A couteaux tirés

A couteaux tirés

Avec ou sans le chandelier ?

Ils sont beaux, ils sont très riches, ils ont tous un égo qui ne passe plus les portes, ils sont incroyablement exécrables et petite particularité sympathique : ils sont tous potentiellement coupables d’avoir tué le patriarche. Ils forment la famille Thrombey et chacun veut sa part du magot. Daniel Craig revêt l’habit du détective privé, Benoit Blanc, avec un sens du drame et du chic que l’on se délecte à chacune de ses apparitions. À renfort de son accent mi-anglais, mi-je ne sais où et de son sens de l’observation aussi aiguisé qu’un couteau, il va tirer les vers du nez de cette haute bourgeoisie où les membres sont tous À couteaux tirés !

Comme chaque bon film d’enquête, l’ambiance reste la même : un brin lugubre, un lieu toujours luxueux, ce petit parfum bourgeois – coincé, des égo gonflés à bloc et un humour cynique, légèrement pincé. Alors, dès la première image d’À couteaux tirés, l’atmosphère est posée, nous sommes invités à sortir notre monocle pour tenter de dénicher le moindre indice, la moindre parole suspecte vous fera lever un sourcil (oui, car vous êtes comme ça, à la limite, vous vous frotterez doucement le menton, si vous avez une barbe, c’est encore mieux).

À couteaux tirés est simple, efficace et bien mené. On s’approche de la pièce de théâtre par des personnages un peu grotesques (dans le bon sens du terme) et caricaturaux, loin de me déplaire. Chris Evans s’en sort pas mal encore dans un autre registre que celui de Captain America, il est toujours plaisant de voir Jaime Lee Curtis, et les autres d’ailleurs : Don Johnson, Toni Colette, Michael Shannon, Christopher Plummer, chacun arrivant à nous faire détester son personnage avec brio. Très classique du genre, À couteaux tirés est divertissant, on rentre dans le jeu (Cluedo ?) tout de suite, on sait où l’on va, même si l’on ne connait pas la fin et on reste très attentif pour essayer de comprendre ce qu’on avait manqué.

Sortie en salles le 27 Novembre 2019.

by Miss Bobby
Marc Webb

Pour la sortie de sa nouvelle pépite, Mary, on a eu la chance de rencontrer le réalisateur Marc Webb (qui avait déjà signé, entre autre, le génial (500) jours ensemble).

Marc Webb

Qu’avez-vous pensé après avoir lu le scénario du film pour la première fois ?

Je venais de terminer les deux Spider-Man, qui ont été tournés l’un après l’autre et m’ont occupé pendant près de quatre ans. C’était magnifique, énormément de boulot et très risqué, et lorsque j’ai lu le scénario de ce film, je n’avais pas du tout la même appréhension ! Je me suis senti bien car je sentais que ce film pouvait être fait de manière beaucoup plus simple, et peut-être que c’était ce dont j’avais besoin : quelque chose qui soit amusant à faire, et ça m’a beaucoup attiré. En plus, mon père et mon grand-père sont mathématiciens, alors j’ai ressenti une certaine nostalgie à la lecture du script.

Ça changeait aussi de mes films précédents puisqu’ils étaient toujours assez romantiques, même Spider-Man avec Peter et Gwen, alors je trouvais ça assez intéressant de sortir de cette zone-là. Pour en arriver là, il fallait aussi trouver l’enfant pour le rôle, c’était un vrai challenge à mes yeux et ça me terrifiait, car je n’avais jamais travaillé avec un enfant acteur de cette manière. Quand j’ai retravaillé le script, je me suis avant tout concentré sur le fait de trouver cette petite fille. Heureusement, nous avons trouvé une super actrice !

Comment avez-vous trouvé Mckenna Grace (qui joue Mary) ?

Grâce à mon directeur de casting, David Ruben, qui était aussi derrière Big Little Lies à peu près en même temps. C’était assez amusant car on a vu des centaines de petites filles qui ont aussi postulé pour la série et fini dedans, alors David était un peu sur deux choses à la fois, si l’on peut dire. Mckenna est déjà une actrice ! Elle a déjà joué dans quelques films et dans des séries, elle a tout simplement ce truc. Elle est capable de mener émotionnellement ses rôles, de pleurer tout en paraissant crédible, mais elle est aussi très amusante ! Elle était tout à fait capable de voir ce dont il était question dans les scènes où elle tournait, elle s’en imprégnait complètement, et ce d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas du tout de la part d’un enfant et dès les premières journées de tournage. Elle me disait « je ne pense pas que Mary dirait qu’elle est désolée tout de suite, je pense qu’elle aurait besoin d’un peu d’espace ». Elle s’appropriait réellement son personnage et était très impliquée, et c’est ce pour quoi je l’adorais.

Mary_Marc Webb

C’est amusant, car l’on dit toujours que la pire chose pour un réalisateur est de tourner avec un enfant et un animal…

Et oui, les deux en même temps ! En plus, Mckenna est allergique aux chats, mais elle adore les animaux, alors c’était tout de même plus facile ! Même si ses yeux se mettaient à gonfler quand on tournait trop longtemps avec le chat. Tout ce que j’ai à dire sur Mckenna, c’est qu’elle a du talent, elle est disciplinée, et c’est vraiment un super enfant. Pour l’aider concernant l’atmosphère du film, je lui ai fait regarder La Barbe à Papa de Peter Bogdanovich, afin qu’elle puisse comprendre que son rôle devait être assez sarcastique.

La première semaine, nous avons tourné dans les salles de classe avec Jenny Slate, qui incarne l’institutrice. Elle a préparé une leçon et on a fait entrer tous ces enfants qui n’étaient pas du tout acteurs, juste des enfants de l’école qui participaient en tant que figurants, puis McKenna s’est assise parmi eux. Jenny leur faisait la leçon pendant quelques heures, comme si de rien n’était puis elle allait, par hasard, poser des questions scénarisées à McKenna, qui allait ainsi commencer à jouer la scène. Les autres enfants n’avaient aucune idée de quand la scène commençait et se terminait, et ce qui était intéressant était de créer cette atmosphère réaliste, à laquelle McKenna pouvait s’identifier. Je pense qu’on est parvenu à éviter cette impression d’avoir deux facettes devant les yeux : la vraie McKenna et son rôle.

Vous avez dit plus tôt qu’il y avait deux chats pour « interpréter » Fred dans le film, était-il difficile de les trouver ?

Oui ! On a retiré l’un de leurs yeux en post-production. Vu que tout le monde ressent une certaine souffrance dans le film, on s’est dit que le chat aussi devait faire partie de tout ça. Au moment du casting, on cherchait un chat avec un seul œil, mais des vétérinaires nous ont dit que des personnes seraient capables d’éborgner leur chat exprès pour qu’il figure dans un film, donc nous avons vite fait marche arrière en dépensant un peu d’argent pour ça. Tourner avec les chats était un enfer ! Notre cameraman devait attendre derrière lui pendant des heures, alors qu’on tournait en pellicule, à le voir tourner la tête. Maintenant, je ne bosserai qu’avec des animaux en CGI ! (rires)

Mary_Marc Webb

Dans le film, tout n’est pas tout blanc ou tout noir, et le personnage de Chris Evans a aussi ses propres problèmes : quel aspect de la famille avez-vous souhaité privilégier, entre cet oncle furieux et cette grand-mère acariâtre et autoritaire ?

Je pense que le personnage d’Evelyn a quand même raison sur certains points, mais elle cherche davantage à satisfaire son ego. L’une de mes scènes préférées du film est lorsque ces deux personnages marchent ensemble et discutent après une audition au tribunal, et ils ont presque une discussion amusante à propos du beau-père, et l’on ressent tout de même une sorte d’amour entre ces deux personnages malgré leur animosité. Ils ont leur relation malgré deux visions du monde très opposées.

Chris et Mckenna ont fait plusieurs auditions ensemble, et Chris était très investi sur ce projet. Il adore travailler avec de forts personnages féminins. Ce que j’aime à propos de lui, c’est qu’il a appréhendé la simplicité de ce rôle, un mec comme les autres à qui l’on peut s’identifier facilement, il ne l’a pas surjoué ! Et ce malgré son bagage en tant que Captain America, qui est loin d’être négatif, qui jouait même en notre faveur puisque le film parvenait à déconstruire cette figure de la masculinité qu’il pouvait avoir en tant que super-héros. Il y a une certaine sensibilité, voire une vulnérabilité qui s’échappent de son rôle, et il a pris énormément de plaisir à jouer ça. Les acteurs sont sensibles, et il est difficile pour un homme d’exprimer sa sensibilité, et ce film était un bon endroit pour le faire. On n’attend pas forcément ça d’un film de super-héros alors que le genre de Mary demandait sûrement davantage de simplicité.

Est-il essentiel pour vous que le public se sente très proche de vos personnages ?

Bien sûr ! Je ne pense pas être aussi bon en matière de comédie, mais ce que j’aime faire, c’est créer ces personnages masculins qui finissent par s’ouvrir et craquer, car en tant qu’hommes on nous inculque de rester stoïques et de garder nos sentiments pour nous. Lorsque je regarde un film et que je finis par pleurer, je ressens une extrême forme de catharsis. C’est comme lorsque je me sens piégé devant un film, même si ce n’est pas toujours positif, il s’agit toujours d’une expérience. La catharsis nous permet de ressentir davantage d’émotions et d’y trouver un sens, c’est une sorte de soulagement que l’on ressent. Tom pleure parce qu’il perd Summer, Peter lorsqu’il perd Gwen, et là le personnage de Chris craque aussi : je ne sais pas pourquoi, mais j’adore voir des hommes craquer !

Mary_Marc Webb

Le titre original de votre film est Gifted. En France, il sort sous le nom de Mary. Votre film parle-t-il davantage de l’enfant ou des adultes ?

Et pourquoi pas des deux ? C’est une question rhétorique. Tout le film porte sur les relations, et l’intérêt n’est pas de déterminer si Frank est le meilleur père possible pour un enfant ou s’il délivre la meilleure éducation qui soit, mais plutôt de voir comment lui se sent capable de le faire, tout en remettant en perspective sa relation avec sa mère. Il se sent particulièrement blessé par ses relations avec les autres, abandonné par sa mère et par son père. Il ne trouve pas beaucoup de points positifs à l’idée d’être proche de quelqu’un, ce qui le terrifie au plus profond de lui, et peut-être est-ce pour ça qu’il ne se sent pas capable d’élever Mary.

Est-ce que la simplicité de votre film explique son succès aux États-Unis ?

C’est une question intéressante, car je pense qu’il s’agit d’un film qui rassemble. Il était pensé pour être accessible, et les critiques ont dû être particulièrement gentils en disant « vous savez, si vous voulez vous sentir bien, regardez ce film ». Et ça ne me fait rien ! J’aime faire des « pop movies », qui soient si accessibles. Je pense qu’il est important de renforcer certains aspects de ce type de films, comme le fait de ne pas avoir une famille traditionnelle dans Mary, l’idée que nos familles se désunissent et que l’on puisse créer la nôtre. C’est risqué, cela demande des efforts, mais c’est quelque chose d’important et qui n’est pas non plus traditionnel. D’autant plus aux États-Unis, avec ce qui peut se passer en ce moment, le fait de construire sa famille suscite encore des questions morales que l’on évite dans ce film.

Le film ne porte pas vraiment sur la question des femmes dans la science, mais je trouvais ça important de montrer des personnages féminins qui soient mathématiciennes. Ironiquement, Les Figures de l’Ombre (où jouait également Octavia Spencer) a été réalisé après que l’on fasse ce film et j’ai aimé que cela montre à des petites filles, comme à ma nièce, qu’elles sont capables de faire des maths. Faire passer des messages progressistes dans des films accessibles, c’est ce qui me donne envie de faire du cinéma, c’est ce qui me fait sentir bien et ce même si le film n’est pas si ambitieux cinématographiquement. Mary n’est pas aussi intense que Manchester by the Sea, qui nous hante et nous prend vraiment aux tripes, mais je pense qu’il transmet un message fort et important, en tout cas à mes yeux. C’est au public d’en décider par la suite.

Mary_Marc Webb

Bien que ce soit un film estival et léger, il a tout de même ses zones d’ombre : Frank ressent tout de même beaucoup de regrets envers sa famille, envers sa sœur pour l’avoir abandonnée…

Je pense aussi qu’il a énormément de regrets, mais il ne se sentait pas capable de remplir ce rôle avant que sa sœur ne meure. Il pense qu’élever sa fille est quelque chose qu’il lui doit. Je pense que Frank se bat pour apprendre à éprouver de la gentillesse envers les gens alors même qu’il vivait dans une famille où celle-ci était prohibée. Apprendre à s’ouvrir aux autres est pour moi quelque chose de très héroïque.

Dans (500) jours ensemble, vous collaboriez déjà avec une jeune Chloe Grace Moretz, un autre personnage féminin fort… mais aussi une enfant : quels sont vos enfants préférés au cinéma ?

Ceux de Stranger Things ! Ils sont géniaux ! J’adore l’amitié qu’ils ont entre eux, le fait qu’ils soient si héroïques. Stand by Me était aussi un film incroyable : j’ai pleuré devant, mais pas devant Stranger Things ! Il y a aussi Eliott, évidemment, dans E.T. L’Extraterrestre : je me souviens avoir regardé des vidéos des auditions que Spielberg faisait passer, et c’était une vraie leçon pour moi. Je les ai même fait regarder à Mckenna pour qu’elle voie ce qui était en jeu.

Merci à l’agence Cartel et à Mondociné pour l’opportunité.

Rencontre réalisée avec nos confrères de :  L’Info tout court, Dunno The Movie, Salles obscures, SmallThings, Au café des loisirs et Silence Moteur Action.

Mary_Marc Webb

Mary_Marc WebbMarc Webb était déjà le réalisateur d’un de mes films préférés, (500) jours ensemble. Il est ensuite passé par les blockbusters : The Amazing Spider-Man 1 et 2. Enfin, pour la rentrée, il revient à l’indépendant avec une nouvelle pépite répondant au doux nom de Mary.

Mary, c’est une histoire déjà racontée, d’un oncle (Chris Evans) qui devient le parent substitut de sa petite nièce (Mary) qui est un vrai génie des mathématiques. Qu’a-t-elle de plus alors cette histoire ? Eh bien, c’est un petit bijou d’émotions pures, comme un diamant brut, comme un petit moineau fragile qu’on a envie de garder au chaud entre ses mains et de choyer.

Personnellement, j’adore les films où l’on voit des génies se développer, apprivoiser leur intelligence, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes. On découvre Mary (interprétée par la talentueuse Mckenna Grace dont le talent explose à l’écran) qui se démène entre ses capacités extraordinaires, sa volonté d’être une petite fille normale au sein. Chris Evans délaisse son costume de Captain America pour endosser celui de l’oncle sensible, un jeu en finesse qui prouve que sous le sigle Avengers se cache un acteur plein de ressources. Les seconds rôles ne sont pas en reste : Lindsay Duncan incarne la grand-mère revêche qui voit en sa petite fille une manière de rattraper l’éducation qu’elle n’a pas donnée à sa fille, Octavia Spencer, la voisine, déploie ses talents de nounou, de douce figure rassurante, à la fois pour la petite que pour l’oncle, sans cesse en questionnement sur ses choix parentaux. Et Jenny Slate, la maîtresse bienveillante, est présente pour développer les dons de Mary.

D’aucuns penseront qu’il n’y a pas d’originalité dans Mary, que l’histoire a déjà été mâchée, mais honnêtement, pour ceux qui hésiteraient à aller le voir, vous serez cueillis par ce petit film. Les séquences bouleversantes de beauté, d’humanité vous feront couler quelques larmes (impossible de rester de marbre), Mckenna Grace vous amadouera par son jeu, à la fois malin, dramatique, drôle, une vraie palette d’émotions.

Mary est un feel good movie dont je n’oublierai pas une certaine scène qui m’a fait pleurer tant par ses émotions, sa justesse que par sa beauté et son originalité (je ne vous en dis pas plus). L’indépendant réussit tellement bien à Marc Webb (il était pas mal non plus dans le blockbuster), il a cette manière de partager l’émotionnel que le spectateur ne peut que s’insérer dans ses histoires et prendre une place bien au chaud au cœur de la sensibilité. Vous l’aurez compris ! On fonce voir Mary !

Sortie en salles le 13 Septembre 2017.

Deadpool film Ryan Reynolds

Deadpool film Ryan Reynolds Encore un mec en costume rouge qui débarque sur nos écrans ! À croire que la fabrication de super-héros chez Marvel Comics ne cesse jamais. Encore un qui arrive avec ses blagounettes, sa panoplie de super pouvoirs et son envie de sauver le monde. Attendez ! Ah non ! Lui il veut juste sauver sa peau et sa nana. Et ses vannes ne dépassent jamais le bas de la ceinture. Remballez tout, Deadpool n’a rien avoir avec la bande à Basile d’Avengers où tout est bien moulé dans le même moule estampillé Marvel, à savoir des blagues mignonnes, jamais de graveleux, une réalisation qui part dans tous les sens, une liste de personnages à n’en plus finir et des égos qui se tirent la couverture. Alors que là, la seule chose moulée, c’est le fessier de Ryan Reynolds dans sa combi et il s’en vante en plus ! Je savais que ça sentait bon, par les premières images et la campagne de communication plus qu’originale et ultra décalée que s’est offerte le film (impossible de passer à côté des affiches irrévérencieuses où monsieur Pool vous prend par les sentiments… ou par autre chose). En fait, je n’ai pas envie de m’ensevelir dans un blabla sur pourquoi du comment le film est un pur orgasme visuel à lui tout seul, je vais aller droit au but : il y a ABSOLUMENT tout ce que j’aime dans un film. Tout. Mais genre, tout-tout :

  • De l’action
  • De l’humour super trash : Ted est presque un enfant de cœur à côté.
  • Des ralentis : J’ADORE ça et ils sont super bien faits (si toi aussi tu remarques mon excitation digne d’une midinette à un concert de Justin Bieber, c’est normal) !
  • De l’amour pas gnangnan (avec du sexe sans les draps) : la relation entre Wade et Vanessa est chouette, un savant mélange de contemporain et de romantisme pas rose bonbon (ou alors, ça part dans le kitch et c’est très drôle).
  • Des références à n’en plus savoir où donner de la tête
  • Des apartés au public face caméra : qu’est-ce que c’est bon ça de prendre le temps de nous dire une connerie qui coupe la narration !
  • Un générique qui sort de l’ordinaire
  • Une ancre dans la réalité (va expliquer ça !) : parfois le film sort du film. Notre bonhomme pourra vous parler de personnalités du monde du cinéma, de franchises ciné, etc. Argh ! Vous verrez par vous-même !
  • Du politiquement incorrect : en même temps, tout le film est basé sur le concept !
  • Du rythme : 1h49 de plaisir absolu et intense, même Durex n’a pas fait mieux ! Il n’y a quasiment aucun temps mort, le montage n’est pas chronologique, ainsi Tim Miller ne nous sert pas la sempiternelle histoire du garçon qui a eu un gros bobo, lui donnant des pouvoirs et qui doit apprendre à les domestiquer afin de sauver le monde. Non non ! On commence direct dans le vif du sujet entrecoupé, par des flashbacks qui retracent l’histoire de Wade Wilson (le mec sous le masque et qui ressemble à Ryan Reynolds) et roulez jeunesse !
  • Qu’est-ce que j’oublie ?
  • La gymnastique ! Les tourbillons en pleine volée et au ralenti genre « attends tu vas voir comment je vais te rectifier le portrait d’un mouvement de jambes » c’est trop bien ! Il y a Captain America qui fait pareil, mais il est pas aussi cool.
  • Ce n’est pas un film Marvel : et ça, mes enfants, ça a toute son importance, car on n’aurait jamais eu un résultat comme celui-ci, avec un montage travaillé et autant de liberté dans les dialogues ou certains plans. Et c’est en ça qu’on sort du moule Marvel (merci la Fox). Le bébé aurait été depuis racheté par eux, on croise les doigts pour que Deadpool 2 (c’est officiel) ne soit pas formaté comme ses petits camarades Iron-Man, Thor et compagnie.

Est-ce que j’ai vraiment besoin d’ajouter quelque chose d’autre pour vous convaincre (si les affiches et les bandes-annonces ne l’avaient pas déjà fait) ? J’ai qu’une hâte, le revoir !

PS : Promis, les bandes-annonces ne dévoilent pas tout.

Sortie en salles depuis le 10 Février 2016.
http://www.imdb.com/title/tt1431045/?ref_=hm_hp_cap_pri_1&pf_rd_m=A2FGELUUNOQJNL&pf_rd_p=2407320422&pf_rd_r=1S1X4FDA5ZWH8T6SAVHV&pf_rd_s=hero&pf_rd_t=15061&pf_rd_i=homepage

by Miss Bobby
Miss Bobby_Avengers_L'ère d'Ultron

Miss Bobby_Avengers_L'ère d'Ultron Je tiens à préciser à ceux qui liront cet article que j’assume entièrement le manque total d’objectivité. Vous voilà prévenus !

Même si ça commence à devenir un peu le foutoir chez Marvel en ajoutant toujours plus de super-héros, c’est quand même avec délectation que j’accueille les nouveaux membres ou les suites (sauf Ant-Man dont les bandes-annonces ne m’ont pas convaincue). Avengers : L’ère d’Ultron n’a pas dérogé à la règle, et c’est presque comme une petite fille avec sa Barbie le soir de Noël que je recevais certaines séquences. Quand je vous dis manque total d’objectivité, je ne déconnais pas.

Mon problème majeur : des personnages qui apparaissent, disparaissent, qui ne reviennent qu’à la fin, mais qu’on a pu voir non pas dans Avengers premier du nom, mais dans Captain America : Le soldat d’hiver, mais qu’en fait machin devait être mort, mais il ne l’est pas et depuis quand ils sont ensemble ces deux là – on reprend sa respiration – waouh ! Stop ! J’ai de plus en plus de mal à suivre et ça empire si vous commencez à en parler avec une personne qui a lu les comics. C’est comme ça que je me suis retrouvé perdu avec ce genre de conversation : « après, ils vont faire un film sur Scarlet Witch » – « Qui ça ? » – « Bah on vient de la voir, Wanda Maximoff » – « Mais c’est pas encore Scarlet Witch ?! » – « Non, mais elle va le devenir ! » – « Pour ma santé mentale, reste sur Maximoff, sinon je ne vais pas m’en sortir » (extrait d’une discussion avec Manureva qui, après m’avoir embrouillée, a réussi à tout remettre dans l’ordre). Marvel lance 50 franchises en même temps, j’espère qu’ils sont organisés et qu’il va y avoir des pertes, parce que je m’en sortais très bien avec la bande à Cap’, mais si en plus ils ajoutent des personnages qui vont avoir leur propre film, plus les fusions, et j’en oublie, ils vont perdre du monde.

Donc hormis cet imbroglio de personnages qui, avec un peu de concentration, est vite réglé, ainsi qu’une 3D qui porte sur le mal de crâne, il y a des chances que vous preniez tout de même votre pied. Entre vannes très bien senties, références aux précédents films, séquences comiques déjà cultes et scènes d’action à rendre jaloux Batman (si vous saviez tout ce qu’on peut faire avec une moto), Avengers 2 m’a fait m’esclaffer de « oh p***** ! », rire et réagir. J’aurais raccourcis certains morceaux, 2h20, même si c’est du héros bien gaulés à la blague acérée, on les sent parfois passer. Une fin moins tapageuse que le premier, un peu trop d’ellipses, des effets spéciaux parfois un peu bâclés, une confusion avec les personnages, Avengers : L’ère d’Ultron n’en reste pas moins un film que je prendrai plaisir à revoir.

Sortie en salles le 22 avril.

by Miss Bobby
Miss Bobby_2014

Miss Bobby_2014

2013 avait été riche en émotions, mais je pense qu’avec 2014 je suis montée d’un cran (voire de deux), aussi bien sur le plan personnel, que le reste, notamment avec le blog.

Une année qui a débuté par une rencontre, à première vue anodine et qui a chamboulé ma vie, ma manière de voir certaines choses, de ressentir, tel un ouragan, ouragan qui a tout emporté sur son passage.

Un enchaînement de films, ce coup-ci, j’ai tenu les comptes (films vus et revus dans le cadre de projections ou au cinéma) : 141 ! C’est peu par rapport à certains boulimiques, néanmoins, c’est beaucoup en comparaison de l’année dernière et des années précédentes. Je ne prends pas en considération les DVDs, sinon je ne m’en sors plus.

Un enchaînement de tables rondes et de conférences de presse : Un week-end à Paris, Nebraska, Captain America, Mea Culpa, The Grand Budapest Hotel, Maléfique, La Planète des singes : L’affrontement, Paddington et puis toutes celles de Deauville : I Origins, Whiplash, The November Man (et toutes les conférences de presse).

Des événements à n’en plus finir, un nombre incalculable de buffets avec champagne et petits fours, des personnalités croisées ici et là, et des émotions, encore et toujours.

Les rencontres de Mondocine, de Salles Obscures, de Regardez-moi ça, d’Indie Kino.

L’aboutissement de mes cours de théâtre par deux superbes représentations de 8 Femmes.

Des concerts avec La Meilleure : Depeche Mode à Bercy et Indochine au Stade de France.

Mon premier festival ciné en étant accréditée à Deauville : 10 jours de beau temps, de bronzage, de stars, de films, de conférences, de tables rondes… 10 jours à se sentir dans la peau d’une journaliste. Et le compliment en or de Ray Liotta !

Des micros vacances à Londres.

Des heures passées à jouer à Guitar Hero, notamment le morceau de Van Halen – Ain’t talkin about love.

La participation à l’émission de pâtisserie : Le Gâteau de mes rêves avec Christophe Adam. Une super expérience aussi bien avec le chef que le tournage en lui-même, pour un joli résultat.

Vous, de plus en plus nombreux à me suivre.

Je vous rassure, j’ai eu aussi des coups durs, tout n’a pas été tout beau et tout joli.

J’espère pour 2015 moins de choses négatives et encore plus de positif (oui, je peux rêver).

Je vous souhaite une merveilleuse année 2015, pleine de films, de séries, de belles rencontres, de gâteaux, de voyages, de sourires et de petits moments de bonheur !

Miss Bobby_The Amazing Spider-Man le destin_d'un héros

Miss Bobby_The Amazing Spider-Man le destin_d'un héros Il y a quelques années, 12 ans, je découvrais un super héros à la combi moulante qui allait toucher mon cœur : le bien-nommé Spider-Man, sublimé par la caméra de Sam Raimi. J’allais être touchée par son histoire, par ses pouvoirs, son humilité, ses doutes et sa manière de se mouvoir. Peter Parker avait gagné mon cœur. Jusqu’au jour où j’ai rencontré un autre homme : plus vieux, plus caractériel, un paquet de défauts et un humour à faire pâlir Jean Roucas : Tony Stark et son armure le révélant en Iron Man. Bah oui, les bad boys impétueux ne me laissent pas indifférente.

Alors oui, j’avais essayé de renouer avec Spidey, lorsqu’il est devenu Amazing, mais ce n’était plus pareil. Il me racontait les mêmes histoires, il avait perdu de son charisme, de son originalité et de sa fantaisie qui m’avaient tant plu au début. Il me décevait. J’ai bien essayé d’aller voir ailleurs : Tony perdait de son éclat, la blondeur de Thor ne m’accrochait pas. Il y a bien eu le beau gosse Steve Rogers, mais il n’a pas réussi à me convaincre avec son bouclier et son côté vieillot. Il manquait de folie, de magie, de super héroïsme. Comme les autres.

Et puis Peter est revenu. Encore. J’avais peur d’être déçue. Je pense qu’il a dû le sentir, car il a vraiment mit les bouchées doubles pour me convaincre (à mon avis, il a dû comprendre ses erreurs de la dernière fois). Il est devenu beaucoup plus drôle (et ça, moi, un homme avec de l’humour, je craque), plus foufou. Il a su me faire rêver en m’embarquant dans sa toile. J’ai réellement eu l’impression de voltiger avec lui (la 3D n’y est pas pour rien). C’en était euphorique. J’ai été conquise par sa grâce, par son action, ses ralentis, sa fougue, ses émotions, qu’il se soit enfin dévoilé en me racontant son passé, l’histoire de sa famille.

Cela dit, notre relation a été entachée par Electro qui manquait cruellement de méchanceté, de présence et d’un je-ne-sais-quoi (pourtant, j’ai déjà croisé Jamie Foxx plus en forme). Il m’a aussi re-présenté le Bouffon Vert : plus repoussant, il n’a malheureusement pas eu le temps de vraiment s’imposer, me laissant plutôt sur la touche en termes d’action. Dommage, car Dane DeHaan avait du potentiel.

En fait, je suis vraiment heureuse que The Amazing Spider-Man : Le Destin d’un héros ait renoué avec moi, laissant une nouvelle chance à notre relation. Je me suis senti tellement bien avec lui. Il a su conquérir mon cœur comme au premier jour, mon cœur de rêveuse, de fan de super-héros (ceux qui en mettent plein la vue).

Cher Andrew Garfield/Peter Parker/Spider-Man, j’espère que notre histoire perdurera. Je t’attends avec impatience pour la suite.

Affectueusement.

Sortie en salles le 30 avril

by Miss Bobby