (on dénotera une recherche de jeu pour François Levantal et Joseph Malerba), du coup, on a du mal à rentrer dedans.

Quant au scénario, pour moi, il y a deux films en un et cet aspect m’a été révélé suite à la rencontre avec le réalisateur, Antoine Blossier. Il y a cette histoire de famille, avec des personnages définis, des caractères plus ou moins dominants et il aurait été intéressant de pousser le vice plus loin et de faire un thriller psychologique avec eux. À mon sens, les sangliers sont de trop ! Ils se seraient entretués tous sur fond de chasse à l’homme… c’est un peu ce qui se trame avec cette tension familiale.

Pour la réalisation, il y a de bonnes scènes, notamment celle de la cabane en feu, il y en a des moins bonnes, filmées trop rapidement, du coup, il arrive que l’on perde nos repères.

Enfin, ce que j’ai trouvé de plus intéressant dans le film, c’est justement la rencontre avec le réalisateur. Il nous a expliqué ses attentes dès l’écriture scénaristique, les obstacles, comment y faire face. La Traque est son premier film et si certains sont persuadés que réaliser un premier long métrage est facile, je les mets au défi d’en faire autant. Le film a manqué de budget, il faut dire que les producteurs français, dès qu’il s’agit de sortir des sentiers battus, deviennent un peu radins.

Antoine Blossier s’est rendu compte de ses erreurs et en a pris bonnes notes pour ses prochains films, il est d’ailleurs en train d’écrire un thriller ainsi qu’une comédie pour adolescents. La Traque a bien été reçue aux États-Unis, au point qu’il a été proposé au metteur en scène des propositions de réalisation.

Dans l’ensemble, La Traque reste un premier film avec des erreurs qui pourra être apprécié par un public réceptif aux films de genre. J’attends de voir son prochain film…

EDIT du 04 juillet 2011 : Le compte rendu de la rencontre avec Antoine Blossier, sur Cinefriends, écrit par mes soins.


by Miss Bobby