Miss Bobby_Le combat ordinaire

Miss Bobby_Le combat ordinaire Le Combat ordinaire, celui que nous menons tous pour vivre notre vie tranquillement, avec nos encombres, nos attentes de la vie, des autres, de soi-même. Un combat singulier, unique et pourtant assez difficile.

Marco mène Un Combat ordinaire contre lui-même : grand angoissé de la vie, solitaire, aux idées bien arrêtées, cassé par bien des côtés. Alors rencontrer une femme avec tout ça, c’est un nouveau combat qui s’ajoute : celui d’envisager l’avenir à deux, vivre sous le même toit, s’investir, voire même d’être trois, de ne plus penser qu’à son bonheur, mais aussi à celui de l’autre, de savoir faire des concessions. Tant de questions pour lesquelles Marco n’est pas prêt de répondre. Pourtant…

S’engager c’est affronter ce que l’on est, c’est s’ouvrir à l’autre, à ses attentes et pourquoi pas accepter de nouvelles choses qui pourraient nous rendre heureux. Nicolas Duvauchelle interprète un Marco taciturne, campé dans ses idées, qui lutte face à ses démons, ses doutes et ses peurs, tentant de se reconstruire en essayant de comprendre la notion de bonheur, quelle soit pour lui, sa compagne ou pour les autres.

Le Combat ordinaire est intime, touchant, il pèche néanmoins sur la réalisation, mal engagée, parfois trop abrupte. En effet, l’utilisation du zoom d’un plan rapproché à un très gros plan en quelques millièmes de secondes est très gênant, inutile à la narration et très maladroit. L’effet est répété plusieurs fois. Quelques bonnes idées apparaissent, notamment l’utilisation du noir et blanc en rappel à la photographie en association avec des voix-off, matière à faire ressortir les pensées profondes, telles des photos révélatrices de sentiments sous-jacents. L’esthétique du procédé est jolie, mais n’apporte rien émotionnellement parlant.

Le Combat ordinaire n’est pas brillant, n’est pas exempt de défauts, il est à l’image de son personnage principal : meurtri, rayé, au grand cœur parfois, pour lequel il faut creuser, être à l’affût et être patient pour découvrir les bons côtés.

Sortie en salles le 15 juillet.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Entourage

Miss Bobby_Entourage Oh yeah ! Oh yeah ! Inoubliable cette chanson du générique d’Entourage. Les adeptes sauront de quoi je parle. Elle est évidemment de retour dans le long-métrage adapté de la série. La grande question étant : que vaut le film Entourage par rapport à la série ? Là où d’autres se sont plantés en adaptant les séries sur le grand écran, je pense que la bande à Vincent Chase va ravir les fans, comme moi.

Il faut savoir que si vous n’avez pas suivi les huit saisons de la série, cela risque d’être un peu compliqué de débarquer comme ça dans le film, puisque celui-ci démarre quelques mois après le final de la série. Même moi j’ai eu un peu de mal à raccorder les wagons, il faut dire que la série s’est terminée en 2011, j’ai eu le temps de dormir depuis.

Personne ne manque à l’appel que soit bien sûr Vinnie, E, Turtle, Drama, l’irrésistible Ari Gold et son Loyd, Dana, Madame Ari Gold, Sloan, etc, etc. S’ajoute à cela des têtes connues à la pelle, jouant leur propre rôle : Thierry Henry, Liam Neeson, Emily Ratajkowski, Mark Wahlberg (évidemment, le producteur), Armie Hammer, Pharrell Williams, Jessica Alba, etc. La liste est encore longue. Le monde du cinéma et ses stars en fait !

Vous voulez de l’Entourage, c’est de l’Entourage que vous aurez : un bon gros épisode de 1h44, tout simplement, avec la même ambiance, le même casting, les mêmes références, et avec des enjeux plus gros. Et c’est en cela que le long-métrage s’annonce essentiellement pour les fans (à quelques rares exceptions). Vous savez ce que vous venez chercher et vous ne serez pas déçus. Je pense que ça s’est vu dans les salles, nous étions deux à rire de bon cœur, c’est vrai que nous étions excités et contents de les retrouver, nous n’avons pas caché notre enthousiasme.

Entourage suit la directe lignée de la série, il s’adresse particulièrement aux fans, jouant sur leur nostalgie et saura les combler, parole de scout !

Je ne serai pas contre un deuxième film, voire même relancer la série, après tout X-Files remet le couvert, pourquoi pas Entourage ?!

Sortie en salles le 24 juin.

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Miss Bobby_6 years

Miss Bobby_6 years Les cinéastes ont souvent évoqué la longévité du couple à l’âge adulte, que ce soit à 30, 40 ans voire plus. Mais quand est-il du couple installé lorsqu’on a à peine 20 ans, une vie devant soi, des tonnes de choses à découvrir et un avenir à construire ? C’est ce qu’a voulu traiter la réalisatrice Hannah Fidell dans son film 6 Years, qui à la base, devait s’orienter sur les violences domestiques. Elle n’a gardé qu’un fond de cette trame pour tirer un fil plus complexe, aux problèmes tout aussi profonds.

Former un couple très uni, bien installé, où les maîtres mots sont confiance, futur, projets, que rien ne peut faire dérailler puisqu’il se connait sur le bout des doigts, qui a connu bon nombre de disputes et que par les années, rien n’est insurmontable, c’est beau, peut-être un peu trop ? À un âge où tout reste à construire, surtout le futur professionnel, où le virage vers le monde des adultes s’opère et où il faut prendre de grandes décisions, 6 Years expose avec beaucoup de justesse les grains de sable qui entâchent petit à petit ce couple de tout jeunes adultes. De cette évolution/transformation se révèlent des traits de caractère insoupçonnés, des comportements inhabituels et des erreurs évitables engendrées par l’appel de l’inédit et de l’alcool.

6 Years est à l’image de ce couple, finalement fragile, délicat, sensible. Il prend le parti de montrer le déclin là où ne devrait se trouver que la construction, faire preuve de raison en prenant des décisions adultes, quand le cœur nous dicte tant d’autres choses. On regrettera l’excès d’alcool qui donnerait presque la gueule de bois au spectateur et la manie de l’actrice à se triturer tout le temps les cheveux.

Pas de date de sortie pour le moment.

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Miss Bobby_La femme au tableau

Miss Bobby_La femme au tableau La Femme au tableau est tiré d’une histoire vraie de Maria Altmann qui s’est battue contre le musée Le Belvédère en Autriche pour récupérer le portrait de sa tante Adele Boch-Bauer, peint par Klimt, volé par les nazis et exposé illégalement dans le musée.

C’est Helen Mirren qui incarne madame Altmann, accent en bouche et dame distinguée dans ses manières et sa prestance. Ryan Reynolds est à ses côtés pour représenter les traits de Randol Schoenberg (petit fils du compositeur autrichien Arnold Schoenberg), tout propret sur lui, affublé de son costume démodé. La Femme au tableau aurait pu être qu’un banal film sur l’héritage, mais  il a eu l’intelligence de s’intéresser à l’Holocauste, à la persécution des nazis, au vol d’œuvres d’art instauré par Hitler. Le film en devient donc émouvant, Maria Altmann, plongée dans ses souvenirs familiaux, dans l’enfer de la guerre, ne se bat pas que pour un « simple » tableau de Klimt, mais pour une Histoire, celle de sa famille, de son pays dans un contexte particulièrement difficile, pour une morale, des valeurs, pour que justice soit faite envers sa famille, donnant un exemple aux autres victimes. Il y a des lois pour la restitution d’œuvres aux familles, il faut le savoir.

La Femme au tableau souffre de quelques anachronismes dans la reconstitution, un souci de calculs sur les années a été repéré, et on ressent parfois un ralentissement du rythme. Néanmoins, le film est beaucoup plus intéressant que ne laisse présager la bande-annonce, il est d’autant plus touchant qu’il est tiré d’une histoire vraie. On ne peut qu’imaginer la difficulté de ces familles à récupérer leurs œuvres, qui sont obligées de se replonger dans la guerre afin de restituer des faits ainsi qu’une chronologie.

Sortie en salles le 15 juillet.

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Miss Bobby_Applesauce

Miss Bobby_Applesauce Un titre qui donne faim, un peu comme la cranberry sauce. Qu’est-ce que l’applesauce ? De la compote de pommes et un mot argotique qui désigne « merde ». Ça démarre bien !

Si Woody Allen avait eu un fils, ç’aurait été Onur Tukel, réalisateur d’Applesauce, en un peu plus trashouille et plus funky certainement. Dans la tambouille d’Onur, on suit deux couples proche quarantaine, qui sont amis de longue date, plutôt épanouis. Un soir, ce qui va n’être qu’une simple anecdote qui s’est déroulée des années auparavant et racontée autour d’un dîner, va se transformer en grain de sable qui va enrayer complètement cette machine bien huilée.

Applesauce dépeint les tromperies et autres problèmes de couple avec un humour particulièrement grinçant et corrosif, où les vérités fusent sur fond d’humour noir et de paranoïa, chacun y allant de sa petite révélation, à sa petite vengeance. Onur Tukel  s’est mis en scène dans la peau d’un homme marié new-yorkais dont la vie et le mariage basculent suite à une banale anecdote. Pour apporter autant de réalisme et de sincérité, le réalisateur a mis beaucoup de sa personnalité et des moments qui lui sont arrivés dans son second long-métrage. Il a également ajouté beaucoup d’autodérision à son personnage, voulant casser l’image arrogante qui pouvait ressortir en portant trois casquettes : réalisateur, scénariste et acteur.

Oscillant entre comédie noire, drame avec une légère pincée d’horreur (toute légère), s’immisçant dans ces vies tel un voyeuriste, Applesauce fait partie des rares bons films vus durant ce quatrième Champs Elysées Film Festival. On espère qu’il trouvera un distributeur français.

Pas de date de sortie pour le moment.

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Miss Bobby_Vice Versa

Miss Bobby_Vice Versa J’avais un peu peur à la lecture du pitch de Vice Versa, comment faire un film d’animation centré sur les émotions présentes dans le cerveau d’une jeune adolescente pubère ? Pari gonflé. Néanmoins, tout le monde s’accordera à dire que c’est une réussite.

Une vraie prouesse que de vous faire réfléchir durant le film en vous faisant poser des questions sur vos propres émotions et vos réactions cérébrales. Il vous arrivera sans doute de décrocher quelques secondes pour faire la corrélation entre ce qui se passe à l’écran et votre cerveau. C’est là que je me suis dit que l’imagination des créateurs était débordante pour réussir à imager des sensations et des réactions non palpables, comme la création de souvenirs, l’abstraction, le déjà-vu, etc.

Vice Versa, pour ne pas perdre le spectateur, crée des ponts entre les émotions cognitives (?) et le résultat externe sur la jeune fille. Sinon, nous aurions été vite perdus. Mais le film ne s’arrête pas là : si le sujet aurait pu être ennuyeux ou tourner très vite en rond, Vice Versa a su faire ressortir beaucoup d’émotions et de franches rigolades.

Je sais que je manque d’arguments sur ce film, alors que je l’ai beaucoup aimé, comme tout le monde. Encore une facétie de mon cerveau. Qu’est-ce qui se passe quand l’inspiration manque à l’appel ? Les cinq émotions sont en panique et se creusent les méninges (ou les miennes) pour trouver une idée ?

Les créateurs de Là-Haut nous sortent avec Vice Versa un petit bijou d’originalité et de créativité.

Sortie en salles le 17 juin.

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Miss Bobby_Sebastián Silva

Miss Bobby_Sebastián Silva Nasty Baby…

En cinq minutes d’intro, Nasty Baby démarre sur un mec gay en couple qui reçoit un galeriste pour lui présenter son projet qui va s’appeler Nasty Baby et qui le mettra en scène mimant le bébé, gestuel et bruits compris. Puis dans sa démonstration, le générique de quelques secondes vous saute dessus en mode clip de rap, NASTY BABY qui clignote et répété avec une grosse voix grave. Euh… qu’est-ce que c’est que ça ?? Là, déjà, l’inquiétude s’est lue sur nos visages de blogueurs : ça ne sent pas bon. En gros, Sebastián Silva, le réalisateur, a sorti sa caméra, a choisi quelques acteurs et a reconstitué sa vie à peu de choses près, à savoir : je suis en couple avec mon mec, je vis à Brooklyn, on essaie d’avoir un enfant grâce à ma meilleure amie Polly, et j’ai un voisin de quartier ultra chiant qui me réveille tous les matins à 7h. Dur, d’autant que mes journées sont difficiles, j’essaie de monter mon projet Nasty Baby. Voilà voilà.

Il faut vraiment aimer le genre « chronique quotidienne » destinée essentiellement à l’entourage du réalisateur et à ceux qui arriveront à entrer dans le film (ce qui ne fut pas mon cas). Parce que bon, sorti de la vie de hipster à Brooklyn, homo, en couple et désireux d’avoir un enfant avec sa meilleure amie, avec un voisin qu’on a envie d’égorger, il est difficile en tant que spectateur de se raccrocher à quelque chose. Le seul « meuble » à sauver, c’est Kristen Wiig qui sort son épingle du jeu (ou son jeu de l’épingle), qui apporte sensibilité, sympathie et empathie, là où les autres acteurs n’apportent aucune émotion. Se voulant indépendant, Nasty Baby se la joue pseudo cool en apportant un projet artistique fumeux sur la représentation du Moi adulte apposée sur la figure du Moi bébé, dans le but de… de je ne sais pas en fait. Freddy (Sebastián Silva) s’est engagé dans ce projet qu’il modifie continuellement, sans vraiment comprendre ce qu’il souhaite en ressortir (nous non plus). Personnellement, j’y ai vu quelqu’un qui cherche une sorte de but et un prétexte pour dire « je travaille, si si, je t’assure » alors que pas du tout !

Bref, Nasty Baby, c’est bien, si vous-même vous vivez le trip « je filme ma vie, mes potes et mes emmerdes pour en pondre un long-métrage », sinon, on passe son chemin. Merci.

Pas de date de sortie pour le moment.

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Miss Bobby_Stinking heaven

Miss Bobby_Stinking heaven Le paradis n’est certainement pas dans Stinking Heaven, l’enfer à la limite, je dirais même les tréfonds de l’enfer. Lors du dernier festival de Deauville, Nathan Silver nous avait gratifié de son premier film Uncertain Terms d’un ennui total, il réitère l’exercice deux crans au-dessus, enfin au-dessous. L’échelle de la médiocrité à donc un nom, plutôt un seuil : Stinking Heaven.

Dès les premières secondes, le film s’octroie un format 4:3 à la définition plus que mauvaise (délibérée) qui laissent les vidéos tournées dans mon enfance pour de vrais chefs d’œuvre. Un grain tellement gros que si les Nokia 3310 avaient été dotés de caméra, on aurait eu ce résultat. Voyez un peu le niveau.

Le choix de la qualité 80’s passablement digéré, passons au « contenu »… Alors là, autant si l’esthétisme laisse l’œil abattu, autant le scénario vous laissera pour mort sur votre siège. Encéphalogramme plat.

Lisez un peu le synopsis pour voir :

Un couple de jeunes mariés, Jim et Lucy (Keith Poulson, Derag Campbell), sont les pionniers d’une communauté qui prône les bienfaits d’une vie ascétique dans une banlieue du New Jersey. Les membres du groupe se nourrissent, se lavent et travaillent tous ensemble, tout en préparant du ‘thé sain fait maison’ qu’ils vendent dans leur van. Malgré les disputes et les problèmes individuels, Jim et Lucy ont réussi à créer un véritable havre de paix pour ce groupe de marginaux. Une harmonie qui va être perturbée par l’arrivée inattendue d’Ann (Hannah Gross), ancienne droguée et ex-petite amie d’un des membres de la communauté. Sa présence provoquera chez les membres des crises de paranoïa, des rechutes, et parfois même, la mort.

Définition de l’ascétisme (selon Larousse) : Vie rude et austère, où l’on se prive des plaisirs matériels. Effort visant à la perfection spirituelle par une discipline constante de vie. Manière de vivre de quelqu’un qui s’impose certaines privations.

Cela peut vous paraître très flou comme concept, mais je peux au moins vous dire quelques rares choses sur ce qui se passe dans cette œuvre fabuleuse (je peux vous révéler des séquences, croyez-moi qu’il y a un gros pourcentage de chances pour que vous l’évitiez, sauf si vous ne jurez que par ce type de film qui dépasse l’expérimental pour aller s’écraser dans le vide abyssal du cinéma, là où certains films ne sont que des réalisations abstraites ultra fadasses). Comment expliquer le contenu sachant que je ne l’ai suivi que d’un œil ?! C’est une communauté qui vit sous le même toit où chacun, à tour de rôle, reconstitue le traumatisme qui l’a conduit au mal-être. Ces reconstitutions sont filmées, se passent au sein de la communauté et permettent d’exorciser les démons. Entre temps, il se passe des choses entre eux, des pseudos drames, des pétages de plomb. Absolument passionnant.

Avec Stinking Heaven, le principe de l’ascèse reste toujours aussi flou. On ne comprend pas vraiment l’intérêt d’un tel objet filmique, ni son but. On s’ennuie ferme, on subit et on se rend compte que 1h10 de film peut être très long. Si vous envisagez ce type de vie, si vous souhaitez vous documenter dessus, si l’analyse comportementale en communauté ascétique vous intéresse, si vous faites un mémoire sur pourquoi certains réalisateurs s’acharnent à créer ce type de film, voire, si vous avez besoin d’une sieste, alors courez voir Stinking Heaven. Sinon, pas la peine de vous faire du mal pour rien.

Pas de date de sortie pour le moment.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Franny

Miss Bobby_Franny C’est l’histoire d’un philanthrope en mal d’amour. Richard Gere laisse de côté son charme légendaire pour incarner Franny, un homme brisé par un terrible accident, terriblement seul, et incroyablement altruiste.

Franny brille par son personnage et l’interprétation de son acteur principal, plus que par le contenu de son scénario bien trop planplan. En effet, le script de base devait comporter des drames afin de donner du caractère et du rythme à ce film, mais Gere a préféré proposer des changements au réalisateur allant dans un déroulement linéaire, et plat rendant le film inconsistant, parfois ennuyeux, sans grand intérêt.

Néanmoins, là où il m’a particulièrement touchée, c’est dans le caractère de Franny, ressentant un mal profond et une grande solitude dans sa forteresse, qui revêt son plus beau masque d’homme enthousiaste, optimiste, heureux de vivre, et généreux, alors qu’il n’en est rien. Il se sent bien qu’en étant entouré et en donnant, soit de sa personne, soit sa fortune.

D’aucuns penseront qu’il achète l’amour des gens en leur offrant cadeaux sur cadeaux, que son omniprésence est fatigante. Elle l’est, il ne faut cependant y voir qu’un moyen de lutter contre le vide interne. C’est en cela que Franny souffre, à chercher une perfection dans le regard des autres : celui qui aide, celui sur qui on peut compter, qui apporte beaucoup que ce soit physiquement, émotionnellement, voire matériellement parlant. Il donne sans compter, souhaitant se rendre indispensable, inoubliable. Il veut avoir un impact et ne pas être oublié. Dans sa quête d’irréprochabilité, en retenant ses propres émotions pour privilégier celles des autres, il lui arrive d’exploser : le perfectionnisme émotionnel à un coût, il ronge de l’intérieur. S’excusant mille fois juste après, par culpabilité et parce qu’il n’envisage pas une seule seconde de faire souffrir ceux qui croisent sa vie.

Franny n’est pas parfait, il manque de consistance, d’enjeux et de rebondissements, mais sa force réside dans son personnage et l’interprétation de Richard Gere (un défaut aussi puisque c’est à cause de lui si le film ne s’envole pas).

Pas de date de sortie pour le moment.

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