nounours en peluche

Hochet, sucette et boules de gomme

Chers lecteurs,

Après mûre réflexion, le constat est sans appel : mon blog est à l’abandon pour cause de nouvelle occupation parentale. Dans une volonté de ne pas l’abandonner (surtout avec une aussi jolie refonte), j’ai décidé d’opérer quelques menus changements qui, forcément, ne seront pas aux goûts de tout le monde. Mais bon, moi j’y trouverai mon compte et mon plaisir, c’est le principal.

Je continuerai de parler de cinéma (beauuuuuuucoup moins qu’avant), de livres, musique, cuisine et séries avec quelques nuances. Il y en aura pour les grands, mais aussi pour les petits. Mon nouvel emploi du temps m’oblige à revoir ma copie et au fond, cela me plaît bien.

Désormais, je vais ajouter des sous-catégories qui concerneront les parents, les mamans, les bébés et les enfants. Je garde bien sûr la ligne éditoriale de base. Et vous verrez avec le premier article que je peux mélanger les deux : cinéma et vie de parents.

Je ne parlerai pas de ma vie personnelle, j’ai créé un compte Instagram où je partage mes ressentis de nouvelle maman. Ça me fait du bien et je trouve ça sympa.

Je ne sais pas si j’ai été claire, en tout cas rien ne change, toutefois de nouvelles choses arrivent.

J’espère que vous arriverez à trouver votre compte.

À très vite pour de nouvelles aventures !

by Fanny Ghalem

Un grand merci à Juliette Michaud, l’auteure de Junket (pour vous remémorer ma critique, c’est par ici), pour son très sympathique mail de remerciements pour mon article. Ça me fait vraiment plaisir ce genre de surprise !

by Fanny Ghalem

Ce n’est pas le féminin de junkie, ni une nouvelle drogue, encore moins une insulte. Ce n’est pas non plus un nouveau vêtement à la mode. C’est beaucoup plus « glamour ».

Définition : « méthode utilisée pour promouvoir la sortie d’un nouveau film. Marathon d’interviews à la chaîne, généralement sis dans un endroit de rêve, entre les protagonistes du film et la presse du monde entier ». [I]

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un livre ! Si, si, je vous jure ! Il m’arrive parfois d’ouvrir ce truc épais, écrit petit, avec plein de pages et une couverture aguicheuse que l’on appelle bouquin ! Certes, pas souvent, mais bon. La Meilleure, grande lectrice invétérée et érudite de surcroit (elle pourrait participer à Qui veut gagner des Millions, tellement elle est intelligente. Et je ne dis pas ça car c’est La Meilleure, loin de moi cette idée), inscrite à la bibliothèque locale, dévorant les livres comme moi j’engloutis les séries jusqu’à ce que mort s’ensuive, a eu la bonne idée de me conseiller celui-ci. Elle m’a bien vendu le truc, faut dire que le sujet est alléchant : Hollywood !

En guise de préambule : Juliette Michaud, a été pendant 10 ans, correspondante à Hollywood pour le magazine Studio. Elle relate donc cette partie de sa vie au milieu des étoiles.

Junket se lie d’une traite, quand un livre me plait, je préfère prendre mon temps que de l’avaler tout cru ! Digestion facilitée, tous les nutritionnistes vous le diront ! C’est très bien écrit, dans un langage simple et bien tourné, ponctué d’humour, à la portée du lecteur lambda. 267 pages où l’on ne s’ennuie pas ! Juliette nous raconte sa nouvelle vie d’américaine, fraichement expatriée à Los Angeles. Elle nous développe tout : les excès des Américains, sa relation avec le Cow-boy, acteur de seconde zone qui tente désespérément de percer, ses rencontres avec les stars aussi bien au quotidien que pendant ses interviews, les attachés de presse, la poudre aux yeux, le mythe du rêve américain.

 

 

Je me suis permis de comparer Hollywood à une star : c’est très beau de loin, voire parfait, cela brille de mille feux. Et quand on s’approche, on se rend compte finalement que ce n’est qu’une très grosse couche de fond de teint pour masquer les défauts et les rides.

Juliette n’y va pas de main morte, cassant cette image dorée que l’on nous jette, narrant ses junkets auprès d’acteurs et d’actrices prestigieux. Passé le sublime, la monotonie s’installe, trainant les pieds pour se rendre dans des hôtels de luxe où l’attendent une pléiade de journalistes étrangers, tous là pour la même chose : essayer de poser une question à la vedette. Et il faut ruser ! Les tables comptent à peu près 10 journalistes, 20 minutes, chacun tentant de glisser sa question (stupide parfois). Elle s’hasarde à attirer l’œil du « talent » (comme ils disent là-bas), de lui soutirer un p’tit truc en plus, faisant souvent la queue pour récupérer sa photo avec lui (quelques privilèges d’être journaliste).

Nous apprenons aussi qu’il y a de la star au mètre carré dans le coin : au supermarché, à la salle de gym, dans la rue, en footing, en voiture, etc, etc. NB pour moi-même : envisager un séjour dans la Cité des Anges. On voit que certains artistes sont très sympas, d’autres non, plutôt froid, qui ne joue pas le jeu. On distingue quand ça sent le faux, l’hollywoodien aseptisé (cher aux américains), la fadeur, tout comme on remarque l’authenticité, l’humilité, parfois trop rare de ceux qui sortent du moule !

J’ai retenu de ce livre, c’est que malgré la chute du mythe de la starification, l’envers du décor, le plâtre pour cacher les fissures et bien, j’ai quand même rêvé ! Eh ouais ! D’un côté, c’est plus la vie américaine qui l’attaque, que le monde du cinéma en lui-même. C’est la facilité de vie, où tout est prémâché et régurgité. Mais au final, c’est comme tout, on s’y habitue !

À lire absolument pour vous évader de votre train-train parisien !

PS : elle nous dévoile un flirt avec un acteur connu (qu’elle surnomme comme cela d’ailleurs, pour garder l’anonymat). Avec le peu de détails qu’elle donne ainsi que mon investigation poussée, j’ai réussi à soulever le mystère sur l’identité de cet acteur. Effectivement, elle ne s’emmerde pas ! Mais j’ai été déçue de savoir qu’il avait cette personnalité dans la vie de tous les jours. Je ne vous dévoilerai bien sûr pas qui il est. Je ne veux pas gâcher la curiosité qu’elle nous inflige. Lisez le livre et cherchez !

Juliette MICHAUD Junket

 

[I]. MICHAUD Juliette, Junket, Sonatine Editions, 2008


by Fanny Ghalem