Hans Zimmer_bercy

Comme à mon habitude, j’aime bien vous parler des quelques concerts que je vois (attendez-vous à lire encore du Depeche Mode ou du U2 prochainement). Ceux qui vont souvent en concerts comprendront mon amour des musiques live. Ça n’a rien avoir avec l’enregistrement. Le concert est un être vivant à part entière, une synergie, une déferlante de communion et d’amour. Bon après, ça ne marche pas avec tous les artistes ! Pour ma part, je ressens beaucoup plus d’émotions en concert qu’en écoutant un album, vous serez peut-être d’accord avec moi.

Il était donc normal que je vous parle du concert de Hans Zimmer, le compositeur de bandes-originales de films. À première vue, son nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez déjà entendu au moins une fois une de ses compositions (Inception, Interstellar, The Dark Knight, Man of Steel, Pirates des Caraïbes, Gladiator, Le roi lion, j’en passe et j’en passe). J’avais eu de très bons retours sur son passage parisien en 2016, titillant ma curiosité. Par chance, il est repassé en juin 2017 pour nous offrir 3h de concert environ. 3h, c’est beaucoup pour un orchestre, ça m’a fait un peu peur d’autant qu’au début, je ne reconnaissais pas grand chose. Et puis, quand mon inquiétude a fait place à l’émotion, quand j’ai commencé à reconnaître certaines musiques et que j’en ai découvert d’autres, je me suis laissé aller à la beauté et à la puissance. Car même si j’étais contente d’appréhender Pirates des Caraïbes (qui, soit dit en passant, se retrouve quand même dans pas mal d’autres compositions… On dit de Zimmer qu’il fait de l’auto-pompage, c’est rien de le dire) ou même Gladiator, j’ai pris en plein cœur des musiques à couper le souffle que je ne connaissais pas, certaines entraînantes, d’autres flirtant avec le classique, des instruments opposés se mélangeant. Jamais je n’aurais pensé qu’un orchestre et un chœur pouvaient autant envoyé sur scène. Merci Hans de m’avoir remise à ma place !

J’ai tout de même des petites choses à redire. La scénographie fut assez mauvaise : pas de titres de films affichés (certains diront que ce n’est pas nécessaire lors d’un concert. Sachant que ce sont des BO, j’aurais été bien contente d’associer les films à ce que j’entendais), pas d’affiche, ni même d’images. Zimmer annonçait de temps à autre quelques rares titres dans un flot d’anecdotes. À ce propos, c’est super intéressant les anecdotes, mais on se déplace avant tout pour un concert, elles étaient beaucoup trop longues, c’est dommage. Mis à part ces quelques détails, si vous êtes un cinéphile, vous aimerez découvrir Hans Zimmer en concert.

Grâce à ce concert, j’ai compris l’engouement de mon amie A. pour les ciné-concert avec orchestre : la puissance de la musique live associée aux images doit-être incroyable. Je me le note dans les choses à faire au moins une fois.

by Miss Bobby
premier-contact_film_villeneuve

premier-contact_film_villeneuve Si vous ne connaissez pas son nom, je vous conseille vivement de vous pencher sur sa filmographie pour vous imprégner de son talent, je parle de Denis Villeneuve qui signe avec son nouveau film Premier Contact un pur bijou de science fiction, mais le réduire à ce simple genre serait une insulte à cette œuvre ultra travaillée. Le réalisateur s’attaque à un sujet maintes fois traité au cinéma : l’invasion des extraterrestres. Là où Hollywood s’est souvent copié, Villeneuve déploie un scénario et une mise en scène exquis, replaçant la rencontre du troisième type comme prétexte à un message bien plus grand.

Malgré sa jeune carrière – moins d’une dizaine de films à son actif – on peut d’ores et déjà classer Denis Villeneuve dans la catégorie des grands réalisateurs, de ceux qui n’hésitent pas à prendre des risques, à se remettre en questions, et qui arrivent à sortir du génie en se réinventant. Il prouve une nouvelle fois qu’il a de nombreuses qualités avec Premier Contact qu’on pourrait presque qualifié de film d’anticipation. Le film porte un regard expérimenté et scientifique sur le fondement de notre civilisation, à savoir la communication, tout en proposant une nouvelle approche de l’espace temps. Des sujets qui déclenchent la fascination, au point d’en être subjugué, portés par des acteurs (Amy Adams, Jeremy Renner) exceptionnels. Villeneuve se sert de l’arrivée d’aliens comme prétexte pour développer les fondements même de la communication, la construction d’un langage, la compréhension d’autrui enveloppée d’une certaine crainte puisque l’espèce vient d’une autre planète. On assiste avec passion à la création des mécaniques du langage, aux bonnes comme aux mauvaises interprétations, nous mettant sous le nez, avec intelligence et subtilité, notre régime dysfonctionnel d’échange : la création du langage, la confiance contre le manque de communication. En somme une thèse de ce qu’il faudrait faire contre ce que l’on fait vraiment ; fascination versus triste réalité.

S’ajoute à cela une évolution de l’être humain via l’appréhension du temps, dépassant les limites de notre dimension « passé, présent, futur ». Qui sait, peut-être que Villeneuve a posé les bases de la future évolution de l’humain qui sera capable de vivre le temps différemment, à la manière d’Interstellar de Christopher Nolan. Une théorie évolutive qui se comprend au fil du film et qui s’entremêle avec complexité au premier bloc sur la communication.

Premier Contact est un bijou fin à plusieurs lectures, qui demande un second visionnage pour assimiler toutes les subtilités, les détails qu’il nous offre. Une œuvre complexe, remarquablement réalisée, qui arrive à redéfinir le genre avec brio, poussant le spectateur dans une profonde réflexion du monde moderne, son évolution, voire même son auto-extinction.

Sortie en salles le 07 Décembre 2016.

http://www.imdb.com/title/tt2543164/?ref_=nv_sr_1

by Miss Bobby
Miss Bobby_INTERSTELLAR - Blu-Ray_concours

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ce concours va en ravir plus d’un. L’intuition qui me fait dire ça. Au cas où le titre ne serait pas assez explicite, je vous propose un concours sur Interstellar (veinards !). J’espère que vous avez une grande télévision pour le visionner chez vous !

Synopsis

Le réalisateur Christopher Nolan (Inception, la trilogie The Dark Knight™) signe l’épopée héroïque de Cooper (l’Oscarisé® Matthew McConaughey) qui doit quitter sa famille et la Terre pour mener un groupe d’explorateurs lors de la mission la plus importante de toute l’Histoire. Ensemble, leur voyage testera les limites du temps, de l’espace et de l’Homme, avec la destinée de toute l’Humanité entre leurs mains. L’Oscarisée® Anne Hathaway et la nommée aux Oscars®Jessica Chastain complètent le casting de ce chef-d’oeuvre.

À l’occasion de la sortie en vidéo d’Interstellar le 31 mars, je vous fais gagner :

2 DVD

Miss Bobby_INTERSTELLAR - DVD_concours

2 Blu-Ray

Miss Bobby_INTERSTELLAR - Blu-Ray_concours Il vous suffit de répondre aux questions en vous aidant de la bande-annonce. Vous avez jusqu’au 05 avril pour jouer.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

Doublez vos chances en rejoignant :

La page Facebook : https://www.facebook.com/MissBobbyD

Le compte Twitter : https://twitter.com/MissBobbyD

Ce jeu concours est maintenant terminé.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Films_2014

Miss Bobby_Films_2014

Comme l’année dernière et toujours dans cette volonté de ne pas vraiment faire comme tout le monde, je vous propose mon article résumé sur mes films marquants de cette année, parce que oui, je n’ai pas envie de faire un Top 350 comme on en voit partout.

Déjà, j’ai été très studieuse cette année et j’ai tenu religieusement un tableau Excel répertoriant tous les films vus en projections et au cinéma. Voici quelques statistiques :

141 films vus en un an.

120 vus en projections, contre 21 au cinéma.

8 films qui sortiront en 2015 (et qui ne seront pas dans mes coups de cœur 2014, logique).

C’est parti ! Donc vous avez compris, il n’y a pas d’ordre spécifique, mais je garde LE film qui m’a retournée bien comme il faut pour la fin.

Les films qui m’ont fait mourir de rire :

22 Jump Street

Les Gardiens de la galaxie

Le film qui m’a fait voyager :

La vie rêvée de Walter Mitty

Les films qui m’en ont mis plein la vue :

The Amazing Spider-Man 2

– Edge of Tomorrow

Interstellar

Les films qui m’ont fait réfléchir :

I Origins

Men, Women and Children

Les films d’amour qui m’ont donné des frissons :

Last Days of Summer

Her

– Nos étoiles contraires

New York Melody

Le film qui m’a donné faim :

#Chef

Le film qui m’a fait me sentir moins seule :

Les Gazelles

Les films qui m’ont fait du bien :

Dans l’ombre de Mary

– The Good Lie (pas de date de sortie)

Les films qui prennent à la gorge :

Whiplash

Gone Girl

Respire

Dallas Buyers Club

Le film qui m’a retournée pour de bon et pour lequel il m’a fallu plus d’une heure pour m’en remettre, qui m’a beaucoup donné envie de pleurer et m’a fait passer par une palette d’émotions pas possible :

Mommy

 Je me souhaite pour 2015 d’en voir plus de 141 !

Miss Bobby_Interstellar

Miss Bobby_Christopher_Nolan J’affectionne tout particulièrement Christopher Nolan (et son frère Jonathan), le duo a toujours réussi à me fasciner, à me prendre la tête dans le bon sens du terme, me scotchant à mon siège aussi bien visuellement que par la qualité de leurs histoires (ne serait-ce aussi par le travail de Jonathan Nolan sur l’excellente série Person of Interest qui se renouvelle constamment). Alors, pour tout ça, je n’allais pas déroger à la règle et passer à côté d’Interstellar. Et une fois encore, il m’a laissée par terre, à bout de souffle.

Difficile d’entrer dans le vif du sujet tant les thèmes sont nombreux et ont chacun leur importance. Tout d’abord la famille, trouver le courage de la quitter au nom de l’humanité sans espoir de retour. Quitter une famille, un foyer raccroché à des repères. Vous ne vous êtes jamais mis à la place d’un astronaute en vous posant cette question : comment réagiriez-vous en étant loin de votre planète ? Quand vous voyagez à l’étranger, il reste ce repère geographique que s’il vous arrive quelque chose, vous aurez toujours un moyen de revenir chez vous, la Terre vous reliant. Mais lorsque vous êtes astronaute, les moyens de retour deviennent déjà plus compliqués, et plus rien ne vous raccroche à votre foyer, même pas le fait d’être sur la même planète. Et je ne parle même pas de changer de galaxie. Souvent je me la pose avec ce genre de film et je ressens un grand effroi. Si vous ajoutez à cela le temps qui ne s’écoule pas de la même manière, il y a de quoi se sentir angoissé. Ça tombe bien, c’est ce que j’ai ressenti devant Interstellar, ainsi qu’une profonde tristesse face à cet immense sacrifice de ce père de famille qui ne verra pas ses enfants grandir, magistralement interprété par l’illustre Matthew McConaughey, sans oublier la belle part féminine avec Anne Hathaway et Jessica Chastain, ajoutant en sensibilité et finesse.

Interstellar cale aussi son récit sur l’évolution scientifique et humaine, repoussant loin les croyances, les connaissances actuelles pour aller au-delà, d’ailleurs de quel au-delà s’agit-il ? À vous de vous faire votre propre opinion. Comme souvent avec les films de Nolan, une relecture est souvent nécessaire pour appréhender les moindres détails, les moindres subtilités. Le petit reproche qu’on pourrait lui faire serait les termes très techniques destinés aux meilleurs scientifiques (mécanique quantique bonjour), mais c’est à mon sens son seul défaut. Le voyage visuel et cosmique est époustouflant, la bande originale signée Hans Zimmer est magnifique, parfois envoûtante souvent oppressante, les acteurs délivrent un jeu terriblement réaliste.

D’aucuns diront que Gravity peut aller se rhabiller, l’idée m’a aussi traversé l’esprit, mais ne comparez pas un film de survie entre un astronaute et l’immensité du vide intersidéral, et Interstellar où il n’est justement pas question de solitude.

Vous l’aurez compris, amateurs de grands voyages, qu’ils soient aventureux ou spirituels, Interstellar est une épopée qui vous coupera à coup sûr le souffle.

Bonus références à Avengers et Inception (entre autres).

PS : Je n’ai pas parlé de tous les thèmes, car je ne peux pas, le mieux étant d’aller le voir, vous comprendrez par vous-mêmes.

Sortie en salles le 05 novembre

by Miss Bobby