Miss Bobby_Cendrillon

Miss Bobby_Cendrillon Aaaahhh Cendrillon, un de mes dessins animés préférés quand j’étais petite : la robe qui brille, les pantoufles de verre, Gusgus et son petit zétonné (ça m’a marquée cette expression et ça me fait toujours autant rire), les souris qui chantent. Que de souvenirs. Bizarrement, le prince, rien à faire, mais la robe et le carrosse, ça en jetait quand même ! Ma curiosité a été piquée lorsque j’ai vu les premières images de l’adaptation de Kenneth Branagh, des images qui laissaient présager une adaptation assez fidèle. Alors conte magique ?

Le moins que l’on puisse dire concernant la fidélité du récit, c’est que Kenneth Branagh s’est collé au propos, tellement collé que rien ne surprenant ne c’en est dégagé, à part quelques petites choses, notamment que Cendrillon monte à cheval, après tout, elle aussi peut avoir des passes-temps autre que la couture et le ménage, tout est trop fidèle. Cendrillon plaira indubitablement aux enfants, surtout aux petites filles (je vais revenir sur ce point), néanmoins les adultes resteront sur leur faim. Je n’aurais pas été contre un peu de fantaisie, quelques divergences, peut-être une version plus adulte, plus sombre et avec plus de caractère. On reste dans le Disney pur et dur, comprendre ultra lisse. Les acteurs sont trop beaux, les dents brillent beaucoup trop, la peau est trop blanche (merci Photoshop), en gros, c’est trop propret, le charisme des personnages n’existe pas. Même les pubs Colgate ne font pas aussi bien. J’aurais voulu cette touche comique qui ressortait avec les souris, mais celles-ci ne parlent pas, elle baragouinent.

Ceci étant dit, mon cœur de jeune fille (qui se cache je-ne-sais-où) a été émerveillé à l’apparition de la marraine la bonne fée, interprétée par Helena Bonham Carter, sa magie, c’était waouhhh, c’était beau, ça brillait de partout, la robe… quelle robe ! Ils n’ont pas lésiné sur les moyens, sur ce moment tant attendu de la transformation. Il y a vraiment de quoi impressionner les yeux des petites filles, en plus le film est très coloré, tous les costumes sont particulièrement travaillés. L’actrice qui s’en sort le mieux est Cate Blanchett dans son rôle de marâtre, très charismatique et subtilement diabolique.

Cendrillon est là où on l’attend, magique, beau, bien taillé telle une pantoufle de verre, et qui ne s’évertue pas à aller s’aventurer dans les bois.

Sortie en salles le 25 mars.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Divergente 2

Miss Bobby_Divergente 2 Divergente 2 ou comment emmener mon adolescente de fille imaginaire au cinéma si je lui avais inculqué le mauvais goût.

BAM !

Je sais, c’est rude, mais bon, il faut ce qu’il faut. Je suis sortie de la séance sans trop savoir quoi en penser, ou disons sans trop savoir ce que j’allais écrire, partagée entre un sentiment d’ennui et d’avoir été prise un peu pour une idiote.

Divergente 2, c’est quand même fadasse. À titre de comparaison (et ça, je ne suis pas la seule à le faire), j’ai trouvé l’épisode 3 d’Hunger Games bien plus palpitant, parce que le film en est là, au même stade que son concurrent avec Jennifer Lawrence, une phase plus tragique, plus calme du coup, préparant le spectateur à ce qui devrait être une fin spectaculaire. Sauf que pour la tension, on repassera. Difficile de définir ce qu’il manque. Manque d’émotions ? Oui. De pression ? Oui. De logique ? Certainement, Naomi Watts mère de Quatre (elle est dans sa quarantaine et lui trentaine), on n’y croit pas une seule seconde. Elle fait bien de préciser qu’elle l’a eu jeune, j’aurais dit très très jeune. C’est d’un ridicule, peut-être que ça passe dans le livre, mais à l’image, non ! Après que Tris soit devenue super guerrière des temps modernes durant la transition, bon… Pourquoi pas. Quatre ne sert plus à grand chose, sorte de faire-valoir pour remplir la case romantique qui traîne dans les pattes de Shailene Woodley, d’autant qu’on se demande si elle a vraiment besoin de lui tant elle est super « badass », mais l’amuuuur.

Je vous passe la qualité des effets spéciaux, très passable. Il y a tout de même deux points qui m’ont fait rire : les répliques de Miles Teller et surtout, sa première apparition dans son uniforme, j’ai cru qu’il sortait tout droit des 4 Fantastiques « je passais par là, j’ai vu de la lumière. Désolé, je n’ai pas pris le temps de me changer ».

Je crois que si vous me demandez dans une semaine ce que contient ce Divergente 2 : L’insurrection, je ne suis pas sûre de pouvoir vous répondre.

En salles depuis le 18 mars.

by Miss Bobby
Miss Bobby_A trois on y va_bande annonce

Miss Bobby_A trois on y va_bande annonce J’ai cherché une belle phrase d’accroche, quelque chose qui rime ou quelque chose de poétique pour démarrer cette critique de ce film qui m’a poignardé le cœur, mais je n’ai pas trouvé. J’ai, je pense, les mots pour vous décrire À trois on y va, mais je n’ai rien pour l’amorcer. Alors tout sortira, peut-être de manière brouillonne, peut-être en désordre.

À trois on y va, le nouveau film de Jérôme Bonnell est un triangle amoureux plus particulier que les autres : un couple se trompe avec la même femme.

C’est une comédie romantico-mélancolique, à la fois douce et terriblement amère, une spirale de passion et d’amour qui aspire, piégeant quiconque s’y aventura, surtout les plus naïfs. Mélodie, celle dont le cœur s’est involontairement immiscé entre ce couple, s’est perdue dans une chimère, la pire de toute : l’espoir que. Un jour, peut-être. Elle est éperdument amoureuse de Charlotte, envisageant tout avec elle et attendant quelque chose qui ne viendra peut-être jamais. Et de l’autre côté, il y a Micha (en couple avec Charlotte donc), qui voit sa copine s’éloigner, cette copine qui a toujours été insaisissable, énigmatique, et qui va lui aussi se tourner vers Mélodie. Micha reste indéniablement accroché à Charlotte, Charlotte ne peut pas se défaire de Micha, et Mélodie bien qu’ayant un cœur assez gros pour accueillir deux personnes, bien qu’elle apporte bonheur et réconfort, bien qu’elle se donne corps et âme, Mélodie souffre et se perd lentement.

C’est difficile de s’abandonner à quelqu’un qui ne s’abandonne pas totalement à vous, de faire des choix, de se défaire d’une vie de couple pas si heureuse, qui ne se raccroche plus à grand chose, mais qui perdure par sécurité et habitudes. C’est difficile d’être fort, de prendre des décisions : rester ou s’éloigner ? Être heureux ou malheureux ? Se séparer ou continuer l’air de rien, gardant ses œillères bien fixées.

C’est à celui qui fera le premier pas vers le changement, qui se sacrifiera, vers une certaine liberté, la liberté et le courage de recommencer ailleurs et de tourner la page. Pour être heureux il faut savoir passer par la souffrance du manque, de la distance, de la rupture, de la nouveauté, de l’inattendu, passer outre la naïveté que tout va bien en apparence et que fuir ne réglera rien.

Jérôme Bonnell signe un film drôle, innocent, sensible, tendre, naïf, parfois enfantin, parfois plein de grâce pour de jeunes adultes qui apprennent l’amour au jeu du hasard. Une réalisation douce et épurée, l’utilisation de gros plans pour accentuer la proximité et l’identification, intégrant complètement le spectateur à l’histoire. Trois acteurs attachants pour trois personnages bien distincts.

Certains se reconnaîtront dans ces sentiments qui explosent, dans ce tiraillement et dans cette souffrance qui gangrène tout.

J’avoue en relisant ma critique que c’est un peu embrouillé, mais elle représente bien la confusion des sentiments.

Sortie en salles le 25 mars.

Je vous mets quelques photos de la rencontre avec Jérôme Bonnell, Félix Moati et Sophie Verbeeck. Ils se sont exprimés sur le film, le fait qu’il représente à la fois la souffrance et la liberté d’aimer, qu’il a été construit comme une comédie, mais qu’il a fallu accepter la mélancolie qui s’imposait d’elle-même. Jérôme Bonnell a précisé qu’il a essayé une fin alternative, mais qu’elle ne fonctionnait pas, il voulait qu’elle apporte une fin pour chaque personnage, que jusqu’à la fin, chaque geste est un geste d’amour. Le réalisateur a créé un carnet personnel entre lui et chaque acteur, sorte de correspondance permettant de construire les passifs des personnages, de mieux les cerner, notamment celui de Sophie Verbeeck dont le personnage de Charlotte est très mystérieux, elle a d’ailleurs dû faire un gros travail de contenu afin d’éviter que son personnage parte dans tous les sens tant celui-ci est complexe.

Crédit photos Djoolien.

Merci à Wild Bunch et Cartel.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Suite Française

Miss Bobby_Suite Française Les films sur la guerre ne m’ont jamais vraiment attirée, surtout les drames purs, hors du champ de bataille, qui tournent autour de la famille ou autre drame personnel. Alors quand j’ai lu le synopsis de Suite Française, je ne partais pas avec beaucoup de sympathie :

Été 1940. France. Dans l’attente de nouvelles de son mari prisonnier de guerre, Lucile Angellier mène une existence soumise sous l’oeil inquisiteur de sa belle-mère. L’arrivée de l’armée allemande dans leur village contraint les deux femmes à loger chez elles le lieutenant Bruno von Falk. Lucile tente de l’éviter mais ne peut bientôt plus ignorer l’attirance qu’elle éprouve pour l’officier…

Et finalement, j’ai été agréablement surprise. Suite Française va bien au-delà du drame en pleine seconde guerre mondiale, il remet en cause les idéaux de patries à travers les yeux d’un officier allemand et d’une charmante Française (campée par Michelle Williams, tout ce qu’il y a de plus Américaine). Saul Dibb a su créer une telle empathie pour ses protagonistes qu’il vous sera difficile de ne pas vous poser cette question : que ferai-je à sa place ? L’amour naissant entre deux camps rivaux, tenter de faire abstraction de la tragédie, que ce soit du côté français en acceptant ses sentiments pour une personne qui participe à un génocide, soutenant les valeurs d’un dictateur, répandant la terreur. Mais aussi du côté allemand, faire comprendre à l’autre que l’on ne partage pas les idées de son dirigeant, mais qu’on est obligé de les suivre, être contraint d’obéir et surtout, faire comprendre qu’on est de bonne foi et digne de confiance.

Mettez-vous à leur place. Les conventions, les croyances, le jugement, l’amour de son pays et la situation se mettent en travers. Suite Française esquisse avec beaucoup de grâce, de sensibilité et de retenue ces doutes dans ce contexte dramatique. Les acteurs sont sublimés par une réalisation et un jeu qui n’en font jamais de trop, une pure délicatesse. Le spectateur est pris à parti entre deux cœurs, entre deux nations, entre deux raisons, et il est tout aussi torturé que les personnages. Michelle Williams est tout en discrétion face à Matthias Schoenaerts qui explose en charisme (on craque pour sa dureté et son côté tendre). Kristin Scott Thomas n’est pas en reste en marâtre aussi solide qu’un roc, cachant avec son soin sa sensibilité.

Suite Française ne fait pas d’éclat, mais il s’apprécie telle une douce mélodie au piano.

Sortie en salles le 18 mars.

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Miss Bobby_Selma

Miss Bobby_Selma Selma ou la longue marche de Martin Luther King. Je fais partie de ces personnes qui ne connaissent pas spécialement toute l’histoire de Luther King (je ne m’en cache pas) et je me dis qu’heureusement les films existent, cela me permet de remédier à ce problème (que ce soit sur ce sujet ou sur un autre). Si vous êtes comme moi, la lutte de Martin Luther King pour les droits civiques des Noirs en Alabama ne vous dit absolument rien, croyez-moi que Selma va vous rendre plus intelligent.

Comment vous expliquer que Selma est un film intéressant, mais pas captivant ? Il est intéressant, par son histoire qui ne se focalise pas sur le fait que Martin Luther King « fait un rêve ». Le film oscille entre explications de la situation, les décisions prises pour tenter de remédier au problème et les actions, en l’occurrence, les marches. Selma se retrouve parfois répétitif dans le propos, perdant à chaque fois l’entrain. Cela dit, les retranscriptions des marches, de la toute première dans Selma à la plus connue jusqu’à Montgomery, portent le spectateur et l’immerge dans l’horreur de la violence vécue à l’époque. Cette dernière y est brute, non dissimulée, forte, portant une puissance émotionnelle qui noue l’estomac. Cette vision est d’autant plus poignante qu’elle est réelle, tout s’est vraiment déroulé. C’est absolument horrible de constater que des personnes sont capables du pire juste pour empêcher d’autres d’obtenir des droits, sous prétexte qu’ils ne sont pas de la même couleur. Alors le public assiste à ces images fictives représentant la réalité et il est tout bonnement impuissant.

On reconnaîtra à David Oyelowo une très grosse ressemblance avec Martin Luther King et une présence à l’écran. Pourquoi avoir ajouté Malcolm X au tableau ? D’aucune utilité.

Selma pêche par sa redondance et son manque de vitesse, mais brille par son acteur principal et ses faits retranscrits avec beaucoup de véracité.

Sortie en salles le 11 mars;

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Miss Bobby_Lost River

Miss Bobby_Lost River Quand on devient la coqueluche des jeunes comme Ryan Gosling, et que vous annoncez que vous allez tourner votre premier film en tant que réalisateur, on vous attend au tournant. Pari réussi et virage bien amorcé ?

Ryan Gosling a choisi un titre des plus lyriques pour son Lost River, annonciateur de poésie et de rêverie. Mais que se cache-t-il vraiment sous cette rivière perdue ? Des rêves et des espoirs disparus, voire déchus d’une population qui, jadis, pensait vivre le rêve américain avec la maison, la pelouse et la barrière blanche. Un avenir radieux s’annonçait à eux, plein de promesses, les enfants jouant dans la rue, les voisins apportant des paniers de muffins, suffisamment d’argent pour ne pas s’inquiéter. Mais Lost River a fini par tout perdre, y compris son âme, ne laissant que des rues vides de tristesse où l’air y est lourd et macabre.

A Lost River, où la vie a été engloutie sous un réservoir artificiel, les gens tentent de survivre, semblable à des fantômes, sorte de coquilles vides errantes. Les personnages ont tous perdu quelque chose au fond d’eux, essentiellement leur raison de vivre, leur joie, leurs espérances, et les autres êtres viennent s’entasser dans ce lieu de villégiature lugubre et angoissant, cherchant un brin de sensations fortes pour se remémorer ce que c’est d’être vivant en côtoyant de très près l’image de la mort.

Miss Bobby_Lost River_Christina Hendricks

Lost River est un mélange à la fois onirique, coloré, sensible, macabre, horrifique, sombre, oscillant entre le fantasme d’un monde qui n’existe plus et la réalité froide et abrupte. Ryan Gosling souffle un vent glacial teinté de tiédeur glissant le spectateur dans un mal-être presque surréaliste, mais aussi édifiant quand on sait qu’il a existé (Lost River a été tourné à Détroit et s’en inspire). Le choix d’acteurs suffisamment connus est judicieux, permettant une certaine identification et limitant cette barrière public – personnages. Chacun interprète sa partition avec justesse, sensibilité, jouant avec la parcimonie et la timidité, laissant dégager une sorte d’élégance par la fragilité.

Ryan Gosling prouve qu’il a admirablement manoeuvré son virage de réalisateur et de directeur d’acteurs, ne tombant pas dans des clichés ou ne se fourvoyant pas dans un excès de références (on pensera notamment à Nicolas Winding Refn en voyant Lost River). Gosling ne fera pas l’erreur d’apparaître à l’image, même si au fond de nous, on aurait bien voulu le voir une micro seconde. Lost River n’est pas pour tous les yeux, il est à la fois métaphorique et fantasmagorique, il soulève des réflexions sur la société, sur l’être humain, et pourrait presque s’apparenter de loin à un monstre de foire : rebutant et fascinant, possédant mille et une facettes, ouvrant sur plusieurs degrés d’analyse et de compréhension.

Retrouvez la rencontre avec Ryan Gosling et Reda Kateb.

Sortie en salles le 08 avril.

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Miss Bobby_Le Grand Musée

Miss Bobby_Le Grand Musée Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je vais dans un musée, je me pose plein de questions sur le fonctionnement, notamment ce qu’il se passe durant les heures de fermeture. Non ? Je suis la seule à m’interroger sur la fourmilière que peut être un musée ?! C’est ce que montre en partie le documentaire Le Grand Musée.

Direction Vienne, durant la restauration d’une des ailes du Musée de l’Histoire de l’Art pour l’arrivée d’une nouvelle exposition, où une équipe a suivi l’organisation des travaux, le travail sur les œuvres, la minutie sur le décrochage, le rangement, l’accrochage, l’analyse de peintures, la disposition extrêmement précise des objets et peintures dans une vitrine ou sur un mur. C’est particulièrement intéressant d’accéder à ce monde fermé, de passer du gardien à la directrice, jusqu’au marketing à la gestion comptable, du nettoyage aux manutentionnaires. Chacun a un rôle défini, un savoir-faire précieux et rare, car travailler dans un musée demande des compétences spécifiques, qui n’est pas à la portée de tous, où la minutie et le sens du détail sont des maîtres-mots.

Le Grand Musée éclaire très bien ce pan qui nous est inconnu. Sans voix-off, les images nous permettent de nous faufiler discrètement, essayant de ne rien déranger au passage, la caméra n’est qu’un œil discret et sobre, assouvissant la curiosité du public/spectateur. Il n’est en cela jamais intrusif et ne garde que l’essentiel des paroles du personnel.

Amateurs d’art, de culture, de patrimoine, et curieux dans l’âme, Le Grand Musée saura vous ravir.

Sortie en salles le 04 mars.

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Miss Bobby_Snow in paradise

Miss Bobby_Snow in paradise Quand je lis ce titre, j’ai la vision de grandes plaines enneigées sous un soleil éclatant. Aaaahh tomber dans la poudreuse et s’en mettre plein le nez… Il vaudrait mieux vous arrêter sur cette deuxième analyse du titre, car Snow in Paradise n’est pas un film sur le snowboard et autres joies du ski. On aurait préféré.

Conseil de prime abord : évitez la bande-annonce, si vous ne voulez pas voir un condensé du film avant de vous rendre en salles. Après vérification, tout ce qu’il y a de plus intéressant, de plus palpitant se trouve dans les 50 premières minutes du film, après vous pouvez faire une sieste. Et encore, si vous n’avez pas fait l’erreur comme moi de regarder la bande-annonce ! Dès le début on est plongé dans une atmosphère lourde, annonçant la couleur : il va se passer quelque chose à un moment donné et ça n’aura encore rapport avec le ski. Bien. On attend, on s’y prépare, on commence à ronger ses ongles, la tension monte, monte (sauf si on sait d’avance à cause de la bande-annonce, du coup, il y a moins de tension), jusqu’au point de non retour. Puis plus rien jusqu’à la fin. Les tentatives pour faire regonfler le soufflé ne prennent pas et finit par retomber complètement à plat. Tout le plus palpitant de l’histoire est concentré sur ces 50 minutes (sachant que le film dure 1h48), qui auraient pu être bien plus riches en tension, en torture mentale à nous ronger carrément les doigts, pour ensuite partir dans le psychologique. Mais non, le propos divague complètement, comme le personnage principal, qui ne s’est plus quoi faire, se perdant en conjoncture et par la même occasion, nous perdant au passage.

Je vous passe les 5 dernières minutes du film qui laissent sur le banc de touche.

Sortie en salles le 04 mars.

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