Avengers infinity war

L’apothéose/calypse est enfin arrivée !

Avengers infinity warGrosse soirée chez les Avengers, tout le monde a été réuni pour les festivités, pour nouer de nouvelles amitiés, se battre au coin du feu, un dimanche après-midi tranquille chez les Avengers en somme ! Marvel commençait à mon sens à pédaler un peu dans la choucroute et à fatiguer à nous servir encore et encore le même plat. Ils ont eu un petit sursaut dernièrement avec Thor Ragnarok, drôle au possible. Tout le monde attendait Avengers Inifinity War, la grosse machine bourrée de sous et d’acteurs, un gros monstre en deux parties qui doit se finir en apothéose. Honnêtement, j’avais peur : une petite soixantaine de personnages, des réalisateurs que je ne porte pas dans mon cœur tant leur caméra a un peu trop la bougeotte. Il y avait de quoi avoir des doutes… Et pourtant…

La surprise fut présente. Pour ne pas avoir de surdose de personnages à l’image, ils ont tous été répartis en groupes ici et là, créant de nouvelles affinités, et permettant ainsi d’incorporer gentiment et sans fracas la franchise Avengers et Les Gardiens de la galaxie. Ça passe crème ! Chacun garde son identité, mais tout se mélange correctement, souvent sous forme d’humour, un des gros points communs. À part ça, Avengers Inifinity War première partie se veut beaucoup plus sombre, plus profond, plus violent aussi. Marvel ne ménage plus son spectateur – enfin moins – et c’est très appréciable. On ne nous cache plus les atrocités même si elles sont montrées avec intelligence et subtilité, pour rester un film accessible quasiment à tous.

Avec ses couleurs pétantes qui contrastent avec l’atmosphère plus lourde, s’ajoute une dose d’émotions que l’on ne connaissait pas au studio. Bonne nouvelle nuancée cependant, les émotions sont présentes, mais parfois trop en retenue, voire même interrompues dans leur élan. À mon sens, c’est là le gros défaut du film. Ils auraient lâché les chevaux sur les émotions (et il y a de quoi !), on aurait obtenu le top du top du film de super-héros. Mais bon, j’ai la larmichette qui a commencé à perlé au coin de mon œil, et ça c’est formidable pour des super-héros !

Autre bonne surprise, le méchant Thanos. Là on a un vrai méchant qui envoie du lourd (c’est le cas de le dire) ! En plus d’être mastoc, j’ai apprécié d’entrevoir le visage de Josh Brolin sur cette bouille pleine d’effets spéciaux. Brolin apporte vraiment de la profondeur à son personnage, de l’humanité et un certain charisme. Même si les raisons de Thanos d’entreprendre ce qu’il fait sont légèrement floues et manque d’un je-ne-sais-quoi pour être totalement « pardonnables », on comprend ses motivations, son histoire qui est bien plus développée que d’autres méchants, ses émotions. C’est un personnage à part entière qui apporte réellement quelque chose à ce film.

Avengers Infinity War est tellement différent de ce que Marvel nous sert depuis 10 ans, que s’ils avaient supprimé l’humour, cela ne m’aurait absolument pas dérangé (je sais, c’est une de leurs marques de fabrique). Cela dit, la partie comique est judicieusement distillée, elle n’est pas omniprésente, un autre bon point ! Les 2h30 de spectacle sont passées vite, apportant son lot de rire, d’interrogations, de tristesse et de chocs. Les fans ne seront pas déçus. Je pense que j’aurais dû commencer le mois dernier à regarder les 18 films, histoire de me rafraîchir la mémoire, j’ai parfois eu du mal à raccrocher les wagons en 10 ans de films, d’autant que certains sont plutôt anecdotiques par leur contenu. La suite l’année prochaine avec le dénouement final ! Hâte !

Sortie en salles le 25 Avril 2017.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Deauville 2014

Parce qu’avec les moyens du bord je n’avais pas pu tout vous partager comme il se doit.

Retour en photos sur les quelques personnalités croisées lors de ce 40ème Festival du film américain de Deauville.

À l’année prochaine peut-être !

Miss Bobby_Pierce_Brosnan_Deauville 2014

Ce huitième jour démarrait comme les autres, le programme avait été mûrement pensé : tables rondes de November Man avec Pierce Brosnan et Olga Kurylenko, un ou deux films et enfin conférence de presse de Get on up.

Bon, eh bien ça ne s’est pas du tout passé comme ça et c’était même cent fois mieux. Nous avons pu toucher du doigt ce que ça fait d’être dans la peau d’un journaliste et d’enfiler les interviews. Nous avons bien débuté avec les tables rondes de November Man, puis on nous a proposé les tables rondes de Whiplash avec Damien Chazelle et Miles Teller, pour terminer en tête à tête avec Mike Cahill, réalisateur de I Origins. Une journée de folie qui nous a mis sur les rotules, mais tellement heureux d’avoir été entourés par tous ces noms. Presque surréaliste. Je pense que le retour sur Paris va être difficile.
Dans le programme initial, j’ai tout de même pu accéder à la folle conférence de presse de Get on up.

November Man

Pierce Brosnan

Pierce Brosnan les enfants ! Pierce « James Bond » Brosnan quoi ! La classe ! Je ne sais pas si vous imaginez le truc. Je vous passe le charme et le chic pour aller directement à l’essentiel. Depuis le Pic de Dante, la collaboration avec Roger Donaldson n’a pas changé, le travail est toujours aussi carré, collant au scénario et rythmé. À la question : comme de grands acteurs de cinéma, souhaiteriez-vous revenir dans une série télévisée ? Bonne nouvelle, il travaille actuellement sur une série pour le câble qui s’appellera Crusades autour de la troisième croisade.

Miss Bobby_Pierce_Brosnan_Deauville 2014

Olga Kurylenko

Elle a illuminé la journée par sa beauté et son sourire, et aura certainement laissé plus d’un homme sur le carreau en interview.
Avec beaucoup d’humour, elle a mentionné que l’entrainement qu’elle avait eu pour James Bond lui sert encore pour tous les films d’action dans lesquels elle joue. Malgré les acteurs avec qui elle a joué, à la question « avec quel acteur rêveriez-vous de tourner » elle répond simplement qu’elle n’en a pas, qu’elle prend les projets comme ils viennent, avec simplicité.

Miss Bobby_Olga_Kurylenko_Deauville 2014

Whiplash

Damien Chazelle

Quand vous voyez ce petit bonhomme, qui n’a pas l’air d’avoir beaucoup confiance en lui, vous êtes vite épatés par ses connaissances et son intelligence. On voudrait qu’il nous regarde droit dans les yeux quand il nous parle de jazz et de son film Whiplash, tellement il est passionnant. Chazelle a choisi J.K. Simmons pour ce professeur tyrannique, car pour lui, l’acteur n’avait jamais vraiment eu de rôle de « méchant », se cantonnant à du comique la plupart du temps. Le réalisateur a voulu lui donner cet aspect tout en gardant un brin d’humour (et c’est vraiment réussi). Un acteur qui a beaucoup de potentiel. Le prochain film de Chazelle sera toujours centré sur la musique, façon comédie musicale, plus joyeux, toujours avec Miles Teller (à ce propos, il espère travailler encore de nombreuses fois avec lui. Miles Teller serait-il son acteur chouchou ? Peut-être. La suite nous le dira).

Miss Bobby_Damien_Chazelle_Deauville 2014

Miles Teller

Lunettes vissées sur le nez, bras nonchalamment posé sur le canapé, monsieur Teller nous a offert 20 minutes de réponses et de décontraction. Morceaux choisis : on pourrait croire que la plus grosse difficulté du film aurait été de jouer comme un fou de la batterie à une vitesse qui défie presque toute logique, mais non. SPOILER Le plus difficile à interpréter fut la scène de l’accident (il sait ce que c’est pour en avoir vécu un), car ce n’était pas seulement sortir d’une voiture accidentée et être en état de choc, mais il fallait aussi ajouter qu’Andrew voulait à tout prix récupérer ses baguettes et rejoindre aussi vite que possible le groupe pour assurer le concours. Et ça, c’est compliqué. La même question que Damien Chazelle a été posée, Teller espère lui aussi travailler avec le réalisateur aussi longtemps qu’il le pourra.

Miss Bobby_Miles_Teller_Deauville 2014

I Origins

Mike Cahill

Au début, je voulais vous écrire : vous n’aviez qu’à être là lors de l’interview ! Honnêtement, je ne saurais vous retranscrire de tête ce qu’il a dit, néanmoins, je peux tout de même vous préciser l’immense frustration d’avoir eu une aussi courte rencontre (pour cause de programme serré, que ça soit le sien ou le mien). Je ne suis pas sûre que l’on se remette vraiment d’une rencontre pareille et surtout, d’un film pareil. Je vous avais précisé que le film m’avait profondément retournée et son réalisateur est tout bonnement incroyable. En plus d’être un puits de connaissances, il est extrêmement généreux et vous met à l’aise comme si vous alliez discuter avec un pote que vous n’aviez pas vu depuis des lustres. J’aurais voulu discuter davantage des thèmes, de la vie, de l’au-delà avec lui. Frustration. Donc tout ce que je peux vous dire, attendez mon compte-rendu sur l’interview (si j’arrive à la retranscrire), car à ma question : comment avez-vous eu l’idée du film ? Nous avons eu cinq bonnes minutes de réponse qui partait du commencement, soit des dinosaures. Voyez le topo ?!

Miss Bobby_Mike_Cahill_Deauville 2014

Et enfin, la fameuse conférence de presse de Get on up avec Chadwick Boseman, Tate Taylor, Brian Grazer et pas moins que Mick Jagger. Une conférence de presse très prisée et réglementée pour la venue d’un des papes du rock : le leader des Rolling Stones. Nous passerons sur la pitrerie de Jagger pour vous mentionner les deux mois d’entrainement de Boseman pour incarner James Brown, deux mois à écouter et danser non stop sur les chansons de l’artiste. Un journaliste s’est demandé si le prochain film de Tate Taylor sera aussi sur les noirs, il a ri en précisant que son choix se portait avant tout sur les scénarios (et c’est une coïncidence si La couleur des sentiments et Get on up se suivent), mais qu’il va tenter de faire un film sur un astronaute blanc, qu’avec des blancs et si Viola Davis veut jouer dans son film, elle sera également blanche ! Quant à Mick Jagger, dans un très bon français, il a mentionné ne pas être contre un film sur les Stones, mais que tous les scénarios qu’il a lu jusqu’à présent n’était pas de qualité.

Miss Bobby_Chadwick_Boseman_Deauville 2014

Miss Bobby_Mick_Jagger_Deauville 2014

J’espère avoir d’autres journées épuisantes, folles et enrichissantes comme celle-ci.