Bohemian rhapsody

Bohemian rhapsody

« Here we are, born to be kings, we’re the princes of the universe… »

Ça y est, on y est ! On l’a attendu, on a salivé bon nombre de fois devant la bande-annonce, Bohemian Rhapsody sort enfin en salles.

Bohemian Rhapsody est à la fois un régal pour les yeux que pour les oreilles. Une plongée au cœur de Queen auprès de son mythique chanteur Freddy Mercury.

C’est avant tout un film pour les fans, pour ceux qui ne peuvent s’empêcher de taper du pied aux premières notes de « Don’t stop me now » (pour ne citer qu’elle), car le film n’est pas une fresque qui dépeint les plus sombres côtés de Mercury. Cela déplaira à certains, mais est-ce vraiment bien nécessaire ? De la rencontre entre les membres du groupe jusqu’à leur apogée en passant par la vie tumultueuse de Freddy, le portrait est certes lissé tout en laissant transparaître en subtilité les obscurs travers du chanteur. En fallait-il plus ? Non. A-t-on envie de voir comment Freddy Mercury a pu se perdre dans les méandres de la drogue, du sexe et de l’alcool ? Pour ma part, non. Tout est suggéré, on le comprend très bien et c’est suffisant. Le reste, c’est du bonheur en barre : des tubes qui défilent au fur et à mesure que l’histoire s’écoule, on est fasciné par le personnage brillamment interprété par Rami Malek (aka Mr. Robot) – on lui espère le début d’une longue carrière. Bohemian Rhapsody est un bon moyen de découvrir l’histoire de Queen, qui ne se résumait pas qu’à Mercury : n’oublions pas que de brillants musiciens l’entouraient (Brian May, Roger Taylor et John Deacon). Il faut bien avouer que c’est l’excentricité et l’originalité de Mercury qui ressortent dans le film et qui ont permis au groupe d’atteindre le rang de légende.

On regrette deux choses : une dentition trop proéminente  (on n’en demandait pas tant), et de ne pouvoir les découvrir en concert (pour ceux – comme moi – qui n’ont pas eu cette grande chance).

Bohemian Rhapsody tient le rythme pendant deux heures, entre chansons grandioses et émotion, les reconstitutions sont vraiment bien réalisées, dans les moindres détails. Et vous finirez le cœur serré, mais avec au moins une chanson dans la tête.

Sortie en salles le 31 Octobre 2018.

by Miss Bobby
Jean-Christophe et Winnie

Mon petit ours jaune

Jean-Christophe et Winnie« Je parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître » chantait feu Charles Aznavour. Un temps où les enfants de ma génération et celle d’avant regardaient les aventures de Winnie l’ourson à la télévision et de ses amis, les illustres Bourriquet, Tigrou et Porcinet. Ce petit ourson tout jaune, un peu pataud sur les bords et qui se régalait de pots de miel. Je me souviens qu’il avait cette voix de vieux monsieur, très tendre. Jean-Christophe & Winnie s’adresse à moi et à toutes ces personnes qui ont connu l’ours jaune, l’âne blasé, le tigre foufou et le petit cochon peureux.

Et c’est tout le but de Jean-Christophe & Winnie : nous replonger en enfance, dans l’insouciance, loin du monde gris d’adultes individualistes dans lequel nous sommes. Le film de Marc Forster s’approche de Paddington : une Angleterre vintage, mais plus triste et peu colorée, le numérique de l’ours accro aux sandwichs à la marmelade d’orange a fait place aux peluches. Cela peut d’ailleurs être déroutant au premier abord, néanmoins, ce côté peluche véritable fait ressortir toute la tendresse et la douceur des personnages et du film.

Jean-Christophe & Winnie conviendra plus à l’enfant qui sommeille tranquillement dans les adultes que nous sommes plutôt qu’aux petits. En effet, le film flirte avec le drame, même s’il n’en reste pas moins très touchant. Les enfants n’y verront que le côté peluche sans vraiment comprendre l’histoire qui se résume assez facilement : nous avons tous en nous une part d’enfance oubliée qui ne demande qu’à revivre dans ce monde bien grisâtre.

Jean-Christophe & Winnie est tout doux même pour ceux qui n’ont pas connu l’ourson. C’est tendre comme une caresse ou comme un pot de miel, c’est beau comme un conte, et on se dit que parfois, nous devrions tous laisser sortir l’enfant caché au fond de nous.

Sorti en salles depuis le 24 Octobre 2018.

by Miss Bobby
Le grand bain

Grand plongeon réussi !

Le grand bainGilles Lellouche a sorti son plus beau maillot pour faire un très beau plongeon dans Le Grand Bain. Et quel plongeon ! 9/10 ! Très belle performance, très belle réalisation, une entrée dans l’eau fine et sans éclaboussures. Du sport de haut niveau.

L’acteur n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’il avait co-réalisé Narco avec Tristan Aurouet et avait participé à la réalisation d’un sketch des Infidèles. Mais là, c’est tout seul comme un grand qu’il s’est jeté à l’eau.  Je ne sais pas s’il faut lui dire merci ou chapeau, je propose les deux, pas de jaloux.

Le Grand Bain est l’histoire d’un groupe d’hommes qui font de la natation synchronisée et qui décide un jour de participer au championnat. Dit comme ça, cela peut paraître ridicule. Sauf que pas du tout. On suit ces hommes lambda, ces hommes cassés, fêlés, fatigués, dépressifs, voire un peu ratés, ces hommes qui sont passés à côté de leurs rêves et qui se sont perdus. Ces hommes qui vont trouver un refuge dans la natation synchronisée, en laissant de côté les préjugés sur la connotation très féminine de ce sport. On les a tous croisés ces hommes : ceux profondément blessés, terriblement sensibles, qui sous leur caractère bien trempé imprégné dans leur carapace se cache des hommes tous doux. Et Lellouche expose une très belle palette : Benoit Poelvoorde et son argent, Philippe Katerine grandiloquent d’excentricité et de douceur, Guillaume Canet chef d’entreprise, Jean-Hugues Anglade qui aurait voulu être un grand artiste, Mathieu Almaric bourré aux cocktails médicamenteux. Petit reproche : ne pas avoir plus développé les histoires de Felix Moati ainsi que d’Alban Ivanov et avoir relégué l’acteur Thamilchelvan Balasingham à un simple gag redondant pas utile.

Le reste, c’est du pur bonheur. Le Grand Bain n’est pas qu’une ode à l’homme éraflé, c’est aussi une belle exposition de femmes toutes aussi blessées par la vie, magistralement interprétées par Virginie Efira (j’aime toujours ce qu’elle dégage à l’écran) et Leïla Bekhti qui joue un rôle complètement à contre-emploi particulièrement drôle.

Gille Lellouche donne à son Grand Bain une piscine d’humour qui cache en sa profondeur beaucoup de sensibilité, sorte de petite chose fragile et forte à la fois. C’est aussi une réalisation travaillée et une très belle photographie. Il y a une vraie recherche de plans, pas prétentieux pour un sou.

Un grand oui, un grand film, une grande réussite.

Sortie en salles le 24 Octobre 2018.

by Miss Bobby
Venom

Venom, en tournée stand up !

VenomIl est où le gentil toutou à sa mémère ? Il est où le gentil Venom ? Allez viens jouer Venom, va chercher la baballe ! Ah parce que vous pensiez voir un super-méchant, qui arrache les têtes en guise d’encas et qui fait du mal aux gentils ?! Vous vous trompez ! Parce que la version de Sony est très loin de la Nemesis de Spider-Man, très loin d’être méchant, très loin de tout en fait.

Qu’on fasse un film sur un vilain, soit. Ensuite, qu’on apprenne qu’il a été remonté pour qu’il y ait moins de violence et plus d’humour, bon… Ça commence à tiquer. Mais alors quand on voit le résultat… Au final, on se retrouve avec rien.

Un méchant gentil voire cabotin, pseudo humoriste à ses heures perdues et rabibocheur de couple. Eh bien c’est cool. Merci. Venom est chiant : pas chiant, long hein, chiant dans le sens il ne se passe rien, c’est ennuyeux, pas drôle, on sent effectivement qu’à la base, le film devait être plus violent. Ça n’a aucun intérêt pour le public. Vraiment aucun. Ça n’apporte rien. Le pauvre Tom Hardy est une mascarade à lui tout seul et Michelle Williams… Que fait-elle là-dedans ?! Les effets spéciaux sont souvent pas bons, surtout quand on décide de faire apparaître Venom et le visage d’Eddie Brock 2 en 1, une horreur visuelle. La scène de combat est un amas d’immondices illisibles. Je pensais que Michael Bay était le spécialiste des combats où on ne comprend rien à qui fait quoi. Bon bah apparemment Ruben Fleischer l’a dépassé haut la main. Ah c’est violent pour les yeux !

Vous allez regretter le Venom de Spider-Man 3, je vous le dis. Il n’y a rien à garder ! Ah si ! La deuxième scène post-générique, c’est tout. Qu’est-ce que je peux vous dire ? J’espère que les fans de comic books ne seront pas trop déçus… Euhm.

Sortie en salles le 10 Octobre 2018.

by Miss Bobby

Petite et pourtant si grande !

C’est vrai que celle que l’on surnomme aux Etats-Unis « Notorious RBG » est loin d’être connue en France. À moins d’être calé sur la culture américaine ou d’avoir une passion dévorante pour le droit dans le monde. Ruth Bader Ginsburg – R.B.G. pour les intimes – a définitivement changé l’approche du droit aux US et notamment à la cour suprême.

RBG est un documentaire qui raconte l’ascension de cette juge et ce qu’elle a apporté en matière d’évolution des droits. Ce petit bout de femme, pas plus haute que trois pommes, toute timide, s’est démenée dans sa vie privée et ses études pour son diplôme et obtenir un statut qui impose le respect.

Dans un premier temps, elle a choisi comme angle d’attaque les femmes : leurs droits à l’époque ne passaient essentiellement que par les hommes ou leur mari, Ruth Bader Ginsburg a imposé au tribunal et aux juges l’égalité des droits pour elles. De là, elle ne s’est pas arrêtée qu’aux femmes, puisque qu’elle a défendu cette égalité pour tout le monde jusque devant la cour suprême. Derrière cette timidité se cache une femme forte, aux plaidoyers incisifs et justes.

Je ne souhaite pas vous dévoiler tout le documentaire et préfère vous laisser le plaisir de voir que cette femme est incroyable, qu’elle a marqué son époque, qu’elle a fait évoluer les droits civiques et qu’elle a aussi beaucoup donné pour la cause féminine. Betsy West et Julie Cohen, les réalisatrices, ont su montrer toute l’importance de RBG dans un documentaire passionnant et pas ennuyeux.

Sortie en salles le 10 Octobre 2018.

by Miss Bobby
Le pape françois

Habemus Papam

Le pape françoisWim Wenders s’attaque à la star des stars, mondialement connu, qui amasse des foules de fans, le bien nommé Pape. Et en l’occurrence, celui en service, le Pape François. Wenders trace, en 1h36, le portrait complet de ce Pape peu ordinaire, originaire d’Amérique du Sud et ayant pour principale cause les pauvres. Ce documentaire a ses bons et ses mauvais côtés.

Qu’on soit catholique ou non, il est intéressant de suivre le parcours d’un Pape, surtout quand celui-ci est atypique. Wim Wenders a voulu dresser un portrait aussi complet que possible de ce Pape, grand bien lui fasse. Je ne connaissais pas toutes les positions qu’il pouvait avoir sur le monde, ce fut intéressant d’avoir une approche de ses combats. J’y ai vu l’homme, ses convictions, ses choix, sa manière de voir la vie. J’ai essayé autant que j’ai pu de laisser la soutane de côté, d’oublier le religieux. Ainsi, on se rend vite compte de la stature, du piédestal qu’apporte le statut de Pape. À quel point il peut rassembler un nombre incroyable de gens, des foules dignes des plus gros concerts, un enthousiasme et une émotion assez phénoménaux. C’est la partie positive du film, celle qui peut faire développer de l’empathie envers le personnage, sans pour autant vous chanter les gloires du christianisme. La distinction est bien faite pour voir l’homme derrière le Pape.

Cela dit, Le Pape François – Un homme de parole a aussi ses défauts, à vouloir trop en mettre, Wenders passe les sujets rapidement. À ne vouloir rien oublier, il balaie au lieu de se concentrer sur des thèmes plus importants que d’autres (même s’ils sont tous importants). Complètement oublié et qui, en soi, aurait eu toute sa valeur : pourquoi s’intéresser à ce Pape plutôt qu’un autre ? Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres ? Il aurait pu faire une comparaison, car c’est clairement ce qu’il manque au documentaire et ce que j’aurais aimé savoir. Enfin, toute les parties sur la reconstitution du parcours de François d’Assise (le Pape François a choisi ce nom par rapport à ce catholique) ne sont pas nécessaires et ennuyeuses.

Il est vrai qu’à moins d’avoir une certaine sympathie, de l’intérêt ou un rapport religieux, le premier choix pour aller au cinéma ne se tournera pas forcément vers Le Pape François – Un homme de parole. Cela dit, je ne lui ai pas trouvé de longueurs à ce film, je l’ai trouvé intéressant, touchant parce que sa vision fait écho à la mienne (et je ne doute pas qu’elle fera écho à la vôtre), et dans un sens, on suit un peu plus près le Pape, ce n’est pas mal aussi.

Sorti en salles depuis le 12 Septembre 2018.

The guilty

Le génie cinématographique dans son plus simple appareil !

The guilty Et si pour une fois un film sur le kidnapping était réaliste ? Et si, pour une fois, on ne suivait pas la victime, mais le centre d’urgences ? The Guilty vous embarque auprès d’Asger, policier danois travaillant momentanément dans un centre d’appels d’urgences. Nous le suivons, sur quelques heures, gérant l’appel d’une femme qui a été kidnappée.

Vous n’en saurez pas plus sur l’histoire. Je vous conseille d’ailleurs de ne pas regarder la bande-annonce, ni de lire quoi que ce soit de plus qui pourrait dévoiler les tenants et aboutissants du scénario.

Ce film danois a l’audace de choisir une vision et de s’y tenir jusque bout. À savoir : l’immersion auprès d’Asger. Ni plus, ni moins. Vous entendrez la même chose que lui, vous réfléchirez aux solutions possibles et vous serez autant stressés que lui par les événements. Sur une petite heure et 25 minutes, vous n’allez pas voir le temps passer. Vous allez gérer la crise comme vous le pouvez, avec ce que vous avez. Vous serez à côté de lui à le soutenir et à suer.

The Guilty n’a pas d’action par l’image, tout ce qui se passe, ira directement dans vos oreilles. Le reste sera créé par votre imagination. C’est tellement bien fait, que votre cerveau sera immergé et créera son propre film. vous ne sortirez jamais de ce centre, et pourtant, vous retiendrez votre souffle jusqu’à la dernière minute. Et c’est là tout le génie de The Guilty, fournir un film où il ne se passe rien si ce n’est un homme qui parle à une victime au téléphone, et vous ne vous ennuierez pas une seule seconde ! S’ajoute à cela toute une réflexion sur la perception du monde et des apparences, telles qu’on les connait, telles qu’on nous les vend, et cette réflexion, vous vous la prendrez en pleine figure. Comme Asger.

Je sais que The Guilty sort le même jour qu’Ant-Man et la Guêpe, mais s’il vous plaît, si vous le voyez dans votre cinéma, allez-y les yeux fermés (enfin pas complètement) ! Je vous promets que vous serez très surpris, que le cinéma ne se résume pas qu’à des explosions et du spectacle. Et si je peux me permettre, le voir sur grand écran vous permettra une immersion totale, là où à la maison, on peut très vite être distrait.

Sortie en salles le 18 Juillet 2018.

PS : Ne lisez rien sur l’histoire !

by Miss Bobby
Skyscraper

Dwayne Johnson : l’homme, la machine.

SkyscraperAvant, on avait Chuck Norris, le mec qui savait tout faire, rien ne lui résistait. Et la nouvelle génération d’homme d’action a pris sa place et je pense – même si je sais qu’il ne sera jamais remplacé dans vos petits cœurs – qu’on peut déclarer Dwayne Johnson comme successeur. Si vous n’êtes toujours pas convaincus par les San Andreas, Fast and Furious et autres Jumanji, Rampage, etc, etc., Skyscraper envolera ce léger doute résiduel.

Déjà, on ne va pas voir Skyscraper avec ses neurones, on les laisse aux vestiaires (comment ça c’est la coupe du monde ? Ah bon ?!) et on y va pour se détendre, entre potos. Ni plus, ni moins. Vous pensiez que Dwayne Johnson avait des limites ? Je reformule : vous pensiez que la limite s’appliquait à Dwayne Johnson ? Que le ridicule pouvait atteindre Dwayne Johnson ? Rien ne repousse Dwayne, pas même Dwayne lui-même ! Sky is the limit ? (*le ciel est la limite ?) Pensez-vous ! Il est over the rainbow Dwayne !

Skyscraper, grossomodo, c’est un immeuble hyyyyyyper haut, hyyyyyyper haute technologie, avec une sécurité tellement pointue que forcément, c’est écrit en gros : bienvenue aux emmerdes ! Par chance, Dieu merci il était là, Dwayne habite l’immeuble. Si si ! Seulement, il n’est pas au meilleur de sa forme : blessé par le passé, il lui manque une jambe remplacée par une prothèse. Eh oui ! Chacun sa croix ! Tu penses que ça va le stopper pour sauver sa famille ? Vous irez voir ça dans ce superbe film d’action qu’est Skyscraper.

Vous avez l’impression que je vous ai tout raconté ? Il n’y a qu’à voir la bande-annonce et il n’y a pas besoin d’avoir un bac plus 10 pour savoir ce qu’il va se passer. Skyscraper fait partie de ces films un peu coupable, ces nanards assumés qu’on aime bien regarder sans trop l’avouer. Le film ne restera pas dans les annales cinématographiques, j’allais dire qu’il sera vite oublié, mais à la vue de certaines séquences tellement énormes qu’elles en sont presque ridicules, il sera difficile de les oublier. Et puis c’est un tel n’importe quoi que ça en est drôle.

Si la chaleur insupportable accable votre cerveau cet été, allez le rafraîchir devant Skyscraper !

Sortie en salles le 11 Juillet 2018.

by Miss Bobby
Ant-Man et la guêpe

Petit super-héros, petites ambitions !

Ant-Man et la guêpeComme chaque année depuis 10 ans, Marvel nous gratifie de son petit film d’été. En 2018, pour vous remettre de vos émotions après Avengers Infinity War Partie 1 tombé en Avril qui nous a tout bouleversé (un peu quand même), on part dans l’infiniment petit avec Ant-Man et la Guêpe. C’est plus calme, pas dramatique pour un sou, on décompresse tranquilou.

Rappelons les faits : à la base, Ant-Man, c’est chiant, inintéressant, c’est autant oubliable que la première fois que j’ai mangé un chewing-gum. Il est gentil Paul Rudd, il est cool et tout, mais on s’en fiche un peu qu’il sache changer de taille. Cool pour toi mec. Et on ne peut pas dire que dans la clique aux Avengers il ait un rôle important. Bref. On s’en fiche. Alors quand on nous annonce la suite, cela n’augure forcément rien de bon. De l’ennui, tout au plus.

Alors oui, Ant-Man et la Guêpe n’est toujours pas un grand cru Marvel, MAIS :

  • Il est vachement plus drôle que le premier.
  • Les mecs se sont vraiment amusés avec les effets de rétrécissements qui sont beaucoup plus nombreux (faut dire que dans le premier volet, on restait sur notre faim).
  • Il y a de vraies belles séquences d’action qui vous fera dire que finalement, c’est peut-être pas si naze que ça de pouvoir se rétrécir.
  • On a un rôle féminin – la Guêpe (enfin on devine que c’est elle, parce que personne ne le précise) – qui n’est ni une potiche, ni un troisième rôle, ni un faire-valoir masculin. Elle est là, elle existe à l’écran, elle envoie du pâté et elle est intelligente. J’ai même préféré son personnage à celui d’Ant-Man. Ça va comme un gant à Evangeline Lily et j’ajouterai même que Paul Rudd est presque là que pour faire le rigolo.

En revanche, Ant-Man et la Guêpe a des défauts (faut pas déconner non plus) :

  • Michael Pena est fatigant. Hormis SA séquence drôle qui malheureusement n’est pas de son fait, puisqu’elle réside avant tout dans le montage et dans le jeu d’acteur des autres, il me donne mal à la tête.
  • Michelle Pfeiffer fait office de figurante.
  • Et enfin, l’histoire est anecdotique (pour changer chez Marvel). L’intrigue avec Fantôme manque souvent de logique et les enjeux avec le « méchant » (si on peut appeler ça un méchant) sont ridicules.

Vous l’aurez compris, Ant-Man et la Guêpe est meilleur que le premier, plus drôle, avec un rôle féminin qui apporte vraiment quelque chose, mais qui pèche encore et toujours par son histoire.

Sortie en salles le 18 Juillet 2018.

by Miss Bobby