Late night

Late night

Les coulisses de la télé ou comment nager au milieu des requins

Posons tout de suite LA question importante : À quand Emma Thompson en animatrice ? Peut-on ne pas aimer Emma Thompson ? Est-ce vraiment possible de ne pas apprécier son accent, son français, son côté foufou, sa fraîcheur et son talent ? Dites-moi !

Late Night nous embarque dans le milieu des late shows américains, ces fameuses émissions de soirée animées par Jimmy Fallon, Jimmy Kimmel, David Letterman, Conan O’Brian, Jay Leno – et j’en passe – où un animateur reçoit des personnalités pour parler de leur actualité et faire des jeux. Arthur a essayé de faire ça en France, flop monumental ! Canal diffuse sur le câble le Tonight Show repris depuis quelques années par Fallon (celui que je préfère). Le principe étant simple : de l’actu et de l’humour. Emma Thompson revêt ses plus beaux costumes pour animer un late show très en perte de vitesse car elle n’a pas su se renouveler, préférant garder sa vieille recette pour mettre à l’honneur des causes qui lui sont justes (noble de sa part). Seulement, la télévision est un monde sans pitié, blindée de requins prêts à vous dévorer tout cru au moindre faux pas, le tout dirigé par le roi audimat, plus communément appelé public. Oui, vous et moi. Katherine Newbury (le personnage de Thompson) se retrouve sur la scellette si elle ne fait pas remonter l’audience en modernisant le contenu de son émission. Elle fait donc appel à Mindy Kalling pour rejoindre ses auteurs entièrement composés d’hommes.

Quand on s’intéresse un peu à la télévision et aux late shows, on est heureux de découvrir comment fonctionne le milieu avec des auteurs qui écrivent des textes et des sketchs pour un(e) animateur(trice) vedette. Newbury campe sur ses convictions et la fidélité de son auditoire se pensant intouchable. C’est une personne évidemment exécrable, qui ne se remet pas en cause et qui ne voit pas la vérité en face. Thompson est incroyable comme à son habitude, dégageant à coups de sourires une telle sympathie malgré un personnage revêche et méchant. Du coup, on arrive à apprécier son personnage même si elle est détestable. J’ai même réussi à avoir de la sympathie pour Mindy Kalling qui elle aussi a des principes dont elle ne démord pas. Son personnage ne tombe jamais dans la niaiserie, ni dans la facilité du comique. Elle apporte une forte valeur ajoutée en tant que femme, mais aussi grâce à ses origines ainsi que sa combativité.

Late Night propose un duo qui marche, rafraîchissant pour une histoire originale ET intéressante pour une incursion dans un milieu qui nous ait totalement inconnu. C’est aussi inspirant, les late shows américains manquent clairement d’animatrices. Je relève un petit bémol à la toute fin du film où l’on passe du coq au vin au point d’en faire trop. Et puis, je vous ai dit qu’il y avait Emma Thompson dedans ?!

PS : je n’ai pas mentionné la papesse Ellen DeGeneres qui elle officie en journée et non en soirée.

Sortie en salles le 21 Août 2019.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Blu-Ray Duo_d'escrocs

Miss Bobby_Blu-Ray Duo_d'escrocsDuo d’escrocs, le film du dimanche soir, voire après-midi, qui laisse le cerveau se reposer, qui laisse d’ailleurs tout se reposer. On est tenté de regarder, parce que bon, Pierce Brosnan et Emma Thompson, deux figures très sympathiques du cinéma et puis, personnellement, j’adore l’accent anglais de Thompson (et ses frasques aussi). Seulement voilà, même pour un film du dimanche après-midi, on aurait pu s’attendre à de l’humour bien plus travaillé au lieu d’une succession de clichés !

Duo d’escrocs n’est pas un film qui vous marquera. Même moi qui viens de le voir, j’ai du mal à orienter ma réflexion, tout simplement parce que le film ne m’a pas inspirée. C’est vraiment banal, un couple de divorcés proche de la retraite qui va mettre leurs dissonances de côté afin de s’improviser petits escrocs aux grands cœur. Un scénario qui tient sur un post-it, des séquences vues et revues partant vers la niaiserie.

Egalement au casting, Louise Bourgoin et Laurent Lafitte qui entrent eux aussi dans la case cliché. On se demande d’ailleurs ce que Lafitte a été faire là-dedans quand on le sait capable de travailler sur des rôles bien plus pointus.

Vous l’aurez compris, il y a certes pire dans les films dits « repose cerveau », mais on était en droit d’en attendre un peu plus avec Emma Thompson et Pierce Brosnan à l’affiche. À ce propos, l’image de Brosnan en prend un coup (surtout si vous avez vu The November Man) : rhumatismes, trouillard, peur du vertige, en pré-retraite. Mouais. Qu’il n’aille pas tomber trop souvent dans ce genre de rôle (même si l’âge aidant).

Bonus :

– Making of

– Bande-annonce

Les bonus sont assez maigres pour une version Blu-Ray. Déception.

Sortie en vidéo le 12 novembre

by Miss Bobby
Miss Bobby_Dans l'ombre de_Mary

Miss Bobby_Dans l'ombre de_Mary Dans l’ombre de Mary est un film venu du pays de Mickey qui raconte l’histoire de Walt Disney ayant mis 20 ans pour obtenir les droits de Mary Poppins. Comme ça, avec cette simple phrase, je suis sûre que cela ne vous donne pas envie. Me trompe-je ? Et pourtant, si vous saviez le petit bijou qui se cache derrière ce titre (normal qu’il se cache, vu qu’il est dans l’ombre…euhm).

La claque ! Tellement grosse que le responsable, en sortant de la projo, m’a dit en me regardant qu’il aurait peut-être dû prévoir des mouchoirs dans la salle. Mince ! Je devais avoir les yeux sacrément bouffis !

Que d’émotions ! Le film oscille entre flashbacks sur l’enfance de Pamela Lyndon Travers (P.L. Travers), l’auteur de Mary Poppins, et la correction sur le scénario du film qu’elle effectue aux studios Disney. Au fur et à mesure du travail sur l’histoire, les séquences sur son enfance apportent un complément d’explications sur la création de Mary Poppins.

Alors évidemment, au pays de Disney, tout est enjolivé, magnifié (on peut accessoirement tomber d’une falaise sans se faire mal), le personnage de Walt Disney est donc plus doux (on m’a dit dans l’oreillette qu’il ne ressemble pas à ce qu’était réellement le créateur de Mickey). La fin est également divergente de ce que fut la réalité, mais je n’en dirai pas davantage.

Concernant les acteurs, les seconds rôles sont brillants, apportant de la substance à l’histoire. Tom Hanks, recalé au second plan, fait son travail en campant Walt Disney.Le film repose surtout sur les « frêles » épaules d’Emma Thompson qui, ne mâchons pas nos mots, est remarquable, se balançant entre froideur et droiture agaçantes pour parfois passer dans l’émotion qui prend aux tripes. Encore une qui m’a soufflée par son talent.

Dans l’ombre de Mary est définitivement un film qu’on prend plaisir à revoir.

Sortie en salles le 05 mars.

by Miss Bobby

Il n’y a pas si longtemps repassait à la télévision Men in Black premier du nom, je regardais un peu, et je n’étais pas spécialement emballée. Pourtant, en ce temps là, j’avais aimé le film. Du coup, je me suis dit que l’adolescence étant bien loin derrière moi, est-ce que Men in Black 3 allait me plaire avec 12 bonnes années de plus au compteur ?! Eh bien la réponse est oui ! J’en suis la première surprise.

L’histoire en elle-même est plus touchante, plus tournée vers les émotions et la relation entre l’agent K (Tommy Lee Jones) et l’agent J (Will Smith), ce qui donne vraiment du cachet, sans oublier la touche féminine représentée par Emma Thompson, très drôle qui plus est. Retour dans le passé pour sauver K, interprété par l’éternel Tommy Lee Jones et Josh Brolin, on apprécie le rétro vraiment très bien reconstitué et le kitch que l’on retrouve dans les aliens, directement sortis des films des années 60.

Les effets spéciaux sont bien entendus mieux travaillés que pour les deux premiers volets, ce qui est normal, toutefois, je ne suis toujours pas adepte des scènes où Will Smith se fait secouer dans tous les sens, en général par un être non identifié. Cela rend mal à l’image et il y avait le même procédé dans le premier film. Cela sonne trop faux, normal vous me direz, mais visuellement, on n’y croit pas.

Niveau bonus, on reste basique pour un DVD :

– « Partenaires dans le temps : Le tournage de MIB3 », un making of

– « Bêtisier » plutôt court. J’aime bien les bêtisiers et je m’attends toujours à rire. Ce ne fut pas le cas. J’ai mis la barre trop haute. Il ressemble plus à un deuxième making of.

– « Clip musical « Back in Time » de Pitbull » : Vous ne m’en voudrez pas, je suis passée, je n’aime pas du tout Pitbull.

En définitive, des craintes à l’heure où Hollywood ne fait que piocher dans les vieux pots pour en faire des suites à gogo, voire des remakes. Agréable surprise que ce Men in Black 3. Barry Sonnenfeld pourrait même nous en pondre un quatrième que je ne serai pas contre.

 

by Miss Bobby