Captain marvel

Captain « Maverick » Marvel

J’ai presque envie de chanter Take my breathe awayyyy, mais je vais me retenir.

Clairement, si vous n’êtes pas branchés Marvel, ce n’est pas du tout votre année : trois films Marvel pour 2019 contre un DC, le bien nommé Shazam. Difficile de rivaliser.

Première à montrer le bout de sa frimousse : Captain Marvel, logique pour ceux qui ont vu Avengers 4. Il fallait bien l’introduire avant Avengers : Endgame. Résultats des courses, on se retrouve avec deux Marvel à un mois d’écart.

Captain Marvel, nouveau visage de la machine à sous incarné par la jolie et rafraîchissante Brie Larson. Brie Larson, vous la mettez sur un fond noir, vous lui dites de sourire et elle vous éclaire la pièce. Habituée des films indépendants, on peut douter de sa place dans l’univers (comme Jake Gyllenhaal dans Spider-Man : Far from home). Pourtant, la mayonnaise a bien pris avec moi. On ne l’attend justement pas dans un rôle de super-héroïne et ça marche ! Elle va donner un petit coup de fouet parmi les vieux de la vieille appelés plus communément les Avengers. Ça ne va pas nous faire de mal.

Passons au gros du morceau ! Captain Marvel est typiquement le genre de film que je range dans ma catégorie « sympathoche » : Il y a des défauts, c’est loin d’être inoubliable, mais ça se regarde, c’est agréable. Niveau points négatifs : il ne faut pas aller chercher la profondeur, il n’y en a pas. Tout comme ils ont complètement abandonné l’idée de mettre des enjeux. Malgré sa sympathie, Captain Marvel n’est clairement pas là pour le drame, mais bien pour installer sa présence pour ne pas arriver les mains dans les poches lors d’Avengers : Endgame. Du tricot avant le combat de toute une vie en gros ! Autre bémol : parfois, les effets spéciaux piquent un peu les yeux, c’est vrai, mais bon.  Ça n’a pas été gênant et on pourrait même prendre ça du côté Taylor kitch (oui, j’ai mangé un clown et alors ?!).

Sinon, heureusement que la bande-originale nous indique que ça se passe dans les années 90, car ça ne saute pas non plus aux yeux. Plus de références de ces chères années que beaucoup d’entre-nous avons connu n’auraient pas été de refus. Toutefois, vous ne manquerez pas les quelques tenues, le flipper et autre joyeusetés des PC à l’époque où le chargement d’une disquette ou d’un CD pouvait mettre dix bonnes plombes. Vos oreilles apprécieront Nirvana, Garbage ou encore No Doubt. Il y a quelques pointes d’humour bien senties, néanmoins, on est loin de la comédie « loufoque » qu’était Thor troisième du nom. Les amoureux des chats risquent de voir un peu différemment leur boule de poils (d’ailleurs, clin d’œil à Top Gun avec le nom du chat, qui s’appelle Goose, la référence au film de Tom Cruise ne s’arrête pas là). J’ai bien aimé le passage « Sailor Moon » quand la demoiselle prend pleine connaissance de ses pouvoirs, il ne manquait que la baguette magique avec l’étoile qui tourne et on était bon ! Vous pourrez également apprécier le très bon travail de rajeunissement orchestré sur Samuel L. Jackson.

Le film se veut féministe, en effet, elle n’a pas besoin d’une équipe ou d’un homme pour faire le boulot. Elle est forte, indépendante et ambitieuse. Elle est la Wonder Woman de Marvel en moins glamour et ça nous va très bien.

Captain Marvel ne rentrera pas en pole position des films Marvel marquants, cependant, il a ce petit côté frais et sympathique qui font de lui un film agréable. Et le plaisir de voir Brie Larson débarquer dans cet univers trop confortablement installé.

Sortie en salles le 06 Mars 2019.

by missbobby
Demolition_film

Demolition_filmParfois il faut du temps pour comprendre la place d’une personne dans notre vie, pour comprendre qu’on peut être tellement démoli de l’intérieur par sa perte que rien ne sort, pour comprendre qu’on l’aimait beaucoup plus que l’on croyait. C’est ce qui se passe dans la tête de Davis après la mort de sa femme. Il ne percute pas.

Jean-Marc Vallée met en scène un toujours aussi brillant Jake Gyllenhaal dans le chagrin. Un chagrin qui ne sort pas, mais qui va devoir démolir la personne qu’il s’est forgé pour pouvoir sortir. C’est le sujet de Demolition, un titre qui prend plusieurs sens. Cette histoire touchante développe un personnage dont la vie est millimétrée et ancrée dans une routine, au point qu’il en a oublié l’essentiel : vivre. Et vivre, ça passe par regarder autour de soi, faire attention aux détails, ne pas forcément toujours remettre à plus tard et puis c’est aimer, sans attendre que cela soit trop tard pour le faire.

La démolition s’exprime physiquement, Davis se prend d’une lubie pour tout détruire et voir ce qu’il y a à l’intérieur des objets. Sorte d’exutoire inconscient à sa vie bien propre et rangée, il finit par tout détruire, être poussiéreux (lui si consciencieux physiquement à ne rien laisser dépasser, même pas un poil) et par conséquent, par démonter tout ce qui lui passe sous la main. En plus de casser tout ce qui est matériel, il fait exploser au passage son image, sa personne qu’il s’est construit auprès de sa femme, comme si c’est elle qui avait forgé l’homme qu’il est, sans vraiment lui laisser de choix. L’homme se démolit petit à petit pour mieux appréhender sa personnalité, son entourage, sa conception de l’environnement.

Jean-Marc Vallée crée un film métaphorique et visuel où la démolition s’exprime à tous les niveaux dans son Demolition. L’expression du deuil par le déni est, à contrario de son thème, construite doucement, démolissant lentement son protagoniste. Doit-on répéter que Jake Gyllenhaal brille pour sa prestation (et son physique… euhm) ? Non ! Il n’a plus rien à prouver. Ses échanges avec Naomi Watts et le jeune Judah Lewis y sont touchants et sincères. Pour ma part, j’ai été troublée de voir Davis sortir de sa coquille, se réveiller et percuter que dans un couple, il n’y a pas que des mauvais côtés.

Sortie en salles le 06 Avril 2016.

http://www.imdb.com/title/tt1172049/?ref_=nv_sr_1

by missbobby
Everest film Jason Clarke Jake Gyllenhaal

Everest film Jason Clarke Jake GyllenhaalÇa devait être grandiose, ça devait me couper le souffle par manque d’oxygène, me ronger les ongles à défaut d’avoir des engelures. Ce n’est pas tout à fait ce que j’ai ressenti. C’était beau, c’était grand, c’était haletant, c’était parfois faux, mais ce n’était pas l’ascension attendue.

Le film Everest est tiré de l’histoire vraie de Rob Hall (Jason Clarke) et de son équipe qui se sont retrouvés coincés lors de l’ascension de l’Everest. Cette histoire est terrible, si vous vous attendez à une petite randonnée pédestre entre deux averses, vous allez être secoué ! La force d’Everest se trouve dans l’interprétation de son très beau casting (Jake Gyllenhaal, Josh Brolin, Keira Knightley, Emily Watson…) dégageant une émotion particulièrement palpable qui vous fera décongeler votre petit cœur enseveli sous la neige. On ne peut qu’avoir de l’empathie pour ces passionnés, qui ont mis leur corps et leur esprit à grande épreuve afin de se surpasser pour atteindre le but ultime d’une vie : atteindre le sommet de l’Everest. On vit avec eux les obstacles, les joies, les souffrances physiques, le manque d’oxygène qui rend chaque pas terriblement difficile et ce froid, rude, piquant.

Même si la salle et le film offraient des conditions idéales pour apprécier cette aventure à sa juste valeur, en 3D immersive et en son Atmos, je ne sais pas si c’est la taille de l’écran couplé à mon éloignement de celui-ci, mais les séquences tournées en studio m’ont clairement sautée aux yeux : une lumière trop artificielle pour cause, extirpant l’action de son contexte et perdant la sensation d’extérieur. La fumée sortant de la bouche trop numérique (oui je chipote, mais ça se voit) et les effets du soleil pas réalistes. Dommage. Néanmoins, la profondeur de champ grâce à la 3D est incroyable, rendant les images superbes et la « visite guidée » quasi fascinante. Autre point négatif, la surabondance de personnages : qui fait quoi ? Qui est dans quelle équipe ? Qui est où ? On s’y perd.

Everest n’en reste pas moins un très bon film, impressionnant d’interprétation qui plongera les spectateurs dans l’enfer de ces alpinistes.

Sortie en salles le 23 septembre 2015.

http://www.imdb.com/title/tt2719848/?ref_=nv_sr_1

Deauville-Jour 1 Keanu Reeves

Ça y est le premier jour est passé et il fut beaucoup moins palpitant que l’année dernière lorsque Jessica Chastain éclairait de sa beauté notre début de festival. Nous sommes partis très tôt afin de prendre notre temps et profiter d’un petit déjeuner fort copieux chez Dupont avec un thé. Nous avons bien sûr récupéré notre accréditation, précieux sésame pour apprécier pleinement et sans trop de stress le festival. Tandis que mes comparses et amis blogueurs reçoivent tour à tour des confirmations de tables rondes, je dois me résoudre que mes chances d’interviews s’amoindrissent. En effet, n’ayant pas pu participer aux projections parisiennes avant le festival, je me vois pénaliser. Ce n’est pas grave, il me reste encore les films et les conférences, qui sait, peut-être des interviews feront leur apparition plus tard.

Nous pensions croiser Keanu Reeves ou Eli Roth dans les rues de Deauville, à la manière de Chastain l’année dernière et peut-être décrocher un selfie, mais en vain. Bonus de dernière minute : nous avons réussi à récupérer deux places (au lieu de quatre) pour la cérémonie d’ouverture de ce Deauville 2015. Cette cérémonie rendait hommage à Neo alias Keanu Reeves. Si on m’avait dit un jour que je l’aurais en vrai sous mes yeux (et demain en conférence de presse), moi la grande fan de Matrix, jamais je ne l’aurais cru. Et pourtant. L’entrée de l’acteur s’est faite de la plus belle manière, sur la musique de fin de Matrix, Rage against the machine, comme si Neo était entré dans la salle de projection. J’en suis restée admirative. Suite à cet hommage où Keanu Reeves nous a offert un discours retraçant les péripéties de sa carrière le menant jusqu’à ce jour, le jury du festival ainsi que le jury révélation furent présentés. Point de passage sur scène comme l’année précédente, point d’hommage non plus à ceux qui nous ont quittés en un an. Bon. Le film d’ouverture fut Everest de Baltasar Kormakur avec Jason Clarke (les deux avaient fait le déplacement, ils seront d’ailleurs présents en conférence de presse demain) et mon mari Jake Gyllenhaal.

Deauville-Jour 1 Keanu Reeves

EVEREST

Je suis un peu mitigée sur cette ascension de l’Everest (en 3D et Atmos) : l’émotion est particulièrement palpable, difficile parfois, on ressent à quel point cette escalade a été très éprouvante (d’autant que c’est tiré d’une histoire vraie). Visuellement, j’ai été impressionnée sur le travail de la 3D, la profondeur de champs, néanmoins, je ne sais pas si c’est l’éloignement qui accentue les défauts, mais j’ai clairement repéré les séquences réalisées en studio pour plusieurs raisons : la lumière est trop artificielle parfois, la fumée sortant de la bouche est numérique de temps en temps (et ça se voit), les effets de soleil ne sont pas réalistes. On perd donc la sensation d’extérieur et on se déconnecte de l’action, enfin, je l’ai ressenti comme ça. Et la surabondance de personnages fait qu’on peut se perdre en conjoncture : qui fait quoi ? Qui est dans quelle équipe ? On s’y perd. Everest n’en reste pas moins impressionnant, esthétiquement beau, très bien interprété, les acteurs sont exemplaires.

J’espère qu’il y aura quelques bonnes surprises au niveau des interviews pour moi durant ce 41ème Festival de Deauville.

À demain !

41è Festival du Cinéma Américain de Deauville

41è Festival du Cinéma Américain de Deauville

Ça y est ! Ça commence à sentir bon et ça se précise doucement. Mon impatience a fait son apparition et j’ai vraiment hâte d’y être.

Dans ce que nous savons déjà :

Le président du jury sera le réalisateur Benoit Jacquot.

Le film d’ouverture sera Everest de Baltasar Kormákur avec la présence de l’équipe du film. Je ne vous cache pas que j’ai fait un début de syncope à cette annonce, car il y a une petite chance que Jake Gyllenhaal soit présent. Vous voyez un peu mon état émotif ?

Le film de clôture sera Sicario de Denis Villeneuve.

Un hommage sera consacré à Orson Welles. Je vais peut-être pouvoir en profiter, n’ayant pas pu lors du Champs Elysées Film Festival.

Également un hommage à Terrence Malick et Keanu Reeves, qui fera le déplacement. Neo va venir !! Je ne sais pas si vous imaginez ?!

Hommage à Ian McKellen. Gandalf et Magneto quand même ! En sa présence.

Hommage à Orlando Bloom. Je pense que certaines de mes copines vont me détester ! En sa présence aussi… Il en va de même pour l’actrice Patricia Clarkson.

Et bim, hommage à monsieur Michael Bay, papa de Bad Boys et Transformers (entre autres). Si vous vous souvenez, je suis fan de Transformers… Et il sera là en plus !!!

Certains films sont déjà au programme : Jamais entre amis de Leslye Headland avec la venue d’Alison Brie (Troy and Abed in the morrrning), Le Prodige d’Edward Zwick, Life d’Anton Corbijn, et Les chansons que mes frères m’ont apprises de Chloé Zhao.

On espère que d’ici la conférence de presse le 24 août, nous aurons de nouvelles informations. En attendant, nous spéculons et nous trépignons ! Une fois que vous aurez goûté à votre premier Festival de Deauville, vous n’aurez qu’une envie : recommencer !

Gardez un œil ouvert aux annonces sur le site officiel et n’oubliez pas que le Festival est ouvert au public.

by missbobby
Miss Bobby_Cannes2015

Miss Bobby_Cannes2015

C’était un après-midi en semaine, Manureva m’appelle et me dit : « tu voudrais vivre une aventure un peu folle avec moi ? ». J’aime bien le mot aventure, il éveille l’excitation chez moi. Elle me demandait si je souhaitais partir avec elle le 24 mai, pour participer à la cérémonie de clôture du 68è Festival de Cannes (tout compris). Waouh ! Elle a l’art de gagner les concours.

C’est ainsi, que nous avons embarqué le 24 dans le TGV de 7h19, notre tenue spéciale « montée des marches » dans nos valises, direction la croisette. Ce ne fut pas une mince affaire de trouver une tenue adéquate : parce qu’on n’a pas forcément le budget pour aller avec (non Dior n’est pas accessible à tous) et puis surtout, il faut voir grand, glamour, chic. « Trop » ne fait pas partie du vocabulaire cannois.

Miss Bobby_Cannes2015

Je partais avec deux idées en tête : 1. Qui dit beau concours, dit star et qui dit star, dit lunettes de soleil et rien que les lunettes de soleil (pas toute nue non plus !). 2. Voir Jake Gyllenhaal de très très près. Je peux déjà vous spoiler la fin, nous n’avons pas vu mon mari. Au moins, j’étais au même endroit, en même moment et pas très loin, ce qui est toujours mieux que des kilomètres de séparation.

Miss Bobby_Cannes2015

Arrivées à 12h30 à Cannes, nous avons rejoint l’hôtel Gray D’Albion (excusez du peu), afin d’y déposer nos valises et rencontrer les autres gagnants ainsi que l’équipe de choc et de charme d’OCS (c’est eux qui offrait ce grand bonheur). Programme : accréditation temporaire et nominative pour la journée, donnant accès aux « coulisses », à l’arrière du palais et à notre déjeuner au bord de la mer à la plage des Palmes. La plus grande difficulté a été d’éviter les coups de soleil en soulevant la coupe de champagne durant l’apéro. Dur. Un déjeuner délicieux, autour de la bonne humeur. Vent de panique (non, je n’en fais pas de trop. Je vous l’ai dit, on en fait jamais de trop durant le festival) avec l’arrivée d’un énorme nuage gris et de la fraîcheur. Ce n’est pas un nuage qui va gâcher notre montée ! Ensuite, notre duo a fait un détour pour voir le palais vide, l’effervescence des passants, les fameux escabeaux, l’organisation (ça parait simple comme ça devant sa télé) et nous en avons profité pour faire une bise au jeune V., qui a vécu son premier festival comme blogueur et qui allait tenter de dénicher une invitation pour la cérémonie (tout le monde n’a pas notre chance). Il a réussi, pour ceux que ça intéresse, il est tellement débrouillard ce garçon ! Passage à la boutique officielle pour Manureva, faut dire que les cartables bleus distribués à la presse étaient très chouette. Fin de cette petite promenade avec le retour à l’hôtel et la découverte de notre chambre 4 étoiles. Petite frayeur : nos valises ont mis du temps à arriver dans notre chambre, nous faisant perdre de précieuses minutes qui auraient été utiles à nos coiffures. Ah oui, j’ai oublié de préciser, vous ne montez pas les marches quand bon vous semble. Vous avez un créneau horaire. Forcément, 15h30 à la chambre, nous devions être prêtes et présentes dans le lobby à 17h35. Nous avons pu seulement démarrer que vers 16h. Douche + lavage de cheveux + maquillage sophistiqué + tentative de coiffure sophistiquée + tenue + donner des coups de main à l’une et à l’autre, eh bien mine de rien, moins de 2h, c’est court pour se préparer.

Atteindre le tapis rouge

Vous allez sortir dehors, en tenue de soirée/gala/festival/de star, c’est votre première fois, vous êtes magnifique (si si, vous êtes beau quand même, plus qu’en temps normal). Le chemin jusqu’au palais est balisé, la police fait la circulation, il y a des voitures officielles qui arrivent en masse et l’entrée démarre au milieu de la rue (bien plus haut), c’est là qu’il faut montrer pour la première votre sésame, l’invitation. Juste avant ce passage, vous avez un paquet de personnes, essentiellement des femmes en tenue de soirée (de ce que j’ai vu, car vous ne pouvez pas vraiment vous attarder), avec des pancartes, vous demandant si vous n’avez pas une invitation en plus. Avec un peu de chance, on vous râlera dessus (mais j’y reviendrai dans un lance-flammes dédié). Des photographes (le genre de ceux qu’on croise en boite de nuit) nous ont arrêté pour nous prendre en photos. Cette impression d’être connu est exaltante, même si complètement erronée. Une fois le premier passage passé, nous avons marché jusqu’au second, plus près du palais, des gens accoudés aux barrières de sécurité vous regardent, là, on se dit qu’avoir une jolie démarche est un plus, même si on est personne. Deuxième passage. Nous approchons du palais qui est maintenant blindé de photographes, de monde et de gens. Nous n’entrons pas par le bout du tapis (il faut un billet orchestre), mais par l’entrée corbeille (c’est moins bien que l’orchestre, mais mieux que le balcon).

Miss Bobby_Cannes2015

Moment fatidique

Une fois le troisième passage, nous sommes arrivées doucement sur les marches, hésitantes, puis tout s’est enchaîné à une vitesse folle, au point qu’il est impossible de comprendre ce qu’il s’est passé : on a envie de profiter du moment, mais en même temps de prendre des tonnes de photos. Choses très compliquées pour deux raisons : les photographes, d’une rare gentillesse, qui nous somment de nous pousser (n’oublions pas, nous ne sommes rien du tout) et les pousseurs, ces mecs qui vous disent d’avancer, de ne pas rester dans le passage, de ne pas prendre de photos, de vous pousser, d’avancer, d’avancer, d’avancer. Hey ! Mais laissez-moi le temps d’en profiter bon sang ! Je ne le fais pas tous les jours ! C’est stressant (je ne vous dis pas ma tronche sur les photos). Nous avançons lentement, regardant la tonne de photographes criant et flashant, nous tentons de nous photographier en prenant quelques poses sympathiques et nous essayons d’atteindre le moins vite possible les fameuses 24 marches. Une fois l’escalier atteint, rebelote : pousseurs, tentatives de photos. Et en ce qui m’a parue durer 2 minutes et qui en a durer 10 (enfin je crois), nous étions en haut. Quoi ?! Déjà ?? Une fois dans le palais des festivals, j’ai constaté que le personnel était très poli. Le groupe nous attendait à l’entrée de la salle, nos premières réactions nous sont demandées : « je n’ai pas compris ce qui s’est passé tant c’était rapide. Nous avons essayé de prendre notre temps, mais les pousseurs sont stressants ». Voilà comment j’ai ressenti cette expérience hors normes. Une fois installées dans la salle, nous nous sommes rendues à l’évidence que nous ne verrons que Jake Gyllenhaal (et les autres) seulement de notre place, heureusement, nous étions du côté du jury.

La cérémonie de clôture

Autre moment fort : le début de la cérémonie, cette musique distinctive, le discours de Lambert Wilson, l’arrivée du jury et comprendre que cette année, nous ne la regarderons pas devant notre télévision. Émotions. Nous y sommes ! Nous avons pu remarquer que le jury s’ennuie, qu’en vrai, c’est beaucoup plus émouvant, j’ai failli pleurer avec le très beau discours de Vincent Lindon. Une fois la cérémonie terminée, chacun se félicite et s’embrasse, tout le monde part, les techniciens enlèvent le décor, le film de clôture, La Glace et le ciel est annoncé. À la fin de la projection, l’équipe du film est applaudit.

68è Festival de Cannes – Cérémonie de clôture

En attendant mon article, la cérémonie de clôture du 68è Festival de Cannes vue de l'intérieur. Mieux qu'à la télévision.

Posted by Miss Bobby on mercredi 27 mai 2015

Notre folle journée cannoise s’est terminée au Majestic, au restaurant La petite maison de Nicole, où certaines personnalités sont passées (Maïwenn, Michel Denisot, Leïla Bekhti, Emmanuelle Bercot) pendant que nous nous régalions de notre repas. C’est ici que le rêve s’est terminé, que le groupe s’est divisé et que nous avons remercié OCS pour cette formidable aventure. Nous avons rejoint quelques blogueurs fatigués par leur festival, nous avons tenté d’entrer à LA soirée sur le toit du Marriott, à défaut d’y avoir accédé, nous avons croisé Frances McDormand et Ariane Labed, nous avons pris l’ascenseur avec « l’adorable » Maïwenn aka la malpolie et Emmanuelle Bercot ou l’art d’être une personnalité connue et de te regarder de haut (elles ont certainement oublié qu’un jour, elles n’étaient rien. Elles sont encore loin d’atteindre George Clooney). Nous avons terminé en apothéose en soulageant nos pieds dans un bain chaud (merci les talons). Je vous passe la journée du lendemain, la « farandole de corn flakes » du petit déjeuner, la balade sur la plage, la bonne grosse glace, le cocktail sur une plage privé et le retour.

Un immense merci à Manureva de m’avoir choisie pour cette journée unique ainsi qu’à OCS pour ce très beau cadeau, l’organisation aux petits oignons, les autres participants ultra sympa et à Thierry et Géraldine, deux amours. Grâce à vous, je me suis senti star le temps d’une soirée !

by missbobby
Miss Bobby_Night Call_Blu-Ray

Miss Bobby_Night Call_Blu-RayNight Call, récit qui donne froid dans le dos sur la quête de l’inédit, de l’instantané chez les médias où la course à l’actualité forte et à sensations est reine. Qui diffusera le plus vite des images chocs ? Et c’est Jake Gyllenhaal (vous remarquerez que je dis pas que c’est mon chouchou absolu…euhm) qui se colle dans la peau de ce psychopathe de l’information, partant dans des délires de plus en plus fous, jusqu’au plus macabre. Et tout ça, sans la moindre gêne, la moindre prise de conscience, et sans aucune impunité. Il est au chômage, il est prêt absolument à tout pour avoir un travail, et quand je dis tout, je pèse mes mots.

Le film est un reflet de la société médiatique actuelle, repoussant les limites du supportable pour tenter de satisfaire une audience toujours plus envieuse de sensationnel, quitte à envoyer très loin les règles de déontologie et les lois. À croire que le public a besoin de sensations fortes pour se sortir de sa morosité.

Jake Gyllenhaal y est transfiguré par l’amaigrissement et terrifiant de folie. Acteur qui prouve à chaque nouveau film son talent incroyable, délivrant avec Night Call une froideur maladive à faire dresser les poils aux spectateurs.

Night Call est un spectacle réel sur l’évolution des codes médiatiques d’aujourd’hui et sur les dérives psychiques causées par la soif de réussite.

Bonus

– Featurette du film (5 minutes) : Dan Gilroy explique qu’il s’est inspiré d’un photographe des années 30, Weegee, ainsi de la condition des trentenaires à la recherche d’un emploi à l’heure actuelle. Jake Gyllenhaal a complètement changé son mode de vie durant deux mois pour s’imprégner entièrement du rôle de Lou. L’équipe a suivi plusieurs jours deux frères pigistes, boostés à l’adrénaline pour être les plus rapides pour avoir du sensationnel.

– Teaser viral

– Bande-annonce

– Galerie photos

– Commentaire audio de Dan gilroy (réalisateur), Tony Gilroy (producteur) et John Gilroy (monteur)

Sortie en vidéo depuis le 07 avril.

by missbobby

J’avais envie de partager un extrait de 5 minutes de l’excellent Night Call avec Jake Gyllenhaal qui est sorti en DVD et Blu-Ray le 07 avril. Il fait froid dans le dos Jake dans cette vidéo.

Synopsis

Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n’aura aucune limite…

Et si jamais vous n’avez jamais eu l’occasion de le voir et en attendant mon test Blu-Ray, vous pouvez toujours aller lire ou relire ma critique : https://www.missbobby.net/cinema/night-call.html

Miss Bobby_Blu-Ray Night Call

by missbobby
Miss Bobby_Night_Call

Miss Bobby_Night_CallQuand je vois l’affiche de Night Call, je ne sais pas pourquoi, j’ai cette musique dans la tête :

Probablement parce qu’elle s’appelle Nightcall, et puis, il y a ce côté mystérieux de ce mec derrière ses lunettes de soleil (je parle toujours de l’affiche). Bref.

Night Call, récit qui donne froid dans le dos sur la quête de l’inédit, de l’instantané chez les médias où la course à l’actualité forte et à sensations est reine. Qui diffusera le plus vite des images chocs ? Et c’est Jake Gyllenhaal (vous remarquerez que je dis pas que c’est mon chouchou absolu…euhm) qui se colle dans la peau de ce psychopathe de l’information, partant dans des délires de plus en plus fous, jusqu’au plus macabre. Et tout ça, sans la moindre gêne, la moindre prise de conscience, et sans aucune impunité. Il est au chômage, il est prêt absolument à tout pour avoir un travail, et quand je dis tout, je pèse mes mots.

Le film est un reflet de la société médiatique actuelle, repoussant les limites du supportable pour tenter de satisfaire une audience toujours plus envieuse de sensationnel, quitte à envoyer très loin les règles de déontologie et les lois. À croire que le public a besoin de sensations fortes pour se sortir de sa morosité.

Jake Gyllenhaal y est transfiguré par l’amaigrissement et terrifiant de folie. Acteur qui prouve à chaque nouveau film son talent incroyable, délivrant avec Night Call une froideur maladive à faire dresser les poils aux spectateurs. Dans un univers similaire (et que peu de gens connaissent), sa performance rejoint celle du clip de The Shoes – Time to dance, où Gyllenhaal, sans une once de dialogues, délivre un jeu d’acteur fascinant et effroyable.

Night Call est un spectacle réel sur l’évolution des codes médiatiques d’aujourd’hui et sur les dérives psychiques causées par la soif de réussite.

Sortie en salles le 26 novembre.