Miss Bobby_Autographes_Deauville 2014

Clap de fin.

Fallait bien que ça arrive à un moment ou l’autre. C’est passé très très (trop ?) vite. Un emploi du temps chargé entre films, conférences de presse, repas, balades sous la grosse chaleur du soleil et l’attente dans l’ombre trop fraiche. Le soleil ne connait pas le juste milieu à Deauville. Un seul petit film pour terminer le festival : Love is strange. Je vous fais le retour et je fais comme le festival, je clôture.

Retour sur Love is strange :

L’amour, à la base, c’est compliqué, mais lorsqu’on est un couple de gays d’environ une soixantaine d’années qui se retrouve à la rue, ça l’est encore plus. Malgré l’effet de lenteur et le fait qu’il ne se passe pas énormément de choses, j’ai aimé le traitement sur le couple, leur amour, le manque, la séparation, les petites habitudes malheureusement perdues. Pas besoin de grandes effusions, la tendresse est subtile et bien présente. Love is strange (l’amour est étrange), je ne sais pas, dans le film il ne l’est pas, c’est tout ce qui gravite autour qui l’est.

Parlons peu, parlons chiffres :

– 17 films vus (dont un revu)

– 5 conférences de presse

– 1 master class

– 7 autographes

– 4 tables rondes

– 1 interview

– 5 selfies avec des stars

– 1 compliment en or

Et plein d’autres choses toutes plus belles les unes que les autres. J’aurais aimé que ça ne se termine pas, j’aurais aimé que l’aventure journalistique continue à Paris. J’aurais aimé être dans ma bulle encore un moment. J’aurais aimé papoter avec des grands noms du cinéma encore et encore et encore. J’aurais…

Qu’est-ce qui se passe maintenant ? Eh bien, je reprends mes petites habitudes, je reprends les concours. J’ai un paquet de critiques et de résumés de rencontres/conférences de presse à écrire. Et si par hasard vous deviez me souhaiter quelque chose : faites que l’aventure Deauvillienne (je sais, ça n’existe pas, c’est Deauvillaise) continue plus concrètement ici.

Je remercie tous ceux qui ont permis cette expérience possible (Le Public Système, les attachés de presse, Mondocine.net, tous les copains blogueurs et tous ceux que j’oublie).

Miss Bobby_Autographes_Deauville 2014 Ca ne se voit pas bien, mais voici tous les autographes que j’ai ramené (de gauche à droite) : Jon Favreau, Olga Kurylenko, Pierce Brosnan, Ray Liotta, Will Ferrell, John McTiernan et Miles Teller.

Miss Bobby_Jon_Favreau_Deauville 2014

Rythme encore léger aujourd’hui, mais début des hostilités dès 8h45 avec le nouveau film de et avec Jon Favreau : Chef. Petit déjeuner (g)astronomique après cette projection qui nous a ouvert grandement l’appétit. Pendant que les autres s’offraient la conférence de presse de Cold in July, je m’octroyais une balade digestive avant de tenter une approche furtive auprès de Monsieur Favreau, très fructueuse puisque nous avons eu un paquets de photos, des dédicaces. Une perle ce Jon qui a donné de son temps à tout le monde, partageant avec nous sa bonne humeur et son sourire. Un vrai nounours.

Miss Bobby_Jon_Favreau_Deauville 2014

Après-midi plus que tranquille avec la master class du réalisateur John McTiernan, le réalisateur a su partager ses anecdotes sur A la poursuite d’Octobre Rouge, Predator, une journée en enfer et Thomas Crown. Les questions sous forme de remarques, beaucoup trop longues et souvent trop pédantes de Vincent Malausa, critique au Cahiers du cinéma. Et nous sommes également repartis avec un autographe chacun.

Miss Bobby_John_McTiernan_Masterclass_Deauville 2014

Fin de journée sur la partie « Them » du triptyque The Disapearance of Eleanor Rigby (qui comporte aussi les points de vue d’elle « Her » et lui « Him »).

Retour sur Chef :

J’en attendais beaucoup, je n’ai absolument pas été déçue contrairement au film Les recettes du bonheur. Jon Favreau nous livre un film avec beaucoup d’humilité, d’humour et d’autodérision, dégageant un fumet subtil et simple qui régaleront vos papilles de cinéphiles. La cuisine est mise en valeur avec beaucoup de beauté, prônant au passage le partage (le but de la cuisine en soi). Une pépite généreuse qui ne manquera pas de vous affamer en sortant.

Retour sur The Disapearance of Eleanor Rigby : Them :

Ma fatigue ne m’aide pas à supporter ce genre de film, lourd de sens. Un drame où les acteurs éblouissent l’écran par leur justesse. Jessica Chastain est radieuse et criante d’émotions, idem pour James McAvoy (moins radieuse cela dit). Viola Davis apporte du peps et de l’humour, comme une bouffée dans l’histoire de ces personnages. Le film souffre à mon sens de longueurs et d’une fin trop étirée.

by Miss Bobby