Sahara_film

Sahara_film Le désert, l’atmosphère aride, la chaleur plombante, les animaux venimeux, voilà ce qui caractérise Sahara, enfin… le vrai Sahara, le désert, car en ce qui concerne le film, on est dans un tout autre registre. Actuellement, on entend peu parler de ce film d’animation français qui se cache (rien de le dire) sous ce titre désertique, à l’image de son contenu d’ailleurs ! Histoire de recontextualiser tout ça, voici le synopsis :

Lassés d’être les souffre-douleurs de leur communauté, Ajar le serpent et son pote Pitt le scorpion décident de tenter leur chance dans l’oasis voisine où vit la haute bourgeoisie du désert saharien et d’y retrouver Eva, une belle serpente dont Ajar est tombé fou amoureux. C’est le début de folles aventures qui les amèneront à traverser le désert à la poursuite de l’amour et plus encore à la découverte d’eux-mêmes…

En fait, je me dis que j’aurais dû lire le synopsis avant d’y aller, on sent clairement qu’il vaut mieux avoir 5 ans pour le voir… et encore. On aurait eu un dessin animé éducatif que ça aurait été plus palpitant ! Le pire, c’est que je me suis fait avoir avec le petit extrait, faut dire que je l’ai trouvé hilarant, une blague facile, mais efficace. Tenez, jugez par vous-même :

C’est drôle, non ? Moi ça me fait rire à chaque fois. Bref.

Seul problème : le film est à mille lieues de ressembler à ça ! Il n’a pas une once d’humour, le doublage est réalisé avec les pieds. Allez comprendre pourquoi, mais pas moyen de fixer les voix sur les personnages : j’entendais Omar Sy, Franck Gastambide, Louane Emera – qui ne sait pas du tout interpréter (et tout le reste du casting, plutôt imposant soit dit en passant), mais dissociés des dessins. Du coup, on ne peut pas dire que je suis vraiment rentrer dedans, encore aurait-il fallu un scénario intéressant pour ça ! Parce que deux serpents et un scorpion qui se « baladent » dans le désert durant une heure, c’est long, surtout qu’à l’horizon, même pas une petite blagounette ou un semblant de vanne à se mettre sous la dent, rien ! Je n’ai pas non plus spécialement accroché aux traits des dessins assez grossiers.

En somme, rien à sauver de Sahara, à la limite son casting bien fourni (Mathilde Seigner, Jean Dujardin, Vincent Lacoste, Ramzy Bedia, Clovis Cornillac, Roschdy Zem, Mickaël Youn, Marie-Claude Pietragalla, etc). Un film d’animation français qui aurait pu mériter l’effort s’il avait fait preuve d’humour, de rythme et d’une histoire bien plus travaillée. Vraiment dommage.

Sortie en salles le 1er Février 2017.

http://www.imdb.com/title/tt4466894/?ref_=nv_sr_2

Radiostars_film_manu payet

Radiostars est un premier film français… réussi. Une bonne surprise, bien pour ça que je vais m’attarder ici pour vous convaincre d’aller le voir.

Radiostars nous raconte quoi comme histoire?

Blast.fm, la radio qui cartonne en France et son émission vedette, numéro 1 : le Breakfast Club (appelé plus communément dans le jargon, le morning, l’émission matinale). Le Breakfast Club est emmenée tous les matins par Arnold le bougon (Clovis Cornillac) et son équipe (Manu Payet, Pascal Demolon, Benjamin Lavernhe, Côme Levin) et le petit nouveau, Ben (Douglas Attal). La veille des vacances, le directeur d’antenne leur annonce la couleur : ils sont passés numéro 2 et pour reconquérir le cœur des Français, ils vont devoir partir en tournée dans les patelins paumés.

Je me suis fendue durant tout le film d’un sourire et même de rires. J’ai également été touchée. Je ne sais pas comment vous parler du film, toutefois, je peux vous dire que je retournerai le voir avec plaisir.

Quand vous irez voir le film (parce que vous écoutez toujours mes conseils avisés), vous allez manger plusieurs niveaux d’humour, plusieurs types de « vannasses » (pour reprendre l’expression) et croyez-moi, vous allez rire. Si vous ne connaissez pas l’actrice Alice Belaïdi, vous ne l’oublierez plus : un passage éclair de deux minutes, mais qui vous marquera un bon moment. Vous serez attendris, parce qu’après tout, les mecs qui font de la radio ont aussi des sentiments, ce ne sont pas que des voix. Vous allez être épatés par la qualité sonore : vous aurez l’impression d’être dans leur studio tellement l’acoustique est bien retransmise.

Romain Lévy s’est très bien débrouillé pour servir un film rythmé, bien réalisé, avec une bande son recherchée (il y a de très bons titres sur la bande originale) et des dialogues travaillés.

J’ai tout de même un tout petit bémol, il en fallait un, qui ne gâchera pas pour autant votre plaisir (promis) : Douglas Attal (et son personnage) est de trop. Je ne sais pas si c’est le rôle qui veut ça ou si le jeune homme n’a pas vraiment de talent, mais il est mollasson. Et j’aurais aimé que Ben nous fasse plusieurs démonstrations de son écriture.

J’ai fini de regarder le film avec un énorme sourire, c’était chouette (super argument, je sais).

Certains diront que la fin est convenue, je n’en fais pas partie.

Je récapitule, on aime :

Clovis Cornillac en râleur/casseur.

L’inspiration du film sur la vie de Manu Payet.

Les blagounettes, jeu de mots et bonnes grosses vannes.

Le son qui vous donnerait envie de devenir animateur radio.

La bande originale qui déchire.

Et vous y allez quand? Les infos en dessous les enfants!


by Miss Bobby